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dimanche, 19 septembre 2010

La gauche hystérique

Il existe sur toute la palette de la gauche, c'est à dire des intégristes du grand soir jusqu'aux bobos décomplexés, des individus qui deviennent hystériques dès que l'on prononce des gros mots comme "ordre", "sécurité" ou encore "police" ou "gendarme".

Le gendarme, le policier sont toujours des fascistes/nazis en puissance, à les écouter. Ils n'ont de compassion que pour les truands, voyous, délinquants voire criminels de toutes sortes et demeurent silencieux pour toutes les victimes.

Leur silence est le reflet de leurs prédicats idéologiques : l'infâme société capitalistico-libérale génère des déclassés, et si certains de ces déclassés versent dans la délinquance, ce sont avant tout des victimes à leurs yeux. 

Comme sur le fond, ils conservent le vieux prédicat marxiste d'une humanité scientifiquement éducable, ils ont du mal à admettre toute forme de libre-arbitre de l'individu y compris quand il commet des méfaits (sauf quand c'est un gendarme ou un policier, pardon, parce que la police, c'est le mal, forcément).

Revenons à notre gendarme de Draguignan ; cela me paraît tout de même simple : fuir un poste de gendarmerie alors qu'on est suspecté d'un délit grave, c'est risquer de se prendre une balle dans la peau, comme le dit justement Le Crapaud du Marais (LCDM) en commentaires de mon billet précédent :

A défaut d'être légitime, c'était légal... Pour moi, quand on fuit devant les flics, quand on cambriole une baraque, quand on braque une banque, on accepte un risque : celui d'être descendu. A chaque "métier" son risque. Je suis adepte du bon sens populaire qui répond à chaque fois "personne ne l'a obligé à...". C'est sûr que ce n'est pas intellectuellement original, mais c'est juste. 
Le gendarme y songera toute sa vie mais ce n'est pas à la justice humaine de s'occuper de ce cas.

J'aimerais aussi citer 100 000V (Val le Nain) qui écrit sur son blogue :

Je ne sais pas si le gendarme devait tirer, mais il a tiré. Il a tiré sur un homme violent qui s’enfuyait de la gendarmerie, un hors-la-loi en somme. Il n’a certainement pas voulu l’abattre mais le fait est qu’il l’a fait. Il n’a rien d’un assassin, il joue son rôle de gendarme à qui on donne le droit de tirer s’il le faut. Moi j’accepte, ou du moins je pardonne. Ce devait être son dernier recours, il ne s’y attendait pas, on ne lui a donné qu’une demi-seconde pour réfléchir et il a tué ce voleur violent. Bon. Espérons que ça ne se reproduira pas mais ne nous lui en voulons pas non plus.

Alors à gauche, évidemment, on s'émeut, on fait un procès d'intention aux forces de l'ordre, sous-entendant qu'il y avait là un guet-apens, on verse dans l'attaque ad hominem (il paraît que j'ai une réputation, au fait !) faute d'argumentation sérieuse tout en répétant comme un leitmotiv l'un des dix commandements, mais on ne produit rien de bien crédible, in fine.

Oh, il peut bien arriver à cette gauche-là d'avoir un début d'illumination, mais cela ne dure généralement pas longtemps (comparer début et fin du billet pour constater que la gauche sociologique est décidément irrécupérable...).