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mercredi, 29 avril 2009

Au gnouf les bébés !

Y'a des jours, j'en ai plus que ras-le-bol d'être gouverné par des individus qui allient l'irréflexion à l'absence d'humanité. La dernière la voilà : il s'agit d'un couple originaire du Caucase (Mère Russe, père Azerbaïdjanais ou Arménien, je ne parviens pas à savoir laquelle des deux nationalités est la bonne) qui a demandé l'asile politique. Ils ont un bébé de 4 mois et un fils de 9 ans. Vous connaissez le concours créé par Bernard Pivot, les Dicos d'or ? La super dirctée de Bernard Pivot, quoi. Eh bien leur aîné de 9 ans, excellent élève à l'école a gagné par deux fois ce concours. Bref, l'archétype de la famille super bien intégrée, consciencieuse, travailleuse, honnête. Des citoyens en or.

Ils ont été interpelés ce matin à 6h00, réveillés en sursaut avant l'aube à Gray (Haute Saône) et emmenés au centre de rétention de Nîmes. Quant aux serrures, elles ont été percées.

Mais à qui pensent nos préfets et Éric Besson, dans le secret de leur cabinet quand ils sont au courant de tel dévoiements de nos valeurs ?Je n'ai jamais vu ça en France. Jamais.

Bon, que peut-on faire pour  aider Sergueï et Maria Bakhshiyan ainsi que leurs deux enfants ?

prefecture@haute- saone.pref. gouv.fr Tel 03 84 89 18 00‎ Fax 03 84 89 18 18‎

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00 Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr Directeur de cabinet : christian.decharriere@iminidco.gouv.fr Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis... FAUGERE , GOSSET-GRAINVILLE , KLARSFELD , LEVY MITROFANOFF Elysée fax : 01 47 42 24 65 http://www.elysee.fr/ecrire/index.html GUEANT LOUVRIER Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

Bon, il faut reconnaître à Bellaciao le sens du travail bien fait, c'est grâce à eux que j'ai toutes ces adresses. Ça m'arrache la g... de l'admettre venant de Cocos, mais pour ce genre de choses, y'a pas à dire,  sont efficaces, les gus...

dimanche, 01 mars 2009

Regroupement familial automatique : je suis contre !

Je viens de lire, dans la dernière revue d'informations de la plate-forme lesdemocrates.fr cette histoire d'un sans-papiers expulsé. La mauvaise foi de l'article est assez incroyable. Il essaie de minimiser ce qui est dit entre les lignes, à savoir que l'individu expulsé est bien coupable de violences conjugales, c'est le sens de la main courante vaguement évoquée dans le billet.

Mais bon passons, et venons-en au fond : si l'on commence à autoriser le regroupement familial de tous les immigrés disposant d'une carte de séjour et décidant de se marier avec un conjoint étranger, on va provoquer un flux d'immigration aussi important que celui que Miterrand et les Socialistes ont généré au début des années 80. Il y a un moment où il faut avoir le courage de dire stop à la démagogie et à la bien-pensance. La France comporte déjà 10% d'immigrés ou de Français naturalisés dans les 30 dernières années ou dont les parents étaient étrangers. Cela fait beaucoup. Cette intégration-là, massive, a généré des problèmes sociaux en série qui continuent d'agiter régulièrement nos banlieues. Cela suffit. C'est avec des raisonnements comme ceux que je viens de lire que nous en sommes là aujourd'hui.

On peut étudier des regroupements au cas par cas, mais certainement pas pour les raisons qui sont évoquées dans l'article. A fortiori quand il s'agit d'un mari violent, car c'est le cas. Cette jeune femme marocaine fait ce qu'elle veut. On ne peut pas l'empêcher de rejoindre un mari qui la tape si elle le désire, l'État n'a pas ce pouvoir-là. Pas question, en tout cas, de l'accueillir sur notre sol.

Je passe également sur l'histoire de l'allocation pour parent isolé. La France n'a pas les moyens de ce genre de "générosité" par les temps qui courent, car sinon, nous pourrions financer le monde entier de cette manière, pourquoi pas ? Vient un moment où il y a une volonté délibérée d'abuser de la générosité sociale de la France. Je ne jette pas la pierre à cette jeune femme, car je comprends bien, en même temps, qu'au Maroc, la situation économique n'est pas facile, et que les conditions d'existence n'y sont pas aussi favorables qu'en France. In fine, d'ailleurs, cela relance toujours le serpent de mer du co-développement qui est la seule réponse véritable à ce type d'immigration.

Indépendamment de cela, le fait d'avoir passé une bonne partie de son existence en France n'est pas une justification pour obtenir le regroupement familial. Que cela soit dit et exposé clairement par les autorités françaises. On peut regretter le déroulé des opérations, mais pas la décision de fond.

Je ne m'associe pas à RESF (avec lesquels j'ai pourtant parfois partagé des luttes) dans cette histoire, et je ne souhaite pas, à titre personnel, que le MoDem s'y associe.

samedi, 14 février 2009

Quelques idées d'Éric Besson

J'ai lu avec intérérêt les mesures qu'Éric Besson envisage de prendre concernent l'immigration et l'identité nationale.

1ère mesure, pour lutter contre les réseaux de passeurs, il propose d'échanger des papiers contre une dénonciation de ces réseaux. Je n'aime pas trop l'idée. Je comprends bien sûr l'intention, mais, quels individus la France va-t-elle ainsi récupérer ? Non que les passeurs méritent une quelconque forme de loyauté, mais, à la limite, on peut se dire que dès lors qu'ils ont amené à bon port le clandestin, d'une certaine manière, ils ont rempli leur contrat envers eux. Un type qui dénonce quelqu'un qui a rempli le contrat conclu avec lui, je ne sais pas ce qu'il faut en penser, puisque ce même individu sait très bien que le contrat qu'il a conclu, l'a été dans l'illégalité. Ce n'est pas comme quelqu'un qui serait trompé ou encore quelqu'un qui aiderait la police à trouver des criminels ou des délinquants. Par ailleurs, j'imagine que celui qui agirait ainsi s'exposerait à de sacrées mesures de rétorsion, ainsi que, le cas échéant, sa famille, s'il en a encore dans on pays d'origine. Bon, donc, très mauvaise idée.

2ème mesure : proposer des cours de français dans les pas d'émigration vers la France aux candidats à la venue sur le sol français. Très bonne idée. Il ne s'agirait pas seulement de connaître la langue française, mais aussi les lois, l'éthique et la civlisation. Éric Besson ne veut pas en faire des tests à l'entrée. Je n'aurais pas de telles pudeurs, à titre personnel. Quand je considère le nombre d'étrangers qui sont venus tranquillement s'installer en France, sans parler un mot de français, sans parler des individus qui rapatrient leur famille polygame, il y a clairement du boulot à faire. En France, pas de polygamie, pas d'excision, pas de mariage forcé, pas de mariage sans être majeur(e), égalité des hommes et des femmes. Quelqu'un qui ne sait pas cela et croit pouvoir apporter avec lui la régression n'a pas sa place dans notre pays. Moi, je pense que c'est surtout là-dessus qu'il faudrait se montrer très ferme : il s'agirait de déterminer ainsi précisément qui a le désir de s'intégrer ou non.

3ème mesure : utiliser des tests ADN pour identifier les "vrais" enfants rapatriés par les enfants. Je n'aime pas du tout cela. Cette technologie devrait être utilisée exclusivement pour la lutte contre la criminalité, à la rigueur pour les tests en paternité/maternité dans certains cas, et point barre. Comme le disait Bayrou, on rentre ainsi dans le secret des familles, et qui sait, in fine, où cela peut s'arrêter ? Bref, très mauvaise idée. Idée de Sarkozy, au demeurant, à l'origine.

23:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : immigration, besson |  Facebook | | |

jeudi, 12 février 2009

Un petit effort pour Meng Luo, Monsieur Besson !

J'ai trouvé sur le blog de Paris14.info ce court message à propos d'un jeune (chinois ?) étranger étudiant à François Villon dans le 14ème. Ce n'est pas le style de la maison que de signer des pétitions à tout va en faveur d'étrangers en situation irrégulière. Mais, quand il s'agit d'individus qui ne portent pas atteinte à l'ordre public et ont montré un très clair désir d'intégration, comme Meng Luo, nous lui apportons notre soutien.

Donc, Monsieur le Ministre de l'immigration et de l'identité nationale, voilà une jeune garçon qui accomplit une scolarité exemplaire dans des conditions et des circonstances difficiles (François Villon est connu comme l'un des établissements scolaires les plus difficiles de l'académie parisienne, ce garçon a appris à une vitesse record le français - 3 ans - parvenant ainsi à se hisser dans la filière d'excellence du lycée, la filière S). Education sans frontières propose de signer une pétition pour le soutenir. Nous avons déjà eu l'occasion de le dire, nous tendons à penser que le nouveau ministre est un homme d'honneur et qu'il n'est pas insensible. Aussi l'engageons-nous à se pencher sur la situation particulière de Meng Luo, qui nous semble mériter son attention.

Meng Luo REN est aujourd'hui âgé de dix-huit ans. Il est arrivé en France en 2005, alors âgé de quinze ans. Il a fréquenté successivement les établissements scolaires suivant: Charles de Gaulle (20ème), Camille Claudel (13ème), Edmond Rostand (18ème) et il est actuellement scolarisé en 1ère S au lycée François Villon. Il est apprécié de tous ses professeurs, de ses camarades et de tous ceux qui ont été amenés à le rencontrer et le connaître. Il a effectué un parcours scolaire sans faute depuis son arrivée et se destine à un cursus scientifique pour lequel il a toutes les qualités requises. Arrêté le 15 janvier dernier à l'issue d’un contrôle dans le métro, Meng Luo a été gardé à vue au commissariat de la Goutte-d'Or et il est à ce jour sous la menace d’un A.P.R.F (Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière).

lundi, 26 janvier 2009

Le mauvais procès fait à Éric Besson

Plus j'en lis, et plus je trouve excessifs les jugements qui sont rendus envers Éric Besson. Je ne trouve pas juste de le qualifier de félon et encore moins de traître. A mon sens, il a fait une lourde erreur, en rejoignant Nicolas Sarkozy, mais il n'est pas le seul, et dans le camp de Nicolas Sarkozy, il y a plusieurs individus estimables qui font la même erreur. Dans notre pays, cela demeure tout de même un droit que de changer d'avis, d'autant qu'Éric Besson n'a pas pris en traître le PS, que je sache. Il a repris sa liberté de parole avant même le premier tour de l'élection présidentielle.

En ce qui concerne l'immigration, attendons de voir et jugeons après, plutôt que de lui jeter la pierre par avance. Bien sûr, je me méfie des annonces chiffrées, ces dernières me semblant contradictoires avec la volonté de traiter la question de l'immigration au cas par cas, mais, à ce qu'il me semble, Éric Besson n'est pas un monstre jusqu'à nouvel ordre.

En revanche, pour s'être laissé embarquer dans un projet qui ne lui correspond sans doute pas, je ne crois pas l'homme très perspicace. L'occasion va de toutes façons être donnée de juger l'homme et son humanité sur pièces, puisqu'il hérite d'un mnistère particulièrement sensible.

J'ai lu son dernier billet : bien sûr, je n'irais certainement pas faire l'éloge de Hortefeux, au vu des dérapages multiples auxquels ont donné lieu nombre d'interpellations (en fait, le problème, c'est que ces dérapages ne sont pas propres à l'immigration mais sont les conséquences d'une politique sécuritaire et liberticide qui se met en place à tous les étages de la société !). Toutefois, Éric Besson fait bien de mettre en garde le PS sur la question de l'immigration. Contrôler sérieusement et fermement nos flux migratoires est une nécessité absolue. La vraie question, c'est la manière dont on le fait. Les Socialistes devraient comprendre une bonne fois pour toutes que leurs discours angélique sur l'immigration est passé de mode, et que le petit peuple ne le supporte plus. Les dernières vagues d'immigration en France, particulièrement les regroupements familiaux systématiques ont généré de nombreuses difficultés, notamment là où ces vagues étaient concentrées (il est vrai, sous l'effet de l'incurie des pouvoirs publics). Il n'y a plus que le PS pour continuer à le nier. Tant que les Socialistes continueront à glapir comme des putois à chaque interpellation, sans même avoir examiné avec sérieux et attention chaque cas, ils ne seront pas crédibles. Ségolène Royal l'avait bien compris, et sur ce terrain, contrairement à la gauche libertaire et bobo, elle se montre très prudente. Éric Besson lui a rendu cet hommage-là, et pourtant, il la déteste autant que ses camarades du PS la honnissent...

Personnellement, j'avais beaucoup aimé les propositions de François Bayrou sur l'immigration. Et ces propositions allaient exactement à rebours de celles de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy voulait (et veut encore) que la France choisissent ses immigrés. François Bayrou voulait (et veut encore) que les immmigrés qui viennent ici, choisissent vraiment la France. Deux projets radicalement opposés. Le second repose sur la responsabilité de l'individu. Je cite Bayrou tant ce qu'il a dit me semble cousu du bon sens :

« Je propose une politique nationale d’immigration articulée en deux volets : maîtrise de l’immigration clandestine et main tendue à ceux qui peuvent et veulent s'intégrer.
En premier lieu, la maîtrise de l’immigration clandestine, en métropole et peut-être plus encore dans outre-mer. Il faut lutter résolument contre les filières de passeurs et les trafics d’êtres humains. Les immigrés, pour l’immense majorité d’entre eux, n’arrivent pas seuls. Ils paient, pour venir, très cher.
Il faut en même temps très durement réprimer le travail clandestin. Les immigrés clandestins ne restent que s’ils peuvent travailler. Le travail clandestin est la condition de l’immigration clandestine. Chacun sait qu’il est en réalité peu réprimé.
La politique d’immigration doit être une politique européenne : il faut une politique concertée de circulation, de visas, d'accompagnement des immigrés. Si un immigré n’est pas admis, il doit être reconduit ; reconduit le plus vite possible. S’il est admis, il faut l’inciter à s'intégrer à la société française, par un programme d’intégration portant sur la langue française et nos valeurs. L’assiduité à un tel programme serait une condition de régularisation. Les immigrés arrivés clandestinement sur notre territoire ne sauraient être régularisés que sur des critères clairement définis : contrat de travail, maîtrise de notre langue et de nos valeurs, connaissance de notre mode de vie. »

Pas mieux que vous François Bayrou : on est à 100% d'accord.

 

lundi, 19 janvier 2009

Moi, Williana, 12 ans, innocente et emprisonnée

Titre de livre ? Fiction ? Dictature du tiers-monde ? Non, pas du tout, cela se passe en France. Williana est une jeune fille de 12 ans qui demeurait jusqu'à peu au Congo. Il se trouve qu'elle est née d'un père qui a obtenu l'asile politique au Congo. Ce dernier a quitté la mère de l'enfant, dont il s'est séparée, mais la jeune fille a choisi de demeurer avec sa mère. Vivant dans des conditions difficiles, en dépit de l'argent envoyé par son père, un drame l'a frappé. Sa mère est morte, et elle s'est retrouvée seule, à vivre comme domestique à Brazzaville. En toute logique tout du moins pour les représentants de l'espèce humaine dotés du moindre sentiment filial, son père a cherché à récupérer sa fille et à la faire venir en France.

Seulement voilà, le passeport de Williana n'était pas conforme. Peut-être traffiqué (mauvaise option pour le père, mais quand on doit tirer en urgence son enfant d'une situation grave, je peux comprendre une certaine précipitation). Je vous le donne dans le mille : au gnouf la gamine. Prison administrative. Williana s'est retrouvée traduite en justice ce matin même, assise entre deux policiers armés, interrogée sans ménagement par un juge zélé. Elle reste en détention jusqu'à ce que l'OFPRA juge recevable ou non sa demande d'asile politique.

Est-ce cela, la France, pays de la liberté et de la fraternité ? pour demander l'asile politique quand on a 12 ans, il faut commencer par passer par la case "prison" ?

Il reste encore possible, dans notre pays, d'interpeler les pouvoirs publics (encore que je me méfie avec les fichiers). Voici ci-dessous  les adresses auxquelles ont peut écrire. Je pense en particulier qu'un homme comme Éric Besson, que je crois avoir de l'humanité, ne restera pas insensible à cette situation dramatique. Il a une fille à laquelle il est très attachée, et je l'ai entendu s'exprimer un jour sur les liens père-fille dans une émission de Mireille Dumas. C'est un homme sensible. Il y a donc de l'espoir.

Préfecture du Val de Marne

Standard : Tèl : 01 49 56 60 00 Fax : 01 49 56 64 10 / 01 48 99 38 04 / 01 49 56 60 13 Cabinet du Préfet : Tèl : 01 49 56 64 17 mail : michel.camux@val-de-marne.pref.gouv.fr

Madame Courcoul, chef de cabinet : Tèl : 01 49 56 60 68 Fax : 01 49 56 64 17

Directeur de cabinet : philippe.chopin@val-de-marne.pref.gouv.fr

Secrétaire général : jean-luc.nevache@val-de-marne.pref.gouv.fr

Ministère de l'identité nationale et de l'immigration

Tèl : 01 77 72 61 00 Fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00

Ministre : eric.besson@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général (Patrick Stefanini) : secretariat.general@iminidco.gouv.fr

mercredi, 15 octobre 2008

Marseillaise sifflée

Dans la vie, j'ai toujours pensé qu'il fallait aller jusqu'au bout de ses convictions (sans fanatisme, naturellement). Certains jeunes, vraisemblablement originaires du Magrheb mais qui ont obtenu la nationalité française, sifflent l'équipe de France et huent les artistes ou les sportifs qui assument leur double origine.

Qu'ils aillent donc une bonne fois pour toutes au bout de leurs convictions, et qu'ils rentrent dans leur pays d'origine en demandant, naturellement, à ces derniers, d'obtenir la nationalité adéquate. Ce phénomène se produit à chaque match disputé contre une équipe du Magrheb. On ne peut vraiment "sévir" contre ces comportements, mais, à défaut, appeler à la responsabilité clairement, et puis dire non moins clairement que la porte est ouverte pour ceux qui veulent repartir. La France ne les retient pas.

dimanche, 29 juin 2008

Immigration de travail

Il y a un point sur lequel je ne m'accorde pas avec Bayrou :  il déclarait, en janvier dernier, je crois, qu'il était difficile de demander à quelqu'un de venir travailler en France tout en lui interdisant de faire venir sa famille.

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec cet avis. Sarkozy a raison de vouloir remplacer l'immigration de regroupement familial par l'immigration de travail. En revanche, cela doit être fait avec honnêteté et modération.

Quand une famille montre un attachement clair à la France et à la société française (par exemple, que les parents parlent correctement le français après un certain temps de présence et que les enfants, s'ils sont à l'école, sont suivis par les parents et studieux en classe, et puis bien sûr, que les parents sont déterminés à respecter parfaitement la législation française) elle peut avoir vocation à rester en France. Les mêmes règles doivent s'appliquer pour qui veut venir. Des tests de langue et de culture préalables peuvent être faits, mais ils doivent être honnêtes.

Les effets désastreux du regroupement familial, on les a vus avec la politique démagogique des socialistes dans les années 80 (qui avait commencé sous Giscard, d'ailleurs) : ghettos, budgets sociaux des municipalités grevés, don de la nationalité sans aucune condition, et cetera...

Quand des travailleurs immigrés envoient de l'argent dans leur pays d'origine, s'il s'agit de pays en voie de développement, c'est une manne pour ces pays. Rien n'empêche d'ailleurs d'autoriser la famille à rendre visite au travailleur, à condition que ce soient des visites et non une installation. Ceci ne vaut évidemment pas pour les pays avec lesquels nous avons des accords (partenaires européens par exemple).

On voit d'ailleurs dans les glapissements des gauchistes relayés par les Socialistes, que ces derniers n'ont toujours pas compris que les Français ne veulent pas d'une immigration massive.

En revanche, un traitement sérieux de l'immigration n'est absolument pas compatible avec une politique du chiffre comme le font aujourd'hui Hortefeux et Sarkozy. De fait, on a le sentiment que les délivrances de cartes de séjour et les naturalisations se font aujourd'hui à la tête du client, ou encore selon le bon vouloir de petits fonctionnaires bornés et frustrés.

Ceci montre bien qu'Hortefeux et Sarkozy sont animés non par une volonté politique rationnelle et modérée, mais par une obsession compulsive de l'expulsion.

 

11:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sarkozy, bayrou, immigration |  Facebook | | |

mardi, 24 juin 2008

Directive Retour, position du MoDem

Marielle de Sarnez et la délégation du Mouvement Démocrate ont souligné cinq points clés à propos de la directive "retour" du Parlement Européen sur l'immigration :

Des mesures sérieuses de protection des mineurs  afin  qu'ils ne soient pas placés dans ces centres de détention inadaptés, et qu'ils puissent avoir accès à l'éducation. L'allongement de la période de retour volontaire à minimum 4 semaines, une détention maximum de 3 mois (avec possiblité de prolonger de 3 mois maximum) ainsi que des mesures de protection pour les personnes souffrant de maladie leur permettant d'avoir accès à des soins.


Marielle de Sarnez a estimé qu'"une politique européenne en matière d'immigration est nécessaire mais elle doit concerner d'autres points que celles de l'immmigration illégale. Il faut traiter des mesure à mettre en place pour l'immigration légale, pour l'intégration etc.... Et également essayer de rapprocher nos législations en partant du 'mieux disant', du 'plus protecteur' et non pas comme ici du moins  protecteur".
Comme ces améliorations au texte n'ont pas été soutenues par la majorité du Parlement européen, la délégation Mouvement Démocrate n' a pas soutenu ce projet de directive.

mardi, 22 janvier 2008

On a des idées au Ministère de l'immigration

Tiens, c'est bizarre : Yannick Blanc, directeur de la police générale à Paris a été muté. Outre les cartes grises, cet homme était aussi responsable de la délivrance des cartes de séjour et de la naturalisation des étrangers.

Il faut dire qu'on lui reprochait un regard trop humain sur les expulsions, ses services n'ayant réalisé que 2800 reconduites à la frontière contre les 3700 attendues.

Inadmissible en Sarkoziele chiffre fait l'objet d'un culte fanatique. Il faut dire que l'homme avait défrayé la chronique en déclarant en 2006 «nous allons régulariser plusieurs milliers de familles». A l'époque, l'omniprésident était alors omni-ministre de l'Intérieur, et il avait failli en faire une syncope.

Je le dis souvent, la manière dont sont traités les étrangers en France devient de plus en plus répugnante. En particulier, quand j'entends les échos des attitudes des personnels de base, je me sens des désirs de purge à la Libération. Je suis absolument convaincu que ce personnel-là aurait fait au moins autant de zèle en 1941. Les temps ont changé, mais les administrations restent. Les techno-structures, partout où elles sont n'ont aucune morale et sont prêtes à manger dans n'importe quel râtelier dès lors qu'on les nourrit. 

Maître Eolas (dont je ne partage par ailleurs guère les convictions politiques) relève la dernière idée géniale de la préfecture des Bouches du Rhône : expulser les avocats étrangers qui plaident pour la régularisation de familles étrangères. En l'espèce il s'agit d'un avocat qui exerce en France depuis 45 ans ! Oui, 45 ans ! et dont le fils, âgé de 21 ans, est français. Et vous savez quoi, on lui réclame des factures EDF de plus de 10 ans pour renouveler sa carte de résident, à défaut de quoi il est expulsable dans les 30 jours. En principe, rappelons-le, les factures doivent être conservées 5 ans maximum.

 J'exècre les services administratifs et la manière dont ils traitent les individus en général. Mais ceux-là battent des records. Il faudrait retenir la leçon que jamais il ne faut donner aux médiocres la moindre parcelle de pouvoir. Dès lors qu'ils peuvent en saisir la moindre miette, leur vanité et leur outrecuidance ne connaît plus de limites.

Ce qu'il faut, pour semer le désarroi dans toute cette cohorte de médiocres emplis de morgue, c'est trouver la faille juridique qui permette un jour de faire condamner l'un d'entre eux. S'ils commencent un jour à avoir peur, alors le vent tournera, car quand les médiocres ont peur, ils adoptent un profil bas