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vendredi, 14 janvier 2011

Porosité nationaliste...

Corto a-t-il pressenti le sondage et le dossier associé de Marianne2 ? Toujours est-il que dès mercredi, il posait sur son blogue la question de l'attitude que l'UMP doit adopter vis-à-vis du FN. Ce blogue, je le crois, a régulièrement mis en garde contre le retour du Front National, estimant que les thématiques fortes de ce parti demeurent d'actualité, même si elles n'apparaissent pas de prime abord dans les sondages sur les préoccupations des Français. Les gesticulations inutiles de Nicolas Sarkozy, les glapissements effarouchés de la gauche, lui ont largement préparé le terrain. Une fois sur deux, quand je traite de l'immigration, ici, a fortiori de la sécurité, il se trouve une foultitude de beaux esprits, généralement de gauche mais aussi parfois du centre, pour bêler en choeur et qualifier le blog de sous-marin du Front National.

Les électeurs de l'UMP sont tentés par le Front National parce que la droite s'obstine à se moquer d'eux et à ne pas traiter les problèmes associés à l'immigration et à l'insécurité. Je l'ai déjà dit plein de fois ici :

- tandis que Sarkozy fait des moulinets de bras, il réduit le nombre de fonctionnaires de police et n'augmente pas les moyens de la justice. Au contraire, il l'étouffe même sous une inflation législative aussi chronophage qu'inutile.

- il s'en prend avec une démagogie aussi rare que navrante aux Roms (confondant au passage les gens du voyage avec ces derniers au point de se faire reprendre par le FN !!!) et dans le même temps, le gouvernement Fillon a accordé la nationalité française à 200 000 étrangers chaque année, poursuivant le regroupement familial initié et jamais interrompu depuis sous le septennat Mitterrand.

Bref : le bilan de la gauche qui accusait le peuple de fantasmer était déjà nul, mais Sarkozy qui roulait des mécaniques en 2006 a réussi à faire encore pire.

Il se trouve malheureusement que l'euro a mauvaise presse, par les temps qui courent (et Dieu sait, pourtant, si cette monnaie nous a protégés !). 

Il y a donc là les ingrédients d'un cocktail explosif. 

De son côté, Marine Le Pen a adopté une stratégie particulièrement adaptée : elle s'est débarrassée des oripeaux fachos qui caractérisaient jusque là le FN et compte bien faire de son mouvement un parti "présentable", c'est à dire, en somme, un parti populiste comme on en trouve en Hollande, en Hongrie ou encore en Pologne. Par ailleurs, je fais partie des Français qui ne la considère pas comme raciste, en effet. Ce qui ne l'empêche pas de surfer sur le rejet de l'immigration au sein de la population française, bien entendu...

Notez que je mets présentable entre guillemets. Pour moi, le populisme, c'est le mal, qu'il vienne d'un Mélenchon ou d'une Marine Le Pen.

Il n'en reste pas moins qu'il ne suffira pas de beugler à la peste brune pour éviter de devoir choisir entre Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy en 2012 (cauchemardesque). Je dois toutefois être clair : si cela doit arriver, cela arrivera. C'est aux partis politiques de présenter un programme et des résolutions qui tiennent compte des aspirations populaires. Moi, je continuerai à voter centriste au premier tour, y compris si un sondage prévoit la présence du FN au second tour. Seule une alliance gauche-centre avec un programme qui me conviendrait (et on est très loin du compte) pourrait me faire changer d'avis.

Bref, sur la sécurité et l'immigration, courir derrière le FN ne sert à rien : il faut le devancer, tout en récusant la stigmatisation, avec évidemment le handicap que le FN pourra tenter de faire valoir qu'il a eu raison avant tout le monde.

Je sais qu'au MoDem on se préoccupe au moins de la sécurité. J'en ai discuté avec quelques membres des commissions, et je connais leur désir de bien faire dans ce domaine. Je dois néanmoins leur dire que leur projet actuel est très largement insuffisant ; que leur discours doit également s'affranchir radicalement de toute forme de bien-pensance de  gauche. Il faut dire et annoncer les choses calmement mais fermement, sans hésitation et sans crainte.

Après, il deviendra possible de coincer le FN : son programme économique est truffé de contradictions et revient, in fine, soit à couler économiquement la France, soit à ouvrir très grand les portes aux productions étrangères. J'y reviendrai, en particulier en ce qui concerne les délocalisations et l'industrie, pour montrer les dommages qu'occasionnerait à notre pays l'application du programme du Front.

Il me semble logique de me porter vers des blogs de droite et centre-droit ou assimilables pour continuer la chaîne initiée par Corto. Je pense notamment à :

Xerbias, Aequalis, le Chafouin, Hashtable, Lomig, j'ai rarement tort.

Je ne sais pas s'il répondra, mais je serais fort curieux de connaître l'avis de l'un des principaux ténors des blogs de gauche sur le sujet, j'ai nommé Sarkofrance. Il a méthodiquement démonté le sarkozysme depuis 3 années, que proposera-t-il pour éviter l'alliance UMP-FN ?

mercredi, 24 novembre 2010

DSK veut ouvrir en grand les vannes de l'immigration

Les dernières déclarations de DSK, dont Marianne se fait l'écho avec grande justesse, sonnent à mon avis le glas d'une alliance entre un projet centriste et le projet socialiste.

Enfin...je l'espère !

L'abdication des élites européennes face à la dénatalité est sidérante. Jusqu'ici, je pensais que l'ouverture tout azimut de notre territoire n'était que le fait de délires de technocrates et commissaires européens bornés et sûrs d'eux, mais je vois que DSK joint sa voix au concert.

Moi, cela me sidère : c'est un retour au giscardisme des années 70. On sait très bien que l'immigration de travail stimule le dumping social et la dégradation des conditions de travail. J'ai entendu parfois des libéraux m'expliquer que ce n'était là que le jeu de la concurrence et que mes dénis n'aboutiraient qu'à ce que l'emploi se délocalise.

C'est faux. Le raisonnement ne tient pas. Parce que les emplois concernés par cette immigration de travail sont des emplois de proximité et de services à la personne. Dans l'industrie, il est déjà trop tard, et depuis longtemps. Quant aux services, la plupart du temps, la distance ne pose pas de problèmes et ils se délocalisent aussi. C'est une autre problématique.

Moi, ce qui me sidère, c'est qu'on a 10% de chômage ou presque, 20 à 25% chez les jeunes, des problèmes d'intégration pour les générations d'immigrés précédentes et que DSK veut en rajouter une couche ! Tout comme Sarkozy, au demeurant, qui, je le rappelle, s'il a roulé des mécaniques, a naturalisé français et sans conditions bien plus que le PS ne l'avait fait de 1997 à 2001.

Et ce qui m'énerve, c'est d'avaliser que nos pays européens ne seraient pas capables de stimuler leur propre démographie alors que des mesures ad hoc seraient clairement efficaces. Simplement, elles ont un coût et ne sont pas compatibles avec le dumping social.

A cela s'ajoute que DSK, comme les commissaires arrogants de Bruxelles, rêve d'ôter aux États-Nations tout pouvoir. Je ne puis que le renvoyer à l'excellent programme du MoDem au moment des élections européennes : l'Europe ne se fera pas contre les nations. 

La construction européenne n’a jamais eu pour objet de faire disparaître les Etats-nations ni les cultures régionales. Au contraire, l’Europe reconnaît le plu- ralisme des identités et des cultures, à travers par exemple la Charte euro- péenne des langues régionales ou minoritaires. Cette diversité incroyable de notre continent est une richesse à entretenir.

Alors oui, c'est tentant, le globish, le commissaire au plan européen, mais non, ce n'est pas comme cela que l'Europe peut se développer. Pas en passant par-dessus la tête des citoyens, même si je concède à DSK que les États ne sont pas très nets, puisqu'ils avalisent en douce des mesures dont il font ensuite porter le chapeau à l'Europe à voix haute.

J'adjure le MoDem de ne surtout pas s'aligner sur les positions de la gauche réformiste dans le domaine de la démographie et de l'immigration. Bayrou a été le premier à mettre en exergue la bombe démographique, en 2007, dans son programme. Il existe d'autres solutions, européennes et nationales, que l'immigration. Je souhaite que le MoDem présente un programme de rupture dans ce domaine, associé à une réflexion plus générale sur le travail et les conditions de travail, car enfin, on entend que les Français ne veulent pas effectuer certaines taches ; ah. Moi j'aimerais bien savoir pourquoi. Certaines voix sûres d'elles-mêmes expliquent que les Français sont des fainéants et en veulent plus en ramer une. Cette opinion reçu est contredite par des études internationales qui classent les travailleurs français parmi les plus productifs de la planète.

Il faudra donc bien tôt ou tard ouvrir le dossier noir des conditions de travail, là où j'attends les syndicats (ils devraient se battre là-dessus) et de véritables propositions des partis politiques.

La solution de DSK qui trouve notre droit du travail trop restrictif montre bien qu'il s'en soucie comme d'une guigne...

mardi, 02 novembre 2010

Pas de vague à l'AME !

Les associations cherchent à nous faire pleurer avec la limitation de l'AME, mais pour ma part, je n'ai aucun remords de quelque sorte que ce soit. Les Français voient leur couverture médicale s'affaisser progressivement ; je ne vois pas pourquoi la France devrait consacrer une part non négligeable de son budget de santé à dispenser des soins à des étrangers issus de pays avec lesquels nous n'avons aucune convention.

Dès lors que l'état de santé d'étrangers en situation irrégulière pose un problème de santé publique (maladies contagieuses, par exemple) évidemment, la gratuité des soins va de soi. 

Dans les autres cas, hors de question. 30 euros par an pour bénéficier de cette aide, c'est une somme ridicule, ou presque. Nous ne sommes pas allés assez loin. Je suis d'ailleurs sidéré d'apprendre que jusqu'alors, les ascendants et les collatéraux étaient considérés comme des ayant-droit.

Il y a des abus, c'est très clair, et certains viennent se faire soigner en France sur le dos des impôts des Français.

J'ai trouvé l'argumentation de Marisol Touraine d'une démagogie aussi pitoyable qu'affligeante. 634X12, cela donne un peu plus de 7500 euros par an. 30 euros, ce n'est même pas 1% du revenu consacré à la santé. Cela représente en fait 0.5% pour des traitements qui coûtent parfois des dizaines de milliers d'euros. Il me paraît bien naturel d'exiger des étrangers en situation irrégulière de contribuer aux frais de santé, et, plus généralement, à tout étranger, sauf lorsque des conventions existent avec leurs pays d'origine.

A tous ceux qui font leur fond de commerce de hurler au loup et parlent de stigmatisation des étrangers (n'est-ce pas, messieurs et mesdames les socialistes ?), je rappelle que la France est le pays le plus généreux du monde avec les étrangers, y compris irréguliers, pour ce qui concerne la santé, comme l'observait très justement la députée marseillaise UMP Valérie Boyer.

Tiens, comme le dit la vieille sagesse populaire française que j'aime à invoquer de temps à autre, «bon, mais pas c..»...

jeudi, 28 octobre 2010

Gare au FN qui revient en trombe !

Certains sondages prédisent à Marine Le Pen, qui n'est pas même en campagne pour la présidentielle, un score éclatant à la prochaine élection.

Je n'ai cessé de mettre en garde sur ce blogue sur le retour du Front National, et je crains que ce qu'il s'est produit en 2002 ne se reproduise en 2012.

Nicolas Sarkozy brasse du vent. On le sait. Il ne s'agit plus, dès lors, de l'enfoncer davantage, mais de bâtir un projet alternatif et d'aborder aussi les questions qui fâchent.

Les élections présidentielles ne se jouent pas sur des enjeux prioritaires (l'emploi, le pouvoir d'achat, l'éducation) mais sur des enjeux secondaires, soit qu'ils soient dérivés, soit qu'ils soient autonomes.

Je parcourais le Bondy blog, la semaine dernière, et je suis tombé sur un article qui relevait le retour des propos racistes avec la grève. Non à cause de la grève, mais parce que cette dernière fait ressortir malgré elle des tensions sous-jacentes.

Or, deux jours auparavant, j'avais écrit un billet sur l'immigration et la natalité, observant que la première n'était pas le seul horizon de la seconde. Suivaient dans l'article plusieurs préconisations. Ce que j'ai écrit, je le pense depuis longtemps, et je considère que ce sont des propos raisonnables, nullement empreints d'une quelconque forme de racisme. Plusieurs réactions sont venues me conforter, dont celle de Nicocerise, tenancier d'un blog de gauche anarchiste et libertaire.

Seulement, parmi les commentaires, j'en ai lu un qui m'a drôlement fait sursauter. Son auteur est Christian Romain, ex-MoDem que l'on pourrait situer politiquement quelque part entre la droite du PS et la gauche du MoDem.

Il me semble qu'un certain nombre des analyses et des solutions développées dans ce billet sont présentes depuis un peit moment déjà dans le programme du FN.

Je ne dis pas cela pour diaboliser ce billet ni son auteur, mais au contraire pour signaler qu'il y a dans le programme du Front National des idées et des orientations qui méritent mieux que le sort qui leur est habituellement réservé. Autant l'idéologie du FN est déplorable, autant certaines de ses propositions valent d'être étudiées ou, au moins, écoutées.

Même s'il ne l'alimente plus guère, le blogue de Christian Romain ne donne pas prise à l'ombre du moindre doute. Il ne peut être en aucun cas soupçonné de sympathie pour le FN. C'est donc tout naturellement qu'il a fait ce commentaire. Comme il insistait, en dépit de mes dénégations, je me suis rendu au chapitre "immigration" sur le site du FN afin de consulter le programme de ce parti.

Et là, je me suis pris une grosse baffe dans la gueule, parce qu'effectivement, il n'y avait guère de différences entre les mesure que je prônais et celles du Front National, et pas de très grosses différences non plus quand aux analyses sur les causes de l'immigration. 

Il y en avait une tout de même importante, pour laquelle Christian m'a d'ailleurs donné quitus : 

[...] dire que les immigrés ne viennent en France que pour les avantages matériels, c'est une réduction, une simplification, même, qui frise le procès d'intention.
Si tel était le cas, il y aurait en France des immigrés de tous les pays. Or, ceux qui viennent en France proviennent surtout des anciens pays coloniaux, de l'Afrique francophone ou de l'Indochine francophone.
Il y a donc un facteur culturel qui lie ces immigrés et la France. Un aspect essentiel que le FN occulte...

Soyons clairs : on ne fera pas refluer la vague nationaliste et réactionnaire par le seul fait d'un discours indigné et vertueux comme la gôôôche morale a pu nous en abreuver pendant des années. Il faudra prendre le taureau par les cornes et vite, et avoir des réponses solides, qui tiennent la route, sans occulter les faits. Partout en Europe, la réaction reprend du poil de la bête. Il est probable qu'elle finira par gagner la France.

Évidemment, si jamais il doit se produire que des propositions du Front Nationale figurent dans d'autres programmes, le FN aura beau jeu de faire valoir que l'original est préférable à la copie et qu'on leur vole leurs idées. Il faudra donc marcher sur des oeufs et ne pas hésiter à donner quitus au FN quand cela sera nécessaire. Il ne faut céder à aucune forme de terrorisme intellectuel : ni celui de la gauche qui ne manquera pas de hurler à la compromission avec les fascistes, ni avec les fachos (il n'y a rien de plus amusant que de les appeler les fachos, ils adorent ça...et puis ils n'ont qu'à surveiller les étals de leurs meetings politiques...) qui se vanteront d'avoir eu raison avant tout le monde.

Les mots n'appartiennent pas au Front National. Deux gouvernements peuvent très bien prendre des mesures en apparence similaires pour des raisons parfois diamétralement opposées. Et la manière d'appliquer ces mesures s'avèrera aussi très différente d'un parti politique à l'autre.

Considérons ce que disait Bayrou en 2007 : il estimait que la question de l'immigration devait être traitée au cas par cas et non par une politique du chiffre. C'est aussi mon avis. Le programme du Front National ne mentionne pas de cas particuliers. Le FN escompte virer les immigrés, un point c'est tout. J'ai pour ma part un tout autre point de vue. J'estime que c'est la volonté qui fait le Français, sur le fond. La Volonté d'abord, c'est à dire celle d'être Français, puis une part de sol et une part de sang ensuite. Eh bien j'aimerais que cette déclaration-là figure un jour dans le programme de mon parti, en préambule. Il peut exister ensuite des tests qui vérifient cette volonté-là (de langue, de question sur notre pays et sa culture, et cetera...) mais le préambule sera là.

Je suis bien persuadé que jamais le FN ne fera figurer ce préambule en tête de son programme sur l'immigration, parce l'idée qui lui est sous-jacente est fondamentalement étrangère à sa tradition et à son fond idéologique.

14:02 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : fn, immigration |  Facebook | | |

mercredi, 20 octobre 2010

Non, l'immigration n'est pas la seule solution à la dénatalité !

J'entends souvent du côté des technocrates européens boboisés que l'immigration serait une fatalité économique car il faudra pourvoir les emplois que notre démographie déclinante ne parvient plus à remplir.

Il existe une toute autre solution : faire des enfants, tout simplement. Pour que cette option à laquelle nos technocrates ne songent jamais, se réalise, il est évident qu'il convient de mettre en place des dispositifs qui favorisent les familles nombreuses et les modes alternatifs de garde.

Le travail des femmes va bien évidemment dans le sens de l'histoire. La révolution de la paternité n'est pas encore achevée, elle ne fait que commencer. Il y a donc une phrase transitoire où tout doit être fait pour permettre aux femmes de concilier travail et maternité.

Ceci suppose la démultiplication de tous les modes de garde : croissance des crèches, y compris des crèches d'entreprise, des déductions fiscales pour les gardes à la maison ou chez les assistantes maternelles.

Une authentique politique démographique doit toucher tous les aspects de la vie professionnelle d'une femme : elles doivent conserver tous leurs avantages en termes de travail de nuit, retraites, congés parentaux et allocations chômage.

Une telle politique a certes un coût, mais très probablement bien moindre que celui d'une immigration galopante, alimenté par un regroupement familial aux coûts sociaux et financiers faramineux. 

L'omerta sur le coût réel de l'immigration commence à se lever petit à petit, puisque les premières estimations chiffrées sont désormais rendues publiques. Il est à observer que de nombreux maires dans les années 70, avaient pressenti la chose, particulièrement dans les communes rouges puisqu'ils la considéraient avec angoisse.

En ce qui concerne l'emploi, il faudra m'expliquer pourquoi la France aurait besoin d'une immigration de travail alors que le chômage touche aussi fortement les jeunes Français.

Il y a à cela plusieurs causes :

a) il y a clairement un problème d'orientation à l'école, c'est à dire une inadéquation entre les formations et l'offre d'emploi.

b) il y a un problème de salaires : si les Français ne veulent pas de certains métiers, c'est qu'ils ne sont pas attractifs. Dans la restauration et le bâtiment en particulier, dans plusieurs professions artisanales également,  il est nécessaire de prévoir des salaires adaptés aux conditions de travail difficiles. De ce point de vue, le raisonnement du Parti Communiste dans les années 70 reste valide : les entrepreneurs qui font appel aux immigrés le font pour éviter de payer leur dû aux travailleurs locaux. C'est un dumping social déguisé qui a cours depuis trop longtemps.

Il convient donc de durcir la répression du travail clandestin, en distinguant toutefois bien les gestes humains et la cupidité pure et dure.

Il ne s'agit bien sûr pas de mettre fin à l'immigration de travail mais de l'ajuster aux besoins réels de la France.

c) il faut évidemment mettre fin de manière immédiate au regroupement familial lorsqu'il donne lieu à de l'aide sociale. De manière générale, il faut légiférer plus strictement. En outre, le regroupement familial est un frein au co-développement : quand des travailleurs immigrés renvoient une part de leur salaire dans leur pays d'origine, ils contribuent à le développer.

J'ajoute que je ne saurais en aucun cas avaliser un discours qui s'en prendrait aux immigrés  : les immigrés ne sont pas comptables de toutes ces difficultés. Ce sont les gouvernements mous d'un côté, et les entrepreneurs cupides de l'autre qui sont à la source de ces problèmes.

Je rejoins entièrement Jean-Claude Barreau, ex-directeur de l'Institut National d'Études Démographiques pour estimer que c'est toute l'Europe qui est concernée par ce défi démographique.

 

vendredi, 01 octobre 2010

Un débat sur l'Islam, l'immigration et la France un peu biaisé

Ce matin, LOmiG m'interpelle pour me demander mon avis. Accoyer, le Président de l'Assemblée Nationale a refusé d'accueillir un débat sur l'Islam, l'immigration et les dangers que l'un et l'autre feraient peser sur la France. LOmiG est indigné.

Cela ne me gêne pas qu'il y ait des débats sur la pertinence de l'immigration ou non à l'Assemblée Nationale. En revanche, il existe des Français musulmans, et cela me gêne que l'Assemblée Nationale, qui est notre principale représentation, avec la Présidence, devienne le lieu d'une stigmatisation particulière. L'Assemblée Nationale a vocation à débattre du bien commun, pas à pointer du doigt certains d'entre nous. 

Accoyer n'a rien annulé, pas plus que l'UMP, au demeurant. L'un et l'autre ont simplement refusé d'accueillir dans leurs murs le dit débat, ce qui est leur droit le plus strict.

Il n'y a donc rien de choquant dans cette histoire. Je me serais insurgé s'il s'était agi d'un arrêté préfectoral, mais ce n'est pas le cas. Quand à l'intervention du Président du CFCM, bienvenue dans le monde réel, LOmiG : cela fait un moment que toutes sortes de lobbies tentent de faire pression sur notre assemblée, qui pour obtenir des ristournes de TVA, qui pour vendre des avions à l'armée française, qui pour plaider la cause des gentils délinquants multi-récidivistes et cetera. Peu importe la forme que prennent ces lobbies (groupes de pression, émissaires discrets, syndicats, associations, mouvements humanitaires, et cetera...). Ce qui compte, c'est qu'il n'y ait pas conflit d'intérêt. Si le fils d'Accoyer ou Accoyer lui-même eût été président du CFCM, nul doute qu'il y eût eu conflit (encore que dans la république de Nicolas Sarkozy, cela me fait doucement rigoler de le souligner...). Mais ce n'est nullement le cas.

Bref, la Droite Libre a le droit d'organiser les débats qu'elle veut, et le Président de l'Assemblée Nationale a le droit de refuser de les accueillir. Liberté pour chacun, et voilà...

samedi, 31 juillet 2010

Sécurité, l'Esprit des lois...

Nicolas Sarkozy s'est montré fort disert quant aux mesures qu'il escomptait prendre pour juguler la délinquance. A vrai dire, de nombreux aspects de ses déclarations m'ont laissé perplexe. J'ai du mal à imaginer que l'on revienne sur une nationalité une fois acquise. J'avais proposé ici-même une phase transitoire (nationalité à points), mais, une fois cette dernière obtenue, elle devrait être irrévocable quel que soit le délit ou le crime commis si crime ou délit il doit y avoir. D'ailleurs, aucun pays n'accepterait ensuite de récupérer des criminels ou des délinquants qu'on aurait déchu de leur nationalité. Une fois devenu français, l'individu délinquant devient notre problème à nous, Français.

On peut en revanche éviter d'en arriver là en conditionnant l'obtention de la nationalité française. Elle ne devrait en effet plus être automatique à la majorité, c'est mon avis depuis longtemps.

Plusieurs rapports concordent pour observer la part prépondérante d'individus d'origine immigrée (mais de nationalité française) dans les phénomènes de délinquance. Rien qu'en Isère, un rapport de 2004 établissait que deux tiers des mineurs délinquants étaient d'origine étrangère alors même que la proportion d'immigrés n'était en 2004 que de 6.1% dans le département. Toutefois, même ainsi, et sans verser dans l'angélisme anti-stigmatisation des diverses organisations des droits de l'homme (largement discréditées, par ailleurs), ne pas oublier que la délinquance demeure le fait d'une petite minorité, y compris au sein de la population immigrée. Il ne faudrait pas faire payer aux gens tranquilles les exactions de la racaille.

Nicolas Sarkozy ne semble avoir de yeux que pour les seuls dépositaires de la force publique, puisqu'il ne réagit qu'aux seules agressions contre ces derniers. Et les autres Français ?

Je pense, comme Bayrou, que l'on pourrait obtenir des résultats satisfaisants simplement en appliquant les lois existantes. Bayrou soulève par ailleurs des objections pertinentes :

On n'a pas besoin de lois nouvelles chaque semaine, ou de propos guerriers non suivis d'effet, on a besoin de faire appliquer les lois qui existent déjà et qui sont bafouées tous les jours. Les Français savent bien que la délinquance qui progresse, les agressions, les incivilités, les vols, les voitures brûlées, ne relèvent pas de lois d'exception. Elles relèvent d'un État présent, proche, qui se fait respecter, d'un retour du sens civique, d'une prévention efficace, de sanctions rapides, dissuasives, éducatives quand on le peut encore, d'un retour de l'État partout où s'installent des zones de non-droit, d'une police, d'une gendarmerie et d'une justice qui aient sur le long terme les moyens de leur action.

[...]En focalisant sur la seule immigration le discours sur l’insécurité, on cherche à introduire un signe « égale » entre l’une et l’autre. Au risque de bien des dérives : qu’est-ce qu’un Français d’origine étrangère ? À partir de quelle génération ? Que fait-on de ceux qui sont nés en France ? Pour nous, la loi et la sanction, même rigoureuses, doivent être les mêmes pour tout le monde, sans distinction d’origine, ou de situation sociale.

Le Président du MoDem me paraît parler le langage de la raison et du bon sens, celui-là même qui émane également de l'ouvrage majeur de Montesquieu, l'Esprit des lois. Plus que d'une justice à deux vitesses, c'est d'une justice efficace dont la France a besoin.

mardi, 22 juin 2010

Belleville entre les lignes...

Tout de même ! Il a fallu que je surfe sur le blogue d'un anarchiste local pour enfin savoir ce qu'il se passe vraiment à Belleville. Oh, ce n'est pas compliqué. A vrai dire, j'avais comme un doute en lisant les journaux.

Tiens, par exemple, ils ont tous titré que les manifestants étaient des «Chinois» (en fait des Sud-Asiatiques : Indochinois et Chinois). Mais pas un seul n'a précisé que le petit groupe de «contre-manifestants» venus attaquer les manifestants étaient des Maghrébins. Beaucoup trop peur qu'on les taxât de vilains racistes, fassîsstes et tutti quanti... Faut interpréter le billet de l'anar : jeunes = racaille pas majeure d'origine nord-africaine.

En fait, c'est simple : il y a une cité juste à côté de Belleville. Dans cette cité se trouvent concentrés des Maghrébins et des Africains. Cette cité est constituée de gens avec peu ou pas de revenus. La délinquance y est forte. Une minorité agissante vient foutre le bordel à Belleville. Comme la minorité est symptomatique de la cité, évidemment, elle est constituée à 90% de Maghrébins et d'Africains. D'où la colère des Asiatiques du quartier qui se font agresser sans réactions des forces de police. Pire, pendant le manifestation, une racaille pas majeure a volé un sac à une femme : les manifestants ont voulu le remettre à la police, et ces abrutis trouillards de flics locaux l'ont remis tout aussi sec  en liberté.

Faut pas s'étonner que les habitants aient la haine ensuite. Pire, ce sont même eux qui se sont fait embarquer ensuite. Faut voir comment le libertaire local essaie de botter en touche sur son blogue. Quand c'est maghrébin ou africain, ça doit forcément être gentil.

Qu'est-ce que ce politiquement correct peut m'exaspérer. Les Maghrébins et les Africains tranquilles seront les premiers à faire les frais de ces tentatives d'étouffer la vérité.

Il faut dire que la vermine locale s'attaque aux femmes enceintes, aux femmes avec poussettes, volant et agressant sans vergogne. On trouve des témoignages très édifiants dans les commentaires de l'article du Figaro.

Quand ce sont des Asiatiques qui sont victimes d'agressions, comme le dit très justement Anh Dao Traxel (tiens, pour une fois, Libération fait son boulot, du journalisme), la fille adoptive de Chirac, il n'y a pas un mot de protestation de la gauche (mais de la droite aussi) bien-pensante.

Eût-il été question de l'agression d'un Maghrébin ou d'un Africain qu'on eût entendu le ban et l'arrière-ban de toute l'extrême-gauche, des syndicats, des Verts et des dégoûlinants de toute sorte.

Cela dit, j'ai lu sur le blogue que je cite une réaction édifiante, celle d'Arabesque :

J’habite le quartier depuis plus de 20 ans et je confirme que, depuis quelques mois, nous vivons un enfer.
Les femmes chinoises sont effectivement les victimes désignées des vols à l’arraché. Les jeunes qui commettent ces agressions misent sur le fait qu’elles peuvent être en situation irrégulière et qu’elles ne porteront pas plainte.
Mais elles ne sont pas les seules cibles et les actes de délinquance se multiplient d’une façon inquiétante à l’échelle d’un seul groupe d’immeubles : agressions sur les personnes (depuis janvier, un jeune a perdu un oeil, un autre a été arrosé d’essence et brûlé vif, un troisième a été tabassé et ils lui ont pris son vélo, une voisine a été agressée sur son palier), cambriolages, dégradation des locaux, trafics divers, tapage nocturne permanent, attaque de magasins etc.
Les gens ont peur des représailles et ne bougent pas.
A noter : nos courriers au Maire de Paris, au Préfet, à la Maire et au commissaire du 20ème restent sans réponse !
Et lorsque nous appelons la police, elle se déplace de plus en plus rarement
.

On peut comprendre, à mon avis, l'exaspération des locaux : la police est championne pour débarquer à l'improviste et embarquer quelques Africains ou Chinois sans papiers, mais quand il s'agit d'assurer sa mission essentielle, la protection des citoyens et résidents, plus personne.

Bref, il s'agit de sanctionner définitivement la racaille : si jamais certains des agresseurs n'ont pas encore la nationalité française, il faut la leur interdire définitivement. Pour les autres, la prison et des amendes, et la suppression des aides sociales pour leurs familles quand ils sont mineurs. Bon sang, si on la mettait en place, cette nationalité à points, comme on pourrait se prémunir durablement pour l'avenir.

Un dernier point, toutefois, pour éviter de verser dans de la simplification à outrance :  Maghrébins et Africains se trouvaient à Belleville bien avant que les Asiatiques ne s'y installent. Je ne cherche pas à minimiser les phénomènes de violence, qui sont clairement l'expression d'un racisme maghrébin et africain local, mais, on doit aussi comprendre que, fût-ce par une voie délinquante, les communautés maghrébine et africaine cherchent sans doute à lutter aussi contre un recul de leur territoire originel. Elles n'en ont pas moins une responsabilité écrasante. A elles de faire le ménage en son sein si elles veulent être crédibles.

Ce qu'on peut déplorer, in fine, c'est que se soient développées des logiques communautaristes sur notre sol. La concentration des populations en un même endroit, une immigration excessive en sont les premières causes. Il faudra du temps, des politiques volontaristes d'un côté, et très fermes de l'autre, pour résorber le mal.

mercredi, 16 décembre 2009

Je suis d'accord en tout point avec Nadine Morano

Tout comme l'ami hashtable, les citations tirées de leur contexte ont le don d'attiser ma défiance. Je suis allé visionner chez lui la vidéo complète du débat sur l'identité nationale dans lequel intervient Nadine Morano. Il n'y a rien à redire, elle a raison sur tous les plans. Il me semble qu'elle exprime clairement son respect de toutes les religions dès lors qu'elles s'intègrent dans nos traditions et respectent la laïcité à la française. Cela me paraît tout naturel. Au moment où elle évoque (à raison) la casquette à l'envers et le nécessaire amour de la France, elle vient juste de préciser qu'il ne s'agit pas de distinguer un jeune musulman des autres religions. C'est à dire tout l'inverse de ce que la Toile débridée s'est empressée de lui reprocher.

Internet m'énerve de plus en plus : on y voit toujours plus souvent blogueurs et journalistes se jeter sur la dernière information du cru sans aucun recul ni vérification. Cela devient inquiétant, parce que ce n'est pas la première fois que j'assiste à ce phénomène.

Nadine Morano est une tête de turc commode (mon dieu mon dieu mon dieu ; j'ai dit Turc : je suis raciste ?). On la conspue facilement parce qu'elle est une cible facile. Ce qui serait intéressant, en revanche, c'est de relever les erreurs auxquelles Nadine Morano fait allusion au début de la vidéo. En effet, la France a fait des erreurs, en matière d'immigration, en accueillant à tort et à travers des populations alors que les précédentes n'étaient pas intégrées, et en les ghettoïsant de surcroît. Mais je vois aussi que les mêmes causes produisent les mêmes effets : de nombreux immigrés sont venus en France dans les années 70 parce qu'une large part du patronat de l'époque y trouvait alors une main d'oeuvre à bon marché (c'est ce que disaient les Communistes à l'époque, et ils étaient loin d'avoir tort...le dumping social, déjà...). Aujourd'hui, il est question de régulariser un nombre conséquent d'immigrés en France. Nicolas Sarkozy ne s'en vante pas, bien sûr. Pourquoi cette régularisation ? Parce qu'ils exercent des métiers que les Français ne veulent pas/plus exercer, mais également parce qu'ils acceptent des conditions de travail dégradées.

Cela ne serait peut-être pas un mal d'aborder ces questions autrement plus dérangeantes que les histoires d'identité nationale, non ?

10:40 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (43) | Tags : immigration, travail, morano |  Facebook | | |

samedi, 22 août 2009

Nationalité à points

Me voici de retour après quelques semaines d'absence. Que de sujets intéressants que j'aurais pu traiter, ce mois-ci ! Il y en a au moins un qui a attiré particulièrement mon attention, c'est le choix des Britanniques concernant l'immigration afin de réduire le communautarisme grandissant au Royaume-Uni : ils ont imaginé de ne décerner la nationalité britannique qu'après l'attribution d'un nombre de points nécessaires pour l'obtenir. Il y a évidemment des critères : absence de casier judiciaire, participation à la vie civile et associative, connaissance de la langue et de la culture britanniques apportent des points. Abonnement aux aides sociales diverses, délinquance, participations aux manifestations en retirent.

Les critères mériteraient d'être affinés, mais j'en aime bien le principe et je pense que nous devrions l'appliquer en France. Ni le droit du sol (actuellement en vigueur en France) ni le droit du sang ne me satisfont en matière d'acquisition de la nationalité.

La nationalité française (et plus largement européenne) ne devraient pas pouvoir se définir par une simple présence. Ce devrait être le fruit d'une volonté pour ceux qui souhaitent l'acquérir, et toute acquisition devrait faire l'objet d'une période probatoire.

Le funeste regroupement familial opéré par Giscard d'abord puis massivement par Mitterrand et les Socialistes par la suite n'ont abouti qu'à ce que des descendants des naturalisés de cette époque crachent sur le drapeau français et sifflent la Marseillaise.

Trois points centraux me semblent devoir faire l'objet de toutes les attentions des pouvoirs publics si une telle loi se mettait en place : la condition de la femme, la laïcité et la liberté d'expression. La condition de la femme me semble plus importante encore que la laïcité, car je pense que la liberté de la femme et son égalité (tout du moins en droit) sont l'acquis social et moral le plus précieux de nos sociétés européennes.

Je pense, en matière d'immigration, que c'est même LE point majeur qui permet de déterminer une bonne ou une mauvaise intégration future. Dis-moi comment tu traites ta femme, je te dirais quel citoyen tu es, dis-moi ce que tu subis de ton compagnon ou de ton père, je te dirai quel citoyen il est...

Ce point est loin d'être acquis dans nombre de pays d'immigration. Considérons le Maroc, par exemple, pays réputé calme et tolérant : le sage roi Mohamed VI y a fait une réforme de fond, il y a quelques années, modifiant le code de la famille afin de garantir des droits civils et politiques aux femmes à peu près équivalents à ceux des hommes. Un récent sondage indiquait que seule une courte majorité de Marocains approuvent cette réforme, 37% la jugeant suffisante et 17% souhaitant qu'elle aille plus loin.

Je suppute sans grand risque de me tromper que dans un autre pays arabo-musulman le seuil de 50% d'approbation n 'eût même pas été franchi. En la circonstance, c'est la figure charismatique et peu commune du roi qui a fait la différence.

Pour revenir à la nationalité à points, je connais au moins un endroit où le droit du sol va poser de graves problèmes : à Mayotte. Mayotte n'est pas une île très riche, mais, pour les îles très pauvres qui l'entourent, c'est Byzance. Si la France continue à appliquer le droit du sol tel quel là-bas, la départementalisation de cette île va exploser en vol faute de fonds car ces derniers seront littéralement aspirés par la protection sociale.

La loi d'Élisabeth Guigou, de 1998, est une  mauvaise loi, puisqu'elle accorde sans condition la nationalité à tout enfant d'étrangers né sur le sol français dès lors qu'ils ont disposé sans interruptioon d'une carte de résidents de sa naissance à sa majorité.

Le mariage ne devrait pas non plus être suffisant. Il devrait suffire simplement pour pouvoir résider sur le sol français le temps d'une période de probation. La moindre plainte (fondée, évidemment, et reliée à un acte de délinquance) entre deux devrait aboutir a remettre en cause l'acquisition de la nationalité par le conjoint. Je pense particulièrement aux violences faites aux femmes (conjointe y compris, cela va de soi).

Au final, ce qui est fondamental, à mon sens, c'est la volonté et non la descendance ou la présence dans l'acquisition de la nationalité. Ni le droit du sol, ni le droit du sang ne devraient être suffisants ou nécessaires, à eux seuls, pour statuer de la nationalité d'un individu souhaitant devenir Français.

Il convient donc de revenir sur toutes les dispositions accordant sans conditions la nationalité aux étrangers, aux enfants d'étrangers et aux conjoints d'étrangers en les assortissant de critères et de périodes probatoires de manière systématique.