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lundi, 08 avril 2013

J'imagine mal Bayrou devenir 1er ministre de Hollande

Comme d'habitude, une partie de la presse bave sur les intentions de François Bayrou. C'est aux titres crétins et aux délires abracadabrantesques qu'on y lit qu'on comprend que le projet de Bayrou (ni sa personne, au demeurant) n'a jamais été compris par tout ce monde là.

Si Hollande devait proposer à Bayrou de devenir Premier Ministre, ce serait reconnaître de sa part et de toutes ses troupes que son projet présidentiel ne tenait pas la route et que les mises en garde de Bayrou à ce sujet avaient été exactes.

Ce serait aussi reconnaître que le projet présidentiel de Bayrou était le seul valide en 2012 (comme en 2007).

Même si ces conditions étaient réunies, je n'imagine pas les Socialistes dans leur ensemble accepter une telle décision. Et malheureusement, le MoDem de Bayrou est encore largement en convalescence. Jusqu'à nouvel ordre, nain politique dans l'opinion et à l'Assemblée, nous n'avons pas de dot à apporter au marié...

Le temps d'un tel bouleversement n'est pas venu.

Pour que le MoDem puisse accéder au pouvoir, il doit faire ses preuves électorales. S'appuyer sur une majorité qui ne vous représente pas, c'est se condamenr à l'impuissance.

La seule chose que Bayrou accepterait, ce serait de diriger un vrai gouvernement d'union nationale avec des hommes de la trempe de Fillon, Baroin ou Juppé à l'intérieur, ou encore des femmes comme Valérie Pécresse, NKM, Rama Yade, et, bien sûr des personnalités de gauche de premier ordre de l'autre côté.

Si nous devions en arriver là, la situation serait très grave.

Par ailleurs, j'ai de fortes préventions face aux unions nationales et républicaines de toutes sortes : elles laissent le champ libre aux extrêmes pour devenir la seule opposition.

De telles unions ne doivent pas durer longtemps car elles sont contre-nature, et, en leur sein, chacun doit conserver son identité.

Pour ce qui me concerne, j'ai juste le désir de voir l'actuel gouvernement modifier profondément sa ligne économique. Écouter Bayrou est un premier pas. Il n'y a pas de fatalité, seulement de l'impuissance et de la velléité politiques.

Si les Français changent d'avis et commencent à penser que les solutions de Bayrou et du Modem sont les meilleures, qu'ils le fassent savoir dans les urnes lors des prochaines élections, d'autant que ce que nous disons à l'échelle de l'Europe et de la commune est souvent une déclinaison locale de notre programme national. 

08:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : hollande, bayrou |  Facebook | | |

dimanche, 07 avril 2013

Trop drôle de voir le PS s'aligner sur une proposition de Bayrou...

Si la situation n'était pas si grave je me laisserais aller à de cinglantes observations envers les Socialistes.

Harlem Désir, 1er secrétaire du PS, sous la pression du scandale, se range donc à l'une des principales propositions de François Bayrou : moraliser la vie publique en passant par la voie référendaire.

Mais il ne fait cette proposition que sous l'effet de la nécessité quand cette dernière était pour Bayrou au coeur de l'action politique.

Allez, un petit flash back : vous rappelez-vous les six premiers mois que Bayrou annonçait s'il devait gouverner ? Non ?

Les voilà : ils sont ici.

Voyons voyons, penchons-nous sur le programme de Bayrou : 10 juin 2012, premier tour des élections législatives, les Français votent par référendum la loi de moralisation de la vie publique.

C'était la première mesure que Bayrou voulait faire passer. C'est dire à quel point il a été, une fois de plus, sage, lucide et visionnaire.

Évidemment, je ne vais pas dire non à la proposition d'Harlem Désir. Je pense même que c'est la meilleure chose que puisse faire le PS car, quelle que soit son impopularité, c'est un vote qu'il peut gagner assez haut la main, ce qui redorerait son blason.

Mais je doute qu'Hollande ait le courage politique nécessaire pour affronter les caciques de son parti. Au cas où il se rangerait toutefois à la proposition de Bayrou, il aura évidemment tout mon soutien. Et probablement celui de beaucoup de sympathisants du MoDem.

En attendant, Bayrou et le MoDem ont bien sûr réitéré leur proposition et appelé les Français à prendre leur destin en mains en signant une pétition à cet effet. Il y a en deux à trois jours près de 28 000 signataires. 

Profond soupir quand je reconsidère le projet politique de Bayrou...Pas de blabla, rien de grandiloquent, mais partout l'essentiel, c'est à dire des mesures pragmatiques, dans le vif du sujet. Des lois pour l'emploi avec le produire en France, des lois pour les entreprises et des lois pour la dette. A cela s'ajoutait une démarche prudente et empirique pour l'école et les fondations institutionnelles avec la loi de moralisation de la vie publique.

Nous sommes coincés, aujourd'hui, avec tout juste deux députés. Mais si les Français s'avisaient de nous soutenir aux prochaines élections, municipales puis européennes, nul doute que notre parole aurait nettement plus de poids, d'autant que les programmes municipaux et européens, même s'ils ont des colorations locales, n'en feront pas moins émerger les mêmes problématiques de fond tant elles traversent tout le territoire national et européen.

00:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : bayrou, désir, modem, ps, moralisation |  Facebook | | |

mardi, 02 avril 2013

Quel beau salaud !

Qu'y-a-t-il de pire que l'enfoiré qui vous fout dans la merde après vous avoir menti comme un arracheur de dents ?

Cahuzac vient de plomber ses amis politiques, son président et son premier ministre qui lui avaient tous fait confiance.

Cet individu s'est permis de jouer la plus sinistre des comédies en jurant ses grands dieux qu'il était victime d'un complot. Et tout ça devant l'Assemblée Nationale. Enfoiré.

Mais le pire n'est pas encore là. Le pire, c'est d'avoir fait de la fraude fiscale son cheval de bataille tout en étant lui-même un fraudeur. Enfoiré.

Il plombe avec lui toute la classe politique, tout du moins, toute celle qui se tient éloigné des extrêmes.

De la vérité en politique, dixit Bayrou. Eh bien il va pouvoir écrire la suite parce qu'il y a du boulot, c'est clair.

En tout cas, ceux qui ont gagné leurs galons de journalisme, c'est Médiapart. Je saurais désormais que lorsqu'ils balancent une information explosive, ils s'appuient sur du dur. Classés dans mes sources journalistiques fiables. J'ai bien fait de prendre un abonnement. Si la crise ne passe pas trop durement chez moi, je le renouvellerai.

Je scrute le spectre politique et j'ai quoi ? Des petits arrangements entre amis à droite et à gauche, des individus qui rêvent de Terreur à l'extrême-gauche (l'idéal politique de Mélenchon), des admirateurs de régimes forts à la chinoise et à la russe à l'extrême-droite (Marine Le pen rêve de réorienter la diplomatie française pour faire copain-copain avec l'oligarchie maffieuse russe et les communistes corrompus et féodaux chinois).

Il me reste quoi ? Ben, y'a Bayrou. Un type modéré,  pas idéologue pour un sou (c'est un des rares en France à ne pas avoir de parti pris idéologique mais à raisonner sur des idées), et surtout honnête. Pas le genre à planquer du fric tout en faisant la leçon aux autres. En fait, pas le genre non plus à en gagner beaucoup de toutes façons...Le fric, ça ne l'intéresse pas.

Le pire n'est peut-être pas encore tombé pour Cahuzac : d'après le Canard de demain, il se pourrait que le million d'euros que Cahuzac avait mis de côté vienne de laboratoires auxquels il aurait rendu des «services» à l'époque où il figurait dans la cabinet de Claude Évin, alors Ministre des Affaires sociales. Enfoiré.

Il y a un dernier point : si comme l'affirme également le Canard, Hollande a laissé pourrir la situation alors qu'il savait depuis fin décembre que Cahuzac mentait, il ne mérite qu'une chose : être viré définitivement en 2017. J'ai encore en mémoire son "Moi j'aime pas les riches de 2007" et son "Nous arrivons" en guise d'avertissement aux «riches» en septembre 2012.

La crise de régime que Bayrou pressent depuis un moment risque bien de se produire plus vite que prévu...

mercredi, 20 mars 2013

Chypre : quoi de plus mortel que les déficits et la dette ?

Franchement, si l'État chypriote n'avait conduit à la faillite son budget, l'île d'Aphrodite aurait pu envoyer ch... la BCE et les menaces de toutes sortes venues du reste de l'Europe.

Quand on commence à dépendre des autres pour son financement, on est foutu. Ce n'est pas une question d 'Europe ou pas Europe, fiston...

Un petit rappel à ce sujet : 66% de la dette française est désormais entre les mains d'étrangers. Un petit cours de géographie ? Tous les pays qui explosent entourent la France : Espagne, Portugal, Grèce, Irlande, Islande (mais ils s'en sont bien sortis), Italie en difficulté, Chypre...

Que croient les Français : que ça va faire comme le nuage de Tchernobyl en 1986 ? En théorie, le nuage s'était pile arrêté aux frontières exactes de la France. Faut pas chercher à comprendre l'explosion progressive des cancers depuis...

La France est dans un sale état : en déficit primaire, c'est à dire que hors emprunt, nous continuons d'être en déficit ! Une classe politique irresponsable à la notable exception de Bayrou. Pas de chance, il n'est pas au pouvoir. Une industrie tellement en berne que les recettes venues de la TVA sont en baisse de plus de trois milliards d'euros pour l'année 2012. Un gouvernement dépourvu de la moindre imagination et plombé par les promesses d'un certain candidat Hollande il y a 9 mois. Je continue ?

Après la démission de Cahuzac, il y a eu au moins une bonne nouvelle : plus de ministère de la formation professionnelle. C'est toujours cela d'économisé. On pourrait à mon avis supprimer les deux tiers des ministères en France sans que les Français ne se rendent compte de quoi ce que ce soit. Et avec un bon gros ménage dans les administrations, même tarif.

Il y avait des centristes, me semble-t-il, à Chypre. Un petit parti qui faisait parti du PDE et donc de l'ADLE. Pour autant que je m'en souvienne, ils n'ont plus d'élus nulle part depuis belle lurette. 

Avec ce qu'il me reste de grec moderne, et l'aide de google translate, j'avais à peu près réussi à traduire leur programme, et, me semble-t-il, j'ai souvenir qu'il y avait un chapitre de taille non-négligeable sur l'importance pour Chypre de vivre avec un budget équilibré et sans déficits.

Au fond, les électeurs finissent toujours par récolter ce qu'ils sèment. Bien fait pour leur g... Certes, beaucoup de politiques mentent, mais les Français le savent et ils continuent à voter pour eux.

A côté de cela, personne ne peut traiter Bayrou de menteur ou de démagogue. On lui reconnaît de l'honnêteté, mais en France, cela passe pour une marque de naïveté même si une partie de la sphère intellectuelle la respecte relativement, quoique d'un oeil attristé.

Je pense que les Socialistes vont vraiment tout faire pour tenter d'en finir avec nos déficits, mais ils vont le payer cash électoralement parce que cette volonté va aller à l'encontre de leurs promesses. De plus, on voit que leur programme pour y parvenir ne repose que sur la fabrication de nouvelles taxes même si des lettres de cadrage commencent à toucher les ministères.

Restent les prestations sociales qui vont commencer à souffrir : une part des allocations familiales sont sur la sellette. Sur le fond, je ne suis pas contre la mesure, mais je trouve les revenus planchers pour appliquer la mesure bien trop bas (4500 euros par mois pour un couple, moi, je n'appelle pas cela une foyer aisé) , primo, et, secundo, il faudrait que la mesure soit dégressive avec une progressivité bien étalée.

A plus de 100 000 euros de revenus par an, je pense qu'on peut en effet réduire considérablement les allocations familiales. A ce niveau-là, je ne dis pas que le foyer fiscal concerné s'en fout de 200 euros de plus ou de moins par mois mais quasiment.

Les Socialistes s'y sont pris une fois de plus comme de manches, imprégnés de leurs préjugés marxistes qu'ils sont. Plutôt que de dire bêtement que les plus aisés doivent payer, ils auraient mieux fait de faire valoir qu'à un certain niveau de revenus, pour certains foyers, ce sont des montants insignifiants. 

Le problème, avec eux, c'est que tout est de ce tonneau. Ils ne sont jamais capables de considérer une réforme sans passer par le prisme de leur idéologie de fond. C'est bien pour cette raison qu'ils ne parviennent pas à alimenter une politique amicale pour les entreprises, ne raisonnant qu'en termes de crédits plutôt que de création de richesses et d'environnement.

23:40 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chypre, dette, bayrou, socialistes |  Facebook | | |

vendredi, 15 mars 2013

Abandonner les Alaouites à leur sort ? Erreur fatale !

Pendant longtemps le conflit dramatique qui secoue la Syrie a été présenté à l'opinion occidentale comme une guerre entre les bons et les méchants. D'un côté Bachar el Assad et ses sbires, de l'autre, les gentils rebelles.

La réalité est désormais toute autre. Le conflit a pris une dimension largement communautaire. L'ASL est une sorte de magma dont on ne parvient pas à faire émerger des leaders et des interlocuteurs identifiables.

Les gouvernements de l'étranger ne valent rien. L'ASL peut avoir des représentations dans bien des pays, elle ne représente rien en Syrie même où elle ne dispose d'aucune autorité ni légitimité politique. 

D'un point de vue militaire, l'ASL est un agrégat de groupuscules armés dont la seule caractéristique commune est d'être incontrôlables.

Ce que l'on sait, en revanche, c'est que le Qatar et l'Arabie Saoudite financent abondamment des groupes islamistes qui accueillent en leur sein sans doute aucun des éléments djihadistes.

Si El-Assad et son parti Baas commettent des crimes, dans le champ diplomatique, ils ne sont pas irresponsables et contrôlent leurs troupes.

La minorité alaouite fait bloc, désormais, bon gré mal gré compte-tenu de la situation, derrière le pouvoir syrien. Les Alaouites sont l'un des peuples les plus libres et ouverts dans le champ social de tout le Proche-orient. Les femmes alaouites marchent fièrement et sans voile et disposent de droits dont aucune Sunnite n'a jamais disposé.

Je reçois parfaitement les propos de François Bayrou qui met en garde la France puisque l'actuel gouvernement a décidé de livrer des armes à l'opposition syrienne. Nous ne savons pas à qui nous livrons des armes et nous devrions en conséquence nous abstenir.

Et je rejoins  Marielle de Sarnez qui itnervenait hier sur la situation en Syrie : 

«Nous devrions nous concentrer sur ce que nous pouvons et ce que nous devons faire»

Marielle de Sarnez distingue deux urgences : l'une humanitaire, l'autre politique.

il faut acheminer l’aide humanitaire dans les zones libérées en passant par la coalition et par l’ASL, ce qui est concrètement absolument possible. Il faut deuxièmement aider davantage les réfugiés qui sont dans les camps dans les pays voisins autour de la Syrie.

- La Ligue Arabe a lancé un appel à la coalition nationale syrienne pour que celle-ci désigne une instance exécutive et participe ainsi au sommet arabe de Doha. J’aurais aimé que Madame Ashton nous donne son point de vue sur cette initiative. Je pense très important que les forces d’opposition syriennes se dotent d’un véritable gouvernement. Je pense fondamental que nous pesions de tout notre poids et que l’Union européenne veille avec eux à ce que cette opposition inclue et intègre l’ensemble des communautés ethniques et religieuses dans son projet politique pour la Syrie

10:01 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, bayrou, sarnez, alaouite |  Facebook | | |

mardi, 12 mars 2013

Olympe de Gouges au Panthéon ?

J'ai pris bonne note de la proposition d'Anne Hidalgo de soutenir et promouvoir l'entrée d'Olympe de Gouges au Panthéon. Il est clair que je préfère de loin Olympe à l'indigne Hessel dont on parle également aux portes du mausolée de la République.

Pour être franc, j'ai toujours eu beaucoup de mépris pour cette sorte de gros caveau laïc qui trône aux côtés de Saint-Étienne du Mont, face au Luxembourg.

La patrie veut reconnaître ses grands hommes ? Et tous les petits qui l'ont servie en silence sans jamais rien demander ? 

Sans doute le Panthéon n'a-t-il pas atteint le niveau de dévoiement qui est celui de la Légion d'honneur, autre et indigne, désormais, symbole républicain, mais il n'en reste pas moins que deux femmes seulement y figurent et qu'au fond, on devrait laisser aux dieux ce qui est aux dieux et aux hommes ce qui est aux hommes.

Je n'aime pas cette idée d'un panthéon laïc. Mieux vaut celui de Rome avec sa ribambelle de divinités hautes en couleur.

Pour revenir à Olympe, oui, à l'évidence, il serait légitime d'y amener ses cendres. Et pas qu'elle : Madame de Staël,  Madame de La Fayette, Soeur Emmanuelle, Mère Térésa pour citer des femmes admirables mais quelques autres aussi que l'on méconnaît parfois y ont toute leur place : 

Marie-Pierrette Paulze, cela dit quelque chose à quelqu'un ? Non ? Normal. Et si je vous dis qu'il s'agit de Madame Lavoisier ? Assistante de son époux, elle a très vraisemblablement participé à tous ses travaux sans que l'on sache, en raison de l'occultation du rôle des femmes à cette époque, à qui l'humanité est redevable des trouvailles du célèbre chimiste. Pendant la Terreur (au temps des potes de Mélenchon et Chavez quoi...) elle continuait à formuler des hypothèses scientifiques de sa prison.

Et Sophie Germain qui stupéfia le mathématicien Lagrange par ses hypothèses audacieuses sur l'acoustique après avoir dû étudier  les mathématiques en cachette de ses parents ?

Je ne suis pas dupe des déclarations d'Anne Hidalgo : elles viennent comme par hasard un 8 mars. Je doute que l'on entende parler d'Olympe de Gouges d'ici le 8 mars prochain. Mais enfin, je la prends au mot : concrètement, que va-t-elle faire pour soutenir cette candidature ?

Les symboles sont une chose mais ils ne doivent pas servir de cache-misère à la réalité quotidienne : que l'on vienne à bout des violences conjugales pour commencer, voilà un premier pas majeur pour les femmes. Ensuite, l'égalité salariale : plus difficile à réaliser car le choix d'un salaire plutôt qu'un autre est quelque chose de subjectif et il me paraît difficile de légiférer efficacement là-dessus. Néanmoins,  je rejoins François Bayrou et Marielle de Sarnez qui sont d'avis de pénaliser financièrement les entreprises qui se rendent coupables de discriminations salariales. Ce que l'on peut saluer, c'est l'accès de femmes à de très hautes responsabilités : Laurence Parisot au MEDEF, Christine Lagarde au FMI sont d'heureuses exceptions. On souhaiterait en connaître d'autres.

Je sais que je joue un rôle d'équilibriste quand je l'affirme mais j'ai toujours soutenu que toutes les lois qui assuraient l'équité entre hommes et femmes n'étaient pas assimilables à de la discrimination positive. Je n'aime pas la discrimination positive et plus généralement l'idée de favoriser d'une manière ou une autre un lobby, un groupe d'intérêt ou une minorité quelle qu'elle soit.

Cela m'agace prodigieusement quand on cite les femmes dans une énumération de minorités qui ne font que refléter les contrastes et la diversité de l'humaine société.

Les femmes représentent 50% de l'humanité. Elle ne sont ni une minorité ni une majorité, au demeurant, mais son essence, tout simplement. Les pays les plus avancés sont ceux qui garantissent le plus sûrement des places aux femmes y compris par la loi.

Parmi les mesures concrètes, je retiens par exemple celle d'un  Bayrou proposant de valoriser dans le calcul de la pension de retraite le temps passé par une femme à éduquer ses enfants.

jeudi, 28 février 2013

Étiquetage : tant pis si on est les seuls à le faire !

J'ai tout simplement adoré cette observation de Bayrou à propos de l'étiquetage des produits alimentaires :

« Il est donc urgent de reconstruire au plus vite la confiance des consommateurs, par un renforcement de l'étiquetage et une meilleure identification des produits vendus. Si les autres pays européens ne veulent pas suivre, nous devons commencer seuls. Il n’y a aucune raison que la France ne puisse pas être à l’avant-garde, en se mettant d’accord avec ses producteurs et ses circuits de commercialisation. »

C'est exactement ce que je pense. Envoyons chier Bruxelles et ses bureaucrates que je ne supporte quasiment plus. La bureaucratie européenne et ses diverses commissions, pour moi, c'est l'anti-parlement européen, l'anti-démocratie, au final, l'anti-Europe.

Je pense comme Bayrou : on va le faire tout seuls, et, vous savez ce qui se passera après ? Il y aura tellement de scandales alimentaires et sanitaires ailleurs que nous vendrons nos produits comme des petits pains parce que le monde entier saura que ce sont les seuls qui sont fiables.

mardi, 29 janvier 2013

Tu fais quoi François ?

Je ne comprends pas Bayrou depuis peu : après une présidentielle dans laquelle il avait eu l'intelligence de remuer des thèmes essentiels, depuis son vote pour François Hollande, le voilà devenu insipide.

Il avait fait des filières courtes et du made in France son principal thème de campagne, mais depuis, il ne dit plus rien ou, du moins, plus rien d'intéressant sur le sujet.

Le voilà réduit au rôle d'un simple commentateur de l'actualité distribuant les bons points çà et là. Plus une propositon, pas d'idées nouvelles, toute forme de critique décapante étant passée à la trappe.

Bon sang, remue-toi, François : le MoDem se meurt dans une soporifique langueur, électro-encéphalogramme bientôt plat.

Il y en a pourtant des choses à dire : j'attendais Bayrou sur la fiscalité, sur le capital-risque, sur la folie normative des cadres juridiques français qui étouffe toute initiative, sur l'Europe avec autre chose que des déclarations d'intention (du genre, l'Europe est dans notre code génétique : il ne suffit pas de le dire, il faut le prouver avec des propositons décapantes). 

Au lieu de cela, le voilà à donner l'accolade à Peillon l'incapable sur les rythmes scolaires.

Du côté de la base militante du MoDem, c'est pire que tout : des débats sans fin et parfaitement inutiles sur les relations avec l'UDI et le PS,  un désintérêt à peu près total pour l'analyse et la recherche d'idées. Le fade projet humaniste sert de petit livre rouge.

Bref, tout part à vau l'eau, on est à la dérive. Tout se délite. Je n'aime pas tirer sur l'ambulance, mais parfois, il vaut mieux enclencher la sirène d'alarme quand tous les voyants sont au rouge.

Je n'ai vu et entendu d'intéressant au MoDem depuis quelques mois que l'action de Marielle (de Sarnez). Pour le reste...

Bref, Bayrou devrait cesser de consater que la gauche a fait du chemin et songer à poursuivre le sien. 

Je l'ai dit, la Présidentielle avait ouvert des voies nouvelles, Bayrou s'était montré une fois de plus un éclaireur : j'aimerais qu'il le reste.

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mardi, 22 janvier 2013

Rythmes scolaires : Bayrou devrait se poser quelques questions...

Il est rare que je m'oppose radicalement à Bayrou sur les idées, mais aujourd'hui, clairement, je ne saurais en aucun cas le suivre quant à ses assertions.

Contrairement à ce qu'il dit la réforme voulue par Peillon n'est pas un retour à la situation antérieure. Moi, je suis Parisien et je sais tout de même de quoi je parle. Auparavant, les écoliers venaient en classe en alternance 4 ou 5 jours par semaines. Un samedi sur deux était consacré à l'animation pédagogique pour les enseignants ou pour la réception des parents, l'autre à la classe.

Là, il s'agit d'envoyer les enfants à l'école tous les mercredis et pour les enseignants, leurs animations pédagogiques se dérouleront les mercredis après-midi. Ils sont perdants sur tous les fronts.

Peillon et Delanoë qui n'a de préoccupation que sa clientèle boboïsée et/ou fonctionnarisée ont déplacé le curseur au mercredi. Plus de coupure dans la semaine pour les enfants alors qu'ils fatiguent, particulièrement en hiver. Je ne sais pas d'où les chronobiologiconnards tirent leurs abracabantesques études mais moi, je ne crois que ce que je vois, comme l'aristotélicien Thomas d'Aquin, et je constate que mes enfants sont fatigués en milieu de semaine. Et je ne suis pas seul à faire ce constat. Sondées il y a un an, 55% des familles étaient d'ailleurs opposées à cette modification. Après, il y a aussi celles qui escomptent user de l'école pour remplacer garderies et centres périscolaires car l'école, elle, est gratuite. Si ces familles ont des problèmes de garde, elles doivent faire pression sur leurs municipalités pour obtenir davantage de moyens dans ce domaine, pas faire peser sur l'école et sur toutes les autres familles leurs tracas.

Moins d'heures de cours dans la journée, c'est du pipeau. L'argument de Bayrou ne tient pas. Dans la réalité, les enfants repartiront aux mêmes heures des écoles. L'argument ne tient pas.

Au passage, à Paris, Delanoë escompte bien réaliser de jolies économies sur le dos des enseignants car il va économiser le mercredi matin en animation périscolaire et il n'est pas question d'en ajouter à partir de 16h00.

Bayrou accuse ni plus ni moins les 90% d'enseignants qui sont furieux de conservatisme. Je n'ai pas été habitué à un telle légèreté de cet homme. 90% c'est une somme. Ce n'est pas un quart, un demi, c'est une majorité écrasante. Je l'invite à prendre connaissance des véritables causes de cette grève. Contrairement à nombre d'individus qui se croient malins, j'ai pris le temps de discuter avec les instituteurs et institutrices de mes enfants...

J'ai bien noté que le programme du MoDem comportait les mêmes billevisées que celui des Socialistes et de la droite, tous d'accord pour marcher dans les pas des dernières pédagogolâtries en cours. Il est drôlatique au possible de voir SOS Éducation emboîter le pas avec entrain aux pédagogols sur le sujet. Je les observe à jouer les parangons de vertu depuis plusieurs années. Dans la réalité, ils sont comme les autres s'ils ne sont pires.

Je ne comprends pas que Bayrou, comme tant d'autre, s'obstine à vouloir agir sur la forme. On a procédé depuis 40 ans à toutes sortes de moutures et de boutures plus folles et contradictoires les unes que les autres dans l'Éducation Nationale sans jamais infléchir le cours de son déclin.

Bref, quant il y a 90% d'enseignants qui se mettent en grève, surtout dans une académie comme celle de Paris qui est de moeurs plutôt tranquilles dans ce domaine, il y a tout de même anguille sous roche, non ? 90% de cons, ça fait beaucoup pour une seule profession et autant de gens...Bayrou devrait méditer là-dessus. A bon entendeur, salut...

vendredi, 30 novembre 2012

Sac de noeuds à Florange

Tout en ayant peu apprécié la sortie tribunicienne de Montebourg, je n'en reconnais pas moins qu'il y a un vrai problème à Florange. 

Si j'ai bien compris l'enjeu, il y a deux unités à Florange : l'une dont l'activité est rentable et l'autre pas. Mittal veut se débarasser de la seconde. Il y a bien des repreneurs mais pour les deux unités seulement, pas uniquement pour celle qui n'est pas rentable. Mittal veut bien revendre la pas rentable mais il veut garder l'autre.

Si la pas rentable ferme, c'est un branche industrielle qui s'éteint définitivement en France alors qu'elle est surtout victime de la conjoncture.

Que faire alors ? Cahuzac a juré que le gouvernement trouverait l'argent nécessaire à l'indemnisation en cas de nationalisation mais là, je suis très sceptique : ce gouvernement devrait cesser avec ce type d'annonces. Soit il a les moyens de dégager des fonds par des réductions de dépenses publiques, et dans ce cas, il l'annonce carte sur table en précisant d'où il tire l'argent, soit il vaut mieux qu'il se taise.

Si ce n'est qu'un coup de bluff, la manoeuvre est particulièrement inepte et ne trompe personne.

Je n'aime pas vraiment le principe d'une nationalisation a fortiori contrainte. Bayrou a bien résumé la problématique en faisant observer que cela ne se faisait pas comme cela et qu'il fallait une indemnisation juste, primo, et que secundo, il fallait tout de même interroger les perspectives du marché de l'acier avant de se lancer dans un projet aussi hasardeux.

Comme le dit Bayrou « La nationalisation, n'est pas un but mais un moyen ! La vraie question est : industriellement, que peut-on faire ? Nous sommes dans une situation où tout le monde sait que la consommation d'acier s'effondre en Europe et que ce que nous exportons va être produits sur place dans un certain nombre d'autres marchés : Chine, Inde, etc. Nous avons un problème de surcapacité. Est-ce que ce que nous allons produire à Florange va trouver des clients ? Si cette production ne trouve pas son marché, nous allons nous retrouver avec ce site sur les bras. Dans les circonstances où nous sommes, alors qu'il n'y a pas d'argent, ce serait une situation extrêmement risquée »

Je ne connais pas assez les technologies associées à l'acier pour pouvoir exprimer une idée pertinente, mais je pense en revanche que nous n'avons pas intérêt à entretenir une production du XXème siècle. Si Florange est sauvée par l'État, il faut alors songer à une reconversion vers un acier de haute technologie et viser des applications et utilisations ad hoc. En somme, il faut avoir un projet technologique et industriel. Je ne crois pas que le gouvernement en ait un en tête à l'heure actuelle.

00:09 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : florange, acier, bayrou, montebourg |  Facebook | | |