Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 29 avril 2013

Bayrou premier ministre ?

Il a suffi d'un sondage rappelant le goût des Français pour une union nationale afin de sortir de la crise pour que fleurissent les hypothèses les plus extravagantes.

On parle de Bayrou premier ministre. Cela me semble invraisemblable pour plusieurs raisons.

a) l'intéressé le dit lui-même, hors de question de gouverner sans ligne claire, et surtout, sans ligne avec laquelle il soit d'accord. Ce que j'entends et vois des Socialistes me fait penser que ce n'est pas demain la veille qu'une telle condition soit remplie.

b) les Socialistes sont majoritaires à l'assemblée : comment pourraient-ils accepter que ce ne soit pas l'un des leurs qui dirige le pays ? Sur quelle majorité pourrait d'ailleurs s'appuyer François Bayrou ? Certainement pas sur les Hamon, Montebourg, Bartolone et compagnie.

c) Pour que cela tienne, il faudrait au moins le soutien de l'UDI pour compenser la probable désintégration du PS avec le départ de sa gauche. Je sais que le PS vit dans un grand écart continuel mais je n'imagine pas non plus ce parti se tirer une balle dans la tête alors qu'il contrôle tous les leviers du pays.

d) Bayrou ne dispose d'aucune force politique qui pourrait faire de lui un renfort politique de choix. Il y a certes sa stature morale, sa prescience, mais, en politique, il faut plus que cela pour peser.

e) Envisager un changement de gouvernement moins d'un an après son entrée en fonction, c'est ridicule.

Il peut y avoir une recomposition, mais elle ne viendra pas avant que les municipales et les européennes soient passées. Sans un score conséquent du MoDem, je vois mal comment le centre pourrait peser.

En revanche, ce que je vois se profiler, c'est une explosion du FN. Seul le programme et les idées de Bayrou pourraient contrer en partie les propositions de ce parti, mais elles doivent être affinées, précisées et approfondies. Cela suppose pour cela un parti capable de creuser et de penser. Le MoDem s'est réorganisé, mais, au niveau des idées et de son appareil militant, c'est pour l'instant une coquille vide. J'écoute et je lis avec beaucoup d'attention ce que disent les militants du MoDem ou même ses cadres : ils sont sympathiques, certes, honnêtes, mais rien d'original ni de percutant n'émane d'eux pour l'instant.

Bayrou fait pourtant des observations intéressantes :

1. Il juge avec beaucoup de justesse que la priorité des priorités c'est la création de richesses sur notre sol.

2. Il estime que baisser les salaires pour faire face à la main d'oeuvre à bas coût est une piste fallacieuse.

Voilà des propos qui devraient plaire aux Français et certainement les rassurer. J'attendrais du MoDem qu'il se lance à corps perdu et de toutes ses forces sur ces deux thèmes qui sont fondateurs car ils sont constitutifs du redressement de notre pays. Au lieu de cela, quelques propos vaseux sur la moralisation de la vie publique, des postures, encore des postures et toujours des postures. 

Il y a un problème avec ce parti : il n'a jamais produit ne serait-ce que le dixième des idées que l'UDF apportait à la politique française sauf en 2009 avec son programme européen atypique. C'est pour cela qu'il perd toutes ses élections, parce qu'à chaque fois, il n'a rien à proposer. Fier d'être démocrate, c'est un slogan en interne, pas un mantra mobilisateur pour le pays...

Bref, ce qu'il faudrait à Bayrou, c'est un think tank (notamment pour réfléchir sur ses propositions économiques) en plus de son parti, et, pour l'instant, rien de tel.

Conclusion du billet, aucune des conditions nécessaires n'est réunie pour que Bayrou puisse aspirer au poste de Premier Ministre (et de toutes façons, il n'y ira pas en l'état).

00:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : bayrou, modem |  Facebook | | |

mercredi, 24 avril 2013

Au-delà de Paris, les bobos n'existent pas

L'Express a réalisé un excellent reportage relayé par la plume de Libie Cousteau sur le transfert de voix socialistes vers le candidat FN lors de la dernière élection législative partielle. J'invite mes lecteurs à en prendre connaissance , on y trouve en quelques témoignages lapidaires un beau bestiaire des errements de l'actuelle majorité.

Conh-Bendit écrivait dans le Nouvel Obs jeudi dernier qu'il existait trois gauches : la gauche autoritaire, la gauche gestionnaire et la gauche libertaire. C'est justement observé, mais je constate qu'aucune des trois ne répond aux attentes populaires.

La gauche libertaire est celle des bobos et des étudiants, la gauche gestionnaire, celles des cadres et des hauts fonctionnaires, et la gauche autoritaire, celles des fonctionnaires, petits profs, instituteurs et administratifs de toutes sortes.

Que reste-t-il pour les ouvriers, les employés, les précaires ? Personne. Tout du moins, si : le Front National dont le discours s'adresse directement à eux.

Si l'assiociation continuelle du mariage pour tous et de la manif pour tous pendant si longtemps dans les médias et les réseaux sociaux m'a prodigieusement agacé, c'est que l'on voit bien à cette turgescence incongrue que les gens qui sont à l'abri du besoin et de la précarité n'ont vraiment rien à f... de leur journée, ou, tout du moins, ignorent clairement les fins de mois difficiles. Qu'ils soient pour ou qu'ils soient contre. Toutes les enquêtes d'opinion l'ont montré clairement, ce sujet est apparu comme tout à fait secondaire aux Français.

Cela me frappe de voir les beaux esprits beugler au fascisme parce qu'ils voient des UMP et des FN côte à côte chez les anti. Ils n'ont vraiment rien compris. Et cela ne m'interroge pas moins de constater l'inanité, la vacuité, même, de la droite, qui escompte se refaire une santé sur un sujet qui concerne moins d'1% des Français (l'écrasante majorité des homosexuels se fiche du mariage comme de l'an 40 de même que près de la moitié des Français toutes orientations sexuelles confondues ne se marient plus, je le rappelle, ou, à défaut, divorcent...).

Fondamentalement, on le voit, les mesures prises par les Socialistes (la fin de l'exonération des heures sup, l'absence de projet pour relancer l'industrie), leurs mensonges, vont à rebours des aspirations populaires dont les envies sont au fond simples : avoir un travail et pouvoir vivre décemment.

J'aimerais que le MoDem ne verse pas dans la boboïsation, en se préoccupant de sujets secondaires, mais se montre capable de s'adresser aux Français délaissés avec des propositions concrètes.

La sauvegarde de l'emploi en France parle certainement à ceux qui en sont privés ou, tout du moins, menacés de perte. Bayrou est un homme honnête. Il a vocation à porter un centrisme populaire et tribunicien, bien loin des éructations d'un Mélenchon, afin de ne pas laisser comme seul et trompeur interlocuteur au peuple le Front National.

09:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gauche, modem, bayrou, fn |  Facebook | | |

samedi, 20 avril 2013

Austérité ? Cambadélis déconne...

Ce pays et sa classe politique sont vraiment délirants. On entend tous les jours parler d'austérité alors que la dépense publique ne cesse d'augmenter et que finalement, la seule chose que sait faire la France pour la contrôler est d'augmenter les impôts. Entre ceux que Sarkozy a fait passer avant de partir et ceux que les Socialistes nous préparent, les François vont avoir droit à l'effet kisscool.

Je ne puis qu'inviter les Socialistes, comme le suggère mon ami Olivier, à imiter le simple bon sens cher à Bayrou.

Christophe Cambadélis ne comprend pas : Bayrou se fiche bien du PS. Ce qui l'obnubile, c'est de sauver la France.

L'accuser de promouvoir l'austérité parce qu'il réclame l'équilibrage des comptes et brandir l'Allemagne comme un épouvantail, c'est vraiment une forfaiture indigne.

Ce gouvernement qui a trouvé le moyen de générer de nouvelles dépenses (jour de carence supprimé pour les fonctionnaires, multiplication de postes à l'Éducation Nationale comme des petits pains, ministères pléthoriques) me paraît, avec sa majorité, très mal placé pour hurler au loup austère.

Ce qui aggrave la crise dans tous les pays ce sont les coups de boutoir fiscaux que les gouvernements assènent. Associés à une baisse des services de l'État, en effet, ils sont contre-productifs.

Et les exemples que cite Monsieur Cambadélis illustrent tout à fait cette politique qui ne sert en rien à libérer les énergies. Quant à Mario Monti et à l'Italie que Cambadélis se plaît à critiquer, on pourrait lui objecter que l'Italie n'est plus en déficit primaire, contrairement à la France.

Mais moi, je donne un conseil à Monsieur Cambadélis et à ses amis, et c'est le même que Bayrou : la France emprute bas pour financer ses dépenses, mais si elle continue à montrer qu'elle n'est pas capable de réduire sa dépense, ses prêteurs vont un jour la lâcher.

J'ajoute autre chose : tenter de saupoudrer des réductions dans tous les services de l'État, c'est inefficace. A l'heure actuelle, ce sont des services entiers qu'il faut purement et simplement supprimer, surtout à considérer leur très faible efficience.

Faut-il attendre d'être dos au mur pour le comprendre ?

samedi, 13 avril 2013

Bayrou est ce qu'il a toujours été

Plusieurs sondages frémissent en faveur de Bayrou (et du MoDem !) : la presse s'en fait l'écho, mais avec des titres qui me déplaisent.

Le Huffington Post écrit que Bayrou tient sa revanche. Geoffroy Clavel n'a rien compris. 

Qui croit un seul instant que Bayrou cherche une revanche ? Bayrou s'inquiète depuis longtemps de la crise qui mine notre pays. Ce qui se produit ne le réjouit absolument pas même si l'opinion lui donne quitus de son honnêteté et de sa cohérence. Ce n'est donc ni son avenir politique ni un quelconque maroquin qui l'agite mais bien les perspectives qui attendent les Français.

Bayrou reste ce qu'il a toujours été : un honnête homme, modéré et pragmatique, soucieux de l'intérêt commun.

J'entends parfois parler, voire même espérer dans nos rangs un gouvernement Bayrou. Je le dis tout net, ce serait une forfaiture si nous n'avions pas en amont l'assentiment des Français pour une telle majorité.

Un tel assentiment ne peut s'exprimer que dans les urnes et nulle part ailleurs.

Une légistlative partielle se prépare en Amérique pour représenter les Français de cette région du monde en raison de l'annulation du scrutin par le Conseil Constitutionnel. Nicolas Druet va représenter le MoDem.

Si les Français d'Amérique pensent que notre parti exprime bien plus honnêtement leurs aspirations que les autres formations politiques, la balle est dans leur camp et c'est à eux de le faire savoir. Le site des Démocrates d'Amérique du nord donnera au fil du temps plus de précisions sur les positions exprimées par Nicolas Druet.

Si Jérôme Cahuzac démissionne, je puis légitimement espérer qu'un candidat démocrate aille porter nos couleurs dans sa circonscription.

Enfin, dans un an, deux échéances électorales importantes attendent les Français : les municipales et les européennes. Il sera alors bien temps de modifier les rapports de force politiques qui s'imposent à l'heure actuelle pour diriger la France.

En attendant, je l'ai fait savoir il y a peu, le MoDem s'est doté d'un programme fort et concis consultble sur son site.

mercredi, 10 avril 2013

Qui dit paradis fiscaux dit enfer fiscal...

S'il y a bien quelque chose qui me frappe dans les actualités c'est l'absence de remise en question de notre fiscalité : quand il y a des paradis fiscaux quelque part, c'est forcément qu'il y a un enfer fiscal en contre-partie.

Pourquoi tant d'évasion dans notre pays ? Dans les sommes disparues, il y a certes de l'argent sale (drogue, corruption) mais aussi de l'argent gagné honnêtement.

On ferait mieux de se demander pourquoi elles ne sont pas demeurées en France. Comme le dit joliment mon affreux libéral favoriun évadé de l’enfer fiscal, c’est un type qui se soustrait à cette vengeance collectiviste, qui montre qu’il place sa propriété, son bien, son travail, sa famille, avant la collectivité et refuse le jeu imposé par ces jaloux.

Dans tout marché, quand on crée des rigidités, il s'ensuite par réaction un surcroît de flexibilité ailleurs. C'est vrai sur le marché de l'emploi et particulièrement dans la fonction publique ou des emplois protégés côtoient des emplois ultra-précaires, et c'est vrai aussi dans le domaine de la fiscalité ou des États multi-imposeurs doivent faire face à des places fiscalement libertaires où l'argent se place et s'écoule dans la liberté la plus totale.

Nous vivons dans l'ère du soupçon permanent alimenté largement par quasiment toute la classe politique.

On ne parle que de traquer l'évasion fiscale, d'imposer plus lourdement les "riches", de dévoiler son patrimoine, mais jamais des impôts qui écrasent l'esprit d'entreprise et l'initiative.

A faire du profit, un objectif légitime, un sentiment honteux, on amène évidemment des tactiques d'évitement qui ne sont bonnes pour personne, in fine.

Il y a un modèle dont Bayrou fait très justement l'apologie : celui de la Suisse. Un modèle que nous envions et dont nous laissons souvent entendre pis que mal. C'est pourtant un modèle à la démocratie impeccable et aux structures économiques harmonieuses et diversifiées.

Est-ce un hasard si l'un de nos plus emblématiques entrepreneurs libéraux, Pierre Chappaz, en faisait un éloge appuyé il y a trois mois sur son blogue ? Est-ce un hasard s'il s'y est d'ailleurs installé ? Est-ce un hasard si le code du travail suisse que brandissait François Bayrou il y a peu comptait une centaine de pages contre plusieurs milliers pour le nôtre ?

Il me semble que le Béarnais voit juste, une fois encore, en choisissant ses références avec soin. Nous devrions tourner nos regards de l'autre côté des Alpes et tacher d'y trouver un exemple plutôt que de nous enferrer dans nos méandres planificateurs et interventionnistes.

Pour l'heure, je le redis, pour faire venir des capitaux de manière immédiate, il conviendrait de décréter une amnistie fiscale avec un taux de récupération très bas, de supprimer l'ISF et de le remplacer par une imposition très légère sur le patrimoine, faire redescendre l'impôt sur le revenu à des montants acceptables en commençant par supprimer l'idiote tranche de 75% et repenser dépense publique et fiscalité en supprimant les doublons et les administrations qui ne servent à rien.

15:04 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : suisse, bayrou, fiscalité |  Facebook | | |

lundi, 08 avril 2013

J'imagine mal Bayrou devenir 1er ministre de Hollande

Comme d'habitude, une partie de la presse bave sur les intentions de François Bayrou. C'est aux titres crétins et aux délires abracadabrantesques qu'on y lit qu'on comprend que le projet de Bayrou (ni sa personne, au demeurant) n'a jamais été compris par tout ce monde là.

Si Hollande devait proposer à Bayrou de devenir Premier Ministre, ce serait reconnaître de sa part et de toutes ses troupes que son projet présidentiel ne tenait pas la route et que les mises en garde de Bayrou à ce sujet avaient été exactes.

Ce serait aussi reconnaître que le projet présidentiel de Bayrou était le seul valide en 2012 (comme en 2007).

Même si ces conditions étaient réunies, je n'imagine pas les Socialistes dans leur ensemble accepter une telle décision. Et malheureusement, le MoDem de Bayrou est encore largement en convalescence. Jusqu'à nouvel ordre, nain politique dans l'opinion et à l'Assemblée, nous n'avons pas de dot à apporter au marié...

Le temps d'un tel bouleversement n'est pas venu.

Pour que le MoDem puisse accéder au pouvoir, il doit faire ses preuves électorales. S'appuyer sur une majorité qui ne vous représente pas, c'est se condamenr à l'impuissance.

La seule chose que Bayrou accepterait, ce serait de diriger un vrai gouvernement d'union nationale avec des hommes de la trempe de Fillon, Baroin ou Juppé à l'intérieur, ou encore des femmes comme Valérie Pécresse, NKM, Rama Yade, et, bien sûr des personnalités de gauche de premier ordre de l'autre côté.

Si nous devions en arriver là, la situation serait très grave.

Par ailleurs, j'ai de fortes préventions face aux unions nationales et républicaines de toutes sortes : elles laissent le champ libre aux extrêmes pour devenir la seule opposition.

De telles unions ne doivent pas durer longtemps car elles sont contre-nature, et, en leur sein, chacun doit conserver son identité.

Pour ce qui me concerne, j'ai juste le désir de voir l'actuel gouvernement modifier profondément sa ligne économique. Écouter Bayrou est un premier pas. Il n'y a pas de fatalité, seulement de l'impuissance et de la velléité politiques.

Si les Français changent d'avis et commencent à penser que les solutions de Bayrou et du Modem sont les meilleures, qu'ils le fassent savoir dans les urnes lors des prochaines élections, d'autant que ce que nous disons à l'échelle de l'Europe et de la commune est souvent une déclinaison locale de notre programme national. 

08:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : hollande, bayrou |  Facebook | | |

dimanche, 07 avril 2013

Trop drôle de voir le PS s'aligner sur une proposition de Bayrou...

Si la situation n'était pas si grave je me laisserais aller à de cinglantes observations envers les Socialistes.

Harlem Désir, 1er secrétaire du PS, sous la pression du scandale, se range donc à l'une des principales propositions de François Bayrou : moraliser la vie publique en passant par la voie référendaire.

Mais il ne fait cette proposition que sous l'effet de la nécessité quand cette dernière était pour Bayrou au coeur de l'action politique.

Allez, un petit flash back : vous rappelez-vous les six premiers mois que Bayrou annonçait s'il devait gouverner ? Non ?

Les voilà : ils sont ici.

Voyons voyons, penchons-nous sur le programme de Bayrou : 10 juin 2012, premier tour des élections législatives, les Français votent par référendum la loi de moralisation de la vie publique.

C'était la première mesure que Bayrou voulait faire passer. C'est dire à quel point il a été, une fois de plus, sage, lucide et visionnaire.

Évidemment, je ne vais pas dire non à la proposition d'Harlem Désir. Je pense même que c'est la meilleure chose que puisse faire le PS car, quelle que soit son impopularité, c'est un vote qu'il peut gagner assez haut la main, ce qui redorerait son blason.

Mais je doute qu'Hollande ait le courage politique nécessaire pour affronter les caciques de son parti. Au cas où il se rangerait toutefois à la proposition de Bayrou, il aura évidemment tout mon soutien. Et probablement celui de beaucoup de sympathisants du MoDem.

En attendant, Bayrou et le MoDem ont bien sûr réitéré leur proposition et appelé les Français à prendre leur destin en mains en signant une pétition à cet effet. Il y a en deux à trois jours près de 28 000 signataires. 

Profond soupir quand je reconsidère le projet politique de Bayrou...Pas de blabla, rien de grandiloquent, mais partout l'essentiel, c'est à dire des mesures pragmatiques, dans le vif du sujet. Des lois pour l'emploi avec le produire en France, des lois pour les entreprises et des lois pour la dette. A cela s'ajoutait une démarche prudente et empirique pour l'école et les fondations institutionnelles avec la loi de moralisation de la vie publique.

Nous sommes coincés, aujourd'hui, avec tout juste deux députés. Mais si les Français s'avisaient de nous soutenir aux prochaines élections, municipales puis européennes, nul doute que notre parole aurait nettement plus de poids, d'autant que les programmes municipaux et européens, même s'ils ont des colorations locales, n'en feront pas moins émerger les mêmes problématiques de fond tant elles traversent tout le territoire national et européen.

00:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : bayrou, désir, modem, ps, moralisation |  Facebook | | |

mardi, 02 avril 2013

Quel beau salaud !

Qu'y-a-t-il de pire que l'enfoiré qui vous fout dans la merde après vous avoir menti comme un arracheur de dents ?

Cahuzac vient de plomber ses amis politiques, son président et son premier ministre qui lui avaient tous fait confiance.

Cet individu s'est permis de jouer la plus sinistre des comédies en jurant ses grands dieux qu'il était victime d'un complot. Et tout ça devant l'Assemblée Nationale. Enfoiré.

Mais le pire n'est pas encore là. Le pire, c'est d'avoir fait de la fraude fiscale son cheval de bataille tout en étant lui-même un fraudeur. Enfoiré.

Il plombe avec lui toute la classe politique, tout du moins, toute celle qui se tient éloigné des extrêmes.

De la vérité en politique, dixit Bayrou. Eh bien il va pouvoir écrire la suite parce qu'il y a du boulot, c'est clair.

En tout cas, ceux qui ont gagné leurs galons de journalisme, c'est Médiapart. Je saurais désormais que lorsqu'ils balancent une information explosive, ils s'appuient sur du dur. Classés dans mes sources journalistiques fiables. J'ai bien fait de prendre un abonnement. Si la crise ne passe pas trop durement chez moi, je le renouvellerai.

Je scrute le spectre politique et j'ai quoi ? Des petits arrangements entre amis à droite et à gauche, des individus qui rêvent de Terreur à l'extrême-gauche (l'idéal politique de Mélenchon), des admirateurs de régimes forts à la chinoise et à la russe à l'extrême-droite (Marine Le pen rêve de réorienter la diplomatie française pour faire copain-copain avec l'oligarchie maffieuse russe et les communistes corrompus et féodaux chinois).

Il me reste quoi ? Ben, y'a Bayrou. Un type modéré,  pas idéologue pour un sou (c'est un des rares en France à ne pas avoir de parti pris idéologique mais à raisonner sur des idées), et surtout honnête. Pas le genre à planquer du fric tout en faisant la leçon aux autres. En fait, pas le genre non plus à en gagner beaucoup de toutes façons...Le fric, ça ne l'intéresse pas.

Le pire n'est peut-être pas encore tombé pour Cahuzac : d'après le Canard de demain, il se pourrait que le million d'euros que Cahuzac avait mis de côté vienne de laboratoires auxquels il aurait rendu des «services» à l'époque où il figurait dans la cabinet de Claude Évin, alors Ministre des Affaires sociales. Enfoiré.

Il y a un dernier point : si comme l'affirme également le Canard, Hollande a laissé pourrir la situation alors qu'il savait depuis fin décembre que Cahuzac mentait, il ne mérite qu'une chose : être viré définitivement en 2017. J'ai encore en mémoire son "Moi j'aime pas les riches de 2007" et son "Nous arrivons" en guise d'avertissement aux «riches» en septembre 2012.

La crise de régime que Bayrou pressent depuis un moment risque bien de se produire plus vite que prévu...

mercredi, 20 mars 2013

Chypre : quoi de plus mortel que les déficits et la dette ?

Franchement, si l'État chypriote n'avait conduit à la faillite son budget, l'île d'Aphrodite aurait pu envoyer ch... la BCE et les menaces de toutes sortes venues du reste de l'Europe.

Quand on commence à dépendre des autres pour son financement, on est foutu. Ce n'est pas une question d 'Europe ou pas Europe, fiston...

Un petit rappel à ce sujet : 66% de la dette française est désormais entre les mains d'étrangers. Un petit cours de géographie ? Tous les pays qui explosent entourent la France : Espagne, Portugal, Grèce, Irlande, Islande (mais ils s'en sont bien sortis), Italie en difficulté, Chypre...

Que croient les Français : que ça va faire comme le nuage de Tchernobyl en 1986 ? En théorie, le nuage s'était pile arrêté aux frontières exactes de la France. Faut pas chercher à comprendre l'explosion progressive des cancers depuis...

La France est dans un sale état : en déficit primaire, c'est à dire que hors emprunt, nous continuons d'être en déficit ! Une classe politique irresponsable à la notable exception de Bayrou. Pas de chance, il n'est pas au pouvoir. Une industrie tellement en berne que les recettes venues de la TVA sont en baisse de plus de trois milliards d'euros pour l'année 2012. Un gouvernement dépourvu de la moindre imagination et plombé par les promesses d'un certain candidat Hollande il y a 9 mois. Je continue ?

Après la démission de Cahuzac, il y a eu au moins une bonne nouvelle : plus de ministère de la formation professionnelle. C'est toujours cela d'économisé. On pourrait à mon avis supprimer les deux tiers des ministères en France sans que les Français ne se rendent compte de quoi ce que ce soit. Et avec un bon gros ménage dans les administrations, même tarif.

Il y avait des centristes, me semble-t-il, à Chypre. Un petit parti qui faisait parti du PDE et donc de l'ADLE. Pour autant que je m'en souvienne, ils n'ont plus d'élus nulle part depuis belle lurette. 

Avec ce qu'il me reste de grec moderne, et l'aide de google translate, j'avais à peu près réussi à traduire leur programme, et, me semble-t-il, j'ai souvenir qu'il y avait un chapitre de taille non-négligeable sur l'importance pour Chypre de vivre avec un budget équilibré et sans déficits.

Au fond, les électeurs finissent toujours par récolter ce qu'ils sèment. Bien fait pour leur g... Certes, beaucoup de politiques mentent, mais les Français le savent et ils continuent à voter pour eux.

A côté de cela, personne ne peut traiter Bayrou de menteur ou de démagogue. On lui reconnaît de l'honnêteté, mais en France, cela passe pour une marque de naïveté même si une partie de la sphère intellectuelle la respecte relativement, quoique d'un oeil attristé.

Je pense que les Socialistes vont vraiment tout faire pour tenter d'en finir avec nos déficits, mais ils vont le payer cash électoralement parce que cette volonté va aller à l'encontre de leurs promesses. De plus, on voit que leur programme pour y parvenir ne repose que sur la fabrication de nouvelles taxes même si des lettres de cadrage commencent à toucher les ministères.

Restent les prestations sociales qui vont commencer à souffrir : une part des allocations familiales sont sur la sellette. Sur le fond, je ne suis pas contre la mesure, mais je trouve les revenus planchers pour appliquer la mesure bien trop bas (4500 euros par mois pour un couple, moi, je n'appelle pas cela une foyer aisé) , primo, et, secundo, il faudrait que la mesure soit dégressive avec une progressivité bien étalée.

A plus de 100 000 euros de revenus par an, je pense qu'on peut en effet réduire considérablement les allocations familiales. A ce niveau-là, je ne dis pas que le foyer fiscal concerné s'en fout de 200 euros de plus ou de moins par mois mais quasiment.

Les Socialistes s'y sont pris une fois de plus comme de manches, imprégnés de leurs préjugés marxistes qu'ils sont. Plutôt que de dire bêtement que les plus aisés doivent payer, ils auraient mieux fait de faire valoir qu'à un certain niveau de revenus, pour certains foyers, ce sont des montants insignifiants. 

Le problème, avec eux, c'est que tout est de ce tonneau. Ils ne sont jamais capables de considérer une réforme sans passer par le prisme de leur idéologie de fond. C'est bien pour cette raison qu'ils ne parviennent pas à alimenter une politique amicale pour les entreprises, ne raisonnant qu'en termes de crédits plutôt que de création de richesses et d'environnement.

23:40 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chypre, dette, bayrou, socialistes |  Facebook | | |

vendredi, 15 mars 2013

Abandonner les Alaouites à leur sort ? Erreur fatale !

Pendant longtemps le conflit dramatique qui secoue la Syrie a été présenté à l'opinion occidentale comme une guerre entre les bons et les méchants. D'un côté Bachar el Assad et ses sbires, de l'autre, les gentils rebelles.

La réalité est désormais toute autre. Le conflit a pris une dimension largement communautaire. L'ASL est une sorte de magma dont on ne parvient pas à faire émerger des leaders et des interlocuteurs identifiables.

Les gouvernements de l'étranger ne valent rien. L'ASL peut avoir des représentations dans bien des pays, elle ne représente rien en Syrie même où elle ne dispose d'aucune autorité ni légitimité politique. 

D'un point de vue militaire, l'ASL est un agrégat de groupuscules armés dont la seule caractéristique commune est d'être incontrôlables.

Ce que l'on sait, en revanche, c'est que le Qatar et l'Arabie Saoudite financent abondamment des groupes islamistes qui accueillent en leur sein sans doute aucun des éléments djihadistes.

Si El-Assad et son parti Baas commettent des crimes, dans le champ diplomatique, ils ne sont pas irresponsables et contrôlent leurs troupes.

La minorité alaouite fait bloc, désormais, bon gré mal gré compte-tenu de la situation, derrière le pouvoir syrien. Les Alaouites sont l'un des peuples les plus libres et ouverts dans le champ social de tout le Proche-orient. Les femmes alaouites marchent fièrement et sans voile et disposent de droits dont aucune Sunnite n'a jamais disposé.

Je reçois parfaitement les propos de François Bayrou qui met en garde la France puisque l'actuel gouvernement a décidé de livrer des armes à l'opposition syrienne. Nous ne savons pas à qui nous livrons des armes et nous devrions en conséquence nous abstenir.

Et je rejoins  Marielle de Sarnez qui itnervenait hier sur la situation en Syrie : 

«Nous devrions nous concentrer sur ce que nous pouvons et ce que nous devons faire»

Marielle de Sarnez distingue deux urgences : l'une humanitaire, l'autre politique.

il faut acheminer l’aide humanitaire dans les zones libérées en passant par la coalition et par l’ASL, ce qui est concrètement absolument possible. Il faut deuxièmement aider davantage les réfugiés qui sont dans les camps dans les pays voisins autour de la Syrie.

- La Ligue Arabe a lancé un appel à la coalition nationale syrienne pour que celle-ci désigne une instance exécutive et participe ainsi au sommet arabe de Doha. J’aurais aimé que Madame Ashton nous donne son point de vue sur cette initiative. Je pense très important que les forces d’opposition syriennes se dotent d’un véritable gouvernement. Je pense fondamental que nous pesions de tout notre poids et que l’Union européenne veille avec eux à ce que cette opposition inclue et intègre l’ensemble des communautés ethniques et religieuses dans son projet politique pour la Syrie

10:01 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, bayrou, sarnez, alaouite |  Facebook | | |