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jeudi, 22 janvier 2009

Seuls Bayrou et le MoDem se préoccupent des enseignants

Je viens de lire avec intérêt un entretien du Monde avec Claude Lelièvre, un historien de l'éducation, analysant le nauffrage des réformes actuelles.

Le divorce entre la droite au pouvoir et les enseignants est persistant depuis 2003. Les deux mondes sont-ils irréconciliables ?

Après le rejet de Claude Allègre (ministre de l'éducation nationale de Lionel Jospin entre 1997 et 2000), de nombreux observateurs, notamment de droite, avaient considéré que celle-ci avait un boulevard devant elle pour séduire les enseignants. Mais Luc Ferry (ministre de l'éducation nationale de Jean-Pierre Raffarin entre 2002 et 2004) a gâché cette chance. Et les lobbies de droite, en réalité, sont davantage entendus d'une partie de l'opinion que des enseignants. Si la confiance des enseignants dans la gauche classique est ébranlée, la droite n'arrive pas à en tirer bénéfice, tout simplement parce qu'elle ne comprend pas le monde enseignant.

Je rejoins cet historien, mais je souhaite aller plus loin : en réalité, PS et UMP méprisent avec une égale intensité les enseignants. Les premiers les considèrent comme conservateurs et archaïques et les seconds comme des privilégiés inféodés à la gauche. L'UMP a réussi l'exploit de se mettre à dos le seul syndicat de droite, le SNALC. C'est dire à quel point la droite a brûlé absolument toutes ses cartes. Quant au PS, les syndicats de gauche ne parviennent plus à jouer leur rôle de courroie de transmission habituel entre ce parti et le monde enseignant. Massivement inflitrés dans l'appareil étatique de l'Éducation Nationale (particulièrement le SGEN) ils se sont essentiellement appliqués à ne pas relayer les revendications des enseignants mais au contraire à les déformer et à les instrumentaliser afin de valoriser leurs obsessions pédagogisantes.

In fine, le seul homme politique d'envergure qui a toujours pris avec force la défense de enseignants, c'est François Bayrou. Le seul à en avoir fait sa priorité numéro 1 dans son programme présidentiel. Le premier à avoir réagi aux propos inacceptables de Ségolène Royal sur les 35 heures des enseignants pendant la campagne présidentielle. Le PS et l'UMP marchent droit dès qu'il s'agit d'éducation. Pas une seule contestation dans les rangs quand il s'agit de casser du prof sauf si c'est le camp d'en face qui le fait. Les Jospin and co n'ont jamais désavoué d'une quelconque manière les inepties et les éructations de Claude Allègre. Jack Lang a représenté le règne de la technostructure, des experts en "sciences de l'éducation", des "pédagogues" auto-proclamés et consorts. Luc Ferry a incarné la quintessence de la nullité et de l'évanescence, plus pressé d'aller faire le beau chez Michel Drucker que de diriger sérieusement son ministère, au point d'agacer fortement Jacques Chirac. François Fillon est le seul à avoir cherché à confisquer la main à la technostructure, mais en vain, et, sur le fond, libéral convaincu, il n'en a pas moins essayé de casser le dernier vestige organisé de l'instruction publique, le baccalauréat. Quant à Xavier Darcos, il est bien trop préoccupé avant toutes choses de sa carrière politique pour être un bon ministre. Je passe sur de Robien en raison de son inconsistance.

Les ennemis de François Bayrou cherchent souvent à lui nuire en lui rétorquant qu'il n'a rien fait comme ministre. C'est bien sûr faux puisqu'il a créé le bac actuel. Il y a une mauvaise foi évidente de ces adversaires politiques qui ne supportent tout simplement pas le fait que François Bayrou ait su diriger en son temps ce ministère sans se mettre tous ses acteurs à dos.

Les commissions du MoDem planchent depuis quelques temps sur les questions éducatives. Au sein des forces politiques, ce sont les seules qui ont érigé en méthode de travail la concertation avec le monde éducatif. Ce sont également les seules à considérer sans démagogie aucune ni promesses inconsidérées, l'éducation et l'école comme la priorité des priorités, particulièrement d'un point de vue budgétaire. Les seules également à faire de l'instruction publique et de la garantie de l'offre disciplinaire en tous lieux une condition sine qua non de tout projet sur l'école.

Dans la parole donnée, l'ouvrage de Jean Lassalle, député MoDem, on lit avec émotion son regret du temps où jusque dans le petit collège de village on enseignait le grec et le latin. Jean Lassalle n'est pas passéiste. En revanche, je le crois profondément soucieux de l'égalité républicaine, et notamment de l'accès à tous des voies d'excellence. A cet égard, le grec et le latin représentent les symboles d'un monde qui se désagrège. Ce n'est pas pour rien que François Bayrou ne manque jamais d'en prendre la défense.

mardi, 20 janvier 2009

Journalistes, laissez en paix la mère de Kévani Wansale

Plus je lis la presse à propos du procès de Kévani Wansale, l'auteur d'une tentative de meurtre caractérisée sur Karen Montet-Toutain, une enseignante d'arts plastiques, plus la moutarde me monte sérieusement au nez.

L'avez-vous lu et remarqué ? Dans tous les résumés de presse, on trouve le passage suivant :

«La mère, décrite comme autoritaire et envahissante, avait menacé son fils de le renvoyer du domicile familial.»

Quelle bande de connards ! C'est déjà difficile d'élever un garçon pour une femme seule, et en voilà une qui avait de la poigne. Elle n'a simplement pas eu de chance avec son fils. Et la presse voudrait insidieusement lui faire porter le chapeau ? ça veut dire quoi "envahissante et autoritaire" ...? C'est quoi le message subliminal ?

Cette femme a fait ce qu'elle devait faire en avertissant son fils qu'elle ne voulait pas le voir se comporter en voyou. Mais les bobos mâtinés de pédagogolâtrie qui ont écrit l'article initial aurait sans doute préféré une mère démissionnaire, je présume...

Quelle bande de cons ! Ils ont trouvé leur victime expiatoire à peu de frais, d'autant que je l'imagine, elle n'est pas en état de pouvoir se "justifier". En revanche, sur les responsabilités écrasantes des supérieurs hiérarchiques de Karen Montet-Toutain, c'est le silence-radio ou presque. Les hyènes et les vautours qui se nourrissent de charognes sont plus estimables.

Nos médias sont vraiment à gerber, et toujours à l'affût de toutes les bassesses. Voilà qui s'inscrit dans la droite ligne de mon billet précédent, où je constatais que le fait que cette jeune enseignante avait été menacée de viol était manifestement occulté par la justice.

 

mercredi, 10 décembre 2008

Réforme du lycée : classe de seconde

La réforme de Xavier Darcos fait beaucoup de bruit, mais le fait est qu'il est difficile de trouver des explications claires sur les changements qui vont s'opérer en seconde. J'ai trouvé une page du Ministère de l'Éducation qui présente plutôt clairement les choses avec couleurs et organigrammes.

Moi, la question que je me pose, c'est quasiment la même que celle de lods-lenczer sur le forum ministériel consacré à la réforme de la classe de seconde : quid des options facultatives ? et par ailleurs, il n'y a pas moyen de savoir s'il est possible ou non de poursuivre le même module d'un semestre sur l'autre. Par exemple, imaginons que le russe et le grec ancien m'intéresse : est-ce que je peux faire deux semestres de russe et deux semestres de grec ancien ? Peut-on aussi choisir deux enseignements dans le même module à chaque semestre ? Dans la négative, cela signifie que l'on ne peut plus du tout, par exemple, suivre simultanément un enseignement de grec et de latin.

Il y a tout de même un point qui m'a fait percuter : si l'on veut prendre un module renforcé pour le tronc commun, fatalement, tous les autres modules se retrouveront en concurrence, et, par exemple, il ne sera plus possible de cumuler sciences et humanités. De mon point de vue, c'est tout l'inverse de l'idéal d'homme universel auquel j'aspire et qui me vient de la Renaissance.

J'ai trouvé une autre explication de la réforme, beaucoup plus claire, celle du Recteur de Gaudemar, de l'Académie d'Aix-Marseille : un routier des cabinets ministériels, puisqu'il a été présent au plus haut niveau aussi bien sous Lang que Ferry. Son explication m'a plutôt l'air convaincante, mais je me méfie de la duplicité inhérente, voir même consubstantielle à la technostructure de l'Éducation Nationale, ministres inclus.

J'avoue que je suis dans l'expectative. Comme souvent dans l'Éducation Nationale, tout dépend de la manière dont se met en place cette réforme, à la base pas idiote, et des circulaires secrètes que les pauvres abrutis que nous sommes ne verrons sans doute jamais, qui circulent entre le Ministère et les Rectorats, masquant souvent les véritables objectifs des réformes.

Les Proviseurs des lycées sont souvent avant tout des gestionnaires, et je suis très méfiant sur leurs choix finaux. Est-ce que véritablement, les élèves de seconde pourront choisir les modules qui les intéressent et les poursuivre d'un trimestre sur l'autre, associer deux modules de sciences ou deux modules d'humanités ou encore de technologie s'ils le veulent ? J'attends de le voir pour le croire. Ce n'est pas en tout cas ce que semble penser cette association ainsi que le SNES.

mardi, 09 décembre 2008

Le PDE et les jeunes citoyens en Europe

Le Parti Démocrate Européen (dont le MoDem est l'un des partis fondateurs)lors de son congrès, a ouvert un certain nombre de pistes quant à une véritable citoyenneté européenne. Les voici en exclusivité sur ce blog :

L’instruction, l’innovation, la mobilité sont à la base d’une citoyenneté européenne active.

Ceci veut dire plus de financements pour les programmes et les actions réussis, comme Erasmus, qui contribuent tous les jours à créer une citoyenneté européenne active et vécue.
Il faut qu’Erasmus devienne obligatoire dans toutes les universités grâce à une forte augmentation des ressources européennes et nationales.
Seules les expériences vécues et partagées sont capables de créer un véritable espace politique européen.
La mobilité devra s’étendre bien au-delà de l’université, nous devons mettre au point des programmes Erasmus pour les fonctionnaires, les chefs d’entreprise, les enseignants...

Il nous faudra d’autre part augmenter la mobilité également entre l’Europe et les pays méditerranéens, ceux d’Europe de l’Est et du Caucase.

Pour ces mêmes raisons il faudra encourager dans les différents pays membre une éducation civique européenne afin que dès leur jeune âge les enfants apprennent à vivre en citoyens européens, pour qu’ils appréhendent l’essence fondatrice de l’Europe.

Et enfin, pour vraiment renforcer une nouvelle citoyenneté européenne active, nous devons lancer un nouveau vaste programme pour un vrai service civil européen.

Bruxelles et la classe politique européenne toute entière devront changer de langage.  Les débats et les propositions issus  du microcosme communautaire sont souvent  incompréhensibles, alors qu'une Europe démocratique aurait plutôt un fort besoin de simplicité, d'ouverture et de renouvellement.

vendredi, 28 novembre 2008

École, la fin du clivage gauche/droite

Je viens de lire avec un très grand intérêt le billet du Président du SNALC, un syndicat enseignant sur Médiapart : il analyse avec finesse le propos de l'ouvrage de Muriel Fitoussi et Eddy Khaldy "Main basse sur l'école publique". Ces derniers accusent Darcos et Sarkozy de chercher à rétablir une école de type clérical, antérieure même à Ferry. En réalité, avec beaucoup d'intelligence, Bernard Kunz observe que la plupart des réformes proposées par la droite depuis qu'elle est au pouvoir s'inspirent des revendications pédagogiques de nombre de syndicats de gauche, particulièrement le SGEN-CFDT. Le clivage droite-gauche n'est plus opérant car, en réalité, les mêmes individus sont aux commandes de l'Éducation Nationale depuis des années, passant de cabinet en cabinet et de gouvernement en gouvernement.

Cela fait longtemps que je dénonce cet état de fait sur mon propre blog, et notamment l'alliance entre les recettes pédagogistes et la forme moderne du malthusianisme gestionnaire que Kunz appelle libéral. Pour moi, je n'y vois pas du libéralisme, mais de l'opportunisme et de l'absence de vue à long-terme, tout simplement. Les libéraux ne sont pas bêtes à ce point-là.

Je ne partage pas l'avis de Kunz sur les talents, car je crois, comme les Marxistes (trop fort, non ? :-D ) à l'éducabilité universelle. En revanche, cette même éducabilité ne me paraît pas contradictoire avec une sélection selon les goûts, les résultats et les efforts consentis de chacun. Une chose est certaine : je me défie tout à fait, comme Bernard Kunz, des thèses constructivistes dans le domaine de l'acquisition du savoir, même si je reconnais qu'elles sont en revanche intéressantes en littérature et en analyse littéraire.

Il n'en reste pas moins que nous devrions au MoDem, non pas nous aligner sur la doxa de la superstructure pédagogique et du SGEN-CFDT qui s'impose partout mais prendre acte de cette absence de clivage et réfléchir à une alternative nouvelle qui pourrait s'enraciner profondément dans l'esprit de la Renaissance et de l'humanisme.

jeudi, 20 novembre 2008

RASED, la preuve des intentions de DARCOS

On le sait, il y a aujourd'hui une grève au sein de l'Éducation Nationale. On trouve à cette dernière plusieurs causes qui me paraissent évidentes : la mutation du lycée, dont le seul objet est de générer une réduction de postes. En soi, la semestrialisation n'était pas une mauvaise idée, d'autant que ces trois trimestres dont le dernier tombe sur moult jours fériés sont assez mal ficelés, mais, l'idée clairement exprimée, c'est de semestrialiser aussi les enseignements, tout particulièrement les options qui ne seront plus enseignées que pendant 6 mois, vraisemblablement. Du coup, adieu arts plastiques, latin, grec, langues vivantes autres que le sacro-saint anglais, et cetera et cetera...

Mais, moi, ce qui me choque le plus par dessus tout, c'est le sort que Xavier Darcos, et derrière lui Nicolas Sarkozy, évidemment, réserve aux réseaux d'aide aux enfants en difficulté (RASED). Et ce qu'il leur réserve, j'en ai une preuve ici dans une lettre de réponse adressée à la députée de la Haute-Vienne, Marie-Françoise PÉROL-DUMONt ( Darcos_rased.pdf ) : il y précise explicitement leur sort. Il escompte bien demander aux professeurs des écoles de s'occuper des enfants en difficultés lourdes puisqu'il veut éviter de disperser les moyens, comme il le dit, et que les heures dégagées par la supression d'une demi-journée en primaire permettra aux enseignants de s'investir dans les fameux plans personnalisés de réussite éducative.

Les RASED comprennent des enseignants spécialisés, des psychologues, des éducateurs, et cetera. Croit-on qu'un enseignant puisse se substituer à un psychologue ? Non. Pas plus qu'un psychologue ne se substitue à un enseignant.

Ces mesures me mettent hors de moi. Je ne supporte pas que les enfants les plus faibles et les plus en difficultés, et il y en a dans toutes les écoles, y compris au coeur des quartiers les plus aisés, soient les dindons de la farce.

L'intention de François Bayrou et de l'UDF, puis du MoDem, était de mettre l'éducation au coeur des priorités budgétaires de leur programme et de leur action. On voit ce qu'en pensent l'actuel gouvernement et Nicolas Sarkozy qui la placent au dernier rang. J'ajoute que je suis écoeuré par l'absence de réaction des députés néo-centristes : ils se présentent comme les héritiers de l'UDF. Ce n'était pas cela, ce qu'il y avait, dans le programme de l'UDF. Et l'Éducation était pourtant une dimension essentielle de son programme.

mardi, 11 novembre 2008

Et si on envoyait une alerte à Darcos ?

Tiens, et si on envoyait un méga gros signal d'alerte à Darcos, histoire de bien rigoler ? Parce que je viens de lire ce sympathique appel d'offres émanant du Ministère de l'ÉDucation Nationale...

Tenez-vous bien, les amis, il s'agit de repérer  les ferments de la contestation sur la Toile et de les étouffer dans l'oeuf.

Voici le genre de sympathiques objectifs que l'on peut trouver dans le Cahier des Charges

- Repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et
leur capacité à se constituer en réseau

- Décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation
- Repérer les informations signifiantes (en particulier les signaux faibles)
- Suivre les informations signifiantes dans le temps
- Relever des indicateurs quantitatifs (volume des contributions, nombre de commentaires,
audience, etc.)
- Rapprocher ces informations et les interpréter
- Anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise
- Alerter et préconiser en conséquence
- Envoyer les fauteurs de trouble au bagne (pardon, ça, c'est une extrapolation de ma part...)
- Les soumettre à un odieux mais efficace chantage au salaire (testé avec les directeurs d'école, ça marche bien)

Entre autres joyeusetés on trouve aussi cet instructif paragraphe :

La veille sur Internet portera sur les sources stratégiques en ligne : sites « commentateurs » de l’actualité, revendicatifs, informatifs, participatifs, politiques, etc. Elle portera ainsi sur les médias en ligne, les sites de syndicats, de partis politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d’associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d’opinion. La veille portera également sur les moteurs généralistes, les forums grand public et spécialisés, les blogs, les pages personnelles, les réseaux sociaux, ainsi que sur les appels et pétitions en ligne, et sur les autres formats de diffusion (vidéos, etc.)

Voyons, voyons, suis-je :

a) un commentateur ?

b) revendicatif ?

c) informatif ?

d) participatif ?

e) politique ?

f) et cetera...?

Bon, en tout cas, puisque Darcos veut du buzz, il va en avoir : je propose à tous ceux qui liront le billet de relayer l'information (à chacun sa manière) et la traiter à sa façon. Faut lui donner sa première alerte à not'bon Ministre de l'Éducation Nationale. Décidément, le fichage, c'est maladif et obsessionnel chez la majorité actuelle et son gouvernement...

J'espère bien que la blogosphère MoDem ne va pas laisser passer, et puis je crois qu'on peut aussi compter sur les blogs de gauche pour réagir et peut-être quelques blogs libéraux pour lesquels le libéralisme a encore  un sens un minimum philosophique...

Ah, tiens, tant que j'y suis : cette géniale idée va tout de même coûter 220 000 euros...

 

lundi, 06 octobre 2008

RASED : Darcos en rajoute une couche !

Dans la France de Nicolas Sarkozy et de son ministre de l'Education Nationale, j'ai remarqué que plus l'on est petit et faible, plus on trinque, au moins à l'école, en tout cas. Le non-regretté ex-ministre de l'Education Nationale, sarkozyste de choc aujourd'hui l'avait annoncé le 02 septembre, sans que l'on n'y prenne garde, si ce n'est quelques syndicats enseignants : le RASED, un réseau de soutien aux enfants en difficulté allait disparaître. Ben oui, avec les deux heures de soutien des enseignants, pourquoi les conserver.

Parce que bien sûr, l'équation, c'est qu'un instituteur avec deux heures de soutien en petits groupes peut faire le même travail que deux éducateurs et un psychologue avec un jeune enfant en souffrance.

Darcos vient d'annoncer qu'un quart des RASED seraient supprimés en France cette année.

Ce qui m'exaspère dans la France de Sarkozy, c'est qu'on s'en prend toujours, et encore aux plus faibles. Qui se soucient de petits qui peinent ? Bah, tant qu'on économise des postes pour payer leurs coûteuses et inefficaces réformes économiques et fiscales...

J'avais déjà écrit que Darcos en tenait une couche, mais il remet ça. Cette suppression est aussi sans doute le fruit de l'opinion qu'il se fait de la vie intérieure et sociale des jeunes enfants. Pauvre Olivier qui scolarise sa petite Cassandre (un signe du destin ?) : comme il le note à juste titre, les petites sections sont de moins en moins considérées...

jeudi, 22 mai 2008

Des manuels scolaires communs pour l'Europe ?

Je viens de lire le très intéressant billet de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux affaires européennes. Je trouve , en effet, que la constitution de manuels scolaires communs, mais pas seulement en histoire, est une bonne manière de construire l'Europe. J'espère d'ailleurs, que la Présidence française de l'Europe contribuera à développer ce genre d'initiative. Comme l'explique Jean-Pierre Jouyet, c'est formidable que les ennemis d'hier, France et Allemagne, sans gommer leurs histoires nationales, parviennent à écrire un manuel d'histoire commun pour les 1ères et les terminales. D'autres projets sont à l'étude parmi les pays européens. 

Il faut aller dans ce sens, et rappeler aussi qu'il existe un gisement culturel commun non exploité en Europe : les civilisations grecque et latine !

Il faudrait intégrer dans les systèmes éducatifs européens l'étude des langues et civilisations latines et grecques, tant elles sont constitutives d'une culture commune, bien plus que tout les reste. A ce sujet, il existe au moins un site institutionnel, appelé Circé, qui vise un tel objectif. Mais il n'est pas seul : l'association Euroclassica en fait autant dans son coin. Et il existe même un certificat européen de grec et de latin !

Au MoDem, parlons-en à nos eurodéputés, et essayons de promouvoir tout ce qui pourra contribuer à forger une identité européenne commune. 

 

 

samedi, 26 avril 2008

MoDem : les commissions parisiennes redémarrent

Le programme parisien du MoDem a été élaboré par de nombreux adhérents, réunis en commissions. On sait ce qu'a été finalement le résultat du MoDem à Paris, un peu plus de 9% des voix, dans un contexte de désaffection électorale (abstention importante) et d'une vague de gauche.

Le rôle des commissions va donc évoluer. Certes, il s'agit de préparer 2014, mais surtout de se montrer vigilant, et de proposer en cours de mandature des solutions alternatives aux Parisiens, solutions qui seront portées par Marielle de Sarnez au Conseil de Paris, et par les porte-parole qui émergeront dans la capitale. 

Trois militants chapeautent l'organisation actuelle des commissions afin de les coordonner :

248618492.jpg393352299.jpg1655302280.jpgCéline Alléaume , Christelle de Crémiers et Lionel Corre. C'est donc avec eux qu'il conviendra de prendre contact pour travailler au sein de ces commissions. Toutefois, de nombreuses sections locales du MoDem se sont également remises à l'ouvrage, et il est bien sûr possible d'oeuvrer dans un arrondissement uniquement. A vrai dire, les points chauds ne manquent pas. Je ne les ai pas tous répertoriés, mais, dans le 16ème, par exemple, l'intention de construire au beau milieu du Parc Sainte-Perrine devrait attirer notre attention, d'autant que nous pouvons avoir des convergences avec les Verts sur ce sujet, et dans le 15ème arrondissement, ce sont les excès du nouveau centre Beaugrenelle auxquels nous devons prendre garde. Autre thème : progressivement, la mairie de Paris essaie de transformer les Jardins de la Ville de Paris en crèches afin de remplir son quota de promesses. Il ne faut absolument pas laisser faire cela, tant ces écoles à la pédagogie particulière et à l'encadrement exceptionnel sont une chance pour les enfants qui ne rentrent pas immédiatement dans le moule scolaire.

Je cite ces trois exemples, mais il y en a d'autres. Dans le domaine de la finance, Paris n'est plus qu'une place régionale, désormais, et elle continue de dégringoler la pente, or, ce sont près de 400 000 emplois en île de France qui vont être concernés sur les prochaines années dans le secteur bancaire en raison des départs à la retraite. Il ne s'agirait pas que ces  emplois partent avec leurs actuels titulaires...

Oui, nous avons beaucoup à faire ; nous pouvons être déçus de nos résultats, soupirer en songeant que Paris en a repris pour 6 années de gestion socialiste, mais il faut tenir et apparaître comme une force de proposition et de vigilance orange. 

Voici donc les dates des prochaines réunions des commissions :

Les réunions se tiendront à 19h30 au 133bis, rue de l’Université, 75007 Paris aux dates suivantes:

    * Lundi 28 avril : Commission Éducation et Culture
      Groupes : Éducation, Jeunesse & Vie étudiante, Sport, Culture, Patrimoine

    * Mardi 29 avril : Commission Développement économique, entreprises et nouvelles technologies
      Groupes : Entreprises, Attractivité, Emploi, Commerce & Artisanat, Innovation et nouvelles technologies

    * Mardi 6 mai : Commission Aménagements urbains et développement durable
      Groupes : Transports, Urbanisme, Environnement, Développement Durable

    * Mardi 13 mai : Commission Démocratie et Finances Locales et Commission Grand Paris
      Groupes : Institutions, Finances Locales, Démocratie Locale, Grand Paris

    * Mercredi 14 mai : Commission Solidarités et Société
      Groupes : Diversité, Familles, Santé, Seniors, Logement