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jeudi, 29 janvier 2009

L'unique réussite de Xavier Darcos

J'ai pris connaissance, il y a peu de temps, de la lettre ouverte que 154 enseignants ont adressé à Xavier Darcos. J'avoue que je ne me retrouve pas dans leurs déclarations. Si j'opine tout à fait du chef quand il s'agit de se récrier à al disparition des RASED (réseaux d'aide et de soutien aux enfants en difficulté) je ne suis vraiment pas d'accord avec leur réquisitoire contre l'AID (Aide individuelle personnalisée). Je pense que l'AID sera le seul acquis de Darcos. La résistance pédagogique reproche à l'AID en primaire de ne comporter aucun programme : encore heureux ! il s'agit d'une aide individualisée. Elle doit donc être souple et adaptable. Ensuite, cette AID permet, comme son nom l'indique, d'apporter une aide aux enfants isolément. Or, particulièrement dans nos sociétés consuméristes, c'est précisément ce dont ont besoin nos enfants : que l'on s'occupe d'eux personnellement. J'ajoute que les premiers retours que j'obtiens de l'AID via mes services de renseignements infiltrés dans l'Éducation Nationale, m'informent qu'apparemment, l'AID, ça marche. Il n'y a pour l'instant pas d'évaluations officielles, mais j'entends partout parler d'enfants qui sont ainsi remis en selle. Concernant le temps, certes, l'AID représente du temps en plus sur la journée scolaire, mais seulement par rapport aux autres enfants, compte-tenu des nouveaux horaires. En fait, au global, l'enfant en difficulté n'a pas plus d'heures qu'auparavant. Enfin, compte-tenu du temps important consacré aux pauses, disposer d'un long moment avec un adulte pour s'occuper de soi, je ne suis pas convaincu que cela fatigue davantage l'enfant. En revanche, en effet, ajouter les heures le soir me paraît une solution du plus mauvais effet. Toutefois, dans de nombreuses écoles, les AID ont été réparties sur les temps de cantine, et, c'est souvent là où elles sont les plus efficaces.

De la lettre de la Résistance Pédagogique, ce que je retiens comme argument plus que recevable, en revanche, c'est d'avoir supprimé beaucoup de RASED. Ce qu'il faut obtenir, c'est le maintien des RASED, mais pas rejeter, et encore moins refuser d'assurer les AID.

Au final, j'ai bien des reproches à adresser à Xavier Darcos, mais certainement pas sur les AID qui me semblent sa seule réforme valable.

13:19 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : aid, darcos, rased |  Facebook | | |

jeudi, 20 novembre 2008

RASED, la preuve des intentions de DARCOS

On le sait, il y a aujourd'hui une grève au sein de l'Éducation Nationale. On trouve à cette dernière plusieurs causes qui me paraissent évidentes : la mutation du lycée, dont le seul objet est de générer une réduction de postes. En soi, la semestrialisation n'était pas une mauvaise idée, d'autant que ces trois trimestres dont le dernier tombe sur moult jours fériés sont assez mal ficelés, mais, l'idée clairement exprimée, c'est de semestrialiser aussi les enseignements, tout particulièrement les options qui ne seront plus enseignées que pendant 6 mois, vraisemblablement. Du coup, adieu arts plastiques, latin, grec, langues vivantes autres que le sacro-saint anglais, et cetera et cetera...

Mais, moi, ce qui me choque le plus par dessus tout, c'est le sort que Xavier Darcos, et derrière lui Nicolas Sarkozy, évidemment, réserve aux réseaux d'aide aux enfants en difficulté (RASED). Et ce qu'il leur réserve, j'en ai une preuve ici dans une lettre de réponse adressée à la députée de la Haute-Vienne, Marie-Françoise PÉROL-DUMONt ( Darcos_rased.pdf ) : il y précise explicitement leur sort. Il escompte bien demander aux professeurs des écoles de s'occuper des enfants en difficultés lourdes puisqu'il veut éviter de disperser les moyens, comme il le dit, et que les heures dégagées par la supression d'une demi-journée en primaire permettra aux enseignants de s'investir dans les fameux plans personnalisés de réussite éducative.

Les RASED comprennent des enseignants spécialisés, des psychologues, des éducateurs, et cetera. Croit-on qu'un enseignant puisse se substituer à un psychologue ? Non. Pas plus qu'un psychologue ne se substitue à un enseignant.

Ces mesures me mettent hors de moi. Je ne supporte pas que les enfants les plus faibles et les plus en difficultés, et il y en a dans toutes les écoles, y compris au coeur des quartiers les plus aisés, soient les dindons de la farce.

L'intention de François Bayrou et de l'UDF, puis du MoDem, était de mettre l'éducation au coeur des priorités budgétaires de leur programme et de leur action. On voit ce qu'en pensent l'actuel gouvernement et Nicolas Sarkozy qui la placent au dernier rang. J'ajoute que je suis écoeuré par l'absence de réaction des députés néo-centristes : ils se présentent comme les héritiers de l'UDF. Ce n'était pas cela, ce qu'il y avait, dans le programme de l'UDF. Et l'Éducation était pourtant une dimension essentielle de son programme.

mardi, 07 octobre 2008

Où l'on reparle du RASED

Tiens donc, voilà ce que je lis dans le Figaro d'hier :

On ignore si le suicide de cette femme, dépressive, a été motivé par des raisons privées ou professionnelles. L'enseignante, mère de deux grands enfants selon le Parisien et le Monde, avait souvent été en arrêt maladie lors de l'année scolaire 2007-2008 et avait repris son poste début septembre. Enseignante spécialisée, elle intervenait auprès de petits groupes d'élèves en difficultés scolaires dans le cadre du Rased (réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté).

Ma question est très simple : est-ce que le poste de cette femme faisait partie de ceux dont le Ministre Xavier Darcos a annoncé la suppression hier ?

06:15 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : rased, grigny, école |  Facebook | | |

lundi, 06 octobre 2008

RASED : Darcos en rajoute une couche !

Dans la France de Nicolas Sarkozy et de son ministre de l'Education Nationale, j'ai remarqué que plus l'on est petit et faible, plus on trinque, au moins à l'école, en tout cas. Le non-regretté ex-ministre de l'Education Nationale, sarkozyste de choc aujourd'hui l'avait annoncé le 02 septembre, sans que l'on n'y prenne garde, si ce n'est quelques syndicats enseignants : le RASED, un réseau de soutien aux enfants en difficulté allait disparaître. Ben oui, avec les deux heures de soutien des enseignants, pourquoi les conserver.

Parce que bien sûr, l'équation, c'est qu'un instituteur avec deux heures de soutien en petits groupes peut faire le même travail que deux éducateurs et un psychologue avec un jeune enfant en souffrance.

Darcos vient d'annoncer qu'un quart des RASED seraient supprimés en France cette année.

Ce qui m'exaspère dans la France de Sarkozy, c'est qu'on s'en prend toujours, et encore aux plus faibles. Qui se soucient de petits qui peinent ? Bah, tant qu'on économise des postes pour payer leurs coûteuses et inefficaces réformes économiques et fiscales...

J'avais déjà écrit que Darcos en tenait une couche, mais il remet ça. Cette suppression est aussi sans doute le fruit de l'opinion qu'il se fait de la vie intérieure et sociale des jeunes enfants. Pauvre Olivier qui scolarise sa petite Cassandre (un signe du destin ?) : comme il le note à juste titre, les petites sections sont de moins en moins considérées...