Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 16 septembre 2009

Nom de D... : ma taxe foncière !

Boudiou ! Je viens de recevoir ma taxe foncière (je fais partie de ces salauds de capitalistes exploiteurs du peuple propriétaires de leur demeure, avec un emprunt monumental à la clef, il est vrai...).

J'ai failli avoir une syncope en constatant la réalité de la hausse que Delanoë et son équipe ont grâcieusement consenti aux Parisiens. 20% en plus, et je ne déconne pas. Regardez bien la case département avec ses 3%. 2008 : rien. 2009, le montant que vous voyez apparaître...Commune, perso, j'ai plus de 11.5% d'augmentation. Mais quand je fais le total de ce que je payais l'an dernier et de ce que je paie aujourd'hui, c'est +20%. Et la taxe d'habitation devrait augmenter d'au moins 10%. Moi, en revanche, je ne gagne pas plus, et j'ai toujours un méchant emprunt sur le dos avec une famille à nourrir.

C'est la politique sociale de Delanoë, je présume. Maintenant, j'aimerais bien qu'il en finisse avec ses fêtes à gogo qu'il faut financer, son stade Jean Bouin dont pas un scolaire ne va profiter, mais qui coûte 100 euros par tête de parisien (donc, si vous êtes 5 dans une famille, 500 euros, in fine).

Ras le bol des largesses delanoïstes financées sur le dos du baudet.

15:36 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : taxe foncière, paris, delanoë |  Facebook | | |

vendredi, 11 septembre 2009

Delanoë a menti au MoDem et aux Parisiens

Je crois que le MoDem et les Parisiens se sont bien faits avoir sur le stade Jean Bouin qui va coûter 200 millions d'euros aux Parisiens. Petit rappel : les élus démocrates avaient apporté leur soutien à la majorité municipale, lors du dernier conseil de Paris, mais sous conditions. Et notamment, Didier Bariani avait expressément spécifié que l'aménagement de l'hippodrome d'Auteuil pour accueillir les scolaires devait être un préalable à la rénovation du stade. Et Pascal Cherki s'était engagé pour la ville sur cette demande. Or, il suffit de lire le communiqué de Jean Vuillermoz pour la majorité municipale, sur le site de la ville de Paris, pour comprendre le stratagème par lequel nous pouvons (sans jeu de mot) courir longtemps avant de disposer d'un stade de remplacement.

«Par ailleurs, contrairement aux allégations entendues ici ou là sur la soi-disant « éviction des groupes scolaires », la Municipalité s’est engagée à garantir la continuité de la pratique sportive de proximité. Ainsi, le réaménagement des pelouses centrales de l’hippodrome d’Auteuil permettra, lorsque l’Etat aura bien voulu inscrire ce dossier en Commission des Sites, d’accueillir dans des conditions optimisées l’ensemble des scolaires et des associations utilisant actuellement le stade Jean Bouin».

Je peux faire la traduction pour ceux qui n'ont pas compris. Si l'hippodrome n'est pas rénové, ce sera la faute de l'État, et, entre-temps, nous majorité municipale, nous nous lavons les mains de ce que deviennent les scolaires, nous construisons notre stade, au mépris des engagements pris, évidemment. Pratique de se renvoyer la balle, non ?

Ce que j'aime bien, c'est la formulation de la suite :

«Des solutions temporaires ont également été présentées aux riverains lors de la réunion de concertation co-animée par Anne Hidalgo, Claude Goasguen et moi-même le 3 septembre dernier».

Foutage de gueule : Anne Hidalgo, en fait de solutions, a clairement expliqué que les scolaires du 16ème qui utilisaient Jean Bouin n'ont plus qu'à se rendre dans le 15ème, désormais (qui sera évidemment surchargé, et elle le sait d'autant mieux que c'est une élue du 15ème ! J'invite tous ceux qui ont voté pour elle lors des dernières élections municipales à bien comprendre pour qui ils ont voté et à en tirer des conclusions pour 2014 puisqu'elle sera candidate...).

C'est mahonnête d'impliquer Goasguen dans cette réunion de concertation qui n'en était nullement une, mais simplement une mise devant le fait accompli. Et nous, au MoDem, nous nous sommes faits avoir. J'espère que cela nous servira de leçon. J'inivte sur ce sujet à explorer la dernière note d'Hervé Torchet, militant du MoDem, qui connaît très bien le sujet : elle est édifiante...

mardi, 08 septembre 2009

Hidalgo tête de liste à Paris ? Plutôt voter UMP !

Alors moi, c'est très clair : si Anne Hidalgo est tête de liste à Paris pour les régionales et que le MoDem n'est plus présent, je vote UMP au second tour au minimum je m'abstiens (je me suis raisonné depuis la rédaction initiale de mon billet), cela ne fera pas l'ombre d'un pli. Et pour être très clair, je ne suis pas certain de voter pour une liste MoDem-PS à la tête de laquelle Anne Hidalgo serait. Le plus ironique de l'histoire, c'est que Anne Hidalgo est la dernière candidate socialiste pour laquelle j'ai voté...c'était lors des législatives de 2007.

Son mépris total de la démocratie locale et des citoyens ordinaires (l'affaire du Stade Jean Bouin en est une illustration éclatante mais j'ai quelques autres éléments sous le coude que je ferai paraître en son temps) est tout à fait rédhibitoire pour moi. C'est clair et net, et je ne changerai pas d'avis. Il y a bien des couleuvres que j'accepte d'avaler, mais pas celle-là.

23:05 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : hidalgo, ps, ump, modem |  Facebook | | |

vendredi, 04 septembre 2009

Delanoë, Hidalgo et le druide

Pas vraiment besoin d'écrire d'article , ce matin. je renvoie simplement à l'excellente synthèse d'Hervé Torchet sur les tenants et les aboutissants des plans secrets d'Hidalgo et consorts pour virer les écoles primaires des stades sportifs du XVIème arrondissement de Paris.

Il faut dire qu'Hervé connaît le sujet, il a été adjoint chargé des sports à la mairie du XVIème dans les années 90. Du temps des Gaulois, la zone que recouvre le Bois de Boulogne et toute la Porte de Saint-Cloud était un bois sacré. Hervé le dit, et il a raison. En sera-t-il le nouveau druide ? Les appétits de Monsieur Delanoë et ses amis ne connaissent plus de limites : ils ont juré d'abattre le stade Jean Bouin dans sa configuration actuelle et le redonner au sport professionnel. Les écoles seront évidemment exclues de cette nouvelle donne. C'est ça la politique de l'enfance de Delanoë et Hidalgo (ils n'en sont pas à leur coup d'essai, songeons au Musée en Herbe viré du Jardin d'Acclimatation et prié de mettre la clé sous la porte, ou encore à la fondation Vuiton bâtie sur 11 000 m2 de verdure...).

Morceaux choisis de l'article d'Hervé (mais que je recommande vraiment de lire en entier)

Anne Hidalgo et son adjoint aux sports ont mal défendu, ce soir, un dossier qui n'est pas défendable autrement qu'en exprimant ce qu'ils ont fait : la haine des gens du XVIe, une haine stupide et aveugle, qui ignore complètement la réalité sociologique de l'arrondissement, notamment du sud. Certes, je ne dirai pas que le XVIe soit un quartier déshérité, mais si l'on y voit une population d'environ 150000 habitants, dont environ 20 % votent à gauche, on ne sera pas loin de considérer que les 6000 gamins du secondaire public sont ceux dont les parents votent pour Delanoë, et qui n'ont pas de solution de rechange à la disparition d'un équipement de quartier comme Jean Bouin. Et d'ailleurs, les prof d'EPS (j'ai cru d'abord qu'ils étaient prof de PS et je ne comprenais pas) étaient là, ce soir, fous de rage, véhéments : personne ne les a consultés, ni eux ni les chefs d'établissements. "Nous travaillons avec le rectorat, seul compétent, puisque c'est lui qui attribue les créneaux horaires dans les stades", plaidait Hidalgo. "C'est faux ! hurlaient les prof d'EPS, personne n'est consulté ! Il n'y a rien au rectorat !" [...]

6000 gamins qu'on va promener en autocar, pendant au moins 3 ans, dans des stades du XVe (l'arrondissement qu'Hidalgo n'a pas gagné en refusant de s'allier avec le MoDem) ou peut-être du XVIIe. À raison de 35 jeunes par autocar, ça fait environ 170 rotations par semaine, 170 allers et 170 retours, dans les embouteillages, dans la pollution, et produisant de la pollution. Une réussite. Et si le champ de courses traîne, ce sera pour des années, des années, des années... des années... des années... 170 allers, 170 retours par semaine, 700 par mois. [...]

Donc, en résumé, on a un stade un peu vétuste qui mériterait un toilettage (pour pas cher), on a un président de club sportif qui veut faire dépenser au moins 150 millions d'Euros (d'aucuns disent 200 millions) à la Ville de Paris pour un stade où son équipe jouera ... huit ou dix fois par an ... Hein ? 200 millions d'Euros, les scolaires à la rue, pour un stade où on va jouer huit ou dix fois par an ????? Pincez-moi. On a une municipalité de gauche, à Paris ?

jeudi, 27 août 2009

Centrale nucléaire disparue !

Nom de D... ! Ils l'ont eue. En miettes la centrale nucléaire. Hop, passée à la trappe ni vu ni connu : ça faisait un moment que je la cherchais, et à chaque fois, je ne la trouvais pas ! J'ai compris ! ils l'ont virée. Il y avait au Palais de la Découverte une réplique aussi sympa que fidèle d'une centrale nucléaire dans la salle de l'énergie atomique. Jeune, je me souviens d'en avoir fait le tour avec amusement. J'escomptais que mes enfants en connaîtraient les contours. C'est raté ! Au nom du Grand Palais, on a depecé le Palais de la Découverte. Je m'en faisais l'écho le 25 avril dernier, sauf que je n'avais pas compris clairement de quel hall il s'agissait. Je trouvais juste que la réfection de la salle de l'énergie nucléaire durait drôlement. Un ami qui travaille au Palais m'a confirmé la disparition définitive de la centrale (que Rue 89 avait évoqué en avril dernier).

Mais il n'y a pas que la maquette qui a disparu. Voici ce que j'ai pu lire sur la page du Palais de la Découverte consacrée à la physique :

Jusqu'en janvier 2009 , le Palais de la découverte disposait d'une salle entière, de plusieurs centaines de mètres, consacrée à la physique du noyau atomique et des particules. S'y trouvait notamment un accélérateur de particules permettant de réaliser des expériences didactiques tout public de fusion, fission, activation et transmutation nucléaires : cette installation, unique au monde pour un établissement de ce genre, permettait de familiariser les visiteurs avec des notions souvent ardues de physique atomique et nucléaire. L'accélérateur ainsi que de nombreuses autres dispositifs expérimentaux ont dû être retirés et stockés, consécutivement à la cession de plus de 1000 mètres carrés de surfaces d'expositions au Grand Palais.Certains de ces dispositifs sont provisoirement présentés en salle optique.

Il me semblait bien, en effet, que quelque chose manquait. Et ensuite, on entend le même concert de pleureuses hypocrites se lamenter parce que les jeunes Français ne s'intéressent pas aux sciences. Il faudrait peut-être commencer par ne pas leur retirer la becquée de la bouche en sacrifiant, comme d'habitude, le fond aux apparences.

 

dimanche, 23 août 2009

Delanoë, Marie,le cimetière et les fleurs

Décidément à l'Hôtel de Ville, ils doivent s'emm... à l'heure actuelle. Ils pourraient pourtant réfléchir sur les errances fiscales et budgétaires de leur patron. Dernière trouvaille pour passer le temps, chercher noise à une pauvre dame qui avait pris l'habitude de fleurir des tombes dans le 17ème arrondissement.

Au nom d'un obscur règlement à la c... qui interdit d'orner allées et tombes la mairie de Paris n'a rien trouvé de mieux que d'arracher toutes ces pauvres plantes amoureusement plantées là et entretenues depuis presque trois décennies. Il est vrai que sous son leadership, on n'aime guère les "mauvaises" herbes...

Trop drôle la justification de Patricia Orsini, directrice adjointe des espaces verts :

nous avons simplement remis les choses dans leur bon droit.  Avec toutes ces fleurs dans les allées, il y a des risques de chute, et les jardiniers ne peuvent plus entretenir les tombes correctement. Quand aux arbustes, nous les avons simplement taillés pour éviter que Marie se blesse.

Il faut le lire pour le croire. Au fait, Orsini, elle s'occupait de l'action sociale et de l'enfance, jusqu'ici, qu'elle ce qu'elle fait aux espaces verts, maintenant ? Bref, on a là un bon exemple de la bureaucratie en action.

Il existe une pétition pour soutenir Marie, disponible en ligne. On peut aussi la signer à la boutique Anis, 19 rue Houdon dans le 17ème.

Il faudra que j'écrive le livre noir de Delanoë et de ses comparses, un de ces jours.

12:19 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : delanoe, cimetière, fleur, paris |  Facebook | | |

samedi, 01 août 2009

Le Musée en herbe a survécu...pour un mois !

Le musée en herbe a tout récemment communiqué avec ceux qui l'avaient soutenu. Voilà les dernières nouvelles :

Toute l'équipe du Musée en Herbe tient à vous remercier chaleureusement d'avoir signé notre pétition. Votre appui nous est précieux. De nombreux journalistes ont également relayé l'information et nous soutiennent dans notre démarche. Nos fidèles sponsors nous aident à maintenir l'équipe durant les mois d'été. Nous essayons de rester ouvert jusqu'en septembre, date à laquelle nous demandons à ce que le cas du Musée en Herbe fasse l'objet d'un débat et d'un vote au Conseil de la Mairie de Paris. Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de la situation, et d'ores et déjà nous prévoyons une conférence de presse le mercredi 9 septembre à 10h. En attendant, nous vous souhaitons une très bonne fin d'été, et nous vous invitons à faire connaitre autour de vous les difficultés du Musée en Herbe et à inviter vos proches à signer notre pétition... même sur la plage et les pieds dans l'eau !

Contact : Service de communication
01 40 67 00 37 / musee-en-herbe@wanadoo.fr


Bon...attendons donc le mois de septembre. Un débat au Conseil de Paris, c'est aussi ce que réclame le MoDem à Bertrand Delanoë.

00:07 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, musée en herbe, delanoë |  Facebook | | |

jeudi, 23 juillet 2009

Autolib, je suis sceptique...

Je suis avec intérêt le dossier autolib depuis son lancement. L'idée de la mairie de Paris est de promouvoir un système d'utilisation d'automobiles électriques sur  le modèle de Velib. J'avoue que j'ai quelques préventions par rapport à ce projet, certaines que j'ai déjà exprimées par le passé, au demeurant.

Je trouve que la dépense est très importante pour un nombre d'usagers vraisemblablement limité. Ensuite, le dispositif va supprimer encore des places dans Paris et contribuer à l'asphyxie grandissante du trafic. Enfin, si les usagers parisiens doivent se montrer aussi respectueux des autolib qu'ils le sont des velib, la facture va être salée.

J'aimerais avoir la certitude que les automobiles concernées sont vraiment écologiques, mais, pour ce que j'ai pu lire jusqu'à ce jour, les lourdes batteries électriques au lithium sont à terme une véritable catastrophe écologique si elles se généralisent.

J'enregistre en revanche avec satisfaction l'effort fait par la Mairie de Paris pour rendre un service compatible avec la proche banlieue puisque plusieurs communes de la ceinture ont été consultées et participent à l'opération.

Puisqu'on me lit à l'Hôtel de Ville, je le sais, je réitère la proposition que j'avais faite il y a un an et demi : je crois que cela ne serait pas inintéressant d'étudier la Tribryd, le véhicule mis au point par Bruno Causse, qui m'a l'air léger et peu gourmand en énergie. A 'époque, Bruni Causse proposait son véhicule pour 4000 euros/unité. 4000 tribryds, cela ferait donc 16 millions d'euros plus tout le coût de la logistique. Observons que le tribryd était proposé à 4000 euros pour une livraison unitaire. En série nul doute que le coût serait moindre.

09:28 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : autolib, paris, velib, delanoë |  Facebook | | |

Musée en Herbe, communiqué du MoDem de Paris

En avant-première chez l'hérétique, ou presque, le communiqué du MoDem à l'AFP et au Parisien, après les malheurs du Musée en Herbe.

Le Mouvement Démocrate de Paris exprime son incompréhension et sa réprobation de la décision de la part de la Ville de Paris de ne pas reconduire de subvention au Musée en Herbe. Après la suppression d'un espace de 11 000 m2 au Jardin d'Acclimatation en 2008, c'est un nouveau coup porté aux loisirs et à la culture pour l'enfance à Paris. En effet, sans subvention de la mairie de Paris, la mort programmée du Musée en Herbe est assurée à très court terme, c'est à dire d'ici la fin du mois de juillet. C'est ainsi faire peu cas d'une expérience pédagogique unique (il n'existe aucune autre sorte de musée consacré ainsi spécifiquement aux enfants en île de France) et de toute son équipe qui se retrouvera du jour au lendemain au chômage.
Le Mouvement Démocrate s'étonne des reproches adressés à la direction du musée par les services culturels de la mairie de Paris : Laurence Engel, Christophe Girard et Bertand Delanoë reprochent au Musée en Herbe d'accueillir un public scolaire de banlieue trop important ! Dans l'optique du Grand Paris, la municipalité devrait se réjouir de ce rayonnement de bon augure qui montre que le Musée en Herbe contribue à l'attractivité de Paris.
Le Mouvement Démocrate rappelle à Bertrand Delanoë, le maire de Paris, que la municipalité ne peut décider unilatéralement de revenir sur une subvention accordée sans en avoir avisé le Conseil de Paris. Les élus démocrates demandent donc au Maire de surseoir à sa décision et de placer la question de la survie du Musée en Herbe à l'ordre du jour du prochain Conseil de Paris.


mardi, 21 juillet 2009

Delanoë, l'homme le plus populaire de France, sans pitié pour l'enfance

J'ai écrit à propos du Musée en Herbe et ses mésaventures plusieurs billets cette année. Le dernier, hélas, annonce un épilogue tragique.

Reprenons : une consultation des compte-rendus de conseils municipaux sur paris.fr nous apprend plusieurs choses :

a) de 2002 à 2007 la subvention de Musée en herbe était environ de 315 000 euros par an.

b) le 27 septembre 2008 elle chute d'un coup de 50 000 euros et ne s'élève plus qu'à 265 000 euros.

c) la mairie soumet à l'accord du conseil de Paris le 27 décembre un acompte de 132 500 euros à l'association pour le compte de l'année 2009.

Mais voilà, en avril 2009, l'association apprend subitement qu'elle ne recevra plus rien. Pas même la seconde partie de l'année 2009. Ah. Ah bon ? depuis quand la Mairie de Paris a-t-elle le droit de décréter unilatéralement qu'elle revient sur une décision du Conseil de Paris (voté en octobre, je le rappelle) ? La démocratie locale en version Delanoë ?

Autre chose, c'est en décembre 2006 qu' «on» a suggéré au Musée en Herbe de dégager du Jardin d'Acclimatation sous prétexte que la Ville de Paris n'était pas assez visible là-bas. L'association s'est donc débrouillée pour trouver un local, sans aucune aide, dans le 1er arrondissement de Paris.

Décembre 2006 ? Tiens tiens : devinez qui faisait la fête en octobre 2006 ? Pure coïncidence, bien sûr. Mais voilà, il y avait sans doute déjà un gêneur.

On dit que dans un crime, l'assassin achève toujours son travail en liquidant le dernier témoin une fois le crime commis.

Ce qui m'énerve, ce sont les 75% de popularité de Delanoë, «l'homme le plus aimé» de France. Le même type qui vient d'enlever 11 000 m2 aux enfants au Jardin d'Acclimatation et leur supprime aujourd'hui le seul musée qu'ils avaient. Des sales coups de Delanoë, il y en a d'autres, et ce blog s'en fait parfois l'écho. Au moment des prochaines élections municipales, cette fois, l'hérétique aura un dossier complet sur les décisions prises par l'actuelle majorité municipale et il faudra rendre des comptes. Dans le précédent mandat, il y avait déjà eu une tentative avortée pour supprimer des Jardins d'enfants, cette fois, on leur enlève leurs espaces de vie.

Ah, et un détail encore pour que le bon peuple de banlieue sache en quel mépris le tiennent Delanoë, et ses apôtres, Christophe Girard et Laurence Engel : savez-vous quel a été l'argument invoqué pour dégager le Musée en Herbe du Jardin d'Acclimatation ? Il y avait trop d'enfants de banlieue ! Et je mets au défi Delanoë et sa majorité de venir prétendre ici, sur ce blog, que cela n'a pas été dit. On reproche au Musée en Herbe de plaire aux écoles de banlieue, vous savez, ces saloperies de pauvres qui bordent la ceinture de Paris et qui puent...Salauds de pauvres !

En tout cas, le Musée en Herbe est quasiment en état de mort clinique. Je vous conseille de vous dépêcher de le visiter, parce qu'au mois d'août, il aura cessé d'exister.

La pétition est toujours en ligne !