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dimanche, 18 juillet 2010

Petite Ceinture

L'un des aspects les plus mystérieux de la politique de déplacement de Delanoë et son équipe, depuis leur arrivée au pouvoir en 2001, c'est leur indifférence pour la Petite Ceinture.

Delanoë dépense des fortunes en aménagements divers et variés de voies pour le tramway, de suppressions de places de stationnement, de congestions plus farfelues les unes que les autres alors qu'il existe une ancienne voie ferrée qui fait tout le tour de Paris et qu'il suffirait de remettre en service.

Le plus idiot, c'est que la Petite Ceinture traverse des quartiers mal desservis par les transports en commun.

Ils n'ont pas été nombreux, les partis politiques qui ont fait connaître leur avis, lors des élections régionales à propos de cette ligne de chemin de fer. J'ai bien pris note que le MoDem a alors répondu, mais je constate que je suis en complet désaccord avec la position exprimée alors par Alain Dolium. Seuls Debout la République, l'UMP et le PS ont répondu, parmi les douze listes contactées alors par l'association de préservation de la petite ceinture. L'UMP et le PS ont tergiversé en remettant aux calendes grecques tout projet sérieux d'aménagement, en revanche, Debout la République, le parti de Dupont-Aignan, avait en vue une remise en service avec un projet concret.

Je me dis parfois qu'il est dommage que ce parti soit si éloigné de mes convictions européennes, et que trop de ses militants ne dépareilleraient pas la marchandise dans une grande fête trotsko-marxiste, parce que pour le reste, il y a des positions et des idées souvent intéressantes chez Dupont-Aignan.

Au passage, dans le projet du MoDem, il y avait en revanche une idée que j'ignorais (comme quoi le MoDem a vraiment très mal communiqué sur ses idées) : utiliser le RER pour le fret intra-muros avec un système de monte-charge, très ingénieuse idée. Dommage que personne (ou presque) n'en ait pris connaissance.

samedi, 17 juillet 2010

Velib, le coût de la casse...

Quand Bertrand Delanoë fait casquer les Parisiens, il se garde bien d'en parler sur son blogue. Le projet d'augmenter l'abonnement au Velib est apparemment à l'étude. Des rumeurs contradictoires circulent : les Verts déclarent avoir reçu l'assurance que l'abonnement à 29 euros pour des voyages de 30 minutes gratuits seraient prorogé. Jean-François Martins (opposition démocrate, MoDem) semble penser que l'augmentation est actée et dénonce le mauvais coup porté à la politique du déplacement à Paris. Bertrand Delanoë a justifié ce projet de hausse par l'élargissement du velib aux communes de la petite couronne. Jean-François Martins y voit un très mauvais signal adressé à la banlieue pointée ainsi du doigt. Il conclut en dénonçant une politique incohérente qui d'un côté tente de réduire la place de l'automobile et de l'autre renchérit les transports alternatifs :

Désormais les parisiens auront donc le choix entre des transports invivables et dangereux (transports motorisés : voitures et scooters) ou des transports chers et en partie inconfortables (Vélib et Métro)

Si je m'accorde avec Jean-François pour relever les incohérences de Delanoë, mes convergences avec lui s'arrêtent là. La liste Plan d'Urgence pour l'île de France n'a jamais vu le jour, et, de toutes façons, je n'en partageais pas toutes les propositions, mais je lui reconnaissais le grand mérite d'avoir été la seule liste à ne pas stigmatiser automobile et automobilistes lors des élections régionales.

Les transports en commun ne remplacent nullement l'automobile, non qu'ils soient chers, mais plutôt qu'ils sont inadaptés aux familles, lents, et présentant des risques récurrents en termes de sécurité au moins à certaines heures et sur certaines potions. Quant au velib, vous avez déjà essayé de charrier votre famille nombreuse avec ? Ça vous branche de pédaler dans la scoumoune l'hiver quand il gèle, il pleut ou il pèle ?

C'est dans les petites lignes en bas, dans l'article du Figaro que l'on comprend les vraies causes de l'augmentation du Velib : la casse, tout simplement. La casse, parce plus quelque chose est gratuit, plus notre société marchande juge que cela n'a pas de valeur. La casse, parce que nous vivons dans une société de gens toujours moins éduqués, toujours plus égoïstes et assis sur leurs acquis et leur propre confort, dans laquelle le bien commun n'est pas respecté pas plus que la parole donnée ou tout simplement les conventions et règles de politesse élémentaires.

Je tends à penser que la casse est d'abord le fait des usagers occasionnels plutôt que des abonnés, or, ce sont ces derniers qui vont payer l'addition, in fine.

L'insécurité a un coût, j'en avais parlé sur ce blogue ; l'incivilité aussi. L'augmentation du prix des abonnements en est l'un des premiers signes. Ni Decaux ni Delanoë ont affirmé ne pas s'être attendus à ce que les Parisiens, les touristes, la banlieue venue en visite à Paris se comportassent à ce point comme des sagouins.

Or, il se trouve que J Decaux a obtenu un léger avenant sur le contrat qui le lie à la Mairie de Paris : au-delà de 4 % de perte annuelle, la Ville s’engage à prendre en charge, à hauteur de 400 euros l’unité, le remplacement des Vélib’ volés ou détruits. Annick Lepetit a calculé qu'il pourrait en coûter 1,6 million d’euros par an aux contribuables parisiens.

Ce qui étonne dans cette histoire, c'est que pas plus Decaux que Delanoë n'auraient pourtant du ignorer cette probable évolution. Le même scénario s'est déroulé à Lyon en trois ans, à partir de 2005, date à laquelle J.Decaux avait installé là-bas le Velov. J.Decaux se moque un tantinet du monde, puisqu'en 2008, déjà, il s'étonnait à Lyon, cette fois, du niveau de casse...A Lyon, le prix a triplé en trois ans. Qu'en sera-t-il à Paris ?

07:24 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : velib, delanoë, paris |  Facebook | | |

mardi, 22 juin 2010

Belleville entre les lignes...

Tout de même ! Il a fallu que je surfe sur le blogue d'un anarchiste local pour enfin savoir ce qu'il se passe vraiment à Belleville. Oh, ce n'est pas compliqué. A vrai dire, j'avais comme un doute en lisant les journaux.

Tiens, par exemple, ils ont tous titré que les manifestants étaient des «Chinois» (en fait des Sud-Asiatiques : Indochinois et Chinois). Mais pas un seul n'a précisé que le petit groupe de «contre-manifestants» venus attaquer les manifestants étaient des Maghrébins. Beaucoup trop peur qu'on les taxât de vilains racistes, fassîsstes et tutti quanti... Faut interpréter le billet de l'anar : jeunes = racaille pas majeure d'origine nord-africaine.

En fait, c'est simple : il y a une cité juste à côté de Belleville. Dans cette cité se trouvent concentrés des Maghrébins et des Africains. Cette cité est constituée de gens avec peu ou pas de revenus. La délinquance y est forte. Une minorité agissante vient foutre le bordel à Belleville. Comme la minorité est symptomatique de la cité, évidemment, elle est constituée à 90% de Maghrébins et d'Africains. D'où la colère des Asiatiques du quartier qui se font agresser sans réactions des forces de police. Pire, pendant le manifestation, une racaille pas majeure a volé un sac à une femme : les manifestants ont voulu le remettre à la police, et ces abrutis trouillards de flics locaux l'ont remis tout aussi sec  en liberté.

Faut pas s'étonner que les habitants aient la haine ensuite. Pire, ce sont même eux qui se sont fait embarquer ensuite. Faut voir comment le libertaire local essaie de botter en touche sur son blogue. Quand c'est maghrébin ou africain, ça doit forcément être gentil.

Qu'est-ce que ce politiquement correct peut m'exaspérer. Les Maghrébins et les Africains tranquilles seront les premiers à faire les frais de ces tentatives d'étouffer la vérité.

Il faut dire que la vermine locale s'attaque aux femmes enceintes, aux femmes avec poussettes, volant et agressant sans vergogne. On trouve des témoignages très édifiants dans les commentaires de l'article du Figaro.

Quand ce sont des Asiatiques qui sont victimes d'agressions, comme le dit très justement Anh Dao Traxel (tiens, pour une fois, Libération fait son boulot, du journalisme), la fille adoptive de Chirac, il n'y a pas un mot de protestation de la gauche (mais de la droite aussi) bien-pensante.

Eût-il été question de l'agression d'un Maghrébin ou d'un Africain qu'on eût entendu le ban et l'arrière-ban de toute l'extrême-gauche, des syndicats, des Verts et des dégoûlinants de toute sorte.

Cela dit, j'ai lu sur le blogue que je cite une réaction édifiante, celle d'Arabesque :

J’habite le quartier depuis plus de 20 ans et je confirme que, depuis quelques mois, nous vivons un enfer.
Les femmes chinoises sont effectivement les victimes désignées des vols à l’arraché. Les jeunes qui commettent ces agressions misent sur le fait qu’elles peuvent être en situation irrégulière et qu’elles ne porteront pas plainte.
Mais elles ne sont pas les seules cibles et les actes de délinquance se multiplient d’une façon inquiétante à l’échelle d’un seul groupe d’immeubles : agressions sur les personnes (depuis janvier, un jeune a perdu un oeil, un autre a été arrosé d’essence et brûlé vif, un troisième a été tabassé et ils lui ont pris son vélo, une voisine a été agressée sur son palier), cambriolages, dégradation des locaux, trafics divers, tapage nocturne permanent, attaque de magasins etc.
Les gens ont peur des représailles et ne bougent pas.
A noter : nos courriers au Maire de Paris, au Préfet, à la Maire et au commissaire du 20ème restent sans réponse !
Et lorsque nous appelons la police, elle se déplace de plus en plus rarement
.

On peut comprendre, à mon avis, l'exaspération des locaux : la police est championne pour débarquer à l'improviste et embarquer quelques Africains ou Chinois sans papiers, mais quand il s'agit d'assurer sa mission essentielle, la protection des citoyens et résidents, plus personne.

Bref, il s'agit de sanctionner définitivement la racaille : si jamais certains des agresseurs n'ont pas encore la nationalité française, il faut la leur interdire définitivement. Pour les autres, la prison et des amendes, et la suppression des aides sociales pour leurs familles quand ils sont mineurs. Bon sang, si on la mettait en place, cette nationalité à points, comme on pourrait se prémunir durablement pour l'avenir.

Un dernier point, toutefois, pour éviter de verser dans de la simplification à outrance :  Maghrébins et Africains se trouvaient à Belleville bien avant que les Asiatiques ne s'y installent. Je ne cherche pas à minimiser les phénomènes de violence, qui sont clairement l'expression d'un racisme maghrébin et africain local, mais, on doit aussi comprendre que, fût-ce par une voie délinquante, les communautés maghrébine et africaine cherchent sans doute à lutter aussi contre un recul de leur territoire originel. Elles n'en ont pas moins une responsabilité écrasante. A elles de faire le ménage en son sein si elles veulent être crédibles.

Ce qu'on peut déplorer, in fine, c'est que se soient développées des logiques communautaristes sur notre sol. La concentration des populations en un même endroit, une immigration excessive en sont les premières causes. Il faudra du temps, des politiques volontaristes d'un côté, et très fermes de l'autre, pour résorber le mal.

lundi, 21 juin 2010

Belleville, insécurité au quotidien

Plusieurs milliers de membres de la communauté chinoise ont manifesté à Belleville aujourd'hui. A vrai dire, ce quartier est en déliquescence depuis fort longtemps.

Pas besoin de chercher bien loin : il y a des cités de ce côté-là, et c'est clairement la racaille qui en est issue qui commet allègrement crimes et délits.

Ils tirent sur les policiers, volent les commerçants chinois, violent les femmes sans papiers qui ne peuvent se plaindre, dérobent les biens des oeuvres sociales, dealent, et bref, rendent la vie difficile aux habitants du quartier.

Oh, bien sûr, les explications sociologiques ont toujours cours dans les salons de la gauche sociale...

On trouve même des conseils de quartier (probablement à la botte des majorités locales) pour refuser la mise en place de la vidéo-surveillance.

D'accord pour juger que ce n'est pas suffisant, mais cela aide clairement à identifier des coupables, et on l'a vu notamment dans plusieurs affaires criminelles récentes.

Ce que je crains, c'est que le refus de traiter l'insécurité par les pouvoirs publics, tout comme à la fin des années 2000, n'ouvre un nouveau boulevard au Front National dans les années à venir.

Je vois bien revenir les beaux esprits hurlant à la réaction dès que l'on tient un langage ferme sur le sujet. Comme en 2002.  Tiens, je viens de lire le billet de Birenbaum sur Villepin. Il lui reproche d'avoir imposé le thème de l'insécurité en 2002. Désespérant. Il n'a rien compris à 2002. Le problème, ce n'est pas le thème, le problème, c'est de n'avoir rien fait dans ce domaine si longtemps. Les thèmes ne s'imposent pas par l'opération du Saint-Esprit : on a beau dire aux gens qu'ils fantasment, qu'ils sont hideux, qu'ils sont racistes, que ce sont des réactionnaires, et cetera, les faits sont têtus, et à les nier, ils finissent par vous revenir dans la gueule comme un boomerang.

Je voudrais éviter de voir 2012 comme une répétition de 2002. Je suis convaincu que la sécurité reviendra, parce que l'échec de Sarkozy (mais en réalité, on ne peut parler d'échec puisqu'il n'a rien fait, mis à part de l'agitation) est total et sans appel. Même Delanoë, bobo-compatible s'il en est pourtant, a compris qu'il ne fallait pas jouer au con avec la sécurité, et je le crois plutôt sérieux sur ce sujet.

 

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mardi, 08 juin 2010

Le MoDem16 pour le maintien de Roland Garros à Paris

En ces temps de tennis, s'il est bien une polémique qui fait couler de l'encre, c'est de déterminer ce qu'il va advenir de Roland Garros. Le président de la Fédération Française de Tennis, qui dispose d'une concession auprès de la ville de Paris pour 1.9 millions d'euros par an, estime que Roland Garros est trop petit et que faute de pouvoir l'étendre, il faut envisager un déménagement. Versailles, Marne la Vallée ont été évoqués. Pendant longtemps inconsciente du danger, la mairie de Paris a réagi in extremis en avril dernier en proposant un plan d'extension des cours de tennis. Problème : le projet mord sur les Serres d'Auteuil et réquisitionne un stade, Georges Hébert, normalement dévolu aux scolaires. J'ai pu avoir la réaction de Béatrice Lecouturier, élue MoDem du 16ème arrondissement de Paris, aux propositions de la mairie.

document?id=13935&id_attribute=120Le MoDem du 16ème arrondissement a pris connaissance du projet d'aménagement de Roland Garros présenté par Monsieur Delanoë. Si les élus démocrates partagent avec d'autres élus la volonté de maintenir Roland Garros à Paris, ils ne peuvent admettre que cela soit au détriment des Serres d'Auteuil. Ils n'appuieront un aménagement du stade Georges Hébert que s'ils reçoivent la garantie que ce dernier continuera d'accueillir des scolaires.

L'agrandissement indéfini de l'espace de Roland Garros n'est pas une fatalité pour en faire un grand tournoi. Sa dimension humaine et familiale pourrait être à l'avenir sa marque de fabrique. Raphaël Nadal déclarait récemment : « Roland-Garros a son histoire et cette histoire est ici et pas ailleurs. C’est pour ça que je voudrais que le tournoi reste ici » et encore « Ici, ça respire l’histoire du tennis. Bien sûr, le tournoi restera grand s’il va ailleurs, mais il y perdra un peu de son essence ».

Le MoDem 16 ne peut qu'approuver ces paroles empreintes de vérité. Le «Big is beautiful» ne devrait pas être l'alpha et l'oméga des aménagements urbains. Il appelle donc la majorité de la ville de Paris, et celle (UMP) du 16ème arrondissement à s'accorder pour valoriser Roland Garros autrement que par sa seule extension.

Le Big is beautiful, tiens, ça me rappelle quelque chose : n'est-ce pas Bayrou qui jugeait, récemment, que c'était le «Small», qui était «beautiful» ? En effet, il rappelait que la constitution des métropoles telles que voulues par le gouvernement allait déposséder nombre de communes limitrophes de tout droit de regard sur l'aménagement de leur territoire.

Je suis content que nous partagions, au MoDem, la même vision que Nadal. J'ai cru comprendre que Federer était moins clair, estimant aussi que s'il y avait de gros intérêts pour le déménagement, cela pouvait se comprendre. Bon, c'est Nadal qui a gagné le dernier tournoi. Tant mieux... Bref, c'est tout de même fort que plus aucun maire, et particulièrement Delanoë, ne puisse désormais envisager le développement de leur ville sans être frappé de gigantisme. Au fait, pourquoi cette question n'est-elle pas à l'ordre du jour du Conseil de Paris ? Il avait lieu hier et continue aujourd'hui...?

En la circonstance, ce n'est pas Delanoë, le principal coupable, même, si comme d'habitude, il va essayer de s'asseoir sur revendications des riverains ; le coupable, c'est un modèle de développement qui vise le "toujours plus", plus loin, plus grand, plus de spectateurs, plus de publicité, plus d'argent et...moins d'humanité...

Je suis satisfait de voir le MoDem entrer en résistance contre ce modèle sportif-là. Roland Garos peut et doit rester à la Porte d'Auteuil, parce que c'est une part de l'histoire du tennis et même bien plus. Nadal a raison.

 

jeudi, 13 mai 2010

Halles de Paris, le MoDem communique.

Alors que les défauts du projet actuel s’accumulent, Jean-François Martins, Conseiller de Paris, Mouvement Démocrate, estime que la rénovation des Halles doit faire l’objet d’un nouveau concours d’architectes pour voir émerger un nouveau projet plus solide, plus fiable et plus ambitieux

Le tribunal administratif de Paris vient de confirmer la suspension du permis de démolir du jardin des Halles suite au recours qu’avait déposé les associations locales et riverains engagés dans l’avenir des Halles.

Après l’épisode des elegissements et galléries non prévus par le maître d’œuvre et qui compromettent la possibilité de faire sur les Halles un jardin plat comme cela était prévu, c’est désormais dans la même semaine le tribunal administratif qui vient une nouvelle fois souligner le manque de précision, de maturité et de professionnalisme du projet porté par Bertrand Delanoé et son équipe.

Un jardin qui ne verra pas le jour, des frais de maîtrise d’œuvre qui dépassent chaque jour le marché initialement prévu, un projet de canopée dont la faisabilité technique n’est pas avérée et un projet urbain et humain peu clair pour cet ensemble pourtant primordial au cœur de Paris….Tout semble désormais démontrer l’échec du projet actuellement retenu et la nécessité  d’une nouvelle ambition, d’un professionnalisme accru et d’une remise à plat des projets.

Plutôt que d’en faire une question d’orgueil ou d’amour propre, le Maire de Paris doit profiter de cette décision administrative pour reconnaître que son projet est perfectible et ouvrir dès à présent un nouveau concours d’architecte pour l’émergence d’un projet pour les Halles plus sérieux, plus fiable, plus en accord avec la Ville et son histoire et résolument tourné vers l’avenir.

A vrai dire, à titre personnel, j'aurais été bien plus radical que Jean-François Martins, l'élu MoDem du Conseil de Paris. Il y a une manie de Delanoë à vouloir laisser son empreinte partout et à engager des dépenses somptuaires en conséquences.

 

Halles1.jpg

 

Je trouve le quartier fort plaisant et esthétique à l'heure actuelle. Je ne vois nullement l'intérêt de travaux pharaoniques, en revanche, comme Parisien, j'en considère bien les conséquences : les impôts locaux ne cessent de flamber ! Encore +10% l'année prochaine ! Ces temps difficiles pour les Français auraient justifié un réajustement sensible des ambitions municipales. Une rénovation en sous-sol et un toilettate en surface. Mais non, il faut toujours qu'il en rajoute et qu'il fasse son Haussman alors que le jardin actuel est à maturité et satisfait plus que largement ses usagers. Quid de la place René Cassin ? Quid du jardin d'aventures Claude Lalanne ? Quid de la vue sur Saint-Eustache, définitivement gâchée par une canopée de verre qui coûtera une fortune en nettoyage ?

Une délibération devrait avoir lieu en juin au Conseil de Paris pour autoriser le maire à démolir : j'espère que l'élu MoDem s'y opposera vigoureusement.

00:43 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : modem, halles, paris, martins, delanoë |  Facebook | | |

samedi, 08 mai 2010

Tabagisme, l'autre bilan de Sarkozy

C'est à un bilan sans concession que s'est livré Juan de Sarkofrance, aujourd'hui : trois années d'échecs de la politique sarkozyste en terre de France. A vrai dire, je n'ai pas grand chose à ajouter à cette charge tant elle me paraît particulièrement lucide. Je vais toutefois apporter ma petite pierre à l'édifice avec un sujet qui me tient à coeur : le tabagisme des jeunes.

L'augmentation de la consommation de tabac chez les collégiens et lycéens parisiens est tout simplement hallucinante depuis 2007 : +144%. Pire, +170% chez les filles. La campagne de Jacques Chirac, des années 2003 et 2004 semblaient pourtant avoir atteint son but avec un effondrement de la consommation de tabac au sein de la jeunesse. L'association Paris Sans Tabac accuse les arbitrages opérés à l'Élysée depuis 3 ans : suppression des subventions aux associations, réduction des fonds affectés à la prévention, fleurs aux fabricants de tabac, et cetera.

Je ne suis pas en mesure de vérifier ces affirmations, mais si un plan et une action des associations semblaient avoir donné des résultats, c'est une vue à très court-terme et une bêtise que de leur avoir coupé le robinet à subventions.

Pour ce que je vois des campagnes anti-tabac, je constate qu'elles peinent à convaincre les jeunes, parce qu'elles ne sont pas conçues spécifiquement pour ces derniers. On l'oublie souvent, mais le cerveau d'un adolescent n'est pas fini (c'est d'ailleurs fort plaisant de le leur rappeler...). Particulièrement, toute la sphère de l'anticipation et de la projection dans le temps ne fonctionnent pas comme chez les adultes ; il est donc sans doute assez peu efficace de baser un message sur les dégâts opérés dans le temps.

En revanche, les adolescents sont très soucieux de leur image, préoccupation caractéristique de leur âge, et de leur intégration sociale parmi leurs pairs. Il faut donc appuyer là où cela fait mal : qu'on parvienne à les convaincre que puer de la gueule au tabac froid, c'est tout sauf séduisant, et on peut franchir un premier pas. Qu'on les amène ensuite à se représenter qu'un fumeur n'a rien d'un rebelle mais au contraire relève du serial-loser catégorie tobacco-victim, et on pourrait obtenir d'autres avancées. Cela ne dispense évidemment pas de les prévenir incidemment sur les risques qu'ils encourent en terme de santé et de développement intellectuel.

Aucune campagne ne pourra être efficace sans travailler de concert avec les leaders d'opinion auprès des jeunes. Un vrai travail de fond qui demande autre chose que du saupoudrage.

18:01 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : société, paris, tabac, sarkozy |  Facebook | | |

lundi, 03 mai 2010

Paris pollue-t-il Issy ?

J'ai trouvé assez comique l'interrogation d'une élue socialiste d'Issy les Moulineaux. En novembre dernier elle s'étonnait de que la municipalité d'Issy ne renouvelle pas une concession à AIRPARIF en vue de mesurer les taux de pollution dans la zone. Kathy Similowski n'a pas manqué d'y voir une stratégie de la majorité de Santini pour éviter de devoir publier des chiffres désagréables pour la qualité de l'air à Issy les Moulineaux.

Les causes ? Les voilà selon cette élue :

L'accroissement du flux de circulation automobile en bord de Seine (RD7, RD1) mais aussi périphérique et boulevards extérieurs d'une part, et le fonctionnement à plein régime d'Isséane d'autre part, font-ils craindre aux politiques des retombées nuisibles en terme d'images mais aussi de santé (maladies cardio-respiratoires ; asthme, infarctus.. et certains types de cancers) ?

J'aurais bien aimé qu'elles finissent son raisonnement, cette élue : qui engorge le périphérique par sa politique de circulation depuis maintenant bientôt dix années ? Le périphérique, et bien sûr, toutes les déports qui peuvent exister sur la proche banlieue...C'est l'ami Delanoë. En somme pour satisfaire sa clientèle boboisée et shootée à l'écologie de salon, il envoie toutes les fumées d'échappement de Paris sur ses proches voisins... Kathy Similowski devrait lui envoyer une lettre de réclamation : je la signerai volontiers, en ce qui me concerne. Moi aussi, j'aimerais bien qu'Airparif vienne prendre la mesure de l'air là où les blocages des grands axes et les travaux de voiries ont entraîné un report de circulation sur des petites rues avoisinantes...

18:26 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : paris, issy, pollution, delanoë |  Facebook | | |

mercredi, 21 avril 2010

Voies sur berges, position officielle du MoDem parisien

La presse n'a repris qu'une seule phrase du communiqué officiel à l'AFP de Jean-François Martins, conseiller de Paris pour le MoDem. L'hérétique se l'est procuré dans son intégralité pour l'édification de ses lecteurs et des Parisiens. Le voici :

 

La reconquête de la seine et de ses abords par les parisiens pour les loisirs, les promenades et un nouveau partage de l'espace public est sans aucun doute le bon cap à suivre. Paris est aujourd'hui l'une des rares grandes villes fluviales a faire si peu profiter ses habitants de ses bordures de Fleuve. C'est exactement le sens de la proposition que nous défendons depuis 2008 de "création d'une coulée bleue" à Paris, à l'image de la promenade plantée - coulée verte - de l'est parisien.
Cependant la solution qui consiste à faire ce choix au détriment des parisiens, en sacrifiant le centre de Paris à l'engorgement systématique et en supprimant une option utile et efficace pour traverser Paris de part en part est une mauvaise solution qui nous conduirait à sacrifier la qualité de vie de centaine de milliers de Parisiens pour cet objectif pourtant juste d'aménagement urbain"
"La reconquête des bords de Seine est un tournant majeur de l'aménagement parisien et la ville de Paris ne peut le faire contre ses habitants, j'appelle donc à l'ouverture de concertations et d'une étude publique de l'impact de la fermeture des voies sur berges  et l'étude exhaustive de toutes les autres options permettant de créer cette "coulée bleue" tout en garantissant la fluidité de toutes les mobilités le long de la seine. Des solutions nouvelles et durables doivent être imaginées au delà des solutions temporaires et précaires proposées aujourd'hui pendant les 5 semaines annuelles de Paris plage où les berges sont fermées."

Ouf ! Cela méritait d'être dit. J'ai cru comprendre que l'autre famille centriste parisienne avait un avis relativement similaire ; je l'aurais bien fait connaître ici, malheureusement, leur site est infoutu d'afficher un lien correct sur la question, ce qui est des plus agaçants.

Plus généralement, c'est la méthode Delanoë qui est en question : à l'heure du Grand Paris, on ne peut pas prendre des décisions en montant une catégorie de Parisiens contre l'autre (automobilistes et piétons), et plus grave encore, Franciliens et Parisiens. Il n'est pas non plus acceptable de ne proposer comme alternative que la seule augmentation des temps de trajet, choix dont s'est vantée l'équipe de Bertrand Delanoë.

mardi, 20 avril 2010

Le MoDem et les voies sur berge à Paris

J'ai écouté avec attention l'intervention de Jean-François Martins à propos des voies sur berge à Paris, grande marotte de Delanoë. Sur le fond, le MoDem de Paris estime en effet que le sens de l'histoire et de l'urbanisation ne va pas vers un accroissement de la circulation automobile à Paris, mais au contraire vers une réduction du trafic, et que la récupération des berges est un objectif à long terme ; c'est ce que Marielle de Sarnez appelait la coulée bleue dans son programme municipal en 2008. La grande différence avec Delanoë, c'est que le MoDem se refuse à prendre en otage les automobilistes en lançant une grande croisade contre la bagnole, contrairement à Delanoë et ses amis Khmers verts (cette dernière formulation est de moi). Jean-François Martins l'a clairement exprimé sur France 3, le MoDem ne peut approuver le projet de Monsieur Delanoë que si ce dernier propose une alternative valable en termes de transports et de trafic.

Ce n'est évidemment pas la méthode de Bertrand Delanoë, qui fort de ses 57% au second tour en 2008 (mais avec un taux de participation en fort recul par rapport à 2001 !), estime qu'il peut passer en force sur tous ses projets et prendre en otage toute l'île de France pour satisfaire ses amis bobos (tiens, ça, c'est pour PMA ...).

Bref, la position du MoDem, elle est simple : récupération des voies sur berge, oui, prise d'otages, non. Le premier ne devant se faire au détriment des seconds, pour l'instant, c'est non au projet. Et comme Delanoë n'est de toutes façons pas crédible dans le domaine des transports, domaine où il a réalisé des dépenses mastodontestques (3 milliards et demi d'euros pour la seule voirie de 2001 à 2007) pour des trajets au final accrus en temps, ce n'est pas demain la veille que le MoDem risque de voter son projet...