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lundi, 02 juillet 2012

Il faudra en finir avec Delanoë et sa majorité en 2014

Quand je songe aux hausses d'impôts, au gaspillage effroyable de fonds et aux sommes dépensées par milliards pour des broutilles, aux dénis de démocratie répétés, aux enfumages de toute sorte, au mépris pour les familles qui aura caractérisé l'ère Delanoë, je me dis qu'il sera plus que temps en 2014 d'éjecter l'individu et toute sa cour des manettes de commande de la capitale.

Stade Jean Bouin, Extension de Roland Garros, Forum des Halles et Halle Freycinet, Piscine Molitor, Tours triangle, fondation Vuitton et Jardin d'Acclimatation, Parc Sainte-Perrine, relations avec Unibail, ils sont nombreux les motifs d'en vouloir à Delanoë.

Paris manquait de crèches ? Il a dépensé près de cinq milliards d'euros en travaux de voirie provoquant des gênes considérables dans les déplacements.

Paris est devenu une ville pour quadragénaires et quinquagénaires aisés et bobos , souvent célibataires. Quand ils ne le sont pas, les familles n'excèdent plus deux enfants à l'exception de la clientèle multi-assistée de certains quartiers nord de Paris.

Non seulement les classes moyennes ne parviennent plus à vivre dans Paris, mais les strates inférieures de la bourgeoisie commencent à devoir la quitter.

Paris est devenue une ville de touristes, de fêtards et de bureaux mais certainement pas une ville pour les Parisiens eux-mêmes.

Pour virer Delanoë il faudra un véritable contre-projet : une politique culturelle différente, des taux d'imposition corrigés même s'il faudra faire face à l'héritage de dettes de Delanoë, une politique des déplacements prenant une nouvelle orientation, non plus dans la poudre aux yeux mais dans l'efficacité et une politique économique judicieuse.

01:18 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : delanoë |  Facebook | | |

jeudi, 17 mai 2012

Je vais soutenir une candidate UDF !

7049934799_b04b7dc483_m.jpgAu fait, savez-vous que l'UDF existe toujours ? Eh oui, le parti centriste avait été mis entre parenthèses en 2007 mais il n'avait pas pour autant disparu et nous sommes quelques uns à toujours disposer de la double adhésion.

C'est mon cas. C'est aussi celui de Béatrice. Je vais faire campagne au coeur d'une terre UMP et Sarkozyste. Après Neuilly, c'est l'endroit de France qui a voté le plus pour Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle. Je me suis résolu à voter Hollande, pour ce qui me concerne, mais Béatrice a fait un autre choix, elle, puisqu'elle a finalement voté pour Sarkozy.

Ce n'est pas grave, nous sommes tous les deux centristes, et nous soutenons à peu près le même programme, celui que défendait François Bayrou lors de cette présidentielle, celui dont je me fais souvent le témoin à travers mes propres billets.

Béatrice Lecouturier est une élue locale, puisqu'elle représente le MoDem au conseil municipal du 16ème nord.

Il n'y a pas beaucoup de blogues dans le 16ème, mais je pense que le site névralgique par excellence, c'est clairement paris16.info, le blogue de l'excellent Antoine Dufour. Sur la Toile, il sera certainement au coeur de la campagne législative.

Béatrice se présente avec l'étiquette UDF. Comme moi, je pense qu'au fond, elle a toujours aimé ce parti et ses composantes un peu "plurielles". Elle rejoint le Centre pour la France, la coalition centriste que Françoois Bayrou a évoqué il y a quelques jours.

Le 16ème a longtemps été une terre centriste. Elle peut le redevenir. Il ne tient qu'à ses habitants et à la force et à l'intelligence de nos convictions et de nos propositions, à notre capacité à gagner en visibilité aussi.

J'ai eu déjà quelques discussions programmatiques avec Béatrice, particulièrement sur le Made in France et ses déclinaisons (écologie et filières courtes, lien social et tradition, déficits,  et commerce extérieur notamment) ; elle entend défendre plusieurs propositions à l'Assemblée Nationale si elle est élue. Mais dans l'immédiat, comme elle ne les a pas encore évoquées sur son blogue, je n'en dis pas plus. J'y viendrai au fur et à mesure.

vendredi, 03 février 2012

Loyers : Delanoë est le phénix de nos hôtes !

Ce n'est pas inutile de traîner chez le premier tovaritch de la pravdasphère : outre les billets plaisants et amusants, on y trouve aussi des pépites en commentaires ! J'avais la flemme de rédiger un billet aujourd'hui. Merci grandpas !

C’est un fait acquis : Delanoë est le phénix de la gestion publique et, s’il a dû augmenter de 52% les impôts des propriétaires de logements parisiens et de 9% ceux des locataires, ce n’est pas de sa faute : c’est celle du méchant Etat qui lui doit des sous et celle de la crise immobilière qui lui prend des recettes. 

Le problème, c’est que, contrairement à cette vision de cour de récré où rien n’est jamais de sa faute, le maire de Paris porte une lourde responsabilité dans la situation financière de la ville et dans les multiples hausses d’impôts que subiront les Parisiens. Les récents comptes administratifs 2008 – qui retracent l’exécution du budget écoulé – et les budgets supplémentaires qui seront votés par la majorité municipale lundi prochain sont en réalité très révélateurs. 

La dégradation accélérée des finances parisiennes est le résultat de la gestion calamiteuse depuis 2001 avant d’être le résultat de l’effondrement des droits de mutation. En effet, toutes les dépenses de fonctionnement ont fortement augmenté depuis 2001. 

Exemple : les charges de personnel de la ville étaient de 1,34 Md€ en 2001 et de 1,76Md€ en 2008, soit +31%. Si la mairie avait simplement maintenu le pouvoir d’achat des fonctionnaires et n’avait pas recruté quelque 7000 agents supplémentaires, il n’aurait fallu que 1,54 Md€ pour les payer en 2008 : ce sont donc 220 millions d’euros supplémentaires que les contribuables doivent verser chaque année pour financer les recrutements et les augmentations salariales décidées depuis 2001 par Delanoë. 

Autre exemple : les dépenses de fonctionnement des services qui étaient de 793 M€ en 2001 sont passées à 907 M€ en 2008 alors que chaque année, depuis 7 ans, le roi de la gestion explique sérieusement qu’il fait 30 M€ d’économies sur ce poste, qui aurait donc dû diminuer de 210 M€ et non augmenter de 114 M€ !!!


Dernier exemple du délabrement : l’évolution de "l’excédent cumulé", une vieille notion budgétaire qui oblige les collectivités locales à constituer une sorte de réserve de prudence. Quand Delanoë est arrivé à la mairie, il a commandé un audit et les cabinets qu’il avait lui-même missionnés ont conclu qu’il héritait d’une situation financière « exceptionnelle ». L’excédent cumulé de recettes de fonctionnement au 31 décembre 2001 était de 598,2 M€ (pour un total de dépenses annuel de 3,53 Mds € ; le « matelas » de réserve représentait donc 16% des dépenses annuelles, ce qui était prudent). 

Au 31 décembre 2008, cet excédent a fondu : il n’est plus que de 310 M€, pour un total de dépenses annuel de 4,75 Mds€ : la fameuse réserve de prudence ne représente donc plus que 6% des dépenses annuelles, autant dire que l’année prochaine, on aura simultanément la flambée des impôts, l’explosion de l’endettement et la poursuite de la dégradation des finances municipales. 

Pour tenir jusqu’en 2008 et les élections, outre le flot des impôts immobiliers dont la crue était la conséquence de la flambée des prix, le maire a recouru à une bonne vieille méthode : endetter la ville. L’encours de dette était de 0,95 Md€ en 2001, de 1,85 Md€ en 2007, de 2,13 Mds€ en 2008 et il devrait atteindre 2,33 Mds€ en 2009. La dette a donc été augmentée de deux et demi depuis que le bon gestionnaire autoproclamé est aux commandes. 

Après que toutes les ficelles aient été utilisées, il lui restait donc à augmenter les impôts, ce qu’il a commencé à faire il y a six mois et qui va se poursuivre évidemment les prochaines années. 

Au-delà de cette litanie de chiffres un peu aride, le bons sens résume la situation des Parisiens : leur édile a dépensé sans compter, recruté à tout va, multiplié les travaux de voirie aussi utiles que les aménagements successifs du boulevard Saint Marcel ou de l'avenue Jean Jaurès, réussi à éviter de les faire passer à la caisse en mangeant les excédents cumulés et en engrangeant la fiscalité liée à la spéculation immobilière…

encore il investissait pour l’avenir et économisait pour remédier aux pertes de recettes. 

Mais pas du tout : au budget supplémentaire, il compense les pertes de droits de mutation d’abord par une manne inespérée : 98 M€ en provenance des caisses de l’Etat et du plan de relance (tiens, tiens, l’Etat n’est pas si méchant après tout…), une plus value de 10 M€ des concours « classiques » de l’Etat (décidément, ce méchant Etat est bien généreux) et une plus value sur les impôts directs des Parisiens de 70 M€ (décidément toujours bons pour passer à la caisse). Au fait, cet amoureux de la transparence aurait peut-être pu informer les élus en mars dernier de cette manne et limiter la hausse des impôts, n'est-ce pas ? Mais il sait que le pire est à venir et veut habituer progressivement les Parisiens à la saignée. 

Et, pour faire bonne mesure, non seulement il ne fait pas d’économies, mais il augmente les dépenses de fonctionnement pour des charges de confort comme les loyers (comme si la ville avait besoin de louer alors qu'elle est le principal propriétaire foncier de Paris !), qui continuent leur vertigineuse ascension : +1,6M€. Ce seul poste est passé de 20,9 M€ en 2001 à 45,8 M€ en 2009 pour la ville-département ! Mais les augmentations de dépenses sont aussi liées à des décisions hasardeuses : + 4M€ pour payer les frais contentieux (y a-t-il le fameux contentieux sur les marchés de propreté dans ces 4M€ ?) et, cerise sur le gâteau : +6 M€ pour les fameux nouveaux marchés de collecte des ordures ménagères dont les conditions d’attribution ont tant fait parler (voir les articles du Delanopolis et de Bakchich info) ! 

Parallèlement, en toute discrétion (aucun commentaire dans l’étique rapport de présentation officiel), les subventions à l’enseignement supérieur sont massacrées : -0,46M€ sur 4,2M€ pour les associations et – 0,45M€ sur 20,2 M€ pour les organismes publics d’enseignement supérieur, soit une diminution de près de 1 M€. Pourtant, le candidat du PS aux municipales nous avait rebattu les oreilles avec sa priorité absolue donnée à ce domaine, non ? Tout comme baissent les aides aux nouvelles technologies et aux interventions économiques (-0,15M€ sur un budget déjà rachitique de 2,17M€). 

Mais, rassurez-vous, l’effort est bien réparti et va permettre de faire de la com' : la « provision pour subvention de fonctionnement du Conseil de Paris, qui était de 1,819 million d’euros est sévèrement toisée : elle baisse de ...... 2000€ ! 

C’est ce qui s’appelle préparer l’avenir. Au secours ! 

18:43 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, delanoe, logement |  Facebook | | |

dimanche, 15 janvier 2012

Le syndrôme de la désindustrialisation

J'ai déjà eu l'occasion d'écrire ici toute l'affection et l'estime que je porte au Palais de la Découverte, et, corollairement, le mépris que m'inspire la Cité des Sciences.

Il n'en a pas toujours été ainsi ; la conception de la Cité des Sciences et de l'Industrie, car tel était son nom d'origine, participait d'un louable effort : il s'agissait de mettre à portée du grand public non seulement les grandes découvertes scientifique modernes mais aussi les fleurons des innovations technologiques de nos meilleures industries. Il y avait ainsi à la Cité des Sciences et de l'Industrie, à son ouverture en 1986, tout un hall consacré aux réalisations industrielles. Je me souviens très bien d'y avoir vu des modélisations de turbines, des robots, et cetera.

Aujourd'hui, c'est une sorte de no man's land sacrifiant aux lubies boboïstantes et tenu par des fonctionnaires venus on ne sait trop d'où (à la différence du Palais de la Découverte dont les animations sont assurées par des scientifiques). 

François Bayrou dans son forum sur la production en en France a daté le début de la fin en France aux années 80. Pour moi, c'est plutôt Rocard et son gouvernement qui ont enclenché le mouvement en commençant à laisser les industries se délocaliser ou être revendues à des groupes étrangers pendant que l'on pariait tout sur les services. Les gouvernements de droite puis de gauche qui se sont succédés ensuite ont largement suivi le mouvement.

L'importance que l'on accorde à la recherche et à l'industrie en France voit un exemple très symptomatique dans le sort qui a été échu au Palais de la Découverte : sous l'égide de Bertrand Delanoë, l'énorme salle qui modélisait une centrale électrique nucléaire a été récupérée par le Grand Palais pour faire de «l'évènementiel» comme on dit, et des expositions. Le Palais de la Découverte a longuement été menacé par des ministres qui voulaient en faire leurs bureaux, et il demeure en sursis.

Tous ces gens-là se soucient comme d' une guigne de nos industries. Il n'y qu'à lire les réactions des blogueurs de gauche sur la nécessaire réindustrialisation de la France pour comprendre le mépris qu'elle inspire à la gauche en général.

A Paris, je peste contre l'absence de projet alternatif à celui de Bertrand Delanoë dont la ligne directrice est toute entière festive. Si j'étais maire d'une ville comme Paris, bien loin de sacrifier le Palais de la Découverte, j'aurais au contraire donné la totalité du Grand Palais à la science, et je me serais enorgueilli de faire de Paris la capitale du plus prodigieux espace scientifique ouvert au public, lieu de contact exceptionnel entre les scientifiques de toute obédience et le monde entier.

Delanoë n'a aucune ambition. Il ne rêve que de fêtes, de Paris-plages, de velib et autres attractions pour touristes et bobos. Ses rénovations (Jean Bouin, Roland Garros, Samaritaine) ne touchent que les loisirs et le commerce. En revanche, côté culture, il a tenté de faire disparaître le Musée en herbe, sacrifie les Serres d'Auteuil, bouffe une partie du Palais de la Décourte, et je passe quelques autres joyeusetés de ce genre. 

La bataille pour l'innovation et la réindustrialisation, elle se mène en amont, c'est bien celà qu'il faut concevoir, pas en aval, quand il est trop tard, en venant supplier les fonds de pension étrangers ou les multinanionales (y compris françaises) de ne pas délocaliser.

Bayrou a fait une analyse très particulière de nos maux : au fond, il pense que notre défaite est d'abord psychologique et qu'il n'y aura pas de redressement possible sans combat sur ce terrain. Ainsi, on peut parfois avoir du mal à cerner exactement son programme parce qu'il semble compter prioritairement sur la détermination et la bonne volonté des acteurs, mais les choix opérés par la gauche puis la droite valident au fond son analyse : c'est bien dans les esprits que les décisions les plus désastreuses se prennent avant de nous mener à la catastrophe.

C'est bien pour cela qu'à Paris, je mène un combat sans merci contre Delanoë et ses séides et que je n'ai pas plus d'estime pour la droite locale qui n'aspire, au fond, qu'à mener la même politique. J'aurais espéré que le centre s'engage sur la voie d'une opposition résolue au Maire de Paris mais le chemin est long...

J'ai toujours écrit ici que ce sont les clivages qui introduisent une rupture et une chance de succès dans les programmes politiques. Je suis convaincu de la pertinence de cette observation à Paris. Elle vaut pour la France aussi, bier sûr. Bayrou a remporté une première manche dans ce domaine. Il lui reste à gagner les deux suivante.

vendredi, 30 décembre 2011

Législatives : Alain Lambert invite Axel Kahn à débattre

L'air de rien des candidats se positionnent dans de nombreux partis pour les législatives qui suivront l'élection présidentielle. Rappelons en effet qu'elles suivent d'un mois la nomination du chef de l'État.

On sait que des circonscriptions ont été négociées âprement par les Verts auprès du PS, que Guéant va se présenter à Boulogne-Billancourt, que Ségolène Royal est parachutée à La Rochelle, que Jack Lang est un sans circonscription fixe désormais ou encore que François Fillon compte se présenter à Paris.

Parlons-en, tiens, de la circonscription de François Fillon : la 2ème, très précisément. Ça chauffe, là-bas, parce qu'il se trouve qu'elle mord en grande partie sur le 7ème. Or, là-bas, il y a une certaine Rachida Dati qui a bien compris que la candidature de Fillon lui servira de marche-pied pour les municipales parisiennes de 2014. Et là...Adieu Rachida, retour à Châlons, comme le dit Morano. La belle n'a donc pas l'intention de se laisser faire. Claude Goasguen qui escomptait devenir le patron de la droite parisienne voit évidemment d'un sale oeil la venue de Fillon, ce qui explique son soutien sans condition à Rachida...

En face, le PS a décidé de présenter du lourd : le généticien Axel Kahn, ex-Président (son mandat vient d'arriver à terme le 20 décembre dernier) de l'Université Paris Descartes. Rien que ça. Ça va chauffer. Grand désappointement des apparatchicks socialistes locaux, Christophe Girard et Marie-Pierre de la Gontrie, qui s'y verrait bien, d'autant qu'avec la division à droite, il y a peut-être un coup à jouer.

Mais il pourrait y avoir un trouble-fête dans une bataille rangée qui s'annonce féroce : Alain Lambert, ex-ministre du Budget, est Ornais mais aussi parisien depuis fort longtemps. Il s'intéresse donc à cette 2ème circonscription.On sait que sa candidature sera centriste. Il est donc assez probable que le MoDem le soutienne, d'autant qu'il soutient et conseille François Bayrou, désormais.

Alain Lambert n'aime pas trop le roman-feuilleton à épisodes que donne l'UMP localement. Il a donc décidé de prendre les devants et propose un débat vif mais cordial à Axel Kahn. A cet effet, il lui a écrit une lettre fort aimable.

Au menu : la crise financière, la menace qui pèse sur l'euro et sur l'Europe, la réforme des institutions nationales et communautaires ou encore les valeurs de la République. On attend la réponse d'Axel Kahn.

jeudi, 08 décembre 2011

Goasguen fait cause commune avec Delanoë

C'est édifiant de lire Paris16.info, un blogue du seizième arrondissement dont le taulier a le courage d'affronter la camarilla parisienne.

Le dernier sujet porte sur un tract diffusé par Claude Goasguen sur les Serres d'Auteuil. Goasguen qui est copain comme cochon avec Delanoë dès qu'il s'agit de servir des intérêts bien compris n'a peur de rien : il fait distribuer par sa mairie (et des militants UMP en renfort, semble-t-il) un tract pour enfumer les habitants du 16ème arrondissement en expliquant que les Serres d'Auteuil ne risquent rien en étant amputées d'une partie de leur surface par l'extension de Roland Garros.

Je l'ai dit dans mon billet sur l'autolib, le problème, à Paris, c'est que Delanoe n'a pas d'opposant. Que des chiffes molles et des bras cassés. La droite parisienne fait rire : son grand souci, aujourd'hui, c'est de savoir qui se présentera aux prochaines municipales (ou législatives) dans le 7ème arrondissement de Paris.

En attendant, Goasguen a voté sans aucun états d'âmes la concession d'un des plus beaux jardins de Paris à la fédération française de tennis, projet orchestré par Delanoë et ses potes. Et ensuite, il va faire l'opposant. Laissez-moi rire. 

L'honnêteté me contraint à avouer que l'élue MoDem locale, hélas, s'est laissée entourlouper par les promesses de Delanoë et Goasguen et a voté aussi le projet. Je regrette que notre élu au Conseil de Paris, Jean-François Martins, se soit à son tour rallié à ce projet (après modification toutefois puisqu'il l'avait initialement repoussé). J'estime toutefois que la Mairie de Paris aurait pu avoir l'honnêteté d'étudier le projet alternatif que proposait Jean-Franois Matins, c'est à dire une couverture de l'A13 pour étendre les cours de tennis.

C'est finalement assez triste de devoir admettre qu'il n'existe plus d'opposants autres que les Verts et David Alphand à Paris. L'opposition des Verts est toutefois fort ambigue puisque l'un des leurs est adjoint du Maire de Paris...

Pour revenir aux serres, Goasguen se fout de la g... des habitants du 16ème : il annonce dans son tract "halte à la désinformationé", "les serres ne sont pas menacées" et reconnaît en même temps que des serres chaudes seront détruites et des plantes relocalisées. Foutage de gueule. Goasguen est le champion de l'embrouille : il clame à qui veut l'entendre que les serres Formigé ne seront pas détruites et se garde bien de parler des autres...

lundi, 05 décembre 2011

Autolib, le grand pipeau !

Delanoë a réussi une fois de plus à enfumer les médias et la population parisienne, qui décidément, ne semble demander que cela.

L'autolib ? Un coût faramineux pour un usage hors de portée de la plupart des bourses modestes. Une usine à gaz qui rend la marche à pied véloce ! Lisez donc le stress-test du Point pour vous faire une idée plus exacte de la chose. En fait, même en comptant les habituelles amendes et fourrières qui attendent l'automobiliste parisien, en coût kilométrique, l'autolib revient largement plus cher qu'une petite automobile urbaine.

Au fait, j'ai une question rigolote : on fait quoi quand il n'y a plus de place pour garer son autolib ? On va à la station suivante puis on reprend le bus ou le métro pour arriver enfin à domicile

Le Blog du Démocrate (qui vient de reprendre du service) pointe, je le crois, exactement là où ça fait mal : Delanoë, au lieu de se concentrer sur les engorgements et les saturations en a créé davantage encore à coups de couloirs inutiles et d'opérations de com. Le velib fait joli sur le papier, mais pour les promeneurs du dimanche et les touristes. Qui l'utilise vraiment pour se rendre à son lieu de travail ?

En quelques années, ce type a augmenté les impôts de 75% à Paris et génère toujours plus de nuisance. Sa politique de transport cède à la courte vue des effets de mode et ne répond à aucune des grandes problématiques auxquelles doit faire face la capitale.

Je ne parle même pas de sa politique culturelle : ce gars a vendu une partie du Jardin d'Acclimatation, saccage les Serres d'Auteuil, a tenté de pousser le Musée en Herbe à la mort lente et chasse les scolaires du stade Jean Bouin. Je ne parle même pas des Halles.

Il manque à Paris une opposition résolue à Delanoë. La droite parisienne est une chiffe molle qui sur le fond partage les options delanoïstes. Ses faux discours ne trompent personne. Les Verts ? Ils ont fait beaucoup de bruit, mais sur le fond, ils gèrent la ville avec Delanoë et s'accomodent très bien de leur alliance avec lui. 

Bref, espérons comme Mesina, du Blog du Démocrate, que les masques finiront par tomber tôt ou tard. Mais pour chasser Delanoë et toute sa troupe de clients et d'obligés, il faudra un véritable projet alternatif pour Paris. Pour l'instant, nous sommes très très très très très très très loin du compte quelle que soit la force politique que je considère dans ma bonne vieille Lutèce...

23:25 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : delanoe, autolib |  Facebook | | |

mercredi, 16 novembre 2011

Ils se foutent de ma g.... ? Oui, Bertrand...

Hin hin hin hin (rire sarcastique) : trop drôle l'accord entre les Verts et le PS. La Duflot a bien pris garde de se réserver une place au chaud dans notre belle capitale.

En revanche, l'Bertrand, il l'a mauvaise. Très mauvaise, même. Alors est-ce que ses potes se sont foutus de sa g.... ? Oui, oui, je le confirme absolument.

Il faut dire que je le comprends un peu : il faut admettre qu'il a fait tout le boulot à gauche à Paris, l'Bertrand, depuis 75. Or, il a failli se faire souffler la place au dernier moment, en 2001, parce que Jack Lang voulait une place au chaud. Comme les militants parisiens se sont révoltés, cela n'a pas été possible.

La Duflot, elle est un peu gonflée : elle ne vient à Paris que pour faire du tourisme et elle vient récolter le fruit du boulot de terrain d'élus plus obscurs et moins médiatiques mais sans doute plus sérieux. Enfer : une bobo de plus à Paris.

Il n'a tout de même pas injurié l'avenir l'Bertrand, en se gardant bien de citer nommément l'impétrante (voilà que je me prends à imiter Montebourg, moi : attention, hein, une impétrante, c'est une candidate qui a obtenu d'une autorité officielle ce qu'elle demandait officiellement).

Cela dit, cette histoire sanctionne clairement une perte d'influence de Delanoë au sein du PS. Il a beau avoir été l'allié indéfectible de Martine Aubry, elle l'a vendue sans scrupule. Les triumvirats et duumvirats sont implacables : quand Octave (futur Auguste) a fait la paix avec Marc-Antoine, c'est Cicéron, qui avait pourtant pris parti pour Octave, qui a payé les pots cassés. Octave l'a lâché en bonne et due forme sans états d'âme.

Hidalgo qui s'était engagée à fond derrière Martine Aubry a le sentiment de s'être faite avoir. Ce n'est pas terminé, parce que dans ce genre de coups, il y a toujours un dernier maillon qui paie la note finale. En principe, Hidalgo est la dauphine de Delanoë. Mais voilà, le bon Bertrand veut le Quai d'Orsay ou la place Beauvau.

Gageons que l'un ou l'autre vaudra bien quelques petits sacrifices dans l'avenir...

18:42 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ps, verts, delanoë, hidalgo, duflot, aubry |  Facebook | | |

dimanche, 06 novembre 2011

Ne pas surjouer.

Quand je le peux, j'essaie d'emmener ma petite famille au théâtre. Bien sûr, comme elle est constituée de jeunes enfants (hé hé, je pense à nos retraites, il faudra du monde pour les financer), je dois choisir des spectacles adaptés.

Or, ce qu'il y a, c'est que les troupes qui se produisent pour de jeunes publics ont la très mauvaise manie de surjouer. Ce n'est pas parce qu'on joue pour de jeunes enfants, voire de très jeunes enfants, que l'on n'est pas tenu pour autant à une exigence de qualité.

J'ai découvert, il y a quelques années, un site très pratique pour disposer d'une vue globale de ce qui se joue saison par saison. Il s'agit de theatreonline. Quand ils le peuvent, les administrateurs du site proposent une vidéo pour illustrer les spectacles, généralement de courts extraits.

Quand je parcours le menu "pour enfants", je suis frappé du caractère puéril (dans le mauvais sens du terme) des interprétations. Il arrive, toutefois, rarement, de tomber sur quelques perles. 

Mon aîné n'a jamais autant ri que le jour où il a assisté à la représentation du Songe d'une nuit d'été au Sudden Théâtre (tiens, on y joue Lysistrata d'Aristophane, il faudra que j'aille voir cela), à Paris. Il n'avait pourtant que 5 ans (ça date, quoi...). Mais la pièce n'était pas destinée à un jeune public. Je parlais de perle, au fait. La voilà : 


Blanche Neige (la comédie musicale à la Comédie... par danslesdecors

Le spectacle Blanche-Neige a le mérite de ne pas verser dans le puéril dégoûlinant. L'interprétation de la mauvaise reine-mère, lisible à plusieurs niveaux, est des plus plaisantes, avec juste ce qu'il faut de clins d'oeil pour mêler bon goût et hilarité. Petits et grands, rient, et c'est in fine cette communion là qui compte. La pièce se donne à la Comédie de Paris.

Je me méfie évidemment des gros blockbusters théâtraux, particulièrement lorsque les bobos ne tarissent pas d'éloges sur une pièce. C'est mauvais signe. 

A mon avis, le mieux que puissent faire les troupes, c'est bien de réaliser un petit court-métrage de leur prestation. C'est ce qui permet de se faire l'avis le plus éclairé.

18:21 Publié dans Culture, Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : théâtre, enfant |  Facebook | | |

mercredi, 20 juillet 2011

Serres d'Auteuil/Roland Garros, la solution d'un blog arrive au Conseil de Paris

Pour moi qui suis attaché à la blogosphère, j'avoue que j'ai vraiment un grand plaisir quand je constate que des propositions nées sur la Toile arrivent jusqu'au Conseil de Paris. J'ai abondamment commenté ici la décision de Bertrand Delanoë d'entamer le territoire des Serres d'Auteuil pour élargir Roland Garros. Tous ceux qui me lisent savent à quel point j'y suis opposé. J'avais évoqué, ici, dès les débuts, une solution proposée par un blog libéral parisien pour sauvegarder et Roland Garros et les Serres : couvrir l'autoroute A13 qui débute à la Porte de la Muette et transformer les toits de couverture en cours de tennis. Avec l'espace ainsi récupéré il y aurait largement de quoi voir venir les extensions pour de nombreuses années.

C'est donc avec un très grand intérêt que j'ai lu l'intervention de Jean-François Martins, l'élu démocrate du MoDem à Paris, au Conseil de Paris. Il intitule sa note "il faut étudier la couverture du périphérique !"

Lors du dernier conseil, Jean-François Martins a rappelé sa perplexité et ses doutes quant à la pérennité de l'actuel projet de la Mairie de Paris et conclu sur Roland Garros ainsi : 

De ce point de vue, je souhaite que l’Exécutif ne rejette pas « a priori » les vœux qu’il nous demande d’étudier, le coût de la couverture du périphérique et l’A13 parce que, on le sait, c’est l’une des options qui nous permettra de l’étendre à l’avenir, à étudier les autres options et les contre-projets honnêtement, de garder le projet tel qu’il est comme solution à court terme, mais d’essayer de fournir et de formaliser un projet qui nous permettra peut-être d’envisager le tournoi sur plusieurs décennies et pas seulement sur une dizaine d’années.

On ne saurait mieux dire, et on ne peut que louer la largeur d'esprit d'un élu capable de s'informer ailleurs que dans les cercles restreints d'experts auto-proclamés et auto-congratulés. J'aime cette démarche citoyenne qui consiste à aller consulter dans l'espace public les avis émergents et en faire son miel quand ils en valent la peine. Pour ma part, j'ai précisé de longue date sur mon blogue que c'était la solution à laquelle je me ralliais.

Cela dit, en votant le projet tel qu'il existe, en l'état, Jean-François Martins tire une belle dans le pied de sa propre proposition. Il est clair que ce que propose Bertrand Delanoë et son équipe n'est pas pérenne. Il faut donc privilégier d'autres opportunités. Lui laisser un blanc-seing est à mon avis une erreur.

Ce qui est intéressant c'est qu'outre Jean-François, les Verts et deux élus UMP ont relayé cette proposition dont le Parisien s'est fait à son tour l'écho tout récemment.

Les solutions locales sont souvent les solutions de bon sens : le Parisien libéral est un blogueur du 16ème arrondissement de Paris, précisément aux portes de Roland Garros, et donc, il sait de quoi il parle. Je connais très bien cet arrondissement aussi. Cela a mis le temps puisque la proposition a été faite en octobre ou septembre 2010, mais c'est une joie de la voir accéder à une certaine forme de notoriété. Il reste à espérer que la majorité de l'Hôtel de ville ne fasse pas la sourde oreille et étudie sérieusement la proposition.