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samedi, 16 février 2013

Delanoë, les PV plutôt que la sécurité.

C'est très fort le niveau d'hypocrisie à la Mairie de Paris. Pensez-vous que Bertrand Delanoë se préoccupe de la sécurité à Paris ? Pas du tout. Son apparente faveur pour la vidéosurveillance est surtout l'assurance de pouvoir placer le maximum d'agents de la force publique à verbaliser autant d'automobilistes que possible. En réduisant le nombre de place de stationnements, Delanoë se garantit une manne à bon compte sur le dos de la bête.

Dans le même temps, à certaines heures, certaines zones de Paris, mal fréquentées, deviennent invivables. Delanoë serait bien inspiré de cesser de faire pression sur les agents pour qu'ils verbalisent les automobiles et penser à se préoccuper de l'insécurité grandissante.

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lundi, 21 janvier 2013

Quelle stratégie pour le MoDem à Paris aux municipales de 2014 ?

Les derniers sondages tombés indiquent qu'une liste MoDem feraient 6,5 à 7 % aux prochaines municipales à condition d'être conduite par Marielle de Sarnez.

Je pense que Marielle est notre leader naturel pour ces échéances. Tous ceux qui ont rêvé d'un leadership dans la capitale en prenant sa place sont sortis sans même passer par les portes de la petite histoire. En politique, il ne suffit pas d'une agitation médiatique éphémère, de surcroît sur la Toile, pour percer. Il faut de la durée, de l'expérience et de la profondeur de champ.

La principale difficulté, en fait, cela va être de la convaincre d'y aller...

Je crois aussi qu'il faut que nous nous affranchissions d'un rêve : je ne doute pas que nous trouverions aisément des convergences avec Chantal Jouano de l'UDI, créditée du même score que nous, mais il faut bien comprendre que l'UDI ne veut pas d'une alliance avec le MoDem.

C'est tout simple : nous ne sommes pas assez forts pour les intéresser et de surcroît, rien ne dit que nos deux électorats ne s'additionnent.

S'allier avec les Socialistes à Paris, j'ai les cheveux qui se hérissent rien que d'y penser. Bien sûr, tout leur bilan n'est pas à jeter, mais il y reste tant de scories que je ne me vois pas soutenir une telle majorité. Le dernier épisode des municipales a montré d'ailleurs que les Socialistes ne voulaient pas du MoDem. Anne Hidalgo qui se souvient avoir ainsi perdu le 15ème pourrait considérer les choses d'un autre oeil mais cela suppose des accords en amont, et, au final, juste quelques strapontins pour nous.

Oh, je ne doute pas que certains d'entre nous sont très pressés de les accepter et de disparaître dans la bonne humeur au sein de la gauche plurielle locale...

Pour rejoindre l'UDI, il faut accepter de s'allier aussi avec l'UMP et passer des accords dès le premier tour, je le suppose. Il y a un inconvénient à cela : si la canditature d'un Fillon pourrait avoir certainement notre aval il y a un certain nombre de candidats ou de maires d'arrondissement à droite que beaucoup d'électeurs et de militants du MoDem ne se voient pas propulser. Suivez mon regard pour en avoir un échantillon bien représentatif ===> par exemple...

Si nous voulons imposer des accords, nous sommes condamnés à percer et nous n'avons pas d'autres choix. Un MoDem a plus de 10%, par exemple, aurait bien plus de facilités à amener l'UDI à des accords qu'un MoDem à 7.

Percer, c'est possible, mais cela suppose une vraie valeur ajoutée aux yeux des Parisiens des deux bords. S'aligner sur le programme de la gauche avec quelques vagues propositions sur le Grand Paris en sus, c'est la plantade assurée. Le Grand Paris, on en discute beaucoup dans quelques milieux éclairés, mais il faut bien comprendre que 90% des Parisiens n'en ont rien à f... pour parler vrai.

C'est donc sur des propositions très concrètes qu'on peut espérer convaincre : le logement, l'accueil des tout-petits, les impôts locaux, les équipements sportifs, la politique de circulation, la pollution atmosphérique, la réimplantation d'emplois dans Paris même, les horaires et les jours d'ouverture dans les écoles et bien d'autres sujets encore que nous devons travailler.

La gauche parisienne occupe constamment l'espace médiatique et pour cause : les journalistes sont presque tous à gauche et habitent pour l'essentiel Paris. Ils offrent en permanence une vitrine des mieux achalandées aux regards et, sur la Toile, la municipalité dispose également de puissants relais.

Percer dans ces conditions serait un authentique exploit d'autant qu'il ne faut pas se voiler la face : nos effectifs ont fondu et ce n'est pas certain que nous parvenions à compléter les listes partout.

Toutefois, le succès engendre le succès et la réussite attire : si nous parvenons à proposer quelque chose de subversif et en même temps efficace, des jours meilleurs ne nous sont pas interdits.

vendredi, 04 janvier 2013

Insécurité grandissante à Paris...

Tentative de cambriolage en présence du Président des Jeunes MoDem de Paris.

 

 

Images intégrées 1

         Photo de campagne de John Colorado  aux Buttes Chaumont (Paris 19e) 


 

Alors qu’il se trouvait à son domicile avec sa compagne dans le 19e arrondissement de Paris, John Anderson Colorado, Président des Jeunes Démocrates (MoDem) de Paris et candidat aux élections législatives de 2012, a été victime d’une tentative de cambriolage dans la nuit de mardi à mercredi.

 

« Des cambrioleurs ont dû nous croire absents car ils ont essayé de défoncer ma porte. Mais ils n’ont pas eu le temps d’aller plus loin, je me suis manifesté dès mon réveil et la porte a tenu bon. Le vacarme était tel que cela ne nous a pas seulement réveillés : de nombreux voisins de mon immeuble m’en ont parlé dès ce matin. Tout ce que j’ai pu faire sur le coup, c’était prévenir la police pour que le quartier soit sécurisé par une patrouille » Déclare-t-il, encore légèrement sonné. « Les cambriolages ont augmenté de + 20% à Paris ces deux dernières années, il faut vraiment inverser cette tendance et non pas seulement parce que j’ai failli en être victime mais pour la sécurité de tous les Parisien. Les méthodes des enquêteurs se perfectionnent, (prises d’empreintes systématiques, de traces ADN…) mais celle des cambrioleurs aussi ».

 

 À L’instar de François Xavier Pénicaud, ancien Président national des Jeunes Démocrates, agressé et volé dans le 7e arrondissement de Paris le 22 septembre 2011, John Colorado portera plainte. Le jeune homme déclare vouloir prolonger et élargir la réflexion sur la sécurité, notamment dans le cadre des élections municipales. Tant à Paris que dans le reste de la France.

11:30 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : colorado, modem, insécurité |  Facebook | | |

jeudi, 20 décembre 2012

Paris post-Delanoë, terre de cendres

J'ai trouvé Jean-François Martin, l'élu MoDem de la capitale à la fois fort lucide et bien bon avec la majorité socialiste de Paris. Il admet que l'édifice delanoïste repose sur des sables mouvants et qualifie dans le même temps le dernier budget voté de budget maîtrisé ?!!!

Son billet met pourtant parfaitement le lumière la manière dont l'équipe Delanoë compromet gravement l'avenir des Parisiens : pour financer ses folies et ses fêtes Monsieur Delanoë vend le patrimoine foncier de la mairie qui fond à vue d'oeil et compte sur les droits de mutation c'est à dire l'augmentation du foncier parisien au final pour financer ses dépenses.

Je n'aurai de mots assez durs pour qualifier la gestion socialiste à Paris : des mensonges à tout va pour faire payer aux Parisiens une facture toujours plus salée. Des kilomètres de travaux insensés sur la voirie à coups de milliards au moment où les taxes locales croissaient dans des proportions inconsidérées et où les familles quittaient les unes après les autres Paris faute de modes de garde adaptés à leurs besoins. 

Quant à la pollution le procédé tient de la tartufferie : en plaçant des sondes sur les axes où Delanoë a décrété non gratae les automobiles, il s'est assuré une qualité de l'air en apparence en progression. Air-Parif s'est bgien gardé d'aller prendre des mesures sur les voies de contournement. Grâce à Delanoë, Paris est devenue la capitale la plus encombrée d'Europe.

Le nec plus ultra, c'est le velib : ne prennent le velib que ceux qui n'utilisaient pas l'automobile. En termes de congestion, cette solution n'a strictement rien amené. Si le principe des autolib est sans doute mieux pensé, il ne résisterait absolument pas face à un afflux massif d'usagers. Et il est loin d'être donné...

Il faudrait encore citer les tours triangles qui, si elles devaient voir le jour, nous garantiraient les plus beaux courants d'air d'Europe sans compter de magnifiques zones d'ombre glacées hiver comme été. Le MoDem du 15ème arrondissement s'est d'ailleurs opposé avec la plus grande vigueur à ce projet.

Ce que je vois en tout cas c'est que bientôt, Paris n'aura plus d'argent : au lieu de créer un fond de réserve comme le suggère sagement Jean-François Martins, Delanoë dilapide à tout va ses collectes d'impôts sans autre discernement que la fête perpétuelle.

Du côté du développement économique, mis à part le financement de projets pseudo-écologiques ne vivant que de fonds publics, c'est la misère. Jean-François Martins a bien raison de relever, je le cite, que l’impératif de solidarité c’est aussi de pouvoir œuvrer à ce que chaque Parisien puisque trouver un travail et pour ce faire, que des P.M.E. embauchent, que des T.P.E. se créent, que des structures d’économie sociale et solidaire grandissent et qu’enfin, de grandes entreprises s’installent à Paris

Pour faire de Paris, il faudra un autre projet que la fête perpétuelle, le musée et la bobo-gentrification de la capitale. Si j'avais été l'élu démocrate du MoDem, je ne me serais pas abstenu : j'aurais voté contre un budget et un projet aussi mortifères.

La chance de Delanoë et des Socialistes, au fond, c'est d'avoir eu en face d'eux un fraudeur, poison pour la démocratie prêt à falsifier un scrutin public. Par la suite, pas de projet original digne de ce nom, mais un Delanoë-like qui ne donnait pas envie de soutenir la droite en 2008.

Il reste à espérer une figure qui brandira enfin de l'étendard de la révolte et proposera une vraie issue alternative aux sables mouvants socialistes qui emobourbent inéluctablement Paris dans un avenir bien sombre.

19:28 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : delanoë |  Facebook | | |

samedi, 08 décembre 2012

Borloo se couche une fois de plus.

J'ai appris que Borloo renonçait une fois de plus : il ne se présentera pas aux municipales à Paris. C'est typiquement le genre de choses qui m'énervent avec Borloo. Ce type va passer son existence à décevoir tous ceux qui croient en lui parce qu'à chaque fois, il recule parce qu'il a peur. Comment voulez-vous vous fier à quelqu'un d'aussi versatile ?

J'espérais pourtant, pour ma part, des listes communes UDI-MoDem à Paris aux prochaines municipales et je souhaite profondément que Marielle de Sarnez  prenne la tête de celles du MoDem. Elle seule, à Paris, a une stature suffisante pour mener des listes démocrates à la bataille municipale. Sans qu'elle ait annoncée quelqu'intention que ce soit, les sondages la créditaient d'office en juillet dernier de 8 à 9% d'intentions de votes à Paris.

J'avais imaginé cet été Jean-Louis Borloo/Marielle de Sarnez cet été, mais j'en suis quitte pour une déception.

lundi, 03 décembre 2012

Duflot et l'Église : la démago...

Duflot a une manière d'apostropher l'Église qui me hérisse. Plutôt que d'assumer l'inexistence de son ministère et son absence d'idées, elle préfère menacer l'Église de réquisitions avec une implicite leçon de morale qu'elle serait bien en peine de faire appliquer à ses amis.

Et pourquoi ne s'adresse-t-elle pas aux riches bailleurs des Tours de la Défense ? Et pourquoi pas le siège des Verts à Paris ? Ou encore les logements vacants de tous ses copains bobos parisiens ? Ou ceux de fonction que les uns et les autres s'attribuent indûment en dépit de revenus plus que largement suffisants ? C'est son absence totale de compétence qui devrait navrer Cécile Duflot.

S'il y a bien une institution qui joue largement son rôle d'amortisseur social à Paris et en France, c'est bien l'Église. Je comprendrais très aisément que ce fût un archevêque ou un évêque, ou toute autre autorité religieuse catholique qui fît une injonction aux congrégations, mais en revanche, je me demande de quoi se mêle Duflot. On n'est pas chez les Soviets, en France, et son oukaze, elle peut la remballer.

La méthode Duflot ? L'exécrable sans-gêne caractéristique de la boboisation  qui frappe notre capitale et une large partie de sa proche banlieue.

Pour ma part, je déteste ce populisme facile et laïcard à la petite semaine et je rappelle à la première camarade du Komsomol Ziéloïnïi Verdovitch qu'en France, la constitution garantit encore à peu près la propriété privée.

J'en profite, après tout, les municipales de 2014 ne sont pas si lointaines, pour évoquer une piste que Marielle de Sarnez envisageait d'explorer en 2008 pour le MoDem afin faire face à la précarité en matière de logement : l'idée vaut ce qu'elle vaut, mais elle a le mérite d'exister même si j'imagine qu'un concert de bonnes âmes repues et dégoûlinantes va hurler au loup et au logement au rabais.

Marielle s'était très justement dit qu'il existait des logements peu coûteux et mobiles démontables et montables aisément : ce sont ceux que les ouvriers utilisent sur les chantiers, c'est à dire des sortes de cabines. Elles comportent un confort généralement rudimentaires mais suffisant pour l'essentiel. Elle avait donc imaginé (ou si ce n'est elle, son équipe au MoDem) la mise en place d'un service d'urgence capable de monter et démonter ces petites unités pour des périodes plus ou moins longues selon les saisons et les aléas climatiques. Ces unités de logement pouvaient être installés temporairement sur certains trottoirs larges, places de stationnement, parcs, zones non-occupées, et cetera...

Pour ma part, j'avais trouvé l'idée intéressante et à creuser. Je ne suis pas sûr que le MoDem l'ait proposé en 2008, mais en 2014, quand nous bâtirons notre nouveau projet, je pense qu'il serait intéressant d'y réfléchir. En tout cas plus que de n'avoir pour seul programme que d'apostropher l'Église...

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vendredi, 09 novembre 2012

Entre pollution et circulation : Mort Rouge à Paris

Jean-François Martins, élu MoDem au Conseil de Paris vient de me communiquer le voeu qu'il va soutenir à la prochaine session du Conseil.

Il s'apprête à soutenir le plan de lutte de Bertrand Delanoë contre les véhicules polluant et soutient à la fois la mise en place d'un péage urbain et l'interdiction en somme des véhicules diesel dans Paris.

Cela fait un moment que je diverge sérieusement de Jean-François à Paris et cette dernière prise de position ne va pas arranger les choses.

Depuis 2001 Delanoë et ses alliés verts ont systématiquement associé lutte contre la pollution et entrave à la circulation. 

Je pourrais m'associer à certaines mesures si elles ne s'assortissaient pas systématiquement de limitations de vitesse et de réductions de stationnement et voies de circulations parfaitement idiotes et démagoiques qui n'ont pour effet que de générer que des bouchons et de la pollution en plus.

On le sait parfaitement, tous les gains réalisés ne le sont que grâce aux efforts des constructeurs automobiles. Paris ne doit rien à Delanoë et il a même peut-être ralenti les progrès en générant surtout des nuisances.

Jean-François émet le voeu pieux de voir s'améliorer les transports en commun. Foutaises ! sales, parfois vétustes, insécuritaires, pas toujours bien maillés ils s'arrêtent aux portes de Paris pour la plupart. 

Je ne puis que me désolidariser d'un tel soutien d'autant que Jean-François a déjà co-défendu la fermeture des voies sur berges.

Je pourrais comprendre une politique punitive comme celle de Delanoë si elle s'accompagnait de bonus pour la vertu : par exemple, des limitations de vitesse relevées pour les véhicules électriques, hybrides ou au GPL ainsi qu'un stationnement moins cher ou plus facile. 

Mais ce n'est pas la réalité : ce sont les conducteurs ordinaires qui paient cash les lubies de Delanoë et ses affidés. Il n'y a aucune intelligence dans les mesures anti-pollution de l'actuelle majorité. Seuls les plus riches qui auront toujours les moyens de régler amendes, taxes, octrois et droits de péage de toutes sortes s'en sortiront.

Qu'on se le dise : le péage urbain est un retour au Moyen-Âge et fut en ce temps l'un des principaux freins au développement du commerce. Bravo.

De ce qu'annonce Jean-François, la seule proposition qui m'agrée, c'est de faire passer par référendum local le passage des zones 50 aux zones 30 : au moins les opposants trouveront-ils les moyens de s'exprimer sur le sujet.

Les calculs faits généralement par la préfecture et la mairie de Paris sont incroyablement malhonnêtes. Une vitesse moyenne ne veut rien dire à Paris. On peut rouler à 50km/h à un endroit à et 10 à un autre. Limiter à 30 va faire baisser cette moyenne. Pourquoi veulent-il changer les limitations si la moyenne est de facto à 30 comme ils le disent.

20 Minutes interpelle les Franciliens : sont-ils prêts à abandonner leur véhicule aux portes de Paris ?

J'aime beaucoup Edgar Allan Poe et particulièrement sa nouvelle, le Masque de la Mort Rouge :

Mais le prince Prospero était heureux, et intrépide, et sagace. Quand ses domaines furent à moitié dépeuplés, il convoqua un millier d’amis vigoureux et allègres de cœur, choisis parmi les chevaliers et les dames de sa cour, et se fit avec eux une retraite profonde dans une de ses abbayes fortifiées. C’était un vaste et magnifique bâtiment, une création du prince, d’un goût excentrique et cependant grandiose. Un mur épais et haut lui faisait une ceinture. Ce mur avait des portes de fer. Les courtisans, une fois entrés, se servirent de fourneaux et de solides marteaux pour souder les verrous. Ils résolurent de se barricader contre les impulsions soudaines du désespoir extérieur et de fermer toute issue aux frénésies du dedans. L’abbaye fut largement approvisionnée. Grâce à ces précautions, les courtisans pouvaient jeter le défi à la contagion. Le monde extérieur s’arrangerait comme il pourrait. En attendant, c’était folie de s’affliger ou de penser. Le prince avait pourvu à tous les moyens de plaisir. Il y avait des bouffons, il y avait des improvisateurs, des danseurs, des musiciens, il y avait le beau sous toutes ses formes, il y avait le vin. En dedans, il y avait toutes ces belles choses et la sécurité. Au dehors, la Mort rouge.

Bientôt, Paris ne sera plus qu'un immense musée que les touristes et les Français les plus fortunés (qui pourront même y habiter) prendront plaisir à visiter. Il y restera une population assistée en raison des envolées de prix dans certains quartiers qui assureront ainsi la réélection de maires de gauche boboïsée.

13:37 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : delanoë, circulation |  Facebook | | |

lundi, 22 octobre 2012

L'UDI ? Un partenaire possible pour le MoDem

Je crois que Bayrou a assez bien résumé ce que pour ma part, je pensais de l'UDI : c'est un partenaire possible du MoDem mais pas exclusif.

Pour les Européennes, je demande à voir car l'appartenance à l'ADLE me paraît difficilement négociable. En termes d'idées, attendons de voir ce que propose l'UDI. J'aurais tendance à penser que nous sommes capables d'y aller sans alliés, pour ma part, mais je ne suis pas fermé à un partenariat.

Les coalitions avec l'UDI me paraissent en revanche avoir bien plus de sens lors des élections municipales. Reste à voir quelles relations seront les nôtres avec l'UMP. Si François Fillon en prend la tête, nul doute que nous pourrons localement nous entendre. Si c'est Copé, là, en revanche, je suis plus que sceptique.

On parle de Borloo ou de Fillon à Paris, lors des Municipales de 2014 : une alliance avec l'un ou l'autre ne me choquerait pas à condition de s'entendre sur un programme qui soit très différent de celui de la gauche parisienne. 

A titre personnel, l'inconvénient, c'est qu'il va y avoir vraiment des individus au sein de l'UMP avec lesquels j'aurai du mal. Par exemple, voter Gloasguen, cela me donne au moins autant de boutons (si ce n'est plus) que de voter pour la gauche parisienne. Je ne dis pas que je ne pourrais pas y aller avec une paire de pinces à linge sur le pif, mais ce sera dur et il y aura intérêt à ce qu'il y ait des MoDem en position éligible sur la liste de fusion...

L'UDI, c'est de la droite modérée : typiquement celle avec laquelle nous autres centristes avons des atomes crochus, à l'instar de ce que nous pouvons penser des sociaux-démocrates. Avec l'UMP, c'est déjà plus dur. A titre personnel, à la notable exception de Chirac en 2002 au second tour de l'élection présidentielle, je n'ai jamais voté pour le RPR ou l'UMP...

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jeudi, 11 octobre 2012

Faisons l'union du centre et prenons Paris à la gauche !

J'ai entendu à plusieurs reprises que Borloo pourrait se présenter à Paris en 2014. Dans le même temps il semble qu'une candidature de Fillon s'éloigne. J'ai toujours entendu du bien de Borloo comme édile, du temps où il était maire de Valenciennes. J'en avais émis l'idée une première fois en juillet dernier et je le redis, je suis très favroable à une union du centre en 2014 à Paris. Certains à l'UMP sont prêts à se ranger derrière une candidature Borloo puisque Gloasguen, l'un des chefs de file de la droite à Paris paraît prêt à soutenir le patron de l'UDI.

Je suis pas certain que ce possible ralliement de l'UMP soit une bonne nouvelle tant j'ai une mauvaise opinion de ce parti et tant je constate qu'à Paris, ses intentions ne sont pas fondamentalement différentes de celles du PS.

Le duo de choc ce serait de retrouver Marielle de Sarnez et Jean-Louis Borloo prenant de concert la tête de l'opposition parisienne. Une telle alliance n'aurait toutefois de sens que sur la base d'un programme solide et clairement différent de celui des Socialistes. Il resterait à l'UDI et au MoDem de le concevoir ensemble.

L'un des éléments de ce programme aurait à mon sens vocation à intégrer une baisse très significative des dépenses de la mairie avec à la clef une baisse des taxes foncières et des taxes d'habitation.

De 2006 à 2012 la seule taxe foncière a augmenté de 68%. Je ne comprends pas pourquoi les Parisiens continuent à soutenir l'équipe Delanoë. La facture s'accroît toujours plus, la ville ne s'améliore guère, la majorité socialiste prive progressivement les Parisiens d'une part de leur patrimoine (Jardin d'Acclimatation et Palais de la découverte rognés, Stade Jean Bouin détruit, Piscine Molitor en voie de privatisation, Serres d'Auteuil amputées, tentatives de rétrécissement du Parc Sainte-Perrine), fait exploser de nombreux tarifs (alignement sauvage des tarifs des cantines, hausses vertigineuses des prix des animations et activités de loisirs contrôlées par la mairie), étouffe les associations de particulier (augmentation du prix de location des équipements aux associations, expulsion du Musée en Herbe de ses locaux) et les Parisiens qui n'ont pas encore été chassés de Paris continuent à voter à gauche...

Cela m'évoque une fable fameuse de Jean de l Fontaine mettant aux prises un cormoran et des poissons : ce dernier a vidé un certain nombre d'étangs quand il arrive à un âge avancé. Faute de pouvoir pêcher il convainc la «gent aquatique» qu'un grand péril les menace mais que lui peut les amener dans un endroit sûr. Il engloutit ainsi un par un les poissons trop confiants...

C'est ainsi que les naïfs Parisiens qui ont reconduit Delanoë au pouvoir en 2008 pourraient donner les clefs de la ville à sa dauphine Anne Hidalgo en 2014. Et peu importe si ce ne sont pas les mêmes, puisque les plus modestes d'entre eux ont dû quitter la capitale depuis 2001 en raison de la pression immobilière mais aussi sous l'afflux de taxes diverses.

Là Cormoran le bon apôtre,
Les ayant mis en un endroit
Transparent, peu creux, fort étroit,
Vous les prenait sans peine, un jour l'un, un jour l'autre.
Il leur apprit à leurs dépens
Que l'on ne doit jamais avoir de confiance
En ceux qui sont mangeurs de gens.

Mais ne soyons pas un prophète de malheur et pressentons qu'il est encore possible de sortir Paris de la spirale infernale qui l'aspire depuis le jour où Delanöe a mis le pied à l'Hôtel de Ville. Ceci suppose l'élaboration d'un grand et beau programme capable de séduire les Parisiens et l'abandon d'une politique qui ne profite qu'aux bobos et aux hyper-assistés.

lundi, 03 septembre 2012

2014 : bouter le Socialiste hors de Paris ?

I dreamed a dream : plus de Socialistes à la tête de la capitale en 2014, un centre fort, unifié, et porteurs d'un nouveau projet pour Paris.

Dans le dernier sondage réalisé pour le JDD, le MoDem se maintient à un honnête étiage par rapport à 2008, qui va de 7 à 9% environ, à condition de demeurer sous la houlette de Marielle de Sarnez. Si Borloo prend la tête de l'opposition de droite, Marielle de Sarnez est à 8 contre 7 si c'est Fillon. Le sondage révèle ce dont je ne doutais guère depuis un bon moment : la majorité de notre électorat parisien est au centre-droit, pas au centre-gauche. J'espère donc qu'il est bien hors de question de s'allier aux Socialistes (ils n'ont de toutes façons pas besoin de nous) à Paris.

Pour battre la sectaire Hidalgo et sa clique, il va falloir élaborer un contre-projet à la gabegie socialiste. Ça n'est pas si difficile, au fond : il suffit  de faire l'inverse de ce que les Socialistes font depuis plus de 10 ans dans la capitale séquane.

C'est juste une question d'affectation des fonds.

Par exemple :

- au lieu de dépenser près de 5 milliards d'euros dans la voirie, laisser enfin les piétons et les automobilistes tranquilles et à la place, déplacer le budget engagé vers la création de crèches.

- plutôt que de reconstruire un second Jean Bouin et une extension de Roland Garros non sans avoir saccagé les Serres d'Auteuil, laisser les accès aux équipements sportifs de la ville de Paris au même tarif pour les Associations : Delanoë vient de les multiplier par 4 ! Il y en a au moins un qui a protesté au Conseil de Paris, c'est Jean-François Martins, le député MoDem qui a cherché à émettre un voeu contre ce choix.

- en parlant de Roland Garros, construire les cours sur l'A13 au lieu de démolir des serres chaudes. Seuls David Alphand, Laurence Dreyfus et les Verts ont défendu cette option. Pas d'illusion du côté de l'opposition de droite : l'une de ses élues, Valérie Sachs a déploré que des associations aient le pouvoir de s'opposer aux projets mégalomaniaques de l'actuelle majorité. Bref, dans cette histoire, tous dans le même panier.

- revenir sur la neutralisation des voies sur berges qui va créer un record d'embouteillages et de phénomènes de pollution dans les rues adjacentes. Une automobile verra sa vitesse osciller entre 20 et 40 km/h selon que les zones soient denses ou non sur le nouveau tracé rive droite. En somme, l'automobile se déplacera moins vite qu'un Parisien faisant son footing. Ne croyez pas qu'il s'agisse d'une victoire. La mobilité du Parisien moyen va en prendre un sacré coup, d'autant que les transports en commun sont saturés, sales, mal fréquentés et souvent mal distribués. Si vous êtes jeune et sans enfant, il vous reste le velib'. Si vous êtes jeune et sans enfant...ah, le jeunisme cher à la gauche. Si vous êtes riche, bobo et que vous vous prenez pour un écolo, vous aurez les moyens d'emprunter l'autolib à un prix faramineux, mais au moins, cela vous évitera de devoir vous mélanger au populo. 

Populo dont vous souhaiterez la présence dans des HLM mais pas dans votre immeuble et dont vos enfants ne viendront pas fréquenter la progéniture à l'école publique. Les immigrés, c'est bien, mais seulement chez les autres.

- Ne pas réduire Paris aux fêtes privées, à l'évènementiel et au tourisme. Je pense en particulier à la science largement sacrifiée quand une large partie du Palais de la Découverte a été récupérée au bénifice du Grand Palais. On a ce jour-là privilégié le zapping, le fugace, le ponctuel sur le fond et toute la section nucléaire a disparu ce jour-là des espaces du Palais. Sans créer de bureaux supplémentaires, on peut développer l'ingénierie immatérielle à Paris (informatique, finance, par exemple).

- Évoquons également le Jardin d'Acclimatation dont Delanoë a autorisé le décepage alors que d'autres projets étaient largement envisageables. Pour l'heure, on y supprime des attractions qu'on remplace par des bosquets "durables". L'attraction est un loisir vulgaire et populaire alors que le bosquet écolo convient bien à la riche clientèle électorale socialiste à Paris.

La presse titre qu'Hidalgo l'emporte nettement à Paris dans les sondages. En réalité, en un an, l'écart s'est resserré nettement. Et le phénomène pourrait s'aggraver à mesure de l'impopularité à venir des Socialistes heurtant les murs des réalités économiques. Hidalgo croit avoir gagné mais je fais partie de ceux qui escomptent bien la faire chuter.

J'espère que les centristes et les libéraux sauront s'unir à Paris pour proposer un projet qui en finisse avec la municipalisation complète de la vie parisienne. Un projet politique plus respectueux des individus et des minorités, et quand je dis "minorités", je ne parle pas des minorités ethniques mais de toutes les formes de minorités, plus soucieux d'une vraie diversité culturelle et sociale  pas de faux-semblants bobos pour se donner bonne conscience centrés sur l'immigration et l'art moderne.

In fine, j'attends un projet novateur qui décape, qui sorte de l'ordinaire et du gag auquel nous a habitué la droite depuis plusieurs années : son opposition aux Socialistes à Paris n'est qu'une opposition de principe. Sur le fond, elle agrée les décisions prises.

Un pôle centriste associant le MoDem et Borloo avec ses alliés de droite pourrait changer la donne : cela suppose que les uns et les autres le veuillent et se dote du projet ad hoc...Moi, le ticket Marielle de Sarnez/Jean-Louis Borloo, cela m'irait bien, évidemment, mais tout le monde doit y mettre du sien pour que cela soit possible...