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lundi, 20 mai 2013

L'union des centres à Paris ? Faisons-la !

Marielle de Sarnez l'a redit, l'union des différentes forces centristes et modérées à Paris lors des prochaines municipales, elle y est favorable. Cela tombe bien, Yves Pozzo di Borgo, l'un des poids lours de l'UDI dans la capitale y est favorable aussi. Reste à voir ce qu'en pense Rama Yade si c'est bien elle qui porte les couleurs du parti de Borloo à Paris.

Il y a toutefois quelques points d'accord qui pourraient être difficiles à trouver.

a) il faut que l'on s'accorde sur le programme que l'on va proposer si on fait un bout de chemin ensemble. Je suis à peu près certain que Hidalgo et NKM ne pourront pas résister à l'irrépressible envie d'amonceler promesses sur promesses. Toutes ces promesses auront un coût, et, de les exécuter continuera de renchérir les impôts, la vie locale et d'accroître la dette municipales. 

Je pense que les centristes doivent au contraire s'engager à réduire la voilure et notamment les dépenses somptuaires et festives (spécialité socialiste locale). Cela suppose un code de conduite qu'il faut respecter.

Toutes nos propositions doivent se faire à budget constant au pire, avec une baisse du budget de la municipalité autant que faire se peut.

b) on va achopper comme d'habitude sur le second tour : l'UDI veut rejoindre l'UMP par principe. Le MoDem se laisse le droit de choisir en fonction des propositions du PS et de ses alliés d'un côté, de l'UMP de l'autre. J'imagine difficilement un panachage si nos listes de premier tour éclatent en morceaux...

c) Je ne suis pas du tout certains que nos électorats s'additionnent. Nous sommes entre 6 et 8 en moyenne et l'UDI à environ 5-6%. Nous devrions ensemble viser les 15% mais les synergies en politique tendent davantage à donner 2+2 = 3 que 2+2 = 5...

jeudi, 16 mai 2013

NKM future maire de Paris ?

J'avoue être assez scié de l'absence totale de commentaires sur le sondage que je viens de découvrir

Il s'agit d'un sondage BVA du vendredi 26 avril dernier et plusieurs questions portent sur la bataille de Paris aux prochaines municipales.

A la question suivante «Lors de l’élection municipale de Paris en 2014, vous personnellement, préférez-vous plutôt la victoire de Nathalie Kosciusko-Morizet ou d’Anne Hidalgo ?» 39% des Parisiens ont choisi Hidalgo et 53% NKM ! Une domination écrasante de la candidate de la droite. 

A vrai dire, je l'écoute régulièrement s'exprimer et franchement, je partage une large part de ses réflexions et interventions sur la politique qu'il convient de mener à Paris. Cela nous change de Delanoë et a fortiori de Hidalgo qui est une dogmatique autoritaire.

Je suis étonné de lire des sondages donnant Hidalgo gagnante en cas de duel : s'il y a un tel décalage entre votes et souhaits de victoire, tôt ou tard, le différentiel va se rééquilibrer et, nul doute à ce moment-là que cela se fera au détriment de la candidate socialiste.

J'apprécie, personnellement, qu'elle observe avec justesse qu'en concentrant les taches des auxiliaire de police sur la sécurité plutôt que sur les contraventions on pourrait espérer une baisse significative de la délinquance. Le libertaire Delanoë se moque bien des questions de délinquance, la priorité étant pour lui de verbaliser les automobilistes...

J'ai bien noté ses positions sur le logement intermédiaire qui me semblent rejoindre ce que proposait Marielle de Sarnez en 2008 et ses prises de position de bon sens sur le stationnement.

J'espère que le MoDem saura présenter aux Parisiens un projet qui sera proche de leurs préoccupations ; en l'état, mais cet avis n'engage que moi, je trouve NKM plus compatible avec le MoDem qu'Hidalgo.

00:20 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : nkm, sarnez, municipales |  Facebook | | |

jeudi, 11 avril 2013

Stationnement, un bon point pour NKM.

Je crois qu'avec NKM, la droite parisienne a trouvé une candidate de poids face à Anne Hidalgo. J'ai apprécié sa prise de position sur le stationnement. On le sait, à Paris, le stationnement est une politique de punition de l'automobiliste mise en place par l'actuelle majorité.

NKM suggère qu'on pourrait envisager non pas de créer des embûches pour les automobilistes, mais au contraire de leur faciliter le stationnement et notamment son paiement. 

Elle suggère par exemple de rendre les horodateurs accessibles aux cartes bleues ou même aux règlements par téléphones portables. 

C'est une bonne idée. A l'heure actuelle, 10% des automobilistes règlent leur stationnement à Paris. A gauche, on pense qu'il faut punir davantage pour être dissuasif. NKM a l'intelligence de penser que les conducteurs ne sont pas forcément de mauvaise foi. Qu'on leur facilite le règlement du stationnement et le recouvrement des sommes s'améliorera certainement. 

Mais c'est peut-être l'intérêt de Delanoë et de sa majorité de pouvoir verbaliser les conducteurs afin de les pressuriser davantage. Il se dit qu'il a d'ailleurs donné comme consigne prioritaire à la Préfecture ces verbalisations-là...

Je voudrais rebondir sur la proposition de NKM et suggérer au MoDem de s'en emparer pour l'améliorer et l'associer au Grand Paris. 

Souvent, les habitants des différentes couronnes de Paris se retrouvent dans des situations impossibles quand ils se déplacent dans la capitale ou simplement de ville de banlieue à ville de banlieue.

Je suggère donc soit de mettre en place des cartes pré-payées valables au niveau régional. Finies les galères pour trouver les horodateurs. On peut peut-être aussi envisager un système de codes-barre uniques imprimables à partir d'imprimantes individuelles, ou, d'autres solutions encore.

Dans tous les cas de figure, c'est une question de volonté et d'intelligence : si l'on cherche à faciliter plutôt qu'à coincer les individus, c'est évident que le rendement du stationnement payant ira s'améliorant. 

Le genre de pensées qui ne traversent pas l'actuelle majorité socialiste, évidemment...

19:23 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : stationnement |  Facebook | | |

lundi, 11 mars 2013

Et les impôts locaux ?

Anne Hidalgo et NKM trustent les apparitions médiatiques dans la bataille municipale qui se prépare à Paris en 2014. En son temps, un certain Bourdieu avait sans nul doute fait de la question de l'héritage un enjeu au moins autant politique que sociologique, mais, pour l'heure j'ai le sentiment que les Parisiens vont avoir des préoccupations nettement plus prosaïques.

En évoquant ce que Marielle de Sarnez pouvait apporter à Paris, j'ai énuméré des thématiques qui me paraissaient majeures avec le logement, les transports et la santé. Mais il y en a une autre qui va bien finir par s'imposer en dépit de l'aisance dans laquelle semblent baigner les Parisiens.

Je me suis étonné de la facilité dérisoire avec laquelle Delanoë avait fait exploser les impôts locaux à Paris et notamment la taxe d'habitation (+51%). Peut-être que les Parisiens se sont-ils sentis riches de leur présence dans la ville la plus chère du monde mais je doute qu'ils encaissent la prochaine hausse avec la même constance.

Si j'étais Marielle de Sarnez, je sommerais Anne Hidalgo, NKM et Rama Yade, si elle va au combat électoral, de se prononcer sur les finances de la ville : le marché immobilier s'effondre à Paris ce qui signifie que la ville, privée de droits de mutation, va voir son budget subir une chute sévère de ses ressources. Or, Delanoë a bâti son développement somptuaire sur ces taxes-là.

Anne Hidalgo se montrant décidée à poursuivre la voie empruntée par son mentor va devoir trouver de nouvelles ressources. J'ai bien compris qu'elle compte d'ores et déjà sur le triplement des PV (il ne faut pas avoir peur de taxer le clampin jusqu'à la moëlle après tout) pour améliorer l'ordinaire, mais, il ne fait pas doute que la solution facile, l'accroissement faramineux des impôts locaux, sera une option privilégiée pour elle.

Je ne la vois pas se lançant dans une réduction du train de vie somptuaire de la capitale.

Je ne sais pas ce qui va être annoncé pour ces élections, mais je souhaite que l'on se penche très sérieusement sur la question des coûts et de leur financement.

Trêve de chateaux en Espagne et de folie des grandeurs, il va bien falloir redescendre sur terre : comprenons-nous, nous vivons une crise sévère avec un chômage galopant et des restrictions de pouvoirs d'achat. Les Parisiens sont sans doute des bobos à l'abri du besoin, mais, à trop tirer sur la corde, on la casse, et ils pourraient bien se lasser de payer, payer et payer toujours plus. Serres d'Auteuil, Réfection des Halles, application des rythmes scolaires, travaux de voirie sur les berges vont coûter des centaines de millions d'euros si ce n'est plus encore. Qui paiera ? Les Parisiens !

Devrons-nous alors faire l'économie d'une réflexion sur les dépenses ? Discriminer enfin superplu et accessoire ?

01:31 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : taxes, impôts locaux, hidalgo |  Facebook | | |

samedi, 02 mars 2013

Ce que le MoDem peut apporter à Paris

J'ai déjà écrit il y a quelques jours un premier billet pour préciser l'intérêt de la candidature centriste Marielle de Sarnez à Paris, et je continue donc dans la même veine.

Aux municipales de 2014 je pense que le MoDem fera largement appel à des citoyens venus de tout horizon et à la société civile dans son ensemble. Les listes seront donc soutenues par le MoDem, mais je ne pense pas qu'elles seront exclusivement MoDem. Non seulement on y trouvera d'autres centristes qui pourraient se retrouver dans notre programme ou partager le leur avec nous, mais je crois qu'on verra aussi des responsables associatifs, des médecins, des commerçants, des salariés du public ou du privé, des enseignants et bien d'autres encore rejoindre nos listes.

Nous nous positionnerons certainement, outre les grands thèmes que j'ai évoqués la dernière fois (logement, transport, santé) également sur ceux que les grandes formations ignorent généralement.

Je n'ai pas l'intention de tous les détailler, mais il y a en a au moins qui me tient à coeur : la propreté.

En dépit des efforts de la municipalité depuis une dizaine d'années, les trottoirs sont de véritables porcheries, particulièrement en raison des déjections canines et de l'incivilité des uns et des autres qui considèrent trottoirs et jadins publics comme des poubelles à ciel ouvert.

Paris est arrivée aux limites de la bonne volonté, me semble-t-il, en disposant des poubelles à peu près partout et en assurant un nettoyage régulier avec ses services d'hygiène et de propreté. 

En revanche, toujours au nom de la vieille idéologie libertaire qui continue d'alimenter la gauche bobo parisienne, la municipalité se refuse à engager des inspecteurs de l'hygiène habilités à verbaliser les cochonneries des gens indélicats. Imaginez simplement que pour un arrondissement grand comme le XVIème, par exemple, il n'y en a que 4.

Il me semblerait censé de multiplier par 10 le nombre de ces inspecteurs et de leur verser un intéressement sur les infractions constatées. Même chose dans les autres arrondissements. Ceci peut être fait à moyens constants : un peu moins d'agents à verbaliser les automobilistes garés et un peu plus pour les crottes.

La prévention, la mise à disposition de poubelles supplémentaires, ça va un temps : un supplément de répression avec des amendes à la clef garnira le budget de la ville (et il en aura bien besoin) et, on peut l'espérer, contribuera à rendre nos trottoirs plus propres.

On devrait envisager, me semble-t-il une fiscalité également modulable sur le tri sélectif dans chaque co-propriété afin que les indélicats comprennent que le tri, ce n'est pas pour les cochons.

Plus généralement, il y a certainement des propositions à faire pour nettoyer la bauge qui nous tient lieu de capitale.

Les écuries d'Augias, c'est maintenant...

19:00 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : propreté, hygiène |  Facebook | | |

dimanche, 24 février 2013

Qu'est-ce que que Marielle de Sarnez peut apporter à Paris ?

Cela fait un moment que je cherche le titre du billet que je veux écrire sur la très probable candidature de Marielle de Sarnez à Paris et, faute de trouver une idée originale, j'ai fini par faire simple.

On sait, d'ores et déjà, que NKM et Hidalgo vont accaparer tout l'espace médiatique avec peut-être quelques miettes pour Cécile Duflot si jamais elle se présentait. Il va donc être difficile pour le MoDem de parvenir à s'intercaler.

C'est par nos différences, me semble-t-il, que nous avons un petit espoir d'éviter. 

Le logement demeure la principale préoccupation des Parisiens, et, depuis 2008,  les prix n'ont cessé de grimper tant à l'achat qu'à la location. Coincés dans une capitale trop petite, les Parisiens sont face à une redoutable alternative : payer toujours plus cher le mètre carré d'espace vital ou accepter de voir rehausser singulièrement les hauteurs maximales des constructions avec comme conséquence première une dégradation immédiate de l'environnement. C'est cette seconde voie que semble vouloir emprunter Delanoë avec ses tours triangle mais il se heurte à de très fortes résistances (les Verts et le MoDem principalement).

Marielle de Sarnez avait fait aux municipales de 2008 du logement pour les classes moyennes une priorité observant qu'il était difficile de travailler à Paris sans y habiter. Elle proposait à l'époque de mixer les logements sociaux alors que les Socialistes les réservent soit à des revenus très modestes soit aux employés de la ville de Paris. 

Jean-François Martins, le principal élu du MoDem à Paris, table sur l'extension de Paris par absorption progressive des communes avoisinantes pour au moins relâcher la pression financière sur les acquéreurs. Peut-être. Ce que je crains plutôt, c'est que cette absorption fasse grimper les prix de la petite couronne si elle se concrétise. Je suis un peu sceptique avec ce Grand Paris. C'est sans doute une nécessité, mais d'abord une vue de l'esprit. Le problème, c'est que la pressioon foncière est générale sur la totalité de la petite couronne. Je ne dis pas que ce ne soit pas une solution sur le long terme d'autant que Jean-François Martins a quelques idées astucieuses pour élargir Paris (je les ferai connaître en temps utile sur ce blogue) mais dans les mesures immédiates il va falloir une baguette magique.

Paris, ces dix dernières années, s'est spécialisée : cadres célibataires ou simplement en couple, familles à enfants uniques, parfois à deux enfants, retraités, pendant que dans le même temps, les familles nombreuses s'exilaient en banlieue. Si le MoDem veut apparaître en pointe pour les prochaines échéances municipales, il doit être capable de dire ce qu'il peut faire pour permettre aux familles de grandir au lieu de devoir partir.

J'ai revu notre clip de 2008 sur le logement : les intentions énoncées y étaient fortes, mais la réalisation maladroite au possible. Je risque d'être brutal, mais soyons clairs : quand on promeut les classes moyennes on n'illustre pas son propos par une visite dans un foyer d'immigrés ivoiriens. On choisit une famille parisienne type. Leçon à retenir pour 2014.

J'ai évoqué le logement comme principale clef de la campagne de 2014 mais il y a au moins deux autres sujets qui méritent une grande préoccupation : les transports, tout d'abord, mais aussi la santé. Paris, à son tour, commence à être touchée par la réduction du nombre de praticiens et, dans le même temps, les coûts médicaux explosent dans la capitale en raison du montant des consultations. Certains avec une démagogie insigne y voient la cupidité des médecins. Je crois que c'est surtout l'accroissement continu du coût de la vie à Paris qui contraint les praticiens à revoir leurs tarifs à la hausse. Il y a à côté de cela des hôpitaux qui se dégradent continuellement avec des urgences toujours plus surchargées et des menaces sur certains établissements. Delanoë et son équipe l'ont oubliée, mais il peut y avoir une politique de la santé à Paris, et, sur ce sujet, un certain nombre de propositions de Bayrou en 2007 puis 2013 lors de la présidentielle pourraient s'avérer pertinentes. Nous y reviendrons ultérieurement ici.

Quant aux transports, ils méritent un billet à part entière. Je m'iquiète beaucoup d'avoir vu le MoDem s'aligner complètement sur le PS dans ce domaine depuis 2008. Nous aurions pu dire et proposer autre chose. J'espère que nous serons plus originaux et créatifs pour 2014.

Il y a dans le bilan de Delanoë des choses à prendre et à laisser. On oublie souvent qu'un certain nombre de projets menés à leur terme par Bertrand Delanoë avaient été initiés par l'équipe précédente. 

Il y a en tout cas une chose dont je suis certain : courir derrière les propositions du PS lors des prochaines municipales c'est s'exposer à une claque monumentale quand la voix des Parisiens aura parlé. A la place de nos élus MoDem, sans verser dans la radicalité, j'éviterais de faire de l'opposition un peu trop constructive.

00:46 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : modem, sarnez, delanoë |  Facebook | | |

samedi, 16 février 2013

Delanoë, les PV plutôt que la sécurité.

C'est très fort le niveau d'hypocrisie à la Mairie de Paris. Pensez-vous que Bertrand Delanoë se préoccupe de la sécurité à Paris ? Pas du tout. Son apparente faveur pour la vidéosurveillance est surtout l'assurance de pouvoir placer le maximum d'agents de la force publique à verbaliser autant d'automobilistes que possible. En réduisant le nombre de place de stationnements, Delanoë se garantit une manne à bon compte sur le dos de la bête.

Dans le même temps, à certaines heures, certaines zones de Paris, mal fréquentées, deviennent invivables. Delanoë serait bien inspiré de cesser de faire pression sur les agents pour qu'ils verbalisent les automobiles et penser à se préoccuper de l'insécurité grandissante.

00:08 Publié dans Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : delanoe, insécurité |  Facebook | | |

lundi, 21 janvier 2013

Quelle stratégie pour le MoDem à Paris aux municipales de 2014 ?

Les derniers sondages tombés indiquent qu'une liste MoDem feraient 6,5 à 7 % aux prochaines municipales à condition d'être conduite par Marielle de Sarnez.

Je pense que Marielle est notre leader naturel pour ces échéances. Tous ceux qui ont rêvé d'un leadership dans la capitale en prenant sa place sont sortis sans même passer par les portes de la petite histoire. En politique, il ne suffit pas d'une agitation médiatique éphémère, de surcroît sur la Toile, pour percer. Il faut de la durée, de l'expérience et de la profondeur de champ.

La principale difficulté, en fait, cela va être de la convaincre d'y aller...

Je crois aussi qu'il faut que nous nous affranchissions d'un rêve : je ne doute pas que nous trouverions aisément des convergences avec Chantal Jouano de l'UDI, créditée du même score que nous, mais il faut bien comprendre que l'UDI ne veut pas d'une alliance avec le MoDem.

C'est tout simple : nous ne sommes pas assez forts pour les intéresser et de surcroît, rien ne dit que nos deux électorats ne s'additionnent.

S'allier avec les Socialistes à Paris, j'ai les cheveux qui se hérissent rien que d'y penser. Bien sûr, tout leur bilan n'est pas à jeter, mais il y reste tant de scories que je ne me vois pas soutenir une telle majorité. Le dernier épisode des municipales a montré d'ailleurs que les Socialistes ne voulaient pas du MoDem. Anne Hidalgo qui se souvient avoir ainsi perdu le 15ème pourrait considérer les choses d'un autre oeil mais cela suppose des accords en amont, et, au final, juste quelques strapontins pour nous.

Oh, je ne doute pas que certains d'entre nous sont très pressés de les accepter et de disparaître dans la bonne humeur au sein de la gauche plurielle locale...

Pour rejoindre l'UDI, il faut accepter de s'allier aussi avec l'UMP et passer des accords dès le premier tour, je le suppose. Il y a un inconvénient à cela : si la canditature d'un Fillon pourrait avoir certainement notre aval il y a un certain nombre de candidats ou de maires d'arrondissement à droite que beaucoup d'électeurs et de militants du MoDem ne se voient pas propulser. Suivez mon regard pour en avoir un échantillon bien représentatif ===> par exemple...

Si nous voulons imposer des accords, nous sommes condamnés à percer et nous n'avons pas d'autres choix. Un MoDem a plus de 10%, par exemple, aurait bien plus de facilités à amener l'UDI à des accords qu'un MoDem à 7.

Percer, c'est possible, mais cela suppose une vraie valeur ajoutée aux yeux des Parisiens des deux bords. S'aligner sur le programme de la gauche avec quelques vagues propositions sur le Grand Paris en sus, c'est la plantade assurée. Le Grand Paris, on en discute beaucoup dans quelques milieux éclairés, mais il faut bien comprendre que 90% des Parisiens n'en ont rien à f... pour parler vrai.

C'est donc sur des propositions très concrètes qu'on peut espérer convaincre : le logement, l'accueil des tout-petits, les impôts locaux, les équipements sportifs, la politique de circulation, la pollution atmosphérique, la réimplantation d'emplois dans Paris même, les horaires et les jours d'ouverture dans les écoles et bien d'autres sujets encore que nous devons travailler.

La gauche parisienne occupe constamment l'espace médiatique et pour cause : les journalistes sont presque tous à gauche et habitent pour l'essentiel Paris. Ils offrent en permanence une vitrine des mieux achalandées aux regards et, sur la Toile, la municipalité dispose également de puissants relais.

Percer dans ces conditions serait un authentique exploit d'autant qu'il ne faut pas se voiler la face : nos effectifs ont fondu et ce n'est pas certain que nous parvenions à compléter les listes partout.

Toutefois, le succès engendre le succès et la réussite attire : si nous parvenons à proposer quelque chose de subversif et en même temps efficace, des jours meilleurs ne nous sont pas interdits.

vendredi, 04 janvier 2013

Insécurité grandissante à Paris...

Tentative de cambriolage en présence du Président des Jeunes MoDem de Paris.

 

 

Images intégrées 1

         Photo de campagne de John Colorado  aux Buttes Chaumont (Paris 19e) 


 

Alors qu’il se trouvait à son domicile avec sa compagne dans le 19e arrondissement de Paris, John Anderson Colorado, Président des Jeunes Démocrates (MoDem) de Paris et candidat aux élections législatives de 2012, a été victime d’une tentative de cambriolage dans la nuit de mardi à mercredi.

 

« Des cambrioleurs ont dû nous croire absents car ils ont essayé de défoncer ma porte. Mais ils n’ont pas eu le temps d’aller plus loin, je me suis manifesté dès mon réveil et la porte a tenu bon. Le vacarme était tel que cela ne nous a pas seulement réveillés : de nombreux voisins de mon immeuble m’en ont parlé dès ce matin. Tout ce que j’ai pu faire sur le coup, c’était prévenir la police pour que le quartier soit sécurisé par une patrouille » Déclare-t-il, encore légèrement sonné. « Les cambriolages ont augmenté de + 20% à Paris ces deux dernières années, il faut vraiment inverser cette tendance et non pas seulement parce que j’ai failli en être victime mais pour la sécurité de tous les Parisien. Les méthodes des enquêteurs se perfectionnent, (prises d’empreintes systématiques, de traces ADN…) mais celle des cambrioleurs aussi ».

 

 À L’instar de François Xavier Pénicaud, ancien Président national des Jeunes Démocrates, agressé et volé dans le 7e arrondissement de Paris le 22 septembre 2011, John Colorado portera plainte. Le jeune homme déclare vouloir prolonger et élargir la réflexion sur la sécurité, notamment dans le cadre des élections municipales. Tant à Paris que dans le reste de la France.

11:30 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : colorado, modem, insécurité |  Facebook | | |

jeudi, 20 décembre 2012

Paris post-Delanoë, terre de cendres

J'ai trouvé Jean-François Martin, l'élu MoDem de la capitale à la fois fort lucide et bien bon avec la majorité socialiste de Paris. Il admet que l'édifice delanoïste repose sur des sables mouvants et qualifie dans le même temps le dernier budget voté de budget maîtrisé ?!!!

Son billet met pourtant parfaitement le lumière la manière dont l'équipe Delanoë compromet gravement l'avenir des Parisiens : pour financer ses folies et ses fêtes Monsieur Delanoë vend le patrimoine foncier de la mairie qui fond à vue d'oeil et compte sur les droits de mutation c'est à dire l'augmentation du foncier parisien au final pour financer ses dépenses.

Je n'aurai de mots assez durs pour qualifier la gestion socialiste à Paris : des mensonges à tout va pour faire payer aux Parisiens une facture toujours plus salée. Des kilomètres de travaux insensés sur la voirie à coups de milliards au moment où les taxes locales croissaient dans des proportions inconsidérées et où les familles quittaient les unes après les autres Paris faute de modes de garde adaptés à leurs besoins. 

Quant à la pollution le procédé tient de la tartufferie : en plaçant des sondes sur les axes où Delanoë a décrété non gratae les automobiles, il s'est assuré une qualité de l'air en apparence en progression. Air-Parif s'est bgien gardé d'aller prendre des mesures sur les voies de contournement. Grâce à Delanoë, Paris est devenue la capitale la plus encombrée d'Europe.

Le nec plus ultra, c'est le velib : ne prennent le velib que ceux qui n'utilisaient pas l'automobile. En termes de congestion, cette solution n'a strictement rien amené. Si le principe des autolib est sans doute mieux pensé, il ne résisterait absolument pas face à un afflux massif d'usagers. Et il est loin d'être donné...

Il faudrait encore citer les tours triangles qui, si elles devaient voir le jour, nous garantiraient les plus beaux courants d'air d'Europe sans compter de magnifiques zones d'ombre glacées hiver comme été. Le MoDem du 15ème arrondissement s'est d'ailleurs opposé avec la plus grande vigueur à ce projet.

Ce que je vois en tout cas c'est que bientôt, Paris n'aura plus d'argent : au lieu de créer un fond de réserve comme le suggère sagement Jean-François Martins, Delanoë dilapide à tout va ses collectes d'impôts sans autre discernement que la fête perpétuelle.

Du côté du développement économique, mis à part le financement de projets pseudo-écologiques ne vivant que de fonds publics, c'est la misère. Jean-François Martins a bien raison de relever, je le cite, que l’impératif de solidarité c’est aussi de pouvoir œuvrer à ce que chaque Parisien puisque trouver un travail et pour ce faire, que des P.M.E. embauchent, que des T.P.E. se créent, que des structures d’économie sociale et solidaire grandissent et qu’enfin, de grandes entreprises s’installent à Paris

Pour faire de Paris, il faudra un autre projet que la fête perpétuelle, le musée et la bobo-gentrification de la capitale. Si j'avais été l'élu démocrate du MoDem, je ne me serais pas abstenu : j'aurais voté contre un budget et un projet aussi mortifères.

La chance de Delanoë et des Socialistes, au fond, c'est d'avoir eu en face d'eux un fraudeur, poison pour la démocratie prêt à falsifier un scrutin public. Par la suite, pas de projet original digne de ce nom, mais un Delanoë-like qui ne donnait pas envie de soutenir la droite en 2008.

Il reste à espérer une figure qui brandira enfin de l'étendard de la révolte et proposera une vraie issue alternative aux sables mouvants socialistes qui emobourbent inéluctablement Paris dans un avenir bien sombre.

19:28 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : delanoë |  Facebook | | |