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samedi, 02 mars 2013

Ce que le MoDem peut apporter à Paris

J'ai déjà écrit il y a quelques jours un premier billet pour préciser l'intérêt de la candidature centriste Marielle de Sarnez à Paris, et je continue donc dans la même veine.

Aux municipales de 2014 je pense que le MoDem fera largement appel à des citoyens venus de tout horizon et à la société civile dans son ensemble. Les listes seront donc soutenues par le MoDem, mais je ne pense pas qu'elles seront exclusivement MoDem. Non seulement on y trouvera d'autres centristes qui pourraient se retrouver dans notre programme ou partager le leur avec nous, mais je crois qu'on verra aussi des responsables associatifs, des médecins, des commerçants, des salariés du public ou du privé, des enseignants et bien d'autres encore rejoindre nos listes.

Nous nous positionnerons certainement, outre les grands thèmes que j'ai évoqués la dernière fois (logement, transport, santé) également sur ceux que les grandes formations ignorent généralement.

Je n'ai pas l'intention de tous les détailler, mais il y a en a au moins qui me tient à coeur : la propreté.

En dépit des efforts de la municipalité depuis une dizaine d'années, les trottoirs sont de véritables porcheries, particulièrement en raison des déjections canines et de l'incivilité des uns et des autres qui considèrent trottoirs et jadins publics comme des poubelles à ciel ouvert.

Paris est arrivée aux limites de la bonne volonté, me semble-t-il, en disposant des poubelles à peu près partout et en assurant un nettoyage régulier avec ses services d'hygiène et de propreté. 

En revanche, toujours au nom de la vieille idéologie libertaire qui continue d'alimenter la gauche bobo parisienne, la municipalité se refuse à engager des inspecteurs de l'hygiène habilités à verbaliser les cochonneries des gens indélicats. Imaginez simplement que pour un arrondissement grand comme le XVIème, par exemple, il n'y en a que 4.

Il me semblerait censé de multiplier par 10 le nombre de ces inspecteurs et de leur verser un intéressement sur les infractions constatées. Même chose dans les autres arrondissements. Ceci peut être fait à moyens constants : un peu moins d'agents à verbaliser les automobilistes garés et un peu plus pour les crottes.

La prévention, la mise à disposition de poubelles supplémentaires, ça va un temps : un supplément de répression avec des amendes à la clef garnira le budget de la ville (et il en aura bien besoin) et, on peut l'espérer, contribuera à rendre nos trottoirs plus propres.

On devrait envisager, me semble-t-il une fiscalité également modulable sur le tri sélectif dans chaque co-propriété afin que les indélicats comprennent que le tri, ce n'est pas pour les cochons.

Plus généralement, il y a certainement des propositions à faire pour nettoyer la bauge qui nous tient lieu de capitale.

Les écuries d'Augias, c'est maintenant...

19:00 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : propreté, hygiène |  Facebook | | |

dimanche, 24 février 2013

Qu'est-ce que que Marielle de Sarnez peut apporter à Paris ?

Cela fait un moment que je cherche le titre du billet que je veux écrire sur la très probable candidature de Marielle de Sarnez à Paris et, faute de trouver une idée originale, j'ai fini par faire simple.

On sait, d'ores et déjà, que NKM et Hidalgo vont accaparer tout l'espace médiatique avec peut-être quelques miettes pour Cécile Duflot si jamais elle se présentait. Il va donc être difficile pour le MoDem de parvenir à s'intercaler.

C'est par nos différences, me semble-t-il, que nous avons un petit espoir d'éviter. 

Le logement demeure la principale préoccupation des Parisiens, et, depuis 2008,  les prix n'ont cessé de grimper tant à l'achat qu'à la location. Coincés dans une capitale trop petite, les Parisiens sont face à une redoutable alternative : payer toujours plus cher le mètre carré d'espace vital ou accepter de voir rehausser singulièrement les hauteurs maximales des constructions avec comme conséquence première une dégradation immédiate de l'environnement. C'est cette seconde voie que semble vouloir emprunter Delanoë avec ses tours triangle mais il se heurte à de très fortes résistances (les Verts et le MoDem principalement).

Marielle de Sarnez avait fait aux municipales de 2008 du logement pour les classes moyennes une priorité observant qu'il était difficile de travailler à Paris sans y habiter. Elle proposait à l'époque de mixer les logements sociaux alors que les Socialistes les réservent soit à des revenus très modestes soit aux employés de la ville de Paris. 

Jean-François Martins, le principal élu du MoDem à Paris, table sur l'extension de Paris par absorption progressive des communes avoisinantes pour au moins relâcher la pression financière sur les acquéreurs. Peut-être. Ce que je crains plutôt, c'est que cette absorption fasse grimper les prix de la petite couronne si elle se concrétise. Je suis un peu sceptique avec ce Grand Paris. C'est sans doute une nécessité, mais d'abord une vue de l'esprit. Le problème, c'est que la pressioon foncière est générale sur la totalité de la petite couronne. Je ne dis pas que ce ne soit pas une solution sur le long terme d'autant que Jean-François Martins a quelques idées astucieuses pour élargir Paris (je les ferai connaître en temps utile sur ce blogue) mais dans les mesures immédiates il va falloir une baguette magique.

Paris, ces dix dernières années, s'est spécialisée : cadres célibataires ou simplement en couple, familles à enfants uniques, parfois à deux enfants, retraités, pendant que dans le même temps, les familles nombreuses s'exilaient en banlieue. Si le MoDem veut apparaître en pointe pour les prochaines échéances municipales, il doit être capable de dire ce qu'il peut faire pour permettre aux familles de grandir au lieu de devoir partir.

J'ai revu notre clip de 2008 sur le logement : les intentions énoncées y étaient fortes, mais la réalisation maladroite au possible. Je risque d'être brutal, mais soyons clairs : quand on promeut les classes moyennes on n'illustre pas son propos par une visite dans un foyer d'immigrés ivoiriens. On choisit une famille parisienne type. Leçon à retenir pour 2014.

J'ai évoqué le logement comme principale clef de la campagne de 2014 mais il y a au moins deux autres sujets qui méritent une grande préoccupation : les transports, tout d'abord, mais aussi la santé. Paris, à son tour, commence à être touchée par la réduction du nombre de praticiens et, dans le même temps, les coûts médicaux explosent dans la capitale en raison du montant des consultations. Certains avec une démagogie insigne y voient la cupidité des médecins. Je crois que c'est surtout l'accroissement continu du coût de la vie à Paris qui contraint les praticiens à revoir leurs tarifs à la hausse. Il y a à côté de cela des hôpitaux qui se dégradent continuellement avec des urgences toujours plus surchargées et des menaces sur certains établissements. Delanoë et son équipe l'ont oubliée, mais il peut y avoir une politique de la santé à Paris, et, sur ce sujet, un certain nombre de propositions de Bayrou en 2007 puis 2013 lors de la présidentielle pourraient s'avérer pertinentes. Nous y reviendrons ultérieurement ici.

Quant aux transports, ils méritent un billet à part entière. Je m'iquiète beaucoup d'avoir vu le MoDem s'aligner complètement sur le PS dans ce domaine depuis 2008. Nous aurions pu dire et proposer autre chose. J'espère que nous serons plus originaux et créatifs pour 2014.

Il y a dans le bilan de Delanoë des choses à prendre et à laisser. On oublie souvent qu'un certain nombre de projets menés à leur terme par Bertrand Delanoë avaient été initiés par l'équipe précédente. 

Il y a en tout cas une chose dont je suis certain : courir derrière les propositions du PS lors des prochaines municipales c'est s'exposer à une claque monumentale quand la voix des Parisiens aura parlé. A la place de nos élus MoDem, sans verser dans la radicalité, j'éviterais de faire de l'opposition un peu trop constructive.

00:46 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : modem, sarnez, delanoë |  Facebook | | |

samedi, 16 février 2013

Delanoë, les PV plutôt que la sécurité.

C'est très fort le niveau d'hypocrisie à la Mairie de Paris. Pensez-vous que Bertrand Delanoë se préoccupe de la sécurité à Paris ? Pas du tout. Son apparente faveur pour la vidéosurveillance est surtout l'assurance de pouvoir placer le maximum d'agents de la force publique à verbaliser autant d'automobilistes que possible. En réduisant le nombre de place de stationnements, Delanoë se garantit une manne à bon compte sur le dos de la bête.

Dans le même temps, à certaines heures, certaines zones de Paris, mal fréquentées, deviennent invivables. Delanoë serait bien inspiré de cesser de faire pression sur les agents pour qu'ils verbalisent les automobiles et penser à se préoccuper de l'insécurité grandissante.

00:08 Publié dans Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : delanoe, insécurité |  Facebook | | |

lundi, 21 janvier 2013

Quelle stratégie pour le MoDem à Paris aux municipales de 2014 ?

Les derniers sondages tombés indiquent qu'une liste MoDem feraient 6,5 à 7 % aux prochaines municipales à condition d'être conduite par Marielle de Sarnez.

Je pense que Marielle est notre leader naturel pour ces échéances. Tous ceux qui ont rêvé d'un leadership dans la capitale en prenant sa place sont sortis sans même passer par les portes de la petite histoire. En politique, il ne suffit pas d'une agitation médiatique éphémère, de surcroît sur la Toile, pour percer. Il faut de la durée, de l'expérience et de la profondeur de champ.

La principale difficulté, en fait, cela va être de la convaincre d'y aller...

Je crois aussi qu'il faut que nous nous affranchissions d'un rêve : je ne doute pas que nous trouverions aisément des convergences avec Chantal Jouano de l'UDI, créditée du même score que nous, mais il faut bien comprendre que l'UDI ne veut pas d'une alliance avec le MoDem.

C'est tout simple : nous ne sommes pas assez forts pour les intéresser et de surcroît, rien ne dit que nos deux électorats ne s'additionnent.

S'allier avec les Socialistes à Paris, j'ai les cheveux qui se hérissent rien que d'y penser. Bien sûr, tout leur bilan n'est pas à jeter, mais il y reste tant de scories que je ne me vois pas soutenir une telle majorité. Le dernier épisode des municipales a montré d'ailleurs que les Socialistes ne voulaient pas du MoDem. Anne Hidalgo qui se souvient avoir ainsi perdu le 15ème pourrait considérer les choses d'un autre oeil mais cela suppose des accords en amont, et, au final, juste quelques strapontins pour nous.

Oh, je ne doute pas que certains d'entre nous sont très pressés de les accepter et de disparaître dans la bonne humeur au sein de la gauche plurielle locale...

Pour rejoindre l'UDI, il faut accepter de s'allier aussi avec l'UMP et passer des accords dès le premier tour, je le suppose. Il y a un inconvénient à cela : si la canditature d'un Fillon pourrait avoir certainement notre aval il y a un certain nombre de candidats ou de maires d'arrondissement à droite que beaucoup d'électeurs et de militants du MoDem ne se voient pas propulser. Suivez mon regard pour en avoir un échantillon bien représentatif ===> par exemple...

Si nous voulons imposer des accords, nous sommes condamnés à percer et nous n'avons pas d'autres choix. Un MoDem a plus de 10%, par exemple, aurait bien plus de facilités à amener l'UDI à des accords qu'un MoDem à 7.

Percer, c'est possible, mais cela suppose une vraie valeur ajoutée aux yeux des Parisiens des deux bords. S'aligner sur le programme de la gauche avec quelques vagues propositions sur le Grand Paris en sus, c'est la plantade assurée. Le Grand Paris, on en discute beaucoup dans quelques milieux éclairés, mais il faut bien comprendre que 90% des Parisiens n'en ont rien à f... pour parler vrai.

C'est donc sur des propositions très concrètes qu'on peut espérer convaincre : le logement, l'accueil des tout-petits, les impôts locaux, les équipements sportifs, la politique de circulation, la pollution atmosphérique, la réimplantation d'emplois dans Paris même, les horaires et les jours d'ouverture dans les écoles et bien d'autres sujets encore que nous devons travailler.

La gauche parisienne occupe constamment l'espace médiatique et pour cause : les journalistes sont presque tous à gauche et habitent pour l'essentiel Paris. Ils offrent en permanence une vitrine des mieux achalandées aux regards et, sur la Toile, la municipalité dispose également de puissants relais.

Percer dans ces conditions serait un authentique exploit d'autant qu'il ne faut pas se voiler la face : nos effectifs ont fondu et ce n'est pas certain que nous parvenions à compléter les listes partout.

Toutefois, le succès engendre le succès et la réussite attire : si nous parvenons à proposer quelque chose de subversif et en même temps efficace, des jours meilleurs ne nous sont pas interdits.

vendredi, 04 janvier 2013

Insécurité grandissante à Paris...

Tentative de cambriolage en présence du Président des Jeunes MoDem de Paris.

 

 

Images intégrées 1

         Photo de campagne de John Colorado  aux Buttes Chaumont (Paris 19e) 


 

Alors qu’il se trouvait à son domicile avec sa compagne dans le 19e arrondissement de Paris, John Anderson Colorado, Président des Jeunes Démocrates (MoDem) de Paris et candidat aux élections législatives de 2012, a été victime d’une tentative de cambriolage dans la nuit de mardi à mercredi.

 

« Des cambrioleurs ont dû nous croire absents car ils ont essayé de défoncer ma porte. Mais ils n’ont pas eu le temps d’aller plus loin, je me suis manifesté dès mon réveil et la porte a tenu bon. Le vacarme était tel que cela ne nous a pas seulement réveillés : de nombreux voisins de mon immeuble m’en ont parlé dès ce matin. Tout ce que j’ai pu faire sur le coup, c’était prévenir la police pour que le quartier soit sécurisé par une patrouille » Déclare-t-il, encore légèrement sonné. « Les cambriolages ont augmenté de + 20% à Paris ces deux dernières années, il faut vraiment inverser cette tendance et non pas seulement parce que j’ai failli en être victime mais pour la sécurité de tous les Parisien. Les méthodes des enquêteurs se perfectionnent, (prises d’empreintes systématiques, de traces ADN…) mais celle des cambrioleurs aussi ».

 

 À L’instar de François Xavier Pénicaud, ancien Président national des Jeunes Démocrates, agressé et volé dans le 7e arrondissement de Paris le 22 septembre 2011, John Colorado portera plainte. Le jeune homme déclare vouloir prolonger et élargir la réflexion sur la sécurité, notamment dans le cadre des élections municipales. Tant à Paris que dans le reste de la France.

11:30 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : colorado, modem, insécurité |  Facebook | | |

jeudi, 20 décembre 2012

Paris post-Delanoë, terre de cendres

J'ai trouvé Jean-François Martin, l'élu MoDem de la capitale à la fois fort lucide et bien bon avec la majorité socialiste de Paris. Il admet que l'édifice delanoïste repose sur des sables mouvants et qualifie dans le même temps le dernier budget voté de budget maîtrisé ?!!!

Son billet met pourtant parfaitement le lumière la manière dont l'équipe Delanoë compromet gravement l'avenir des Parisiens : pour financer ses folies et ses fêtes Monsieur Delanoë vend le patrimoine foncier de la mairie qui fond à vue d'oeil et compte sur les droits de mutation c'est à dire l'augmentation du foncier parisien au final pour financer ses dépenses.

Je n'aurai de mots assez durs pour qualifier la gestion socialiste à Paris : des mensonges à tout va pour faire payer aux Parisiens une facture toujours plus salée. Des kilomètres de travaux insensés sur la voirie à coups de milliards au moment où les taxes locales croissaient dans des proportions inconsidérées et où les familles quittaient les unes après les autres Paris faute de modes de garde adaptés à leurs besoins. 

Quant à la pollution le procédé tient de la tartufferie : en plaçant des sondes sur les axes où Delanoë a décrété non gratae les automobiles, il s'est assuré une qualité de l'air en apparence en progression. Air-Parif s'est bgien gardé d'aller prendre des mesures sur les voies de contournement. Grâce à Delanoë, Paris est devenue la capitale la plus encombrée d'Europe.

Le nec plus ultra, c'est le velib : ne prennent le velib que ceux qui n'utilisaient pas l'automobile. En termes de congestion, cette solution n'a strictement rien amené. Si le principe des autolib est sans doute mieux pensé, il ne résisterait absolument pas face à un afflux massif d'usagers. Et il est loin d'être donné...

Il faudrait encore citer les tours triangles qui, si elles devaient voir le jour, nous garantiraient les plus beaux courants d'air d'Europe sans compter de magnifiques zones d'ombre glacées hiver comme été. Le MoDem du 15ème arrondissement s'est d'ailleurs opposé avec la plus grande vigueur à ce projet.

Ce que je vois en tout cas c'est que bientôt, Paris n'aura plus d'argent : au lieu de créer un fond de réserve comme le suggère sagement Jean-François Martins, Delanoë dilapide à tout va ses collectes d'impôts sans autre discernement que la fête perpétuelle.

Du côté du développement économique, mis à part le financement de projets pseudo-écologiques ne vivant que de fonds publics, c'est la misère. Jean-François Martins a bien raison de relever, je le cite, que l’impératif de solidarité c’est aussi de pouvoir œuvrer à ce que chaque Parisien puisque trouver un travail et pour ce faire, que des P.M.E. embauchent, que des T.P.E. se créent, que des structures d’économie sociale et solidaire grandissent et qu’enfin, de grandes entreprises s’installent à Paris

Pour faire de Paris, il faudra un autre projet que la fête perpétuelle, le musée et la bobo-gentrification de la capitale. Si j'avais été l'élu démocrate du MoDem, je ne me serais pas abstenu : j'aurais voté contre un budget et un projet aussi mortifères.

La chance de Delanoë et des Socialistes, au fond, c'est d'avoir eu en face d'eux un fraudeur, poison pour la démocratie prêt à falsifier un scrutin public. Par la suite, pas de projet original digne de ce nom, mais un Delanoë-like qui ne donnait pas envie de soutenir la droite en 2008.

Il reste à espérer une figure qui brandira enfin de l'étendard de la révolte et proposera une vraie issue alternative aux sables mouvants socialistes qui emobourbent inéluctablement Paris dans un avenir bien sombre.

19:28 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : delanoë |  Facebook | | |

samedi, 08 décembre 2012

Borloo se couche une fois de plus.

J'ai appris que Borloo renonçait une fois de plus : il ne se présentera pas aux municipales à Paris. C'est typiquement le genre de choses qui m'énervent avec Borloo. Ce type va passer son existence à décevoir tous ceux qui croient en lui parce qu'à chaque fois, il recule parce qu'il a peur. Comment voulez-vous vous fier à quelqu'un d'aussi versatile ?

J'espérais pourtant, pour ma part, des listes communes UDI-MoDem à Paris aux prochaines municipales et je souhaite profondément que Marielle de Sarnez  prenne la tête de celles du MoDem. Elle seule, à Paris, a une stature suffisante pour mener des listes démocrates à la bataille municipale. Sans qu'elle ait annoncée quelqu'intention que ce soit, les sondages la créditaient d'office en juillet dernier de 8 à 9% d'intentions de votes à Paris.

J'avais imaginé cet été Jean-Louis Borloo/Marielle de Sarnez cet été, mais j'en suis quitte pour une déception.

lundi, 03 décembre 2012

Duflot et l'Église : la démago...

Duflot a une manière d'apostropher l'Église qui me hérisse. Plutôt que d'assumer l'inexistence de son ministère et son absence d'idées, elle préfère menacer l'Église de réquisitions avec une implicite leçon de morale qu'elle serait bien en peine de faire appliquer à ses amis.

Et pourquoi ne s'adresse-t-elle pas aux riches bailleurs des Tours de la Défense ? Et pourquoi pas le siège des Verts à Paris ? Ou encore les logements vacants de tous ses copains bobos parisiens ? Ou ceux de fonction que les uns et les autres s'attribuent indûment en dépit de revenus plus que largement suffisants ? C'est son absence totale de compétence qui devrait navrer Cécile Duflot.

S'il y a bien une institution qui joue largement son rôle d'amortisseur social à Paris et en France, c'est bien l'Église. Je comprendrais très aisément que ce fût un archevêque ou un évêque, ou toute autre autorité religieuse catholique qui fît une injonction aux congrégations, mais en revanche, je me demande de quoi se mêle Duflot. On n'est pas chez les Soviets, en France, et son oukaze, elle peut la remballer.

La méthode Duflot ? L'exécrable sans-gêne caractéristique de la boboisation  qui frappe notre capitale et une large partie de sa proche banlieue.

Pour ma part, je déteste ce populisme facile et laïcard à la petite semaine et je rappelle à la première camarade du Komsomol Ziéloïnïi Verdovitch qu'en France, la constitution garantit encore à peu près la propriété privée.

J'en profite, après tout, les municipales de 2014 ne sont pas si lointaines, pour évoquer une piste que Marielle de Sarnez envisageait d'explorer en 2008 pour le MoDem afin faire face à la précarité en matière de logement : l'idée vaut ce qu'elle vaut, mais elle a le mérite d'exister même si j'imagine qu'un concert de bonnes âmes repues et dégoûlinantes va hurler au loup et au logement au rabais.

Marielle s'était très justement dit qu'il existait des logements peu coûteux et mobiles démontables et montables aisément : ce sont ceux que les ouvriers utilisent sur les chantiers, c'est à dire des sortes de cabines. Elles comportent un confort généralement rudimentaires mais suffisant pour l'essentiel. Elle avait donc imaginé (ou si ce n'est elle, son équipe au MoDem) la mise en place d'un service d'urgence capable de monter et démonter ces petites unités pour des périodes plus ou moins longues selon les saisons et les aléas climatiques. Ces unités de logement pouvaient être installés temporairement sur certains trottoirs larges, places de stationnement, parcs, zones non-occupées, et cetera...

Pour ma part, j'avais trouvé l'idée intéressante et à creuser. Je ne suis pas sûr que le MoDem l'ait proposé en 2008, mais en 2014, quand nous bâtirons notre nouveau projet, je pense qu'il serait intéressant d'y réfléchir. En tout cas plus que de n'avoir pour seul programme que d'apostropher l'Église...

09:34 Publié dans Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : logement, paris |  Facebook | | |

vendredi, 09 novembre 2012

Entre pollution et circulation : Mort Rouge à Paris

Jean-François Martins, élu MoDem au Conseil de Paris vient de me communiquer le voeu qu'il va soutenir à la prochaine session du Conseil.

Il s'apprête à soutenir le plan de lutte de Bertrand Delanoë contre les véhicules polluant et soutient à la fois la mise en place d'un péage urbain et l'interdiction en somme des véhicules diesel dans Paris.

Cela fait un moment que je diverge sérieusement de Jean-François à Paris et cette dernière prise de position ne va pas arranger les choses.

Depuis 2001 Delanoë et ses alliés verts ont systématiquement associé lutte contre la pollution et entrave à la circulation. 

Je pourrais m'associer à certaines mesures si elles ne s'assortissaient pas systématiquement de limitations de vitesse et de réductions de stationnement et voies de circulations parfaitement idiotes et démagoiques qui n'ont pour effet que de générer que des bouchons et de la pollution en plus.

On le sait parfaitement, tous les gains réalisés ne le sont que grâce aux efforts des constructeurs automobiles. Paris ne doit rien à Delanoë et il a même peut-être ralenti les progrès en générant surtout des nuisances.

Jean-François émet le voeu pieux de voir s'améliorer les transports en commun. Foutaises ! sales, parfois vétustes, insécuritaires, pas toujours bien maillés ils s'arrêtent aux portes de Paris pour la plupart. 

Je ne puis que me désolidariser d'un tel soutien d'autant que Jean-François a déjà co-défendu la fermeture des voies sur berges.

Je pourrais comprendre une politique punitive comme celle de Delanoë si elle s'accompagnait de bonus pour la vertu : par exemple, des limitations de vitesse relevées pour les véhicules électriques, hybrides ou au GPL ainsi qu'un stationnement moins cher ou plus facile. 

Mais ce n'est pas la réalité : ce sont les conducteurs ordinaires qui paient cash les lubies de Delanoë et ses affidés. Il n'y a aucune intelligence dans les mesures anti-pollution de l'actuelle majorité. Seuls les plus riches qui auront toujours les moyens de régler amendes, taxes, octrois et droits de péage de toutes sortes s'en sortiront.

Qu'on se le dise : le péage urbain est un retour au Moyen-Âge et fut en ce temps l'un des principaux freins au développement du commerce. Bravo.

De ce qu'annonce Jean-François, la seule proposition qui m'agrée, c'est de faire passer par référendum local le passage des zones 50 aux zones 30 : au moins les opposants trouveront-ils les moyens de s'exprimer sur le sujet.

Les calculs faits généralement par la préfecture et la mairie de Paris sont incroyablement malhonnêtes. Une vitesse moyenne ne veut rien dire à Paris. On peut rouler à 50km/h à un endroit à et 10 à un autre. Limiter à 30 va faire baisser cette moyenne. Pourquoi veulent-il changer les limitations si la moyenne est de facto à 30 comme ils le disent.

20 Minutes interpelle les Franciliens : sont-ils prêts à abandonner leur véhicule aux portes de Paris ?

J'aime beaucoup Edgar Allan Poe et particulièrement sa nouvelle, le Masque de la Mort Rouge :

Mais le prince Prospero était heureux, et intrépide, et sagace. Quand ses domaines furent à moitié dépeuplés, il convoqua un millier d’amis vigoureux et allègres de cœur, choisis parmi les chevaliers et les dames de sa cour, et se fit avec eux une retraite profonde dans une de ses abbayes fortifiées. C’était un vaste et magnifique bâtiment, une création du prince, d’un goût excentrique et cependant grandiose. Un mur épais et haut lui faisait une ceinture. Ce mur avait des portes de fer. Les courtisans, une fois entrés, se servirent de fourneaux et de solides marteaux pour souder les verrous. Ils résolurent de se barricader contre les impulsions soudaines du désespoir extérieur et de fermer toute issue aux frénésies du dedans. L’abbaye fut largement approvisionnée. Grâce à ces précautions, les courtisans pouvaient jeter le défi à la contagion. Le monde extérieur s’arrangerait comme il pourrait. En attendant, c’était folie de s’affliger ou de penser. Le prince avait pourvu à tous les moyens de plaisir. Il y avait des bouffons, il y avait des improvisateurs, des danseurs, des musiciens, il y avait le beau sous toutes ses formes, il y avait le vin. En dedans, il y avait toutes ces belles choses et la sécurité. Au dehors, la Mort rouge.

Bientôt, Paris ne sera plus qu'un immense musée que les touristes et les Français les plus fortunés (qui pourront même y habiter) prendront plaisir à visiter. Il y restera une population assistée en raison des envolées de prix dans certains quartiers qui assureront ainsi la réélection de maires de gauche boboïsée.

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lundi, 22 octobre 2012

L'UDI ? Un partenaire possible pour le MoDem

Je crois que Bayrou a assez bien résumé ce que pour ma part, je pensais de l'UDI : c'est un partenaire possible du MoDem mais pas exclusif.

Pour les Européennes, je demande à voir car l'appartenance à l'ADLE me paraît difficilement négociable. En termes d'idées, attendons de voir ce que propose l'UDI. J'aurais tendance à penser que nous sommes capables d'y aller sans alliés, pour ma part, mais je ne suis pas fermé à un partenariat.

Les coalitions avec l'UDI me paraissent en revanche avoir bien plus de sens lors des élections municipales. Reste à voir quelles relations seront les nôtres avec l'UMP. Si François Fillon en prend la tête, nul doute que nous pourrons localement nous entendre. Si c'est Copé, là, en revanche, je suis plus que sceptique.

On parle de Borloo ou de Fillon à Paris, lors des Municipales de 2014 : une alliance avec l'un ou l'autre ne me choquerait pas à condition de s'entendre sur un programme qui soit très différent de celui de la gauche parisienne. 

A titre personnel, l'inconvénient, c'est qu'il va y avoir vraiment des individus au sein de l'UMP avec lesquels j'aurai du mal. Par exemple, voter Gloasguen, cela me donne au moins autant de boutons (si ce n'est plus) que de voter pour la gauche parisienne. Je ne dis pas que je ne pourrais pas y aller avec une paire de pinces à linge sur le pif, mais ce sera dur et il y aura intérêt à ce qu'il y ait des MoDem en position éligible sur la liste de fusion...

L'UDI, c'est de la droite modérée : typiquement celle avec laquelle nous autres centristes avons des atomes crochus, à l'instar de ce que nous pouvons penser des sociaux-démocrates. Avec l'UMP, c'est déjà plus dur. A titre personnel, à la notable exception de Chirac en 2002 au second tour de l'élection présidentielle, je n'ai jamais voté pour le RPR ou l'UMP...

16:14 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : modem, udi |  Facebook | | |