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mercredi, 08 décembre 2010

Neige, Verglas, le bazar en IDF et à Paris

Tiens, y'a l'Nicolas qu'a fait le même constat que moi : c'est le bordell en île de France et à Paris. Perso, j'ai vu patiner pendant trois minutes une voiture qui tentait de se garer. Bref, 3 minutes pour trente centimètres, ça fait beaucoup. Pendant ce temps, deux autres se sont percutées. Comme d'hab, le site de la RATP est en rade, même s'ils ont réussi à afficher un bulletin d'information. 

Bon, 250 lignes sur 350 ne fonctionnaient plus à 13h30. Si vous habitez en haut d'une côte, je vous conseille de rentrer avant que ça verglace, parce que de toutes façons, vous vous la farcirez à pied.

A 13h30, les lignes suivantes étaient interrompues : 79, 189, 190, 194, 195, 206, 207, 211, 212, 213, 220, 279, 289, 290, 291, 294, 295, 303, 312, 379, 389, 390, 394, 595, Clamibus, Le Petit Fonrenaisien et MONTMARTROBUS. 

Actuellement, les lignes 5,6 et 13 fonctionnent mal pour le métro, enfin, disons, connaissent comme qui dirait une "légère surcharge". 

La RATP laisse entendre sur son bulletin que TOUTES les lignes de bus seraient à l'arrêt. La Parisien tient une chronique pour les voies de circulation avec mises à jour régulières.

Axes fermés : A86-N12 de Vélizy à Versailles vers la province; l'accès à la N104 et à l'A104 depuis l'A4; A104 Extérieur de Lagny à Villepinte; A6b vers Paris de Chevilly à Fresnes; N118 vers la province au niveau du sèvres; N118 de Vélizy au Ulis dans les deux sens. Bretelle d'A1 vers BP-Ouest; Sortie A4-Joinville. Sortie Sannois sur A15; d'A1 province vers A3 Paris;

De plus les axes suivants sont saturés : l'A104 dans les deux sens; la N118 dans les deux sens; l'A10 vers Paris; l'A6a et l'A6 vers la province; la N104 dans les deux sens; l'A86 extérieure entre Fresnes et Saint-Maurice; l'A86 Intérieur entre Gennevilliers vers Rosny; l'A3 vers Paris; A86 intérieur de St Maurice à Choisy; A4 de Charenton à Joinville; A6a vers Paris de Wissous à Arcueil; A1 de Roissy à Paris; A3 de Roissy à Rosny;

Les réseaux de bus STIVO et CIF sont totalement arrêtés. Ils desservent le Val d'Oise, la Seine-Saint-Denis et la Seine et Marne.

Dans l'Essonne : d'Evry à Grigny, en passant par Corbeil, le service des bus Tice est interrompu sur tout le réseau. Renseignements par téléphone au 0 810 401 402 (N°azur prix appel local) et sur www.bus-tice.com.

Il y avait un camion qui bloquait vers le province à hauteur de Bièvres sur la N118. Je ne sais pas ce qu'il en est.

Et l'Nicolas qui va devoir renoncer à son week-end en Bretagne, si ça se trouve. Tiens, le trafic est bloqué aussi à Roissy. D'ici là que la SNCF fasse défaut, y'aura plus que les skis à condition de savoir remonter une pente en canard. Ou les raquettes. Les chutes de neige devraient se poursuivre jusqu'à 21h00...

17:10 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : circulation, neige, ratp, sncf |  Facebook | | |

samedi, 04 décembre 2010

Voies sur berges : Dati 1 - Delanoë 0

Bertrand Delanoë vient de communiquer sur son blogue pour contester les déclarations de Rachida Dati qui lui reproche de ne pas avoir annoncé la fermeture des voies sur berge dans son programme politique.

Il cite un extrait de son programme. Je confirme qu'il n'y évoque nullement la fermeture définitive des voies sur berge. Certes le vocabulaire est martial, puisqu'il y parle de reconquête, mais de là à les fermer définitivement, c'est autre chose. 

Rachida Dati a donc bien raison de lui mettre les points sur les "i". 

13:25 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : delanoë, dati, voies sur berge |  Facebook | | |

vendredi, 05 novembre 2010

Delanoë couronné roi de l'embouteillage...

La réalité finit toujours par rattraper, au bout d'un moment, le ressenti. Je vois bien, quand je prends mon automobile pour me déplacer aux alentours de Paris ou dans la capitale, que je mets toujours plus de temps à effectuer mes trajets. Les groupies de Delanoë se sont toujours trouvés pour m'expliquer que non, c'était bien mieux ailleurs et que Paris était globalement fluide.

Raté, caramba : deux sociétés de trafic ont réalisé coup sur coup une étude, pour arriver aux mêmes conclusions : Paris est la ville la plus embouteillée d'Europe. Je pense que le phénomène est aggravé par la delanoisation rampante des villes de la petite couronne : à Vanves, à Malakoff, à Issy les Moulineaux, par exemple, on fait à peu près tout pour empoisonner le plus possible les automobilistes en supprimant des places de stationnement, délivrant des autorisations de travaux les plus nombreuses et les plus gênantes possibles, multipliant les plots et j'en passe.

Les Baupinades me feront toujours rire : figurez-vous que sans rire, l'adjoint vert de Delanoë a dans un communiqué expliqué qu'il était urgent d'agir pour désengorger les voies rapides d'île de France, les otages de l'automobile étant doublement victimes puisque victimes de la pollution.

Sacré Baupin. Il faudrait l'inventer s'il n'existait pas. C'est qui l'imbécile qui promettait l'Enfer aux automobilistes en 2001, au fait ? Et celui qui voulait supprimer une voie de circulation sur le périphérique on encore y limiter la vitesse à 50 km/h ?

Il faut dire que les delanoconneries se poursuivent à Paris, et que les choses ne risquent pas de s'améliorer, à témoin le plan de paralysie de la circulation en cours Place de la République, par exemple (je vous rassure, Delanogroupies, il y en a d'autres du même acabit ailleurs...).

Pour bien comprendre l'ampleur des delanoconneries sur la circulation, je précise que les conducteurs de la zone Paris/Ile de France perdent 70 heures par an dans le trafic ! Et ce n'est qu'une moyenne, le Boulevard Périphérique emportant la palme de très très loin.

J'écoutais Baupin réagissant sur RTL :

« Les embouteillages indiqués se situent sur le périphérique et sur les autoroutes, c’est-à-dire exactement là où nous n’avons pas pu agir (…) C’est quand même une drôle de façon de se déplacer que d’utiliser un véhicule conçu pour transporter une famille qui part en vacances, alors qu’elle est occupée par une personne seule 99% du temps. Il y a un moment où penser autrement l’automobile va devenir une nécessité, pour que les gens arrêtent d’être bloqués dans une automobile, qui est en fait une auto immobile. »

'tain, mais il glande rien de sa journée ou quoi, ce gars-là ? Quand je prends ses 'tains de transports en commun, je mets deux fois plus de temps que lorsque j'utilise mon véhicule. Je suis déjà à 1h30 de transport par jour, je ne veux pas passer à trois heures. A mes débuts, je bossais beaucoup plus loin : en automobile j'étais à 3 heures par jour, mais en transport en commun à 4h30. Est-ce qu'il va finir par comprendre qu'il y a des gens qui bossent, cet incapable ? Et quand je me déplace avec toute ma petite famille, ses transports en commun, il peut se les carrer là où je pense. Paris n'est pas prévue pour les familles et les travailleurs mais pour les fêtards et les célibataires.

Je me suis prononcé très fermement contre la fermeture des voies sur berge. Je réitère cette position et appelle les pouvoirs publics parisiens à cesser leur guérilla incessante contre les automobilistes. Je délivre d'ailleurs un message similaire aux maires de la petite couronne, toutes tendances confondues, qui pratiquent désormais la même politique.

 

09:43 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : baupin, delanoë, circulation |  Facebook | | |

lundi, 18 octobre 2010

Le triumvirat Sarkozy-Delanoë-Borloo à l'assaut des Serres...

Je dois faire un mea culpa : j'ai écrit récemment que Bertrand Delanoë s'apprêtait à saccager les Serres d'Auteuil. En fait, il n'est pas seul : il y a d'autres vandales avec lui.

Jean-François Martins, conseiller démocrate de la Ville de Paris, me fait observer, dans un récent échange de mail, que Jean-Louis Borloo a forcément donné son accord à ce forfait, puisqu'il est Ministre du Développement Durable. Oui, oui, le gars qui se vante du Grenelle de l'environnement, c'est le même qui fout en l'air un espace vert à Paris, alors qu'il y en a si peu...

Mais avec la précieuse Tribune de l'Art, toujours bien documentée, j'ai eu le fin mot de l'histoire. Il y a un deal entre Sarkozy et Delanoë. Le 9 juin dernier, un accord tacite a été conclu : silence radio de Delanoë sur le Grand Paris, et en échange, fermeture de clapet de son camp de la part de Sarkozy sur les Serres d'Auteuil. Voilà qui explique l'étrange silence de Claude Goasguen sur le sujet, pourtant hostile au projet. Claude Goasguen est député UMP du 16ème nord, rappelons-le. Faites une recherche sur son blog à partir du moteur de recherche interne qu'il affiche sur sa page et tapez "Serres d'Auteuil". Surprise, aucun résultat...! Bon, essayons l'autre député UMP de la circonscription, alors, côté 16ème sud, Bernard Debré : nada, rien non plus sur son blog.

Je ne parle 

Bon, on me connaît ici, j'aime bien traquer l'info qui se planque. Or, dans un petit entre-filet du Parisien du 13 juin, je lis ceci : 

Le Maire du XVIe, Claude Goasguen (UMP) estime être “favorable au projet qui a été présenté, à l’exception de ce qui concerne le Stade Hébert, endroit de sport de proximité pour les scolaires”.

Gens du 16ème, pas la peine de chercher du côté de l'UMP, il y a des consignes, et, la consigne, c'est la consigne...

Le PS, les Radicaux, le PC ? Serres d'Auteuil ? Connaissent pas, les Serres d'Auteuil. Jamais entendu parler. Bon, de la langue de bois en bonne et due forme...

Où se tourner, alors ? Les Verts sont évidemment furieux, et on les comprend. La préservation des espaces verts à Paris, c'est leur bon côté. Maintenant, j'attends de voir : à Paris, les Verts sont des champions de l'activisme en paroles. Je ne les pas vus se bouger des masses sur le terrain pour faire front.

Côté MoDem, Jean-François Martins est dans l'expectative, mais Béatrice Lecouturier, élue locale du MoDem est nettement plus critique. Elle n'admet pas de voir les Serres d'Auteuil disparaître ou être réduites d'une quelconque manière. Il faut dire que le plan du projet est édifiant...

C'est pourtant bien l'issue finale et probable du projet. Comme l'écrit Didier Ryknerla conséquence de ce projet est simple : la mort programmée des serres d’Auteuil. Outre que celles-ci ne pourront plus fonctionner normalement, privées d’une grande partie de leurs plantes et des locaux indispensables pour que les jardiniers exercent leur travail, on imagine le résultat de la fréquentation par plus de 7 000 personnes simultanément sur ce lieu extrêmement fragile. Il s’agit d’un jardin précieux qui n’est pas dimensionné pour accueillir une telle foule, et encore moins des gens qui ne sont évidemment pas là pour admirer les plantes. On se demande par ailleurs ce que deviendra la chaufferie qui alimente en eau chaude les serres et qui est classée Seveso. Elle devra probablement être détruite pour construire le terrain de tennis. A terme, il est évident que les serres seront définitivement annexées par Roland-Garros et la Fédération Française de Tennis.

Je ne saurais qu'insister davantage en recommandant d'être les plus nombreux possibles à signer la pétition en ligne.

vendredi, 15 octobre 2010

Delanoë prêt à saccager les Serres d'Auteuil

Impossible de demeurer indifférent : ainsi la menace se précise. Une Delanoconnerie de plus à prévoir à laquelle il va falloir s'opposer en force. Je relaie bien sûr la pétition. J'ai déjà visité les Serres Chaudes, un bonheur, miracle de verdure dans un petit Eden miniature. Hors de question de le laisser faire. Je suis prêt à planter ma tente là-bas pour bloquer le chantier !

Sauvons les serres d'Auteuil

A l’ouest de Paris, dans le bois de Boulogne, il existe un site exceptionnel inscrit sur l’inventaire des monuments historiques, ouvert toute l’année au public : le jardin botanique et les Serres d’Auteuil, chef-d’œuvre de verre et de fer unique en Europe, construit en 1898 par Jean-Camille Formigé, élève de Baltard et Eiffel.

La Fédération Française de Tennis envisage la « fusion » du tournoi de Roland-Garros et de l’ensemble du jardin et des Serres d’Auteuil, notamment l’annexion de l’Orangerie et autres bâtiments techniques protégés. Elle projette également de construire un court de tennis de 7 000 places à l’emplacement des « Serres chaudes », contenant des collections rarissimes, telles des orchidées plus que centenaires.
Pour des raisons techniques, tous ces projets rendraient l’ensemble de ce merveilleux domaine -jardin, serres et collections- immédiatement inexploitable. Ce serait donc signer sa fermeture pure et simple.

SERRES_D_AUTEUIL20102.jpg

Est-il raisonnable que la FFT envisage de saccager le jardin et les Serres d’Auteuil (déjà amputés du tiers lors de la construction du périphérique en 1968), alors qu’il existe d’autres solutions d’agrandissement ? Par exemple au nouveau stade Jean-Bouin voisin (l’ancien ayant été rasé cet été, y compris les tribunes Années 30 et 65 arbres), futur « monstre » de 20 000 personnes s’élevant jusqu’à 31 mètres de hauteur ?

D’autant qu’il doit être entièrement financé, pour quelque 200 millions d’euros, par le contribuable parisien, afin de permettre au Stade Français, société privée, de jouer une dizaine de matches par an qui pourraient se dérouler à dix mètres de là, au Parc des Princes, autre monstre de béton.

Est-il même raisonnable d’envisager, à l’ère du Grand Paris, un agrandissement du stade Roland-Garros, alors qu’avec ses 8,5 hectares, on ne trouvera jamais sur place l’espace lui permettant de rivaliser avec les trois autres sites du Grand Chelem, qui s’étendent sur 16 à 20 hectares ?Est-il admissible que ce quartier d’Auteuil et des Princes soit asphyxié, livré de toutes parts au « sport business » au détriment du sport amateur et scolaire, des espaces de verdure et des sites du patrimoine à la fois au Parc des Princes (bientôt agrandi), au stade Jean-Bouin, à la piscine Molitor (inscrite mais bientôt détruite), à l’hippodrome de Longchamp (pelouse bientôt tronquée), aux Serres d’Auteuil ?
N’est-il pas scandaleux, alors que dans le monde entier les stades sont construits à l’écart des habitations, que tous ces sites voisins ne fassent pas l’objet d’un plan d’ensemble respectueux du patrimoine et des espaces verts protégés, telles les admirables, les uniques Serres d’Auteuil ?

Il est urgent de se mobiliser, la Fédération Française de Tennis devant se prononcer sur les différents scénarios d’agrandissement ou de délocalisation de Roland-Garros au début de l’année 2011.

 

vendredi, 13 août 2010

L'insoluble casse-tête du logement...

A Paris, la municipalité est confrontée à la quadrature du cercle. Paris étouffe au milieu de sa ceinture. Le logement se renchérit parce que des étrangers achètent à Paris, parce que les familles se séparent et se recomposent, et parce que Paris est attractive.

Mais Paris ne peut accueillir, en l'état, au-delà d'une certaine quantité de population faute de quoi il y a congestion.

Réquisitionner les logements vides et une fausse bonne idée : leur quantité est très insuffisante pour résoudre le problème du logement, et, si de surcroît on en fait des logements sociaux, cela entraînera des rigidités supplémentaires. En effet, l'occupant d'un logement social tend à y demeurer, et c'est donc autant du parc locatif de la capitale qui se trouve définitivement immobilisé.

Accroître la limite haute des immeubles (37 mètres) a le vent en poupe, d'où l'idée des fameuses tours triangle de Bertrand Delanoë. C'est évidemment tentant, mais de tels ensembles immobiliers défigureraient la capitale, créeraient des micro-climats à leur pied et s'avéreraient très énergétivores.

Un contributeur du Cercle Les Échos propose une solution originale : élever les étages des petites constructions en les végétalisant et en utilisant du bois, matériau léger et écologique. Il propose en outre de planter des jardins potagers sur les terrasses et installer un chauffage solaire quand c'est possible. A vrai dire, ce contributeur envisage le cas particulier de Marseille, mais peut-être y-a-t-il quelque chose à en tirer pour Paris.

Il existe bien sûr beaucoup de fausses bonnes idées, et il convient de comparer les coûts pour savoir si cette dernière est viable. Le fait est, en tout cas, que la plupart des maires des villes prisées se trouvent confrontés à la crise du logement, toujours aussi prégnante depuis le début des années 2000.

08:59 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : logement |  Facebook | | |

mardi, 03 août 2010

Travail le dimanche ?

Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia, parce que ce jour-là il s'était reposé de tous ses travaux, des travaux qu'il avait entrepris de faire.

Bon, je vous le refais en grec ancien (source, Septante, Genèse,II,3)

καὶ ηὐλόγησεν ὁ θεὸς τὴν ἡμέραν τὴν ἑβδόμην καὶ ἡγίασεν αὐτήν, ὅτι ἐν αὐτῇ κατέπαυσεν ἀπὸ πάντων τῶν ἔργων αὐτοῦ, ὧν ἤρξατο ὁ θεὸς ποιῆσαι.

Dieu s'est reposé le 7ème jour après avoir accompli un travail de Titan, et le Préfet de Paris voudrait généraliser l'ouverture des magasins le dimanche ?

Delanoë (pour une fois) avait joué un bon tour à Sarkozy : ce dernier avait promis que le travail le dimanche ne se ferait que sur la base du volontariat et à salaire double. Or, depuis la loi votée en 2009 sur l'ouverture dominicale, rien de ce type ne s'est mis en place. Fûté, Delanoë, appuyé par le Conseil de Paris dont le MoDem, a proposé dans ces conditions, dans son plan de zones autorisées pour le travail dominical la transformation des zones touristiques en zones PUCE (périmètre d'usage de consommation exceptionnelle).  Cette législation contraint à payer au double l'heure de travail le dimanche et suppose l'adhésion volontaire des salariés pour travailler ce jour-là.

Par ailleurs, comme l'a observé Delanoë, 20% des commerces sont ouverts le dimanche. Pour moi qui habite la capitale, je juge que c'est largement suffisant et que je parviens à y trouver ce jour-là 90% de ce que je peux rechercher en semaine.

En outre, comme l'observe Jean-François Martins, conseiller démocrate au Conseil de Paris, ajouter de nouvelles zones n’aurait qu’un seul effet : fragiliser la périphérie de ces zones et les petits commerçants indépendants, avec des conséquences graves en termes d’emplois sur toute la capitale. Habiller Pierre, ce sera, mécaniquement, déshabiller Paul.

On voudrait tuer le commerce de proximité que l'on ne s'y prendrait pas autrement.

dimanche, 18 juillet 2010

Petite Ceinture

L'un des aspects les plus mystérieux de la politique de déplacement de Delanoë et son équipe, depuis leur arrivée au pouvoir en 2001, c'est leur indifférence pour la Petite Ceinture.

Delanoë dépense des fortunes en aménagements divers et variés de voies pour le tramway, de suppressions de places de stationnement, de congestions plus farfelues les unes que les autres alors qu'il existe une ancienne voie ferrée qui fait tout le tour de Paris et qu'il suffirait de remettre en service.

Le plus idiot, c'est que la Petite Ceinture traverse des quartiers mal desservis par les transports en commun.

Ils n'ont pas été nombreux, les partis politiques qui ont fait connaître leur avis, lors des élections régionales à propos de cette ligne de chemin de fer. J'ai bien pris note que le MoDem a alors répondu, mais je constate que je suis en complet désaccord avec la position exprimée alors par Alain Dolium. Seuls Debout la République, l'UMP et le PS ont répondu, parmi les douze listes contactées alors par l'association de préservation de la petite ceinture. L'UMP et le PS ont tergiversé en remettant aux calendes grecques tout projet sérieux d'aménagement, en revanche, Debout la République, le parti de Dupont-Aignan, avait en vue une remise en service avec un projet concret.

Je me dis parfois qu'il est dommage que ce parti soit si éloigné de mes convictions européennes, et que trop de ses militants ne dépareilleraient pas la marchandise dans une grande fête trotsko-marxiste, parce que pour le reste, il y a des positions et des idées souvent intéressantes chez Dupont-Aignan.

Au passage, dans le projet du MoDem, il y avait en revanche une idée que j'ignorais (comme quoi le MoDem a vraiment très mal communiqué sur ses idées) : utiliser le RER pour le fret intra-muros avec un système de monte-charge, très ingénieuse idée. Dommage que personne (ou presque) n'en ait pris connaissance.

samedi, 17 juillet 2010

Velib, le coût de la casse...

Quand Bertrand Delanoë fait casquer les Parisiens, il se garde bien d'en parler sur son blogue. Le projet d'augmenter l'abonnement au Velib est apparemment à l'étude. Des rumeurs contradictoires circulent : les Verts déclarent avoir reçu l'assurance que l'abonnement à 29 euros pour des voyages de 30 minutes gratuits seraient prorogé. Jean-François Martins (opposition démocrate, MoDem) semble penser que l'augmentation est actée et dénonce le mauvais coup porté à la politique du déplacement à Paris. Bertrand Delanoë a justifié ce projet de hausse par l'élargissement du velib aux communes de la petite couronne. Jean-François Martins y voit un très mauvais signal adressé à la banlieue pointée ainsi du doigt. Il conclut en dénonçant une politique incohérente qui d'un côté tente de réduire la place de l'automobile et de l'autre renchérit les transports alternatifs :

Désormais les parisiens auront donc le choix entre des transports invivables et dangereux (transports motorisés : voitures et scooters) ou des transports chers et en partie inconfortables (Vélib et Métro)

Si je m'accorde avec Jean-François pour relever les incohérences de Delanoë, mes convergences avec lui s'arrêtent là. La liste Plan d'Urgence pour l'île de France n'a jamais vu le jour, et, de toutes façons, je n'en partageais pas toutes les propositions, mais je lui reconnaissais le grand mérite d'avoir été la seule liste à ne pas stigmatiser automobile et automobilistes lors des élections régionales.

Les transports en commun ne remplacent nullement l'automobile, non qu'ils soient chers, mais plutôt qu'ils sont inadaptés aux familles, lents, et présentant des risques récurrents en termes de sécurité au moins à certaines heures et sur certaines potions. Quant au velib, vous avez déjà essayé de charrier votre famille nombreuse avec ? Ça vous branche de pédaler dans la scoumoune l'hiver quand il gèle, il pleut ou il pèle ?

C'est dans les petites lignes en bas, dans l'article du Figaro que l'on comprend les vraies causes de l'augmentation du Velib : la casse, tout simplement. La casse, parce plus quelque chose est gratuit, plus notre société marchande juge que cela n'a pas de valeur. La casse, parce que nous vivons dans une société de gens toujours moins éduqués, toujours plus égoïstes et assis sur leurs acquis et leur propre confort, dans laquelle le bien commun n'est pas respecté pas plus que la parole donnée ou tout simplement les conventions et règles de politesse élémentaires.

Je tends à penser que la casse est d'abord le fait des usagers occasionnels plutôt que des abonnés, or, ce sont ces derniers qui vont payer l'addition, in fine.

L'insécurité a un coût, j'en avais parlé sur ce blogue ; l'incivilité aussi. L'augmentation du prix des abonnements en est l'un des premiers signes. Ni Decaux ni Delanoë ont affirmé ne pas s'être attendus à ce que les Parisiens, les touristes, la banlieue venue en visite à Paris se comportassent à ce point comme des sagouins.

Or, il se trouve que J Decaux a obtenu un léger avenant sur le contrat qui le lie à la Mairie de Paris : au-delà de 4 % de perte annuelle, la Ville s’engage à prendre en charge, à hauteur de 400 euros l’unité, le remplacement des Vélib’ volés ou détruits. Annick Lepetit a calculé qu'il pourrait en coûter 1,6 million d’euros par an aux contribuables parisiens.

Ce qui étonne dans cette histoire, c'est que pas plus Decaux que Delanoë n'auraient pourtant du ignorer cette probable évolution. Le même scénario s'est déroulé à Lyon en trois ans, à partir de 2005, date à laquelle J.Decaux avait installé là-bas le Velov. J.Decaux se moque un tantinet du monde, puisqu'en 2008, déjà, il s'étonnait à Lyon, cette fois, du niveau de casse...A Lyon, le prix a triplé en trois ans. Qu'en sera-t-il à Paris ?

07:24 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : velib, delanoë, paris |  Facebook | | |

mardi, 22 juin 2010

Belleville entre les lignes...

Tout de même ! Il a fallu que je surfe sur le blogue d'un anarchiste local pour enfin savoir ce qu'il se passe vraiment à Belleville. Oh, ce n'est pas compliqué. A vrai dire, j'avais comme un doute en lisant les journaux.

Tiens, par exemple, ils ont tous titré que les manifestants étaient des «Chinois» (en fait des Sud-Asiatiques : Indochinois et Chinois). Mais pas un seul n'a précisé que le petit groupe de «contre-manifestants» venus attaquer les manifestants étaient des Maghrébins. Beaucoup trop peur qu'on les taxât de vilains racistes, fassîsstes et tutti quanti... Faut interpréter le billet de l'anar : jeunes = racaille pas majeure d'origine nord-africaine.

En fait, c'est simple : il y a une cité juste à côté de Belleville. Dans cette cité se trouvent concentrés des Maghrébins et des Africains. Cette cité est constituée de gens avec peu ou pas de revenus. La délinquance y est forte. Une minorité agissante vient foutre le bordel à Belleville. Comme la minorité est symptomatique de la cité, évidemment, elle est constituée à 90% de Maghrébins et d'Africains. D'où la colère des Asiatiques du quartier qui se font agresser sans réactions des forces de police. Pire, pendant le manifestation, une racaille pas majeure a volé un sac à une femme : les manifestants ont voulu le remettre à la police, et ces abrutis trouillards de flics locaux l'ont remis tout aussi sec  en liberté.

Faut pas s'étonner que les habitants aient la haine ensuite. Pire, ce sont même eux qui se sont fait embarquer ensuite. Faut voir comment le libertaire local essaie de botter en touche sur son blogue. Quand c'est maghrébin ou africain, ça doit forcément être gentil.

Qu'est-ce que ce politiquement correct peut m'exaspérer. Les Maghrébins et les Africains tranquilles seront les premiers à faire les frais de ces tentatives d'étouffer la vérité.

Il faut dire que la vermine locale s'attaque aux femmes enceintes, aux femmes avec poussettes, volant et agressant sans vergogne. On trouve des témoignages très édifiants dans les commentaires de l'article du Figaro.

Quand ce sont des Asiatiques qui sont victimes d'agressions, comme le dit très justement Anh Dao Traxel (tiens, pour une fois, Libération fait son boulot, du journalisme), la fille adoptive de Chirac, il n'y a pas un mot de protestation de la gauche (mais de la droite aussi) bien-pensante.

Eût-il été question de l'agression d'un Maghrébin ou d'un Africain qu'on eût entendu le ban et l'arrière-ban de toute l'extrême-gauche, des syndicats, des Verts et des dégoûlinants de toute sorte.

Cela dit, j'ai lu sur le blogue que je cite une réaction édifiante, celle d'Arabesque :

J’habite le quartier depuis plus de 20 ans et je confirme que, depuis quelques mois, nous vivons un enfer.
Les femmes chinoises sont effectivement les victimes désignées des vols à l’arraché. Les jeunes qui commettent ces agressions misent sur le fait qu’elles peuvent être en situation irrégulière et qu’elles ne porteront pas plainte.
Mais elles ne sont pas les seules cibles et les actes de délinquance se multiplient d’une façon inquiétante à l’échelle d’un seul groupe d’immeubles : agressions sur les personnes (depuis janvier, un jeune a perdu un oeil, un autre a été arrosé d’essence et brûlé vif, un troisième a été tabassé et ils lui ont pris son vélo, une voisine a été agressée sur son palier), cambriolages, dégradation des locaux, trafics divers, tapage nocturne permanent, attaque de magasins etc.
Les gens ont peur des représailles et ne bougent pas.
A noter : nos courriers au Maire de Paris, au Préfet, à la Maire et au commissaire du 20ème restent sans réponse !
Et lorsque nous appelons la police, elle se déplace de plus en plus rarement
.

On peut comprendre, à mon avis, l'exaspération des locaux : la police est championne pour débarquer à l'improviste et embarquer quelques Africains ou Chinois sans papiers, mais quand il s'agit d'assurer sa mission essentielle, la protection des citoyens et résidents, plus personne.

Bref, il s'agit de sanctionner définitivement la racaille : si jamais certains des agresseurs n'ont pas encore la nationalité française, il faut la leur interdire définitivement. Pour les autres, la prison et des amendes, et la suppression des aides sociales pour leurs familles quand ils sont mineurs. Bon sang, si on la mettait en place, cette nationalité à points, comme on pourrait se prémunir durablement pour l'avenir.

Un dernier point, toutefois, pour éviter de verser dans de la simplification à outrance :  Maghrébins et Africains se trouvaient à Belleville bien avant que les Asiatiques ne s'y installent. Je ne cherche pas à minimiser les phénomènes de violence, qui sont clairement l'expression d'un racisme maghrébin et africain local, mais, on doit aussi comprendre que, fût-ce par une voie délinquante, les communautés maghrébine et africaine cherchent sans doute à lutter aussi contre un recul de leur territoire originel. Elles n'en ont pas moins une responsabilité écrasante. A elles de faire le ménage en son sein si elles veulent être crédibles.

Ce qu'on peut déplorer, in fine, c'est que se soient développées des logiques communautaristes sur notre sol. La concentration des populations en un même endroit, une immigration excessive en sont les premières causes. Il faudra du temps, des politiques volontaristes d'un côté, et très fermes de l'autre, pour résorber le mal.