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mardi, 21 décembre 2010

Automobiles polluantes : Delanoconnerina Baupini delenda est...

La dernière baupinade serait un gag si elle n'était pas, hélas, une réalité : Delonoë et ses alliés khmers verts se sont portés candidats pour une idée digne des plus grands moments de la Révolution Culturelle chinoise, au début des années 60. Ils veulent supprimer le trafic automobile dans Paris et plus si possible (ce qui suppose, au passage, un soutien de la Région). Comme ils veulent interdire dans Paris Automobiles diesel et 4X4, périphérique compris, et que 75% des véhicules des Franciliens fonctionnent au diesel, je vous laisse brosser, chers lecteurs, de vous-mêmes, un tableau édifiant. Le chaos. Des transports en commun déjà surchargés complètement paralysés. Une ville devenue définitivement inaccessible aux familles, familles qui paient déjà un lourd tribut à la politique de la ville de Monsieur Delanoë. Sur le site du Parisien, pourtant très favorable à Bertrand Delanoë, les réactions de Parisiens et Franciliens furieux s'amoncellent. 

Bon, j'ai envie de leur répondre quelque chose de vache, mais de mérité : écoutez, les gars et les filles, c'est bien fait pour votre g.... fallait pas voter pour lui en 2008. Et pour ceux qui ont voté socialiste aux régionales, il ne faudra pas non plus se plaindre si la région appuie la nouvelle delanoconnerie baupinesque, et que ce n'est plus le périphérique mais la zone délimitée par l'A86 qui sert de périmètre d'interdiction. En effet, non content de pourrir le vie des automobilistes parisiens, les kmhers verts de l'Hôtel de Ville compte bien venir polluer l'existence tranquille des départements avoisinants. Mieux encore : ce sont les autoroutes de toute l'île de France que le sieur Baupin rêve d'interdire aux automobiles des Franciliens.

Une chose est claire : en ce qui me concerne, je ne voterai pour aucune force politique qui appuierait d'une manière ou d'une autre cette politique dans Paris et en île de France.MoDem compris.

Grâce à Dieu, la décision finale n'appartient pas à la ville mais à l'État. Or, les premiers tests devraient être pratiqués à la mi-2012. En pleine élection présidentielle. Il n'y aura plus qu'à demander aux divers candidats s'ils escomptent appuyer ou non cette demande. J'en prends bonne note et attends avec délectation la réponse du candidat vert à ce moment-là. 

Devant les folies vertes de la majorité de l'hôtel de ville, je note tout de même des réactions censées, au Centre. Les néo-centristes ont par exemple condamné sans appel la délirante décision de fermer les voies sur berge à la circulation. Ils n'ont pas été les seuls puisque le MoDem, par la voix de Jean-François Martins, avait exprimé de fortes réserves en avril dernier.

Je ne connais pas la position des néo-centristes sur ce nouveau projet, mais j'ai eu les premiers échos de Jean-François Martins. Si l'interdiction des 4X4 ne le dérange pas plus que cela, il est très opposé à celle des diesel pour plusieurs raisons : a) les performances des moteurs diesel en termes de pollution et de consommation se sont nettement améliorées b) cela revient à établir une discrimination contre le carburant le moins cher, et donc, par suite, contre les classes populaires, qui l'utilisent c) parce que c'est une approche dogmatique et autoritaire de la lutte contre l'automobile au lieu de favoriser un réformisme et des incitations douces (comme l'autolib, par exemple).

lundi, 13 décembre 2010

Roland Garros : pacte UMP/PS, le MoDem fait face

Ça va chauffer au Conseil de Paris, demain : l'UMP et le PS se sont finalement mise d'accord pour saccager les Serres d'Auteuil. Une pétition qui dépasse désormais les 25 000 signatures avec plus d'un quart de Parisiens circule, mais cela ne leur fait ni chaud ni froid.

Donc, à l'UMP, on fait les morts et on attend que ça se passe, et au PS, on entend bien liquider une partie de l'un des plus beaux fleurons de la Capitale, tout cela pour 15 jours de tennis par an, d'un complexe par ailleurs sous-utilisé autrement.

Sauf que cela ne fait pas du tout rigoler Jean-François Martins, l'élu démocrate du Conseil de Paris ; il escompte donc bien déposer un voeu ferme (il ne dispose hélas de pas plus de pouvoir que cela) pour engager la Mairie de Paris à revenir sur ses vues.

L'élu démocrate a un raisonnement imparable : 

a) détruire une partie des Serres d'Auteuil revient à mettre en péril des collections inestimables. C'est ce que disent les opposants au projet ainsi que les Verts.

b) mais, il y a un autre élément : si l'on veut réellement construire le Grand Paris de l'avenir, il faut admettre de commencer à délocaliser les centres de décision ainsi que les grands évènements. Il serait donc tout à fait pertinent d'envisager un déménagement de Roland Garros à Versailles, par exemple (proche du site actuel par l'A13), quitte à conserver une annexe dans Paris intra-muros.

C'est aussi le raisonnement de Béatrice Lecouturier, élue locale du MoDem dans le XVIème.

Je discutais, pendant le Congrès du MoDem avec Hervé, qui a longtemps été adjoint au maire dans le 16ème arrondissement. Il faisait valoir que Taittinger, ancien maire du 16ème, avait eu un mérite : il avait su protéger le 16ème des appétits immobiliers, tant ceux de l'ère Chirac, que ceux du premier septennat de Delanoë. Claude Goasguen n'a pas ce souci-là, et son opposition n'est que de pure façade. 

Paradoxalement, observait Hervé, on peut penser ce que l'on veut de Jean Tibéri (et pour cause !!!), comme édile de la Ville de Paris, il a été l'un des maires les moins néfastes. Il a lancé quelques grands projets nécessaires, mais s'est abstenu de bouleverser la capitale.

On a pu dire que Paris ronronnait, mais elle ronronnait bien tranquillement, et ses dépenses ne croissaient pas à vue d'oeil comme c'est le cas actuellement, alors que les impôts locaux flambent.

En réalité, c'est le boom de l'immobilier qui a pu masquer la vacuité et la nocuité du programme socialiste à Paris : explosion des frais de personnel, dépenses somptuaires, travaux inutiles, et j'en passe. L'augmentation des droits de mutation masquaient l'explosion des dépenses. 

Les prix continuent de grimper à Paris, mais en raison de la pénurie de logements. Il n'y a plus de dynamisme des échanges. Delanoë ne va donc pas pouvoir jouer de cette corde-là. C'est maintenant, une fois qu'il n'y a plus de réserves, que l'on va voir le vrai visage de la gestion socialiste : des impôts locaux qui vont exploser à leur tour pour couvrir des dépenses inutiles alors que les Parisiens souffrent de la crise et que leur pouvoir d'achat est en berne.

Et pendant ce temps, faute de générer un véritable élan économique, Delanoë va brader Paris en le vendant par morceaux à des promoteurs ou aux puissances de l'argent, comme aime à utiliser ces termes François Bayrou. 

Et quand il sera à court de liquidités, que croyez-vous qu'il fera ? Il profitera de la bonne santé financière dont il n'est nullement comptable pour emprunter et commencer alors à endetter les habitants...

17:50 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : delanoë, roland garros |  Facebook | | |

jeudi, 09 décembre 2010

neige, verglas, bouchons, qui s'occupe de la voirie à Paris ?

Il est comique le Bertrand. On savait bien avant hier que des chutes importantes de neiges allaient se produire. Pensez-vous que les services de voirie aient anticipé quoi que ce soit ? Nada. La seule chose qui a commencé à être salée à partir de midi, cela a été le périphérique. 

Trop drôle, l'Delanoë : la ville a dépensé des milliards d'euros pour générer moult embouteillages, mais le jour où il s'agit d'assurer une circulation à peu près correct, département et municipalité sont aux abonnés absents. En fait, plus rien ne m'étonne de la majorité de l'Hôtel de Ville, au point que j'ai cru quelques instants à cette fiction-là... Bon, moi je le trouver drôle, mais il y a quelques Parisiens qui ont nettement moins rigolé.

Il faut dire qu'il a trouvé un bon répondant à l'UMP avec le compère Hortefeux qui affirmait sans rire qu'il n'y avait pas eu de pagaille hier en île de France. Au moins, ça a fait marrer les internautes qui avaient emprunté les routes du Royaume de France ce jour-là...

mercredi, 08 décembre 2010

Neige, Verglas, le bazar en IDF et à Paris

Tiens, y'a l'Nicolas qu'a fait le même constat que moi : c'est le bordell en île de France et à Paris. Perso, j'ai vu patiner pendant trois minutes une voiture qui tentait de se garer. Bref, 3 minutes pour trente centimètres, ça fait beaucoup. Pendant ce temps, deux autres se sont percutées. Comme d'hab, le site de la RATP est en rade, même s'ils ont réussi à afficher un bulletin d'information. 

Bon, 250 lignes sur 350 ne fonctionnaient plus à 13h30. Si vous habitez en haut d'une côte, je vous conseille de rentrer avant que ça verglace, parce que de toutes façons, vous vous la farcirez à pied.

A 13h30, les lignes suivantes étaient interrompues : 79, 189, 190, 194, 195, 206, 207, 211, 212, 213, 220, 279, 289, 290, 291, 294, 295, 303, 312, 379, 389, 390, 394, 595, Clamibus, Le Petit Fonrenaisien et MONTMARTROBUS. 

Actuellement, les lignes 5,6 et 13 fonctionnent mal pour le métro, enfin, disons, connaissent comme qui dirait une "légère surcharge". 

La RATP laisse entendre sur son bulletin que TOUTES les lignes de bus seraient à l'arrêt. La Parisien tient une chronique pour les voies de circulation avec mises à jour régulières.

Axes fermés : A86-N12 de Vélizy à Versailles vers la province; l'accès à la N104 et à l'A104 depuis l'A4; A104 Extérieur de Lagny à Villepinte; A6b vers Paris de Chevilly à Fresnes; N118 vers la province au niveau du sèvres; N118 de Vélizy au Ulis dans les deux sens. Bretelle d'A1 vers BP-Ouest; Sortie A4-Joinville. Sortie Sannois sur A15; d'A1 province vers A3 Paris;

De plus les axes suivants sont saturés : l'A104 dans les deux sens; la N118 dans les deux sens; l'A10 vers Paris; l'A6a et l'A6 vers la province; la N104 dans les deux sens; l'A86 extérieure entre Fresnes et Saint-Maurice; l'A86 Intérieur entre Gennevilliers vers Rosny; l'A3 vers Paris; A86 intérieur de St Maurice à Choisy; A4 de Charenton à Joinville; A6a vers Paris de Wissous à Arcueil; A1 de Roissy à Paris; A3 de Roissy à Rosny;

Les réseaux de bus STIVO et CIF sont totalement arrêtés. Ils desservent le Val d'Oise, la Seine-Saint-Denis et la Seine et Marne.

Dans l'Essonne : d'Evry à Grigny, en passant par Corbeil, le service des bus Tice est interrompu sur tout le réseau. Renseignements par téléphone au 0 810 401 402 (N°azur prix appel local) et sur www.bus-tice.com.

Il y avait un camion qui bloquait vers le province à hauteur de Bièvres sur la N118. Je ne sais pas ce qu'il en est.

Et l'Nicolas qui va devoir renoncer à son week-end en Bretagne, si ça se trouve. Tiens, le trafic est bloqué aussi à Roissy. D'ici là que la SNCF fasse défaut, y'aura plus que les skis à condition de savoir remonter une pente en canard. Ou les raquettes. Les chutes de neige devraient se poursuivre jusqu'à 21h00...

17:10 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : circulation, neige, ratp, sncf |  Facebook | | |

samedi, 04 décembre 2010

Voies sur berges : Dati 1 - Delanoë 0

Bertrand Delanoë vient de communiquer sur son blogue pour contester les déclarations de Rachida Dati qui lui reproche de ne pas avoir annoncé la fermeture des voies sur berge dans son programme politique.

Il cite un extrait de son programme. Je confirme qu'il n'y évoque nullement la fermeture définitive des voies sur berge. Certes le vocabulaire est martial, puisqu'il y parle de reconquête, mais de là à les fermer définitivement, c'est autre chose. 

Rachida Dati a donc bien raison de lui mettre les points sur les "i". 

13:25 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : delanoë, dati, voies sur berge |  Facebook | | |

vendredi, 05 novembre 2010

Delanoë couronné roi de l'embouteillage...

La réalité finit toujours par rattraper, au bout d'un moment, le ressenti. Je vois bien, quand je prends mon automobile pour me déplacer aux alentours de Paris ou dans la capitale, que je mets toujours plus de temps à effectuer mes trajets. Les groupies de Delanoë se sont toujours trouvés pour m'expliquer que non, c'était bien mieux ailleurs et que Paris était globalement fluide.

Raté, caramba : deux sociétés de trafic ont réalisé coup sur coup une étude, pour arriver aux mêmes conclusions : Paris est la ville la plus embouteillée d'Europe. Je pense que le phénomène est aggravé par la delanoisation rampante des villes de la petite couronne : à Vanves, à Malakoff, à Issy les Moulineaux, par exemple, on fait à peu près tout pour empoisonner le plus possible les automobilistes en supprimant des places de stationnement, délivrant des autorisations de travaux les plus nombreuses et les plus gênantes possibles, multipliant les plots et j'en passe.

Les Baupinades me feront toujours rire : figurez-vous que sans rire, l'adjoint vert de Delanoë a dans un communiqué expliqué qu'il était urgent d'agir pour désengorger les voies rapides d'île de France, les otages de l'automobile étant doublement victimes puisque victimes de la pollution.

Sacré Baupin. Il faudrait l'inventer s'il n'existait pas. C'est qui l'imbécile qui promettait l'Enfer aux automobilistes en 2001, au fait ? Et celui qui voulait supprimer une voie de circulation sur le périphérique on encore y limiter la vitesse à 50 km/h ?

Il faut dire que les delanoconneries se poursuivent à Paris, et que les choses ne risquent pas de s'améliorer, à témoin le plan de paralysie de la circulation en cours Place de la République, par exemple (je vous rassure, Delanogroupies, il y en a d'autres du même acabit ailleurs...).

Pour bien comprendre l'ampleur des delanoconneries sur la circulation, je précise que les conducteurs de la zone Paris/Ile de France perdent 70 heures par an dans le trafic ! Et ce n'est qu'une moyenne, le Boulevard Périphérique emportant la palme de très très loin.

J'écoutais Baupin réagissant sur RTL :

« Les embouteillages indiqués se situent sur le périphérique et sur les autoroutes, c’est-à-dire exactement là où nous n’avons pas pu agir (…) C’est quand même une drôle de façon de se déplacer que d’utiliser un véhicule conçu pour transporter une famille qui part en vacances, alors qu’elle est occupée par une personne seule 99% du temps. Il y a un moment où penser autrement l’automobile va devenir une nécessité, pour que les gens arrêtent d’être bloqués dans une automobile, qui est en fait une auto immobile. »

'tain, mais il glande rien de sa journée ou quoi, ce gars-là ? Quand je prends ses 'tains de transports en commun, je mets deux fois plus de temps que lorsque j'utilise mon véhicule. Je suis déjà à 1h30 de transport par jour, je ne veux pas passer à trois heures. A mes débuts, je bossais beaucoup plus loin : en automobile j'étais à 3 heures par jour, mais en transport en commun à 4h30. Est-ce qu'il va finir par comprendre qu'il y a des gens qui bossent, cet incapable ? Et quand je me déplace avec toute ma petite famille, ses transports en commun, il peut se les carrer là où je pense. Paris n'est pas prévue pour les familles et les travailleurs mais pour les fêtards et les célibataires.

Je me suis prononcé très fermement contre la fermeture des voies sur berge. Je réitère cette position et appelle les pouvoirs publics parisiens à cesser leur guérilla incessante contre les automobilistes. Je délivre d'ailleurs un message similaire aux maires de la petite couronne, toutes tendances confondues, qui pratiquent désormais la même politique.

 

09:43 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : baupin, delanoë, circulation |  Facebook | | |

lundi, 18 octobre 2010

Le triumvirat Sarkozy-Delanoë-Borloo à l'assaut des Serres...

Je dois faire un mea culpa : j'ai écrit récemment que Bertrand Delanoë s'apprêtait à saccager les Serres d'Auteuil. En fait, il n'est pas seul : il y a d'autres vandales avec lui.

Jean-François Martins, conseiller démocrate de la Ville de Paris, me fait observer, dans un récent échange de mail, que Jean-Louis Borloo a forcément donné son accord à ce forfait, puisqu'il est Ministre du Développement Durable. Oui, oui, le gars qui se vante du Grenelle de l'environnement, c'est le même qui fout en l'air un espace vert à Paris, alors qu'il y en a si peu...

Mais avec la précieuse Tribune de l'Art, toujours bien documentée, j'ai eu le fin mot de l'histoire. Il y a un deal entre Sarkozy et Delanoë. Le 9 juin dernier, un accord tacite a été conclu : silence radio de Delanoë sur le Grand Paris, et en échange, fermeture de clapet de son camp de la part de Sarkozy sur les Serres d'Auteuil. Voilà qui explique l'étrange silence de Claude Goasguen sur le sujet, pourtant hostile au projet. Claude Goasguen est député UMP du 16ème nord, rappelons-le. Faites une recherche sur son blog à partir du moteur de recherche interne qu'il affiche sur sa page et tapez "Serres d'Auteuil". Surprise, aucun résultat...! Bon, essayons l'autre député UMP de la circonscription, alors, côté 16ème sud, Bernard Debré : nada, rien non plus sur son blog.

Je ne parle 

Bon, on me connaît ici, j'aime bien traquer l'info qui se planque. Or, dans un petit entre-filet du Parisien du 13 juin, je lis ceci : 

Le Maire du XVIe, Claude Goasguen (UMP) estime être “favorable au projet qui a été présenté, à l’exception de ce qui concerne le Stade Hébert, endroit de sport de proximité pour les scolaires”.

Gens du 16ème, pas la peine de chercher du côté de l'UMP, il y a des consignes, et, la consigne, c'est la consigne...

Le PS, les Radicaux, le PC ? Serres d'Auteuil ? Connaissent pas, les Serres d'Auteuil. Jamais entendu parler. Bon, de la langue de bois en bonne et due forme...

Où se tourner, alors ? Les Verts sont évidemment furieux, et on les comprend. La préservation des espaces verts à Paris, c'est leur bon côté. Maintenant, j'attends de voir : à Paris, les Verts sont des champions de l'activisme en paroles. Je ne les pas vus se bouger des masses sur le terrain pour faire front.

Côté MoDem, Jean-François Martins est dans l'expectative, mais Béatrice Lecouturier, élue locale du MoDem est nettement plus critique. Elle n'admet pas de voir les Serres d'Auteuil disparaître ou être réduites d'une quelconque manière. Il faut dire que le plan du projet est édifiant...

C'est pourtant bien l'issue finale et probable du projet. Comme l'écrit Didier Ryknerla conséquence de ce projet est simple : la mort programmée des serres d’Auteuil. Outre que celles-ci ne pourront plus fonctionner normalement, privées d’une grande partie de leurs plantes et des locaux indispensables pour que les jardiniers exercent leur travail, on imagine le résultat de la fréquentation par plus de 7 000 personnes simultanément sur ce lieu extrêmement fragile. Il s’agit d’un jardin précieux qui n’est pas dimensionné pour accueillir une telle foule, et encore moins des gens qui ne sont évidemment pas là pour admirer les plantes. On se demande par ailleurs ce que deviendra la chaufferie qui alimente en eau chaude les serres et qui est classée Seveso. Elle devra probablement être détruite pour construire le terrain de tennis. A terme, il est évident que les serres seront définitivement annexées par Roland-Garros et la Fédération Française de Tennis.

Je ne saurais qu'insister davantage en recommandant d'être les plus nombreux possibles à signer la pétition en ligne.

vendredi, 15 octobre 2010

Delanoë prêt à saccager les Serres d'Auteuil

Impossible de demeurer indifférent : ainsi la menace se précise. Une Delanoconnerie de plus à prévoir à laquelle il va falloir s'opposer en force. Je relaie bien sûr la pétition. J'ai déjà visité les Serres Chaudes, un bonheur, miracle de verdure dans un petit Eden miniature. Hors de question de le laisser faire. Je suis prêt à planter ma tente là-bas pour bloquer le chantier !

Sauvons les serres d'Auteuil

A l’ouest de Paris, dans le bois de Boulogne, il existe un site exceptionnel inscrit sur l’inventaire des monuments historiques, ouvert toute l’année au public : le jardin botanique et les Serres d’Auteuil, chef-d’œuvre de verre et de fer unique en Europe, construit en 1898 par Jean-Camille Formigé, élève de Baltard et Eiffel.

La Fédération Française de Tennis envisage la « fusion » du tournoi de Roland-Garros et de l’ensemble du jardin et des Serres d’Auteuil, notamment l’annexion de l’Orangerie et autres bâtiments techniques protégés. Elle projette également de construire un court de tennis de 7 000 places à l’emplacement des « Serres chaudes », contenant des collections rarissimes, telles des orchidées plus que centenaires.
Pour des raisons techniques, tous ces projets rendraient l’ensemble de ce merveilleux domaine -jardin, serres et collections- immédiatement inexploitable. Ce serait donc signer sa fermeture pure et simple.

SERRES_D_AUTEUIL20102.jpg

Est-il raisonnable que la FFT envisage de saccager le jardin et les Serres d’Auteuil (déjà amputés du tiers lors de la construction du périphérique en 1968), alors qu’il existe d’autres solutions d’agrandissement ? Par exemple au nouveau stade Jean-Bouin voisin (l’ancien ayant été rasé cet été, y compris les tribunes Années 30 et 65 arbres), futur « monstre » de 20 000 personnes s’élevant jusqu’à 31 mètres de hauteur ?

D’autant qu’il doit être entièrement financé, pour quelque 200 millions d’euros, par le contribuable parisien, afin de permettre au Stade Français, société privée, de jouer une dizaine de matches par an qui pourraient se dérouler à dix mètres de là, au Parc des Princes, autre monstre de béton.

Est-il même raisonnable d’envisager, à l’ère du Grand Paris, un agrandissement du stade Roland-Garros, alors qu’avec ses 8,5 hectares, on ne trouvera jamais sur place l’espace lui permettant de rivaliser avec les trois autres sites du Grand Chelem, qui s’étendent sur 16 à 20 hectares ?Est-il admissible que ce quartier d’Auteuil et des Princes soit asphyxié, livré de toutes parts au « sport business » au détriment du sport amateur et scolaire, des espaces de verdure et des sites du patrimoine à la fois au Parc des Princes (bientôt agrandi), au stade Jean-Bouin, à la piscine Molitor (inscrite mais bientôt détruite), à l’hippodrome de Longchamp (pelouse bientôt tronquée), aux Serres d’Auteuil ?
N’est-il pas scandaleux, alors que dans le monde entier les stades sont construits à l’écart des habitations, que tous ces sites voisins ne fassent pas l’objet d’un plan d’ensemble respectueux du patrimoine et des espaces verts protégés, telles les admirables, les uniques Serres d’Auteuil ?

Il est urgent de se mobiliser, la Fédération Française de Tennis devant se prononcer sur les différents scénarios d’agrandissement ou de délocalisation de Roland-Garros au début de l’année 2011.

 

vendredi, 13 août 2010

L'insoluble casse-tête du logement...

A Paris, la municipalité est confrontée à la quadrature du cercle. Paris étouffe au milieu de sa ceinture. Le logement se renchérit parce que des étrangers achètent à Paris, parce que les familles se séparent et se recomposent, et parce que Paris est attractive.

Mais Paris ne peut accueillir, en l'état, au-delà d'une certaine quantité de population faute de quoi il y a congestion.

Réquisitionner les logements vides et une fausse bonne idée : leur quantité est très insuffisante pour résoudre le problème du logement, et, si de surcroît on en fait des logements sociaux, cela entraînera des rigidités supplémentaires. En effet, l'occupant d'un logement social tend à y demeurer, et c'est donc autant du parc locatif de la capitale qui se trouve définitivement immobilisé.

Accroître la limite haute des immeubles (37 mètres) a le vent en poupe, d'où l'idée des fameuses tours triangle de Bertrand Delanoë. C'est évidemment tentant, mais de tels ensembles immobiliers défigureraient la capitale, créeraient des micro-climats à leur pied et s'avéreraient très énergétivores.

Un contributeur du Cercle Les Échos propose une solution originale : élever les étages des petites constructions en les végétalisant et en utilisant du bois, matériau léger et écologique. Il propose en outre de planter des jardins potagers sur les terrasses et installer un chauffage solaire quand c'est possible. A vrai dire, ce contributeur envisage le cas particulier de Marseille, mais peut-être y-a-t-il quelque chose à en tirer pour Paris.

Il existe bien sûr beaucoup de fausses bonnes idées, et il convient de comparer les coûts pour savoir si cette dernière est viable. Le fait est, en tout cas, que la plupart des maires des villes prisées se trouvent confrontés à la crise du logement, toujours aussi prégnante depuis le début des années 2000.

08:59 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : logement |  Facebook | | |

mardi, 03 août 2010

Travail le dimanche ?

Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia, parce que ce jour-là il s'était reposé de tous ses travaux, des travaux qu'il avait entrepris de faire.

Bon, je vous le refais en grec ancien (source, Septante, Genèse,II,3)

καὶ ηὐλόγησεν ὁ θεὸς τὴν ἡμέραν τὴν ἑβδόμην καὶ ἡγίασεν αὐτήν, ὅτι ἐν αὐτῇ κατέπαυσεν ἀπὸ πάντων τῶν ἔργων αὐτοῦ, ὧν ἤρξατο ὁ θεὸς ποιῆσαι.

Dieu s'est reposé le 7ème jour après avoir accompli un travail de Titan, et le Préfet de Paris voudrait généraliser l'ouverture des magasins le dimanche ?

Delanoë (pour une fois) avait joué un bon tour à Sarkozy : ce dernier avait promis que le travail le dimanche ne se ferait que sur la base du volontariat et à salaire double. Or, depuis la loi votée en 2009 sur l'ouverture dominicale, rien de ce type ne s'est mis en place. Fûté, Delanoë, appuyé par le Conseil de Paris dont le MoDem, a proposé dans ces conditions, dans son plan de zones autorisées pour le travail dominical la transformation des zones touristiques en zones PUCE (périmètre d'usage de consommation exceptionnelle).  Cette législation contraint à payer au double l'heure de travail le dimanche et suppose l'adhésion volontaire des salariés pour travailler ce jour-là.

Par ailleurs, comme l'a observé Delanoë, 20% des commerces sont ouverts le dimanche. Pour moi qui habite la capitale, je juge que c'est largement suffisant et que je parviens à y trouver ce jour-là 90% de ce que je peux rechercher en semaine.

En outre, comme l'observe Jean-François Martins, conseiller démocrate au Conseil de Paris, ajouter de nouvelles zones n’aurait qu’un seul effet : fragiliser la périphérie de ces zones et les petits commerçants indépendants, avec des conséquences graves en termes d’emplois sur toute la capitale. Habiller Pierre, ce sera, mécaniquement, déshabiller Paul.

On voudrait tuer le commerce de proximité que l'on ne s'y prendrait pas autrement.