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mercredi, 10 mars 2010

La bagnole est-elle l'avenir du Francilien ?

J'ai bien rigolé, en lisant le dernier billet de Vincent Bénard : je me suis imaginé l'oeil exorbité de l'écolo lisant l'article. A vrai dire, il prend vraiment à rebrousse-poil la doxa ambiante sur le transport. On ne jure plus que par les transports collectifs notamment ferroviaires, or, Vincent Bénard observe qu'ils coûtent une véritable fortune en termes d"investissements, alors qu'ils assurent moins de 5% des déplacements. A comparer avec l'automobile qui en garantit 86% ! Vincent Bénard remarque que le chemin de fer est apparu au XIXème siècle : c'est un moyen de transport qui a connu son âge d'or aux deux derniers siècles, mais, fondamentalement, ce n'est pas un manière de se déplacer qui correspond à la demande de mobilité qui est la nôtre. En réalité, rien, absolument rien n'égale la performance de l'automobile, sauf à lui mettre des bâtons dans les roues, ce en quoi excellent Socialistes et Verts.

Sur la foi de ce qu'il affirme, je me plais parfois à faire un calcul : combien coûte la mise en place d'un TER ? Il cite par exemple la ligne Nantes-Chateaubriant qui coûtera 200 millions d'euros d'investissement. Voyons, 200 millions d'euros d'investissement, c'est le prix de 10 000 berlines genre peugeot 407 (on trouve de belles remises en 1 litre 6 diesel, actuellement). Voyons, selon le Direction Régionale de l'Équipement, on peut tabler sur 4 000 trajets quotidiens. Donc, en gros, si le Conseil Régional faisait l'acquisition de 4 000 407 peugeot, ça lui coûterait 60% de moins, pas de frais d'entretien massif, en comparaison du matériel roulant du rail (estimé à 40 millions d'euros) pour le même résultat...

Extrapolons : c'est peut-être plus rentable de payer une ligne de bus, avec un bus rapide, confortable et performant pour les voyageurs qui ne veulent vraiment pas de la voiture, et des automobiles pour les autres. En outre, quand je compte 4000 407, c'est un passager par véhicule. Si je remplace une 407 par une 107 peugeot, par exemple, ce n'est plus 4000 bagnoles mais 12 000 que l'obtiens comme parc.

Bon, évidemment, il faut avoir le courage d'investir dans les infra-structures routières. A défaut d'un carburant, propre, on peut mettre en place des véhicules électriques. C'est plus cher que des automobiles diesel, mais toujours moins que la ligne de chemin de fer...

Côté bilan Carbone, on l'ignore, mais ne pas oublier que l'automobile recycle 90% de ses composants. Une sacrée performance. Pourquoi Peugeot ? Parce que Peugeot maintient 2/3 de ses emplois en France, alors que Renault en délocalise la même proportion. Alors autant favoriser l'industrie qui se trouve sur notre sol.

J'ai pris cet exemple dans les Pays de la Loire, mais en île de France, il y a de la marge aussi. Vincent Bénard observe que 60% des déplacements se font de banlieue à banlieue : il vaudrait mieux finir de boucler l'A86 une bonne fois pour toutes, et penser à de nouvelles voies de circulation plutôt que de construire des lignes tangentielles coûteuses, peu pratiques et peu exploitées.

Il y avait eu un débat serré sur ce blogue, au sujet du bouclage de l'A86 entre Alain Lipietz et moi, au moment de la législative partielle de Plaisir dans les Yvelines, en octobre dernier. Je suis très étonné, comme Vincent Bénard de ne pas voir ressurgir le sujet pendant ces régionales. Pas de chance : il y avait une liste centriste qui voulait en faire l'une des pierres angulaires de son programme, Plan d'Urgence, mais elle n'a pas réussi à se constituer. Cette liste observait que les autres listes cèdent à des effets de mode sans considérer l'île de France à long terme.

Ils sont un peu durs : il y a tout de même une liste qui a eu le courage d'en parler dans son programme. Je suis content que cette liste soit celle d'Alain Dolium, donc, du MoDem.

Q33 : Je ne bénéficie pas de transports en commun car j’habite dans une zone rurale. Pour me déplacer, je prends ma voiture mais aller à Paris est une vraie galère. Comment améliorer la circulation ?

1. l’achèvement des rocades de contournement pour détourner les trafics de la zone centrale de l’agglomération ;

2. la mise à l’étude de voies dédiées au fret routier pour limiter le nombre de camions en transit ;

3. la mise en place d’une voie supplémentaire sur certains tronçons de route ;

4. le développement de l’information en temps réel (IdF trafic 24/24) sur des supports variés.

Se pose également la question des tronçons d’autoroutes payants en Île-de-France (A10, A4, A6 ou A14) : quand les réseaux de transports en commun font défaut, il s’agit de trouver des solutions compensatoires (que la Région pourrait engager avec l’État et les concessionnaires d’autoroutes) en faveur des automobilistes concernés. Il nous parait indispensable que la Région puisse avoir une compétence régionale spécifique pour les voies autoroutières régionales, afin d’optimiser le réseau. Enfin, des voies spécifiques dédiées aux deux-roues permettront de diminuer le flux sur certains axes.

Q34 : Les poids lourds provoquent des nuisances lors des traversées d’agglomérations, existe-t-il un moyen pour réduire le flux de ces camions ?

R34 : Le transport routier répond encore à une nécessité de notre tissu économique. La protection de notre environnement nous impose cependant de concevoir le transport de marchandises en fonction des objectifs de développement durable. La priorité est de réduire le flux de camions qui traversent la région sans s’y arrêter. C’est pourquoi, nous proposons de :

- Mettre en place un schéma régional pour le fret, de façon à limiter les transits par camion de marchandise dans la région : fret à grande vitesse, ferroutage et voies fluviales ;

- Aider à l’acquisition de véhicules propres pour les collectivités et les transporteurs assurant des dessertes locales. Nous développerons aussi des zones intermédiaires de stockage logistique pour limiter les déplacements de poids lourds dans les agglomérations.

Pas de risques de trouver quelque chose de ce genre ailleurs. Chez Europe écologie, même pas la peine d'y penser, même en rêve, et côté UMP et PS on cherche bien trop à surfer sur la vague de l'écologie pour se risquer à de telles déclarations. Sans surprise, le MoDem reprend la position qui était celle de Richard Bertrand à la législative partielle sur la nécessité des bouclages de contournement.

Conclusion, ceux qui se retrouvaient dans le programme de Plan d'Urgence, peuvent en retrouver quelques éléments dans celui du MoDem.

Tiens, je lisais le dernier numéro de l'Itinérant, un journal de rue francilien vendu par des SDF: ça fait deux trois numéros que Ladislasz Von Martinidesz, l'éditorialiste, leur taille un sacré costard aux écolos, avec un certain nombre de réflexions de bon sens sur les incertitudes climatiques (par exemple, que les effets d'un réchauffement climatique se font sentir plus de 200 ans après son début, ou encore qu'il y a 8 000 ans, l'ours polaire existait déjà et a survécu à un réchauffement bien plus intense que celui auquel on s'attend à l'heure actuelle). Clairement, l'Itinérant s'est rangé dans le camp de ceux qu'on appelle les climato-sceptiques, et goûte très modérément, c'est le moins que l'on puisse dire, l'écologie boboïsée et les leçons de morale de nos écolos de salon...

14:50 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : transports |  Facebook | | |

lundi, 01 mars 2010

L'accablant bilan de JP Huchon

1386083997.jpgTrès intéressant le programme économique d'Alain Dolium, tête de liste du MoDem. J'y trouve dressé le bilan économique de la région île de France depuis 2004. Coincé entre l'agitation de la droite et l'inertie de la gauche, on peut dire qu'elle est en sérieuse perte de vitesse. Alors qu'une majorité de TPE ont une bonne opinion de leur conseil régional, il en va tout autrement des TPE franciliennes qui estiment à 60% que le Conseil Régional ne prend pas les bonnes décisions en matière de développement économique. A vrai dire, quand on considère que la moyenne des Régions consacre près de 8.5% du budget régional au développement économique contre 3% pour l'île de France, on a un premier élément de réponse. On comprend mieux, dès lors, que la croissance francilienne soit inférieure à la moyenne française et près de 2.5 fois inférieure aux grandes métropoles concurrentes que sont Londres, New-York ou Los Angeles, pour citer quelques exemples. Pas mieux pour l'emploi : quand la plupart des régions créaient 15.5% d'emplois environ, en moyenne, l'île de France plafonnait à un misérable 11%. L'emploi ouvrier, quant à lui, s'est contracté de 5% contre 1% dans les autres régions. On parle à grand bruit des fermetures d'usine dans les anciennes régions industrielles, mais on passe sous silence la mort lente du prolétaire francilien, dans le même temps, dans une région dirigée par la gauche depuis 12 années...

Pire encore : l'île de France, en dépit de ressources considérables, a le plus bas taux de création de start-up technologiques en France ! Quand Grenoble en crée 30, le Plateau de Saclay n'en crée que 6 ! Et Christian Blanc qui rêve d'en faire une Silicon Valley à la Française...dans le même temps, dans la vraie Silicon Valley, on en crée 100...

Pas fameux  tout cela, quand on sait que la région compte 500 000 chômeurs et que le chômage a crû de 25% en une année à peine.

Pour couronner le tout, une crise du transport et du logement vient aggraver le déficit d'attractivité économique de la région : qu'on y songe, en moyenne 1h30 de vie quotidienne consacrées aux transports, et 180 kilomètres de bouchon chaque matin.

Bon...Merci Alain Dolium, d'avoir établi le bilan de la région. Toutes ces considérations mises à part, Jean-Paul Huchon est bien sûr content de son bilan...Les Franciliens aussi, si l'on en croit les sondages...Y-ont-ils bien réfléchi ? Beaucoup d'entre eux s'apprêtent à apporter leur suffrage à Valérie Pécresse qui est la voix du gouvernement de François Fillon et Nicolas Sarkozy. Qu'ils sachent que les propositions de Valérie Pécresse, si elles prennent un jour effet (elles ne sont pas financées, à l'heure actuelle) concerneront au mieux leurs enfants (mais il paraît qu'un Francilien sur deux voudrait déménager et changer de région...) au pire leurs petits enfants...

Patience, je traiterai d'ici très peu de temps des propositions d'Alain Dolium dans ce paysage économique quelque peu cafardeux...Certaines me semblent valoir le coup qu'on s'y arrête pour examen attentif.

jeudi, 18 février 2010

Contents de Huchon, les Franciliens ?

Il paraît, selon un sondage, que 57% des Franciliens sont contents de Huchon. M... alors : je dois faire partie des 43% restant...Il a fait quoi, Huchon, en 6 ans, sur la douloureuse question des transports ? Sans lui jeter la pierre à lui seul, le fait est que son pote Delanoë, leurs alliés verts et lui-même ont contribué à engorger toute la région. Mais bon, c'est pas grave : ils sont contents les Franciliens. Eh bien ils vont juste mettre, progressivement, de plus en plus de temps pour se déplacer en île de France, c'est tout.

Oh, des coups de peinture, des travaux, ça, il y en a eu : les métros, les lignes franciliennes vont-elles plus vite ? Les bus sont-ils plus sûrs ? Sont-ils davantage à l'heure ? Circule-t-on mieux sur les routes ? Se gare-t-on mieux dans les villes (ça, c'est de la responsabilité des maires, en revanche) ? Non. Huchon est là depuis douze ans : s'il avait débuté des travaux à son arrivée pour construire deux grandes lignes circulaires en petite et en grande couronne, ils seraient achevés à l'heure actuelle. Or, l'organisation en étoile du chemin de fer ne convient pas à l'organisation de la région et au mode de vie qui est celui des Franciliens.

Les Socialistes sont très fort : le blogueur Abadinte, qui a écrit un article pour l'Express, essaie de faire avaler la pilule de l'inaction d' Huchon en arguant du fait prétendu que la Région ne disposait d'aucun pouvoir en matière de transports avant 2005. Ah bon ? La Région ne finançait aucune infrastructure de transports avant 2005 ? Première nouvelle...

La Région est présente dans le STIF depuis l'année 2000, année où le STP laisse la place à ce dernier. En application de la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000, le STIF est placé sous la tutelle de la Région. De plus, l'État était majoritaire dans le STP (Syndicat des Transports Parisiens), STP qui a existé de 1959 à 2000. Qui était au pouvoir, jusqu'à 2001 ? Jospin et les Socialistes, non ? La gauche a donc largement eu les clefs en mains, depuis 1998 pour améliorer le transport urbain et régional, simplement, elle n'a rien fait ou presque, d'autant que Delanoë a récupéré la ville de Paris en 2001.

Quant à la qualité du service, toutes les opérations menées par feu le STP étaient justement censées être financées par la Région île de France (en principe, avec les gains produits par les amendes de stationnement ! Vu ce que les Franciliens sont rackettés et emm.... au possible depuis 2001, que l'on ne me dise pas que de l'argent du stationnement, il n'y en a pas eu...).

Alors, content de Huchon, moi  ? Non. Non, pas du tout. A vrai dire, sur les transports, il faut agir, actuellement, sur deux axes : l'urgence, et le futur. Le plan de l'UMP semble bien considérer le futur, mais pas l'urgence, et de plus, je suis plus que sceptique sur le financement de ses propositions. Le PS se contente simplement de proposer de mener la même politique, celle qu'il mène depuis plus de 10 ans. Le Front de Gauche, apparemment, les transports, cela ne les intéresse pas, en dehors de quelques vagues mesures de gratuité. Europe-écologie, on a bien compris que leur programme de travail à distance ne tient pas debout et ne tient pas la route, mais que par contre, il vont tout faire pour bloquer la mise en place de nouvelles infrastructures de transport, au moins routières (demandez-leur ce qu'ils pensent du bouclage de l'A104...). Donnons quitus, toutefois, à Alain Lipietz, de suggérer de remettre en service les lignes de la grande ceinture, qui desservaient autrefois la grande banlieue. Un militant du MoDem y a pensé aussi, d'ailleurs, manifestement...Le MoDem, parlons-en, a bien des propositions pour l'urgence, mais pas pour le long terme : mille bus pour l'île de France. C'est bien gentil, mais quid de l'engorgement des routes ?

In fine, si je considère les programmes des différents partis en termes de transports, rien ne me satisfait vraiment, même si je reconnais au MoDem un certain réalisme sur le sujet.

13:14 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : huchon, île de france, modem, ps, ump |  Facebook | | |

lundi, 08 février 2010

Transports, Alain Dolium pose la bonne question !

Bon, je viens d'écouter le débat sur LCI entre Dolium, Dufflot, Pécresse et Huchon. Je trouve qu'Alain Dolium a le mérite de poser la question comme il faut la poser : on s'en fout des grands projets, ce qu'on veut, ce sont des solutions tout de suite. Ok, très bien.  J'ai vu qu'il connaissait les problèmes concrets (par exemple, passer  de Montrouge à Velizy). Son idée d'une agence "gendarme du logement", soit pourquoi pas, je demande à voir. Mais maintenant, ce que j'attends, puisqu'on me dit qu'il n'est pas finalisé, tout du moins dans sa version "hard", j'attends son programme pour savoir ce qu'il propose concrètement. La balle est dans son camp.

23:21 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : dolium, modem, transports |  Facebook | | |

Programmes pour les transports en île de France

J'étudie de près les programmes des différents partis politiques pour l'île de France. C'est en fait assez simple de le résumer : Huchon et les Socialistes se satisfont du statu quo et donnent quelques touches vert pâle à leur projet. Les Verts, c'est plus simple : ils s'apprêtent à organiser la paralysie générale du transport routier et la fin du stationnement partout où ils auront le pouvoir : on peut déjà prévoir un budget spécial fourrière et PVs s'ils accèdent au pouvoir. Il faut lire leur programme , il a le mérite d'être clair : ils escomptent faire circuler davantage de bus dans des couloirs privilégiés, comme ils disent, quitte à en créer d'autres. Comme on sait qu'ils sont hostiles à toute expansion de l'espace routier, ce sera forcément par rétrécissement de l'existant. Proposer aux entreprises de se localiser de manière à réduire les temps de transport, c'est ridicule et infaisable. Les entreprises aussi ont besoin d'être mobile. Le but, c'est de pouvoir se déplacer très vite d'un point à un autre de l'île de France, c'est pas sorcier à comprendre, tout de même.

Le MoDem, c'est facile d'identifier le programme sur le transport, y'en a pas ou presque : c'est du simili-vert (en nettement plus creux) sans les aspects les plus totalitaires et ayatollesques. Alain Dolium veut faire fonctionner correctement l'existant : très bien, le problème, c'est que dans la catégorie irréaliste, en voilà une promesse sans lendemain. Les failles, c'est consubstantiel de l'organisation et du maillage du territoire par les réseaux ferrés d'île de France. Si cela pouvait se résoudre d'un coup de baguette magique, ça se saurait. Je ne lui jette pas la pierre à Alain Dolium : les autres candidats disent tous la même chose !

C'est simple à comprendre, pourtant : l'île de France est engorgée. Engorgée, et les mesures prises par  Delanoë et ses alliés verts, puis plusieurs maires de gauche de la proche-couronne déterminés à faire leur Delanoë dans leur royaume, ont aggravé les choses, en plus de coûter une véritable fortune (plusieurs milliards d'euros) en 6 années. Si, pendant ce temps, l'argent avait été investi dans des solutions de type métrophérique (une bonne idée de Christian Blanc mais à échéance trop lointaine) que de temps nous aurions alors gagné. Au lieu de cela, les différents partis en lice en sont tous à essayer de trouver des correctifs aux problèmes générés par ceux qui détiennent Paris, la Région et une bonne partie des communes d'île de France depuis 6-7 ans.

Reste l'UMP : je regrette de devoir dire que c'est pour l'instant le parti le plus proche de ce que j'attends en termes de transport. Bonne idée de prévoir un axe routier supplémentaire (et pas de les réduire, au contraire, comme veulent le faire les Verts) pour les transports propres et collectifs, bonne idée de boucler la Francilienne, et bonne idée également d'envisager un wagon réservé aux femmes en Seine Saint-Denis. Ça, au moins, ce sont des propositions concrètes.

Bon, c'est pas compliqué à comprendre : les Franciliens, ils veulent mettre moins de temps pour se rendre sur leur lieu de travail, se déplacer facilement et en sécurité. C'est hallucinant : pour se rendre du sud de l'Essone au nord du Val d'Oise, il faut jusqu'à trois quatre heures si l'on n'est pas sur un grand axe, plus de temps que pour aller de Paris à Lyon. Et vive la région...!

Alors les billets gratuits, les zones pass et compagnie, c'est secondaire à côté. Ça peut venir, mais après, après avoir amélioré le temps de transport.

mardi, 02 février 2010

PS, UMP, Verts, ils n'ont décidément rien compris !

Je commence à parcourir les programmes des différents candidats pour les prochaines élections régionales, notamment en île de France. Et je suis exaspéré : Pécresse, Huchon, Duflot, ils ne comprennent décidément rien à rien en ce qui concerne les besoins des Franciliens pour les transports. Leurs mesures tiennent en deux axes : des tarifs bas, uniques, spécifiques et tutti quanti pour une catégorie de population (jeunes, vieux et cetera...) et des projets pharaoniques que les enfants de nos enfants verront peut-être un jour. En somme, strictement rien pour améliorer l'offre (et la rapidité !!!) des transports existant. Rien pour faire en sorte que l'on puisse se déplacer plus vite d'un point de l'île de France à un autre. On s'en fout des gratuités de toutes sortes (c'est bien le moment, tiens !). Ils feraient mieux, tous «verdâtrisés» qu'ils sont, de se préoccuper de décongestionner les transports, voilà la priorité.

Seuls le MoDem, et une coalition de libéraux et de centristes (Parti libéral-démocrate, Alliance centriste, Gauche Moderne) semblent s'être penchés sur la question. Alain Dolium propose de développer le réseau de bus de banlieue à banlieue, observant que c'est l'un des moyens de transport les moins coûteux, et la liste des seconds (Plan d'Urgence pour l'île de France),propose de libérer la concurrence sur les dessertes assurées par des lignes de bus RATP ou SNCF afin d'accroître l'offre de bus. Elle suggère également de boucler les projets autoroutiers nécessaires à la fluidification de la circulation automobile. Cette dernière liste a d'ailleurs le mérite d'avoir un plan précis et pragmatique sur la question des transports, particulièrement individuels. J'aimerais bien en voir autant ailleurs...

Je ne saurais que recommander la lecture des tribulations de Jean-Paul chez Hashtable, bien évidemment, pour compléter l'information. Il faut dire qu'il y a de la répartie en face, avec Chantal Jouanno qui s'est pris un mawachi gueri pleine tronche avec son projet d'automatisation de la ligne 14... J'ai lu également que la tête de liste parisienne envisageait de rétablir le bon vieil octroi moyen-âgeux féodal qui permettait l'entrée dans la ville (plus communément appelé péage urbain, de nos jours). Franchement, je me demande si je ne vais pas envisager une partie de pêche au second tour des élections régionales si Dolium n'y est pas, moi. Et à vrai dire, même au premier tour, le MoDem a intérêt à être compétitif, parce que le projet des libéraux et des centristes me tente drôlement, moi...

mardi, 05 janvier 2010

Moi aussi Papa Huchon, je veux bosser au Chili !

Il fait bon être la belle-fille d'un président de région socialiste, en France, surtout quand ce dernier est à la tête de l'île de France, la plus riche région de France. De passage sur twitter, je jette un oeil sur un twit d'Yves Jégo évoquant un piston chilien de Jean-Paul Huchon pour sa belle-fille la petite amie de son fils au Chili. Un petit tour sur le blog d'Yves Jégo, sitôt suivi d'une référence à un article d'AgoraVox.

Le croirez-vous ? c'est presqu'un conte de fées ! Voilà qu'une jeune diplômée trouve par miracle (enchantement ?) un très bon job au Musée de la Solidarité à Santiago du Chili. Et comme tout est bien qui finit bien, dans les contes, et que tous vécurent heureux, un bonheur n'arrivant jamais seul, quelque temps après, le dit musée obtint un crédit de 400 000 euros pour sa rénovation, de la part du Conseil Régional d'île de France. Ce dernier vota de tels crédits sans sourciller, cela va de soi. Outre ce crédit, le Conseil aura mis grâcieusement (enfin presque) à disposition du musée la belle, évidemment. A vrai dire, il existait un blog qui relatait pour la plus grande joie de ses lecteurs tous ces évènements, et la vie heureuse du fiston de Huchon et de sa jeune tourterelle, mais, quelle déveine, il a disparu tout récemment...Ah, les erreurs 404, j'vous jure....

On connaît Google : il est casse-pied avec son cache...

Huchon-bfblog.jpgMoi, évidemment, je suis très intéressé aussi : est-ce que le Conseil Régional pourrait aussi me financer un bon job au Musée de la Solidarité à Santiago ?

Je suis complètement preneur, hein, dis, Papa Huchon ?

Bouh ! la vilaine, elle se méfie du centre, en plus ! Elle écrivait notamment le 10 mai dernier :

Car en s’alliant avec le centre, la gauche chilienne s’est déplacée loin de son centre de gravité. Elle s’est éloignée de son électorat ainsi que des couches les plus populaires de la société. Et face à une droite chilienne sans complexes (tiens, ça ne vous rappelle rien, ça ?), nombreux sont ceux qui appellent de leurs voeux un virage à gauche de la gauche. Avec raison. Ce n’est pas au centre ou à droite que peut gagner la gauche. Mais bien dans ses valeurs. A condition d’accepter de les défendre, même si stratégiquement l’idée peut sembler mauvaise.

Bon, ce qui n'est pas de pot, c'est que le fiston avait aussi un blog, Chili Papers, chez Rue89 chez qui il venait de trouver un boulot (quelle chance !). Le 24 juin 2007, Julie relate que son Thomas de mari est devenu le correspondant de Rue 89 au Chili (il vient d'y écrire un article sur un lac disparu), et le 28 qu'il a ouvert un blog. Le Diplo l'a même recommandé, tiens... Mais le blog aussi ne répond plus présent (quelle malchance ! ).

17:50 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : chili, huchon, belle-fille |  Facebook | | |

lundi, 21 décembre 2009

Christian Blanc à la Haussmann

Christian Blanc a obtenu avec le plateau de Saclay une mission qui lui tient à coeur de longue date. Dans la croissance et le chaos, il estime que cette zone, qui a tout pour être une Silicon Valley à la française est emblématique du gâchis des atouts français : autant d'institutions travaillant à côté les unes des autres sans aucun lien horizontal mais attendant les signaux verticaux que lui impulsera l'autorité de l'État.

Et Pourtant, c'est via ce même État dont il dénigre souvent l'impéritie que Christian Blanc a choisi de passer, suivant ainsi une tradition bien française de centralisation du pouvoir. Tout comme le fit Haussmann en son temps, d'ailleurs, puisqu' il anéantit le Paris gothique pour donner sa forme à notre Paris actuel et intégra de force les villages avoisinants récalcitrants.

Avec son métrophérique et ses expropriations, Christian Blanc qui avait pourtant fait de la Région l'échelle politique idéale pour agir ne pratique pas autrement qu'Haussmann. Vieille habitude du temps où il était préfet, peut-être ?

Le plateau de Saclay va obtenir des fonds, principalement les universités, via le grand emprunt. J'imagine que Christian Blanc va chapeauter particulièrement tout ce qu'il va se faire dans cette région. Je suivrai avec attention l'évolution de cette zone de la région parisienne, avec l'espoir de voir Christian Blanc parvenir à réaliser là l'un de ses fameux clusters...

17:13 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : saclay, cluster, blanc |  Facebook | | |

vendredi, 18 décembre 2009

Quoi voter au second tour des Régionales ?

Bien sûr, lors des élections régionales de mars 2010, j'aimerais bien être en situation de voter pour une liste MoDem. Toutefois, je ne me fais pas d'illusions : nous ne sommes pas dans une dynamique positive à l'heure actuelle, et le cas le plus probable, c'est que nous serons éliminés ou nous fusionnerons à l'issue du premier tour.

Le MoDem IDF multiplie les gestes de bonne volonté à l'égard de la majorité de gauche actuelle. Je n'ai pas d'a priori particulièrement négatif vis à vis d'Huchon et des Socialistes, mais j'observe, toutefois, qu'en matière de transports, là où les besoins sont les plus criants, qu'il ne s'est pas produit grand chose. J'imagine aussi qu'une large part de la paralysie a été générée par la Mairie de Paris et notamment les Verts.

A Paris, où je vote, c'est Anne Hidalgo qui sera tête de liste : par une ironie du sort, c'est la dernière socialiste pour laquelle j'ai votée (c'était en juin 2007, au second tour des législatives). C'est aussi la dauphine de Delanoë dont elle appuie inconditionnellement tous les projets.

Elle s'est à mes yeux manifestée à plusieurs reprises par son double-langage et par son mépris des corps intermédiaires, à commencer par les expressions de la démocratie locale (sauf quand il s'agit d'associations de gauche...).

Je n'ai pas envie de voter pour elle. Même si le MoDem fusionnait avec elle au second tour. En même temps, je suis pragmatique.

Je suis aussi sensible à la voix particulière des néo-centristes. Je ne parle pas des archéo-giscardiens de l'espèce la plus réactionnaire qui soit, qui n'ont jamais eu et n'auront jamais ma voix, mais des ex-UDF de la Nouvelle UDF de 2002 à 2007, qui constituent encore une proportion non-négligeable des néo-centristes.

Je n'ai pas d'a priori négatif vis-à-vis de Chantal Jouanno, bien que je la juge bien trop inféodée à Nicolas Sarkozy.

Au conseil municipal de Paris, j'entends et j'écoute avec attention ce que disent les néo-centristes. J'apprécie particulièrement les positions de Valérie Sachs, une centriste avec laquelle j'ai beaucoup de points communs.

J'en viens simplement à cette conclusion : je regarderai avec la plus grande attention la composition des listes de second tour, la place qui y est faite aux centristes en règle générale et qui, précisément, sur les deux listes, figurera en position éligible.

Quelle que soit la consigne du MoDem, et même si des candidats MoDem devaient figurer sur la liste PS, si la liste UMP, avec des représentants centristes qui me conviennent, me plaît davantage, je dois d'ores et déjà avertir que je n'hésiterai pas à voter pour la liste UMP-Nouveau Centre si je le juge bon.

Je ne trace pas de ligne rouge. J'examinerai juste la place du centre sur les deux listes, ce que chacun propose, et comment chaque liste intègre les propositions des deux courants centristes. J'opérerai alors mon choix en âme et conscience. Il se peut, d'ailleurs, que mon vote soit au final blanc. Oui, parce que si c'est Santini qui se représente pour le Nouveau Centre, je risque de ne pas vraiment avoir envie de voter non plus pour lui...

23:55 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : hidalgo, centre, modem, ps, nouveau centre |  Facebook | | |

mardi, 08 décembre 2009

Delanoë bétonne allègrement un espace vert de plus !

Et paf : cela se passe, cette fois, à la piscine Montherlant. Delanoë a décidément du mal avec tout ce qui est vert...On se rappelle qu'il a d'ores et déjà démoli une partie du Jardin d'Acclimatation en plein Bois de Boulogne, qu'il voulait entamer Sainte-Perrine, le seul parc vert du 16ème arrondissement ; le voilà maintenant à tenter de construire quatre immeubles de 20 mètres de haut en pleine verdure, derrière la piscine Montherlant, à moins de 15 mètres du Bois de Boulogne.

Procédure habituelle : ne surtout rien dire, ne consulter personne et tenter de mettre les Parisiens devant le fait accompli. La démocratie locale en version Delanoë-Hidalgo. Il faut décidément tout faire pour éradiquer définitivement la majorité de Delanoë de la prochaine mandature parisienne.

Il paraît qu'Anne Hidalgo, son âme damnée, va prendre la tête de liste du PS à Paris. Moi, je crois que c'est clair : fusion du MoDem ou non au second tour avec une liste socialiste, à Paris, si Anne Hidalgo en est la tête de liste, rien ne m'empêchera d'appeler à voter pour Valérie Pécresse et l'UMP si le MoDem n'est pas autonome au second tour. J'en ai plus qu'assez des sales coups de Delanoë, de sa piscine Molitor interdite au bon peuple parisien, des scolaires virés du Stade Jean Bouin, des concierges dégagés d'immeubles du 20ème arrondissement, des Tours triangles imposées sans consultation, du Musée en Herbe viré du Jardin d'Acclimatation, de ses dépenses pichrocolesques en voirie (trois milliards et demi d'euros pour mieux faire ch... les Parisiens et leur infliger en prime des amendes de circulation)...Ras le bol.

J'ai, avec ce blog, une compilation complète des méfaits de Delanoë. Je la garde au chaud tout en la complétant, mais, en 2014, je la déterrerai. En tout cas, hors de question de participer sous quelque manière que ce soit à la promotion de ses lieutenants.