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mardi, 21 décembre 2010

Automobiles polluantes : Delanoconnerina Baupini delenda est...

La dernière baupinade serait un gag si elle n'était pas, hélas, une réalité : Delonoë et ses alliés khmers verts se sont portés candidats pour une idée digne des plus grands moments de la Révolution Culturelle chinoise, au début des années 60. Ils veulent supprimer le trafic automobile dans Paris et plus si possible (ce qui suppose, au passage, un soutien de la Région). Comme ils veulent interdire dans Paris Automobiles diesel et 4X4, périphérique compris, et que 75% des véhicules des Franciliens fonctionnent au diesel, je vous laisse brosser, chers lecteurs, de vous-mêmes, un tableau édifiant. Le chaos. Des transports en commun déjà surchargés complètement paralysés. Une ville devenue définitivement inaccessible aux familles, familles qui paient déjà un lourd tribut à la politique de la ville de Monsieur Delanoë. Sur le site du Parisien, pourtant très favorable à Bertrand Delanoë, les réactions de Parisiens et Franciliens furieux s'amoncellent. 

Bon, j'ai envie de leur répondre quelque chose de vache, mais de mérité : écoutez, les gars et les filles, c'est bien fait pour votre g.... fallait pas voter pour lui en 2008. Et pour ceux qui ont voté socialiste aux régionales, il ne faudra pas non plus se plaindre si la région appuie la nouvelle delanoconnerie baupinesque, et que ce n'est plus le périphérique mais la zone délimitée par l'A86 qui sert de périmètre d'interdiction. En effet, non content de pourrir le vie des automobilistes parisiens, les kmhers verts de l'Hôtel de Ville compte bien venir polluer l'existence tranquille des départements avoisinants. Mieux encore : ce sont les autoroutes de toute l'île de France que le sieur Baupin rêve d'interdire aux automobiles des Franciliens.

Une chose est claire : en ce qui me concerne, je ne voterai pour aucune force politique qui appuierait d'une manière ou d'une autre cette politique dans Paris et en île de France.MoDem compris.

Grâce à Dieu, la décision finale n'appartient pas à la ville mais à l'État. Or, les premiers tests devraient être pratiqués à la mi-2012. En pleine élection présidentielle. Il n'y aura plus qu'à demander aux divers candidats s'ils escomptent appuyer ou non cette demande. J'en prends bonne note et attends avec délectation la réponse du candidat vert à ce moment-là. 

Devant les folies vertes de la majorité de l'hôtel de ville, je note tout de même des réactions censées, au Centre. Les néo-centristes ont par exemple condamné sans appel la délirante décision de fermer les voies sur berge à la circulation. Ils n'ont pas été les seuls puisque le MoDem, par la voix de Jean-François Martins, avait exprimé de fortes réserves en avril dernier.

Je ne connais pas la position des néo-centristes sur ce nouveau projet, mais j'ai eu les premiers échos de Jean-François Martins. Si l'interdiction des 4X4 ne le dérange pas plus que cela, il est très opposé à celle des diesel pour plusieurs raisons : a) les performances des moteurs diesel en termes de pollution et de consommation se sont nettement améliorées b) cela revient à établir une discrimination contre le carburant le moins cher, et donc, par suite, contre les classes populaires, qui l'utilisent c) parce que c'est une approche dogmatique et autoritaire de la lutte contre l'automobile au lieu de favoriser un réformisme et des incitations douces (comme l'autolib, par exemple).

vendredi, 04 juin 2010

Lectorat Google, hasardeux ? merdeux ?

Je viens de lire l'entretien que Papille et pupilles, un blogue de gastronomie, a réalisé avec Jean Véronis, l'un des rouages de l'ingénierie du portail wikio. Jean Véronis y explique ce qu'est wikio, comment fonctionne les classements qu'il met au point, et conclut par quelques généralités sur le trafic des blogues et sites.

Il y exprime notamment un lieu commun qui n'a jamais eu mon adhésion : c'est très tendance, dans la sphère bloguistique, de considérer que le trafic généré par google est de l'ordre de l'épiphénomène, fruit du hasard sans cohérence. C'est faire bien peu de cas de ceux qui usent (et abusent) du célébrissime moteur de recherche. Je me porte tout à fait en faux à cette opinion pré-conçue. Pour autant que j'en juge sur mon blogue, la plupart des mots-clef identifiés par mon compteur collent parfaitement avec l'objet des articles auxquels ils correspondent. Et cela tombe bien, d'ailleurs, parce que je conçois justement mes articles entre autres en fonction de ce que je connais empiriquement du trafic généré par google.

Un blogueur écrit-il pour que des fidèles suivent son blog en général ou pour que ses articles soient lus ? Cela peut se discuter. Bien sûr, il est plaisant de fidéliser un public, mais, pour ma part, j'ai pris un parti pris inverse : je cherche surtout à ce que mes articles soient lus, peu importe la source de la lecture. Google ne représente plus autant que ce qu'il a pu constituer dans mon lectorat, puisque j'ai désormais 40% d'accès directs et que d'autres plate-formes et blogues m'envoient des lecteurs. Mais très vraisemblablement, il a contribué à m'envoyer des lecteurs fidèles. Ensuite, quand un point d'actualité est chaud, bien évidemment, son impact peut s'avérer considérable.

Je suis toujours agacé de lire qu'il y a des lecteurs de qualité et d'autres non. Mon lecteur qui passe 10 secondes sur mon billet, voire ne lit que mon titre (c'est entre autres pour cela qu'il faut travailler les titres, ils sont fortement porteurs de sens, tout comme les slogans en leur temps !) est aussi important à mes yeux que celui qui épluche consciencieusement toutes les âneries que j'ai pu écrire.

Moi aussi, parfois, je me fais parfois une idée de l'actualité en me contentant des titres. Moi aussi je ne lis parfois que le début d'un article (mais je vais très souvent voir la fin, par acquis de conscience). Moi aussi je lis en diagonale de temps à autre. Qui peut juger de la qualité d'une lecture et d'un lecteur par son temps de lecture ? J'écris aussi pour ceux qui n'ont pas le temps de lire, même si je reconnais que mes billets sont parfois longs et/ou se perdent en circonvolutions.

Tiens, au fait, cela répond partiellement aux questions que se posaient le Faucon et Hashtable sur ma manière de bloguer.

Tiens, voilà qui vaut bien une chaîne : que penser de son lectorat ? Qui établit une hiérarchie de ses lecteurs ? Comment évaluer qualité et quantité pour autant que ces concepts aient un sens ? Qu'est-ce qu'un lecteur de quantité s'il y a des lecteurs de qualité, et, a contrario, c'est quoi un lecteur de qualité ? Et puis comment lit-on, finalement ? Vite, en diagonale, mot à mot, en cliquant sur les hyper-liens ?

taguons, taguons, et il me semble bien que le premier qui devrait répondre à de telles questions, c'est Jean Véronis, puisque je l'alpague dans mon billet. Et puis aussi Hervé Torchet qui râle contre les feux illusoires de facebook et twitter et que j'ai souvent entendu parler de la qualité des lecteurs. Ah, et puis aussi Gaël qui a la haine contre wikio et veut lancer un mouvement pour la réouverture de blogobisouland wonderblogoland. Et Yan Savidan enfin qui veut lancer une croisade contre NKM...

In fine, tous ceux qui s'intéressent à ces question, comme PMA*, qui veulent participer et qui sont convaincus qu'il existe deux lectorats, l'un de qualité, et l'autre d'opportunité, sont les bienvenus pour répondre à ma polémique.

*Au fait, quand je lie PMA, c'est pas pour le wikio : c'est comme Hashtable : on s'est tellement lié qu'on ne vaut plus une cacahouète l'un pour l'autre au classement wikio. C'est  totalement gratuit et parce que je sais que le sujet l'intéresse.

10:59 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : google, trafic, wikio, lectorat |  Facebook | | |