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mardi, 03 août 2010

Travail le dimanche ?

Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia, parce que ce jour-là il s'était reposé de tous ses travaux, des travaux qu'il avait entrepris de faire.

Bon, je vous le refais en grec ancien (source, Septante, Genèse,II,3)

καὶ ηὐλόγησεν ὁ θεὸς τὴν ἡμέραν τὴν ἑβδόμην καὶ ἡγίασεν αὐτήν, ὅτι ἐν αὐτῇ κατέπαυσεν ἀπὸ πάντων τῶν ἔργων αὐτοῦ, ὧν ἤρξατο ὁ θεὸς ποιῆσαι.

Dieu s'est reposé le 7ème jour après avoir accompli un travail de Titan, et le Préfet de Paris voudrait généraliser l'ouverture des magasins le dimanche ?

Delanoë (pour une fois) avait joué un bon tour à Sarkozy : ce dernier avait promis que le travail le dimanche ne se ferait que sur la base du volontariat et à salaire double. Or, depuis la loi votée en 2009 sur l'ouverture dominicale, rien de ce type ne s'est mis en place. Fûté, Delanoë, appuyé par le Conseil de Paris dont le MoDem, a proposé dans ces conditions, dans son plan de zones autorisées pour le travail dominical la transformation des zones touristiques en zones PUCE (périmètre d'usage de consommation exceptionnelle).  Cette législation contraint à payer au double l'heure de travail le dimanche et suppose l'adhésion volontaire des salariés pour travailler ce jour-là.

Par ailleurs, comme l'a observé Delanoë, 20% des commerces sont ouverts le dimanche. Pour moi qui habite la capitale, je juge que c'est largement suffisant et que je parviens à y trouver ce jour-là 90% de ce que je peux rechercher en semaine.

En outre, comme l'observe Jean-François Martins, conseiller démocrate au Conseil de Paris, ajouter de nouvelles zones n’aurait qu’un seul effet : fragiliser la périphérie de ces zones et les petits commerçants indépendants, avec des conséquences graves en termes d’emplois sur toute la capitale. Habiller Pierre, ce sera, mécaniquement, déshabiller Paul.

On voudrait tuer le commerce de proximité que l'on ne s'y prendrait pas autrement.

Commentaires

Je suis pour l'interdiction d'ouverture pour tous les commerçants, SAUF pour les “Arabes du coin” dont les épiceries seront obligatoirement ouvertes, des fois qu'on tomberait en panne de pastis le dimanche soir.

Sinon, on leur retire leur nationalité française. Et leur patente par la même occasion.

(Smiley, je précise au cas où...)

Écrit par : Didier Goux | mardi, 03 août 2010

Aborder le travail du dimanche sous l'angle de la pratique religieuse est une erreur que F Bayrou n'avait pas commise lors des premiers débats sur la question, me semble-t-il, l'ayant fort à propos écarté de la sphère privée pour le considérer comme un thème de société (temps pour la famille, la culture etc.).

Quant à l'excuse d'humour, c'est déjà un art difficile voire risqué avec des gens que l'on ne connait pas, alors l'humour en politique, sans même y ajouter un autre facteur explosif touchant à l'intime... j'ai rapidement arreté, ne serait-ce que pour la clarté du message.

Écrit par : Nicolas Mauduit | mardi, 03 août 2010

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