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mercredi, 04 août 2010

Kindle (ou autres) contre livre papier, livre papier gagnant...

Relativement gros lecteurs, je demeure réticent avec la plupart des e-books. Il y a des usages que le kindle ou autres ne risquent pas de combler de sitôt. Le livre ne se réduit pas à la seule fonction de lecture. C'est aussi un objet social. Invité chez quelqu'un, jeter un oeil sur sa bibliothèque informe sur les goûts de l'hôte, peut-être aussi sur sa psychologie. Placer soi-même ses titres favoris dans son salon a une signification. Certains usent même des livres anciens pour leur valeur décorative. Le titre qui dépasse devient facilement l'objet d'une conversation, voire d'une controverse ou encore une disputatio...

Je peux assez facilement acheter un livre dans une librairie parce que j'ai traîné dans les rayons et feuilleté deux-trois titres ou simplement regardé une couverture qui me plaît. Il faudrait que les futures librairies numérisées mettent en place des volumes factices avec le résumé et des pages visualisables à volonté. En somme, s'équipent d'autant d'e-books que de titre, sans parler des différents formats. De monstrueux investissements qui ne permettraient même pas d'égaler le titre papier...

Amazon affirmait fin juillet avoir vendu plus de livres électronique que de livres papier : Ah ? Ses ventes papiers ont donc baissé à ce point ? La concurrence regagne des parts ? les lecteurs se lassent et retournent dans les librairies ?

Dans ma famille (étendue), nous sommes gros consommateurs de livres ; une chose est sûre : lire des livres sur internet nous gonfle prodigieusement, et nous ne le ferons jamais. Je ne rejette pas a priori l'e-book, mais je ne l'envisagerai que le jour où il sera capable de charger tous les titres susceptibles de m'intéresser.

Quand je vois le mal que j'ai eu à trouver, il y a trois ans, Capitalisme, Socialisme et Démocratie d'Aloïs Schumpeter, je me dis que ce n'est pas pour demain. J'ai du farfouiller sur un site qui donnait la liste des librairies spécialisées en livres anciens. J'ai finalement alpagué un libraire qui possédait le titre, rue des écoles, à Paris, mais la recherche n'a pas été de tout repos...Alors l'e-book...

Commentaires

Ayant déjà eu un de ces objets entre les mains, je trouve aussi que le confort de lecture n'est pas optimal.

Une seule vraie utilité pour moi : le chercheur qui pourrait se déplacer avec toute sa bibliothèque sur lui en permanence.

Écrit par : Mathieu L. | mercredi, 04 août 2010

@Mathieu
A condition de pouvoir la charger dessus...!

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 04 août 2010

Perso, je suis très fan du livre numérique (pour moi c'est le Sony Touch) avant tout pour une raison de confort (bibliothèques débordantes, très chères à déménager; facilité de lectures multiples sur un seul support lors de voyages professionnels) et d'économies (plus besoin d'imprimer des pdf ou de souffrir lors de lectures longues sur un écran LCD grâce à la technologie e-ink). Mais bon, je tombe dans la catégorie "chercheur qui se déplace avec" une partie significative" de sa bibliothèque en permanence.

En ce qui concerne les point faibles décrits:
- on peut toujours imprimer un simili de couverture pour montrer ses lectures (j'en vois pas l'utilité, mais à chacun ses coutumes, cf. http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2010/04/16/materialiser-le-souvenir-de-nos-lectures-numeriques/ )
- de nombreux éditeurs permettent de lire des résumés, premières pages ou premiers chapitres, ça devrait se généraliser j'imagine cf. http://www.gallimard.fr/rentreelitteraire/AntoniaKerr.htm ), sans parler de google books qui permet de consulter de très nombreux livres.
- les ventes de LE d'amazon étaient comptabilisées bizarrement, pas forcément une référence, cf.http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2010/07/20/amazon-le-kindle-face-au-reste-du-monde/ )
- Pour Schumpeter, trouvé sur Kindle en anglais en 1 min chrono (pour le français, il faudra encore attendre, cf. http://www.amazon.com/Capitalism-Socialism-Democracy-Joseph-Schumpeter/dp/B003KVKWW2/ref=sr_1_1_digr?s=books&ie=UTF8&qid=1280912096&sr=1-1 ), sinon gratuit en français (pdf, lisible sur Kindle, Sony et autres lecteurs avec pdf) ici: http://sbisrvntweb.uqac.ca/archivage/13868105t1.pdf )

In fine, voila un avantage non négligeable pour les classiques (sans copyright), les publications de chercheurs et autres publications internet: cela ne coute rien (si ce n'est le lecteur numérique lui-même) et rend les sites du genre Projet Gutemberg d'autant plus intéressants car pleinement exploitables. Par ailleurs, pour les gros consommateurs, pouvoir augmenter la taille des caractères n'est pas seulement un luxe, mais un véritable plaisir, de même que consulter un dictionnaire intégré en cas de doute, ainsi que prendre des notes électroniques sur des pdf. Un autre plus est le download possible de journaux, journaux électroniques, magazines et blogs (cf. utilisation du logiciel Calibre ou publications pdf) évitant ainsi les piles de papier et de s'arracher les yeux sur un écran LCD.

Les véritables hics pour l'instant (à part le manque de publications en français):
- le prix des nouveaux livres électroniques (contenu) n'est pas suffisamment compétitif
- les formats ne sont pas encore homogénéisés sur les lecteurs (cf. epub vs. azw), véritable problème des librairies numériques (de livres, de musique ou de vidéos...) pour cause de tentative de mainmise d'Apple (itunes) et Amazon (azw).
- la prise de notes n'est pas encore suffisamment rapide (pour pouvoir remplacer le papier.

Écrit par : ArnaudH | mercredi, 04 août 2010

@Arnaud
Je sais qu'il figurait sur la Toile (vois mes liens en Livres Sacrés :-) )
Mais en édition papier, dur.

Bon, j'ai d'autres exemples...

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 04 août 2010

Euh, j'ai parfois le souci inverse pour déposer des liens vers des ouvrages anciens, un crève-coeur de devoir pratiquer des amputations, sous forme d'extraits, qui nuisent à l'esprit de certaines oeuvres.

Écrit par : Martine | mercredi, 04 août 2010

Le très gros avantage des ebooks est qu'ils rendent tous les classiques gratuits.
Après, il est certain que pour le moment, il vaut mieux être anglophone.

Je suis d'accord avec ArnaudH sur le problème de l'homogénéité des formats. L'absence de prise de note limite en générale leur utilisation à la lecture de romans ou d'essais.

Pour les livres non disponibles, comme avec la musique, site de téléchargement illégale...mais c'est assez rare pour les livres récents.

Écrit par : Marc | jeudi, 05 août 2010

Voici une adresse dudit livre en français

http://classiques.uqac.ca/classiques/Schumpeter_joseph/capitalisme_socialisme_demo/capitalisme_socialisme1.pdf

je n'ai pas de "liseuse", mais je n'ai pas d'a priori. Il y a 10 ans je trouvais que le téléphone portable était un gadget ... et maintenant j'en ai un dans ma poche. Encore quelques progrès, alliés à une baisse des coûts, et j'aurai sûrement ce nouveau gadget sous la main un de ces jours. Cordialement

Écrit par : Alain | vendredi, 06 août 2010

@Alain
C'est bien possible. Moi aussi il y a 10 ans je portais le même jugement sur les portables. Je serai peut-être au kindle dans 10 ans moi aussi.

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 06 août 2010

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