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mercredi, 16 janvier 2008

Et Taslima Nasreen ?

Qui se soucie de Taslima Nasreen aujourd'hui ? Faut-il rappeler que cette courageuse femme est sous le coup de fatwas de fanatiques islamistes pour les prises de position sans équivoque et courageuses à propos des femmes et de l'intégrisme religieux ? En Inde, aujourd'ui, elle n'est plus en sécurité, en dépit des promesses du gouvernement indien, puisqu'elle doit déménager en permanence, et qu'elle a été récemment publiquement agressée par des fondamentalistes musulmans. Sa lutte contre les crimes inexpiables des fanatiques qui sévissent au Bangladesh lui a valu des ennemis partout. Elle vient de recevoir le prix Simone de Beauvoir, le 09 janvier dernier, pour son engagement en faveur de la liberté des femmes.

Si Taslima Nasreen n'est pas en sécurité en Inde, et ce alors qu'elle a pris la parole à  corps défendantpour dénoncer le sort fait à la minorité hindoue, la France devrait considérer comme un honneur de se  proposer comme terre d'accueil à cette femme de talent.

J'ajoute  que les  fondamentalistes qui proposent 8500 euros pour sa décapitation sont non seulement des criminels, ça, je l'ai déjà dit, mais en plus des rapiats, parce que c'est une somme misérable, au regard de l'immense talent et de la grandeur de cette femme. Ils pourraient avoir au moins la décence de proposer 1000 fois plus.

08:20 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Taslima Nasreen, Inde |  Facebook | | |

samedi, 12 janvier 2008

La vraie nature des FARC

Les FARC, c'est :

- un bébé séparé à 11 mois de sa mère avec un bras cassé et laissé à ramper chez des inconnus, atteint de surcroît d'une maladie grave. Un an après, le bras était toujours cassé.

- des femmes menacées et humiliées, se retrouvant  contraintes de faire couche commune avec des tarentules, des serpents venimeux et même une charogne en guise de punition. Le témoignage de Clara Rojas est édifiant sur ce sujet.

- des prisonniers attachés à des poteaux, même pour dormir et enchaînés en permanence.

- des captifs poussés en première ligne dans les combats avec des obus de l'armée colombienne qui tombent parfois à moins de 20 mètres d'eux.

- une production de cocaïne endémique qui inonde le monde entier.

- des menaces sur les paysans des environs.

Hugo Chavez a remarquablement bien mené les opérations de négociation avec les FARC, mais la rhétorique marxiste commune au président du Venezuela et au mouvemen terroriste (car c'en est bien un) ne doivent pas faire oublier ce que sont les FARC.

Nonobstant  ces "sympathiques" caractéristiques, il n'en reste pas moins qu'il faut en effet faire preuve de pragmatisme afin d'espérer obtenir la libération de tous les otages, dont Ingrid Betancourt.

La situation d'Alvaro Uribe n'est pas simple, car ce à quoi pousse la pression internationale, c'est d'abandonner la souveraineté de l'Etat colombien sur une parcelle de son territoire : c'est ce que lui demandent les FARC in fine. Imaginons la France avec une situation similiaire en Corse ou dans le Pays Basque pour mieux comprendre le dilemme de ce chef d'état. 

vendredi, 04 janvier 2008

Nicolas Sarkozy fâche l'Inde

A prendre ses interlocuteurs pour des marchands de tapis, émergents de surcroît, donc forcément sous-développés, on peut finir par sérieusement les énerver.

Nicolas Sarkozy frôle allègrement l'impair diplomatique : en effet, il a décidé de se rendre en Inde. Seulement, dans ce pays d'ancienne civilisation, on a le sens des convenances et du protocole. La visite devrait en principe au moins durer quatre à cinq jours. Seulement voilà, l'omniprésident ne veut pas y passer plus de deux nuits. Et pour couronner le tout, la seule chose qui l'intéresse, c'est de savoir quels contrats peuvent être signés par les Indiens lors de sa venue.

Autant dire que cela n'a pas plus aux Indiens. Bling bling et va-s-y que j'y vais franco et sans vergogne, cela va bien avec la Lybie (et encore, Sarko s'est fait rouler par le Guide) ou encore avec les Chinois, mais l'Inde, c'est une démocratie, ce que semble avoir oublié not'bon président. Ah, oui, bien sûr, ça doit être ça, la "politique de civilisation"...

Et les Indiens estiment légitime de ne pas être traités moins bien qu'une autre grande nation comme l'Allemagne ou l'Angleterre. La réponse a donc été glaciale, et assortie d'un refus net et sans appel. 

C'est qu'il serait fichu de nous faire perdre des contrats, l'omniprésident

Tiens il me rappelle un mythe à propos  de Ganesha, le dieu indien de la sagesse à tête d'éléphant : 

Shiva et Pârvatî jouent avec leurs deux fistons Ganesha et Kârtikeya. Ils donnent aux deus frérots un fruit magique en leur expliquantque la connaissance ultime et l'immortalité sont planqués dedans. Mais, pour avoir le fruit, il faut faire trois fois le tour du monde (un défi à la mesure de notre hyper-président). Kâritkeya décolle au quart de tour (dans l'avion de Bolloré ?) et s'arrêtedans tous les lieux sac'és pour y faire une offrande. Ganesh, pas fou, qui se doute qu'avec son poids, il ne fera pas le poids, a une idée de génie : il fait trois fois le tour de ses parents. Surpris, les deux l'interrogent et lui demande ce qu'il traffique...mais voilà la réponse du fiston :

 "Mes parents Shiva et Shakti sont la Totalité du monde. En eux se trouve l'Univers entier. Je n'ai pas besoin d'aller plus loin".

Devinette : qui gagne le fruit, dans l'histoire, finalement ?

vendredi, 28 décembre 2007

François Bayrou réagit à l'assassinat de Benazir Bhutto

François Bayrou a qualifié jeudi d'"acte épouvantable" l'attentat meurtrier contre la "femme courageuse" qu'était Benazir Bhutto, y voyant "un très mauvais signe" pour le monde. "C'est un acte épouvantable qui vient de frapper et de tuer Benazir Bhutto", a-t-il déclaré. "Après de nombreux attentats qui la prenaient pour cible, celui-là a hélas emporté une femme courageuse, engagée jusqu'au bout pour reconstruire un pays en décomposition". "Comme lors de l'assassinat du commandant Massoud, le fanatisme a ainsi atteint son but et c'est un très mauvais signe pour la situation dans cette région du monde et probablement dans le monde tout entier", a poursuivi le président du MoDem. toutes les personnes de bonne volonté doivent joindre leurs efforts pour que le processus démocratique puisse se poursuivre en dépit des rancoeurs et de la douleur", a conclu le député des Pyrénées-Atlantiques.

 

Benazir Bhutto, l'icône brisée

J'ai déjà eu l'occasion d'écrire ce que je pensais de Benazir Bhutto et de prendre notamment le parti de Fatima, sa nièce. Benazir Bhutto est une icône brisée parce qu'elle représentait des espoirs pour nombre de Pakistanais laïques et pour les pays occidentaux, face à l'extrémisme. Il est bien évident que son assassinat profite à Al Qaeda. Mais Elle est aussi une icône brisée parce qu'elle a donné par le passé l'image la plus détestable de la démocratie. Parce que par son attitude, elle a associé démocratie et corruption, parce que face aux intégristes, au moment où elle aurait pu agir, elle a joué avec le feu, notamment en reconnaissant le régime intégriste des Talibans et en ne luttant pas contre le pouvoir maléfique des madrasas pakistanaises. Et enfin, parce que comme le rapporte Fatima, sa nièce, elle a au moins laissé assassiner son frère qui s'opposait à sa politique.

Peut-être avait-elle changé. Peut-être. Mais, quelque part, l'attentant ignoble qui l'a emporté, lui est aussi revenu comme un boomerang.

Il y a une porosité incroyable entre l'ISI (services secrets pakistanais)  et les éléments extrémistes de toute sorte à commencer par les soutiens d'Al Qaeda. On ne sait pas encore qui a commandité l'attentat. On se doute, évidemment, que les fanatiques ne se voulaient pas voir privés du leadership de l'opposition, ce que Benazir était en partie capable de faire. Mais les rouages du pouvoir sont tellement tordus, au Pakistan, qu'allez savoir si ce ne sont pas des intégristes qui n'ont pas été manipulés par des éléments plus ou moins controlés au sein du pouvoir.

Certains s'imaginent que Fatima, la nièce de Benazir, pourrait être un nouvel espoir. Mais elle courrait un danger terrible si elle se rendait au Pakistan, et, de toutes façons, je ne crois pas qu'elle ait la moindre envie d'honorer la mémoire de sa tante. 

Quand certains disent que la démocratie a été assassinée avec sa disparition, je les invite à rectifier leur discours : la démocratie est morte depuis belle lurette, au Pakistan. Ce qui risque de basculer, avec la mort de Benazir Bhutto, c'est la stabilité du pays. 

jeudi, 13 décembre 2007

Une fatwa contre la violence faite aux femmes

 L’Ayatollah Muhammad Hussein Fadlallah, un imam chiite libanais vient de génére un puissant débat dans le monde arabe. Dans une extraordinaire fatwa , Non à la violence faite aux femmes, il relève toutes les formes de violence faites aux femmes, et les condamne au nom de l'Islam. Il y appelle notamment à cesser  de se cacher derrière la religion" (الكف عن التستر خلف الدين) pour justifier la violence des hommes et justifie l'auto-défense pour les femmes.

Evidemment, du côté de l'Université Al-azar, en Egypte, réputée pour ses positions très conservatrices, et sunnite, cela a rué dans les brancards tout aussi sec : passant par des tours et détours, le texte des oulémas déclare par exemple que les femmes ne doivent pas user elles-mêmes de violence physique, mais passer par leur famille.

Voici quelques extraits très forts du billet de cette autorité religieuse. On ne peut que saluer sa hauteur de vue, et un tel discours prouve qu'il existe un islam humaniste. C'est évidemment un autre islam que celui que pratique le tyran Kadhafi (voir le billet la vraie nature de Kadhafi sur le sujet).

Malgré tous les progrès réalisés dans le domaine de la perception humaine de la femme [...]  la femme subit toujours la violence qu’on exerce contre elle. Il s’agit d’une violence qui prend diverses formes, qui ne se réduisent pas à un domaine à l’exclusion des autres domaines, et qui, ne prenant pas un caractère oriental, englobent la totalité du monde, même si la forme et l’envergure de cette violence diffèrent d’un endroit à l’autre.[...]

La prédominance de l’homme par rapport à la femme ne signifie pas qu’il lui est supérieur ou qu’il est souverain par rapport à elle

 La douceur est une méthode centrale en Islam. [...] Le Prophète, Muhammad (P), a dit à ce propos : « Jamais la douceur n’a été posée sur une chose sans l’avoir rendue plus belle ; jamais la violence n’a été posée sur une chose sans l’avoir rendue plus laide » [...]

L’Islam n’autorise l’homme d’exercer aucune forme de violence contre la femme.

L’Islam affirme que nul n’a de l’autorité sur la femme du moment qu’elle est pubère, adulte et autonome pour ce qui est de la gestion de ses propres affaires. Nul n’a le droit de lui imposer un mari qu’elle ne désire pas. Tout contrat de mariage doit être consenti par la femme. Sinon il est illégal et sans effets.

On peut lire les analyses et recommandations de l’Ayatollah Muhammad Hussein Fadlallah sur son propre site. On y trouve beaucoup d'observations très fines sur la société et de recommandations aussi sages que justes. J'ai beaucoup aimé sa citation de Mahomet. Je la trouve magnifique.
 

La vraie nature de Kadhafi

Il serait temps que les adeptes de la "real-politik" sachent à qui ils ont affaire avec Kadhafi.

Ecoutons le témoignage d'une journaliste qu'il a voulu violer... 

 
Effectivement, comme le dit Rama Yade, j'ai le sentiment que mon pays est un paillasson sur lequel ce tyran infect s'essuie les pieds avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy.
 
Compte-tenu du programme de l'UMP aux dernières législatives, j'attends une condamnation très ferme du président et de son hôte par ce parti.
 
Par ailleurs, je trouve vraiment gonflé, le mot est loin d'être trop fort, d'avoir fait lire à toute la France la lettre de Guy Mocquet à peine un mois auparavant, tout cela pour accueillir un tortionnaire de la pire espèce ! 
Il y a des bornes qu'il faudrait ne pas dépasser. 
Bayrou a bien raison d'être totalement indigné. Ceux qui défendent cette visite ont mal compris, je crois, à qui ils ont affaire. 

mardi, 11 décembre 2007

Mais qu'avait donc l'Autriche-Hongrie de si particulier ?

Au fil de mes lectures, s'il est bien un état disparu qui suscite ma perplexité, c'est bien celui-là. j'ai lu, il est vrai, l'ouvrage de François Fetjö sur l'Autriche-Hongrie, mais, j'ai du mal à comprendre comment cet état bicéphale et multiethnique s'y est pris  est pris pour générer une telle effervescence intellectuelle :

Psychanalyse, musique, économie, sciences, littérature, c'est tout simplement impressionnant ce que cet état a pu produire en génies et en talents de toute sorte. Sans oublier Sissi, bien sûr...

Je dis cela en pensant bien sûr à l'école autrichienne en économie, mais pas seulement.Schumpeter (économie)  Mozart (Musique), Freud(psychanalyse), Strauss(musique), Klimt (peinture), Otto Wagner (architecture) , Zweig (littérature) et combien d'autres encore, proviennent d'Autriche-Hongrie, c'est stupéfiant. 

Je me promets de réfléchir à cette question ultérieurement.  

samedi, 08 décembre 2007

Bayrou juge Kadhafi indésirable

François Bayrou a jugé vendredi que la visite officielle en France du colonel Kadhafi était "indigne de la France et indigne pour la France", appelant "les démocrates et les républicains" à dire leur "réprobation" devant la politique extérieure de Nicolas Sarkozy. En effet, le président du Mouvement démocrate estime que "le dictateur libyen qui s'est rendu coupable d'actes de terrorisme parmi les plus cruels des dernières décennies" et de "prises d'otages" avec les infirmières bulgares "ne doit pas être honoré par la France", a-t-il ajouté. Il a, par ailleurs, dénoncé la politique suivie par le président de la République, qui "pendant sa campagne annonçait qu'il pratiquerait une diplomatie morale", or "nous voilà les premiers et seuls à féliciter Poutine pour ses "élections", nous voilà disant ouvertement à la Chine qu'elle pouvait disposer de Taiwan et que nous ne nous inquiéterons plus du Tibet, nous voilà alignés sur la puissance américaine, et les amis de Kadhafi", a-t-il dénoncé. Pour François Bayrou "tout cela demande dans l'opinion française une mobilisation d'indignation", dénonçant "la diplomatie business" menée en fonction "du carnet de chèques" des interlocuteurs. "J'appelle les démocrates et les républicains à dire, s'il le faut ensemble, leur réprobation et leur indignation", a-t-il déclaré.

D'accord avec François Bayrou : l'omniprésident en fait trop, et je trouve que cela commence à faire beaucoup. On peut, je pense conjuguer une certaine morale avec les affaires, les chefs d'entreprise n'étant pas comptables des opinions émises par les chefs d'état (tout du moins, jusqu'à un certain degré). Mais là, j'ai tout de même le sentiment que Sarkozy sacrifie tout à de gros contrats.

La vérité, c'est qu'il est bien plus efficace commercialement, d'avoir des entreprises compétitives et des produits de qualité, que de s'asseoir sur le droit pour vendre. Une fois encore, de la poudre aux yeux. 

Si Nicolas Sarkozy veut vraiment relever le commerce de la France, qu'il pratique une politique favorable à l'innovation et à la croissance. Malheureusement, il fait actuellement tout l'inverse. 

mardi, 04 décembre 2007

Algérie : exigeons des excuses !

La manière dont le pouvoir algérien traite Nicolas Sarkozy, président de la France, est tout bonnement inadmissible. On ne peut accepter qu'un ministre se fasse le relais de l'anti-sémitisme, sans même qu'il soit sérieusement remis en cause par le chef de l'état algérien.

En France, un tel comportement d'un ministre lui aurait valu une obligation immédiate de démission. Cela va bien à l'Algérie d'exiger la repentance de la France : il faut commencer par balayer devant sa porte avant de faire des leçons à son prochain.

On a d'ailleurs bien compris que l'utilisation de ce moment douleureux de l'histoire commune des deux pays permet d'occulter savamment, au sein de l'opinion, la situation réelle du pays, la crise du logement, la gangrène de la corruption, le gaspillage des ressources pétrolières et la mise sous étouffoir tant de la presse que de l'opposition.

Bref, un bilan bien peu fameux. La seule chose dont peut se targuer Bouteflika, c'est la réconciliation nationale, mais...en dehors de cela, c'est le néant intégral.