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Al Qaeda

  • Le Hamas a trouvé plus islamiste que lui...

    Atroce, la mort de ce "pacifiste" italien tué à Gaza. Le groupe salafiste qui l'a capturé l'a fait étrangler. Évidemment, cela n'arrange pas les affaires du Hamas, d'autant que le groupe, proche d'Al-Qaeda, qui a commis cette barbarie, a été longtemps compagnon de route du Hamas avant de s'en détacher parce qu'il le jugeait trop faible et mou.

    Il y a un autre aspect : le Hamas est financé par l'Iran, c'est à dire des concurrents directs des Salafistes pour porter le grand soir islamiste. 

    Al Qaeda poursuit à l'inverses des buts qui lui sont propres, mais qui s'inspirent surtout du radicalisme sunnite. Les mouvements qui s'en réclament considèrent toutes les branches de l'Islam qui dévient de la Sunna comme hérétiques.

    Pas étonnant, dans ces conditions, en dépit de la course au communiqué le plus provocant, qu'ils soient en confrontation. Ils chassent sur les mêmes terres.

    A la décharge du Hamas, toutefois, il faut reconnaître que ce mouvement palestinien n'a jamais cherché à exporter le conflit israélo-palestinien en dehors du territoire qu'il contrôle et de celui d'Israël.

    On peut discuter avec le Hamas, même si c'est très difficile. C'est impossible ou presqu'avec Al Qaeda.

  • Ce qu'Al Qaeda cherche à détruire au Niger

    Michel Germaneau appartenait à une association humanitaire : Enmilal. L'objet principal de cette association est la scolarisation des enfants, et, autant que faire se peut, des petites filles.enmilal.jpg

    Il me semble que la photo est éloquente.

    J'espère qu'elle pourra inspirer d'éventuels soutiens et/ou admirateurs en herbe de cette mouvance qui résideraient en France.

    L'école comporte cinq pièces, deux douches et des toilettes ainsi que deux grandes salles (une pour la classe, une pour le dortoir), une pièce pour l'instituteur, une pour la cuisine et une pour le stockage des denrées alimentaires. Elle est équipée d'un tableau, de matériel de cuisine, de mobilier de dortoir et de bureaux bancs réalisés par le centre d'handicapés d'Agadez (malheureusement détruit par des inondations en août 2009).

    Enmilal a un projet global pour le village où elle intervient. Outre la réparation du dispensaire endommagé par des intempéries, elle projette à court-terme de mettre en place du micro-crédit pour les familles les plus pauvres (achat d'animaux puis remboursement par les premières naissances), de construire un nouveau puits et de développer un jardin potager pour l'école.

    A moyen terme, elle voudrait doter le village de panneaux solaires suffisants pour alimenter un réfrigérateur capable de conserver des médicaments puis construire un local qui servirait de banque céréalière pour organiser la production.

    Un vrai projet de développement économique en terre touarègue en somme. Vogue haleine qui vient de réaliser un billet remarquable sur une petite histoire du terrorisme voudrait se garder de tout jugement moral en s'attachant à ne considérer que le résultat final des actions terroristes au regard de celui d'une guerre conventionnelle. Depuis l'Éthique d'Aristote, on intègre désormais un paramètre d'intentionnalité pour juger du caractère criminel ou non de telle ou telle action. La guerre fait plus de morts, plus de destructions, sans aucun doute, mais, en dehors des guerres terroristes, elle ne vise pas spécifiquement des écoles ou des hôpitaux. Le terrorisme est une marque distinctive qui s'applique à un ensemble d'actions. Ce n'est pas une guerre en tant que telle, mais une catégorie logique,  de type caractéristique, qui peut, le cas échéant, qualifier une guerre. La comparaison entre la guerre et le terrorisme revient donc, in fine, à comparer grammaticalement un nom et un adjectif, ce qui n'est pas cohérent.

  • Équipe et projets d'Obama

    Elle me plaît de plus en plus, l'équipe de Barrack Obama ! J'ai appris avec grand plaisir que selon toutes probabilités Hillary Cliton devrait être nommé Secrétaire d'État de l'adminsitration démocrate. Voilà qui est de bon augure.

    On le sait, Hillary Clinton a beaucoup oeuvré pour les droits des femmes et ceux des enfants. Elle travaille notamment autour d'un concept que je trouve très intéressant : le CHIP (Children’s Health Insurance Program). A défaut, de pouvoir fournir une couverture-santé à toute la société américaine, Hilary Clinton propose de garantir au minimum celle de tous les enfants américains. Quand on regarde les prix, c'est en effet plus que raisonnable, et gratuit pour les familles les plus modestes. Il ne s'agit pas d'un système de sécurité sociale, mais d'un accord entre États et une ou des compagnie(s) privée(s). Je n'ai pas eu le temps de tout regarder en détail, mais je présume que les États se portent garants auprès de la compagnie pour les familles les plus pauvres. Pas comme système, tout du moins, pour l'Amérique.

    Hilary Cliton, rappelons-le, était aussi consensuelle au sein du Parti Démocrate qu'Obama. Et puis j'ajoute que son courant est très proche du nôtre puisqu'il adhère, tout comme le MoDem, à l'Alliance Mondiale des Démocrates.

    Je suis également très intéressé par les projets d'Obama en politique internationale : le probable retrait d'Irak, ses origines kényanes et la religion de son père (musulman) vont certainement couper l'herbe sous les pieds à Al Qaeda. S'il agit avec prudence et sagesse, Obama pourrait parvenir à retourner l'opinion arabe et musulmane, actuellement très défiante vis à vis de l'Amérique.

     

  • Le "droit de poursuite" américain va dégénérer...

    Profond soupir : j'espère vraiment que la politique internationale des Américains va changer de face avec le successeur de Bush, et j'avoue que j'ai nettement plus confiance en Obama qu'en Mac Cain pour cela.

    On se demande parfois si les Américains réfléchissent : ils viennent de réaliser un raid militaire à la frontière syrienne, apparemment pour liquider un "passeur" d'Al Qaeda.

    Supposer que les Syriens soutiennent Al Qaeda est idiot : les Syriens sont alliés des Iraniens, pour la bonne raison que le pouvoir syrien est avant tout alaouite, et qu'à ma connaissance, les alaouites sont une branche du chiisme. Or, Al Qaeda déteste les Chiites et les considèrent comme des apostats qu'il ne faut pas hésiter à éliminer. Ils n'ont donc aucun sentiment de fraternité pour les Alaouites, et, partant de là, pour le pouvoir syrien. C'est de la géostratégie la plus élémentaire. Ceci ne signifie pas que les Syriens ne jouent pas un jeu en Irak, mais certainement pas celui d'Al Qaeda clairement enraciné dans la tradition sunnite.

    Si j'étais Américain et dans les cercles du pouvoir, je commencerai à réfléchir à une évolution de ma diplomatie envers l'Iran et la Syrie. Même si les intérêts américains ne sont pas les mêmes évidemment que les intérêts chiites en général, et que les Saoudiens verraient certainement d'un très sale oeil un retournement de tendance envers l'Iran et la Syrie, un accord de non-agression est au minimum nécessaire avec Syriens et Iraniens pour espérer un minimum de bonne volonté de leur part dans le jeu proche-oriental.

    Autant dire que ce n'est pas en balançant un missile sur les populations civiles syriennes, même par erreur, que cela en prendra le chemin...

    Pour ceux qui veulent se faire une idée de l'Alaouisme, ce lien sur Wikipedia.

  • Al Qaeda peut-il prendre le contrôle du Pakistan ?

    Les nouvelles ne me paraissent pas rassurantes au Pakistan : ce pays a longtemps joué avec le feu en encourageant en sous-main les Talibans en Afghanistan, persuadé que l'Amérique finirait par lâcher prise un jour là-bas. Seulement voilà, prisonnier de leur double-jeu, dans les zones tribales pachtounes, de nouveaux chefs sont apparus, cette fois liés directement à Al Qaeda et aux Talibans. Ces nouveaux chefs sont à la tête de groupes que l'ISI, les services secrets pakistanais, ne contrôlent plus. Ce sont eux qui ont mandaté l'assassinat de Benazir Bhutto. C'est eux contre lesquels se battent désormais les troupes pakistanaises. Ils ont probablement commandité l'attentat terroriste du Marriott hôtel à Islamabad. Si jamais ils devaient progresser au point de devenir la force majoritaire au Pakistan, l'inéluctable question du contrôle de l'armement nucléaire se poserait. On ne peut laisser à des fous aussi sanguinaires que dangereux le doit sur la détente de l'arme nucléaire. Dans un tel cas de figure, il n'y aurait plus d'autres solutions qu'une intervention militaire massive de la communauté internationale, quel qu'en soit le coût.

    Les deux tenants de l'alternative, vis-à-vis des Talibans est claire, et c'est Arnaud Hoyois (Quindi) qui l'a exposé dans une réponse à Edwy Plenel, sur MediaPart :

    C'est aussi le cas de votre différenciation des forces à vocation stabilisatrice de celles à vocation offensive (au sein de l'ISAF et non d'"Enduring Freedom"). L'une n'est pas possible sans l'autre, les talibans ne resteront pas cloitrés sur une partie du territoire s'ils ne sont pas contrés militairement (avec les pertes que cela représente). Ou alors, nous parlons d'un règlement institutionnel nouveau, d'un mandat de stabilisation nouveau, intégrant les talibans dans un cadre plus large, il faut le préciser, et pas éviter cette question pourtant essentielle pour l'avenir de l'Afghanistan. Des négociations ont d'ailleurs lieu avec les Talibans (et non Al Qaïda) sur le terrain avec les services de renseignement européens, les responsables de la PESD et l'ONU.

    Dans la suite de l'article, il détaille toutes les conséquences très lourdes qu'entraînerait le fait de laisser la main à des éléments incontrôlés et incontrôlables en Afghanistan. Et il y cite notamment la déstabilisation du Pakistan. Cet article a été écrit le 09 septembre 2008, et les faits semblent bien lui avoir donné raison...

  • Le petit chaperon bosniaque et le grand méchant loup serbe

    Il était une fois un petit chaperon bosniaque toujours vêtu de rouge qui vivait dans un riant petit village du nom de Srebrenica. La contrée n'était toutefois pas si paisible en raison de la présence d'une vilaine créature, un grand méchant loup, aussi noir que Serbe, qui rôdait dans les bois avoisinants.

    Toutefois, de gentils chasseurs angles, germains, gaulois et même du grand continent au-delà des mers occidentales, étaient déterminés à traquer le vilain grand méchant serbe loup, et comme ils trouvaient que les fusils ne suffisaient pas, ils avaient ramené quelques canons.

    Le petit chaperon bosniaque et grand-mère Qaeda, son aïeule, qui détestaient le grand méchant loup serbe, avaient un mot de passe quand elles désiraient se retrouver, afin de se retrouver : «tire avec la gâchette et Sebrenica cherra».

    Le gentil petit chaperon bosniaque et la débonnaire grand-mère Qaeda avaient trouvé un procédé pour déloger le grand méchant loup serbe de ses bois : elles hurlaient «au loup !» à tout bout de champ pour pousser les chasseurs, angles, saxons, germains et gaulois à partir en battue.

    Le grand méchant loup serbe qui l'avait mauvaise de se faire tirer tout le temps dessus finit un jour par s'énerver. Il profita de ce que le gentil chaperon bosniaque portait une galette à sa Mère-Grand (dans laquelle elle avait planqué des explosifs, des grenades, du TNT, et cetera) pour suivre la bonne petite fille soucieuse de la santé de son aïeule, et, profitant de l'absence de Grand-Mère Qaeda, il prit la place de cette dernière dans son grand lit et contrefit la voix de la vieille.

    Le gentil petit chaperon bosniaque, tout content de livrer sa galette de TNT, ne prit garde que la voix de Grand-Mère Qaeda avait changé, et se fit dévorer toute crue. Toutefois, elle avait eu le temps de hurler une dernière fois "Au loup !" . Les gentils chasseurs angles, saxons, germains, gaulois et du Grand Continent rappliquèrent donc ventre à terre et capturèrent le Grand méchant loup. Ils le dépecèrent, ce qui permit au gentil chaperon bosniaque et à la débonnaire Grand-Mère Qaeda (que le loup avait bâffrée au passage) de sortir saines et sauves comme si de rien n'était.

    Grand-Mère Qaeda, particulièrement reconnaissante envers les chasseurs du Grand Continent, les remercia en les aidant à détruire deux horribles tours qui défiguraient vilainement le paysage de leur bonne cité de Manna-Hatta, une magnifique ville aux nombreuses collines sur un beau fleuve. Le petit chaperon bosniaque apporta modestement sa contribution à ce grand oeuvre en offrant à la débonnaire Grand-Mère Qaeda une belle galette afin de lui donner du courage dans une tâche d'une telle ampleur.

    Est-ce qu'elle n'est pas belle la morale ? Il faudra aussi que je vous parle des trois petits cochons kosovars et  du grand méchant loup serbe (encore !). Comme j'aime bien les contes, j'en ai quelques autres en réserve, de ce tonneau.

    Je dédie cette gentille petite fable à l'OTAN, au TPYI et plus généralement aux Européens.

    Je remercie Catherine Mouradian pour m'avoir offert ces deux livres fort instructifs dont je me suis largement inspiré :

    comment le Jihad est arrivé en Europe et le dossier caché du génocide de Srebrenica.

     

     

  • Benazir Bhutto, l'icône brisée

    J'ai déjà eu l'occasion d'écrire ce que je pensais de Benazir Bhutto et de prendre notamment le parti de Fatima, sa nièce. Benazir Bhutto est une icône brisée parce qu'elle représentait des espoirs pour nombre de Pakistanais laïques et pour les pays occidentaux, face à l'extrémisme. Il est bien évident que son assassinat profite à Al Qaeda. Mais Elle est aussi une icône brisée parce qu'elle a donné par le passé l'image la plus détestable de la démocratie. Parce que par son attitude, elle a associé démocratie et corruption, parce que face aux intégristes, au moment où elle aurait pu agir, elle a joué avec le feu, notamment en reconnaissant le régime intégriste des Talibans et en ne luttant pas contre le pouvoir maléfique des madrasas pakistanaises. Et enfin, parce que comme le rapporte Fatima, sa nièce, elle a au moins laissé assassiner son frère qui s'opposait à sa politique.

    Peut-être avait-elle changé. Peut-être. Mais, quelque part, l'attentant ignoble qui l'a emporté, lui est aussi revenu comme un boomerang.

    Il y a une porosité incroyable entre l'ISI (services secrets pakistanais)  et les éléments extrémistes de toute sorte à commencer par les soutiens d'Al Qaeda. On ne sait pas encore qui a commandité l'attentat. On se doute, évidemment, que les fanatiques ne se voulaient pas voir privés du leadership de l'opposition, ce que Benazir était en partie capable de faire. Mais les rouages du pouvoir sont tellement tordus, au Pakistan, qu'allez savoir si ce ne sont pas des intégristes qui n'ont pas été manipulés par des éléments plus ou moins controlés au sein du pouvoir.

    Certains s'imaginent que Fatima, la nièce de Benazir, pourrait être un nouvel espoir. Mais elle courrait un danger terrible si elle se rendait au Pakistan, et, de toutes façons, je ne crois pas qu'elle ait la moindre envie d'honorer la mémoire de sa tante. 

    Quand certains disent que la démocratie a été assassinée avec sa disparition, je les invite à rectifier leur discours : la démocratie est morte depuis belle lurette, au Pakistan. Ce qui risque de basculer, avec la mort de Benazir Bhutto, c'est la stabilité du pays. 

  • François Bayrou et le Lion du Panshir

    Il y a très exactement 6 ans, jour pour jour, le commandant Massoud mourait. Qui se souvient qu'il était venu, durant l'été 2001, en France, pour mettre en garde le monde politique français contre le risque d'une prise de pouvoir définitive par les Talibans et d'une recrudescence à venir d'attentats en Occident ?

    Pas grand monde, et pour cause : seuls François Bayrou (il déjeuna avec lui à Strasbourg le 05 avril 2001) et le Général Morillon, élus UDF, le reçurent. Socialistes et Populaires de l'époque (tous les représentants des partis qui allaient un jour fonder l'UMP)  l'ignorèrent totalement. 

    Françoise Causse, proche de Christophe de Ponfilly, journaliste et ami de Massoud écrira :

    « Il fallait se battre, en France, à cette époque, pour diffuser des informations sur la résistance afghane quand le Quai d’Orsay, lui, faisait du lobbying sur la scène internationale et des pressions auprès des médias pour obtenir la reconnaissance officielle du régime obscurantiste de Kaboul.

    Il était de bon ton alors, de ridiculiser les journalistes qui faisaient honnêtement leur boulot (voire quelques politiques, tels le général Morillon, Nicole Fontaine et Brice Lalonde), en les faisant passer pour des militants romantiques, béats et naïfs, et Christophe sera en première ligne.»

    Moi, de loin, derrière mes journaux, calé dans mon fauteuil de Français, je l'aimais bien Massoud, et je suivais les péripéties de son héroïque résistance depuis le début des années 90, m'étonnant de ce qu'aucun pays en Occident n'eût l'idée d'aller lui porter assistance.

    L'Islam que Massoud vivait et proposait, c'était celui qu'il définissait ainsi : Un islam qui reflète l'aspiration du peuple, un islam qui peut vivre avec tous les pays autour de nous ainsi qu'avec les occidentaux

     Quel gâchis, quel aveuglement de notre part ! Qu'ils étaient loin ces jours d'été 2001 tous ceux qui se plaisent à parader pour les grandes causes.

    François Bayrou fut l'un des premiers à apprendre la mort de Massoud :

    « Moi je pense que la vérité officielle est la vérité vraie. Si vous voulez je... j'aimais beaucoup Massoud que j'ai rencontré avec qui j'ai discuté. C'est Massoud qui m'a appris l'existence de Al Qaïda. Que je connaissais pas. Et de son chef que je ne connaissais pas. Et qui m'a expliqué ce que c'était que cette organisation et que cet homme. C'est Massoud qui me l'a appris. Je n'avais jamais entendu le mot de Al Qaïda avant que Massoud me le raconte. Et le jour où on a assassiné Massoud, je vous rappelle que c'est le 9 septembre, je crois le 9 ou le 8, enfin deux jours avant le 11 septembre, j'ai... je me souviens très bien de l'endroit où la nouvelle m'a atteint. D'ailleurs les amis qui m'ont appelé m'ont dit " il est mort mais on le dira pas avant vingt-quatre heures ... c'est fini ". J'ai fait un communiqué  dans lequel j'ai écrit  c'est la guerre mondiale qui... commence. Puis je me suis... après je l'ai relu en arrivant  à Bruxelles  où j'allais de Par... de Bruxelles à Paris, enfin c'était dans un sens ou dans l'autre, c'était dans le Thalis...  je l'ai relu et je me suis dit non tu peux pas écrire ça donc je l'ai pas envoyé. Et deux jours après c'était le 11 septembre. »