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mardi, 01 janvier 2008

Statistiques de fréquentation pendant l'année 2007

statistiques de fréquentation pour le mois de décembre et pour l'année 2007 en général.

2007 Visites Visiteurs Visites par jour  (Moyen / Max)
Janvier 2847
1523
91  / 281
Février 2040
802
72  / 116
Mars 2356
831
76 /119
Avril 2249
617
74 /101
Mai 10893
7810
351 /1198
Juin 3920
1455
130 /214
Juillet 2950
1409
95 /252
Août 4482
2405
144 /294
Septembre 5456
2804
181 /395
Octobre 6543
4020
211 /675
Novembre
7378
4239
245 /397
Décembre
9908
5740
319 /574

A peu près 60 000 visites, au total mais 33 500 visiteurs uniques, sans compter le taux de re-visite.

Voici donc mes statistiques de l'année. Depuis le 11 décembre 2007, j'ai  installé un compteur autonome très performant, et bien plus précis. Difficile de projeter 20 jours sur une année, mais à ce qu'il semble, entre 25 et 30% des visiteurs viennent de Paris intra-muros. En 20 jours, j'ai des lecteurs venus de 967 villes différentes qu se sont connec(és sur mon blog. 62 pays différents ont également visité mon blog. La France, sur ces 20 jours, toujours, totalise 87% des lectures. Pour affiner ces données, il faudra évidemment du temps.

Le billet le plus lu est un ancien billet, celui qui concerne Fatima Bhutto, qui date de novembre 2007, à une date où l'actualité tragique n'avait pas rattrappé cette jeune et jolie poétesse. L'affrontement google-wikipedia, la vision schumpeterienne de la WII, le sort politique de Thierry Benoît et le programme économique dans le domaine financier de Marielle de Sarnez à Paris sont ensuite les billets qui ont intéressé le plus les lecteurs. Notez qu'il faut demeurer prudent, puisqu'un billet qui est publié plus tôt dans le mois augmente sa probabilité de visites supplémentaires.

Les trois ordres de Pascal et Bayrou, les considérations sur le Nouveau Centre ou encore les vues de Nicolas Sarkozy sur Marielle de Sarnez, ont également intéressé les lecteurs. Tout cela demeure très relatif, évidemment, puisque cela concerne de 80 lecteurs au moins à 550 lecteurs au plus pour les billets concernés, avec un très net avantage pour le premier cité.

Ces chiffres font de Démocratie et hérésie économique un blog moyen, avec une assez bonne fréquentation, mais peu de lecteurs réguliers (en comparant le ratio visiteur/visites, on comprend qu'il doit y avoir approximativement une trentaine de lecteurs très réguliers sur ce blog) très loin encore de ténors comme Farid Taha, Quitterie Delmas, Ma vie en Narcisse ou encore Ginisty pour citer quelques blogs oranges parmi les plus fameux de la blogopshère MoDem.

 J'en profite pour souligner le peu fiabilité des classements des annuaires de blogs : plus j'ai progressé en lecteurs, plus j'ai reculé chez Technorati, ce qui est ridicule : dans le temps où je passais de 2500 visiteurs uniques à 5500, j'ai reculé en page rank de 4500 à 8500. Absurde.

Wikio est un peu mieux, mais à peine. Je recule petit à petit dans son classement, après avoir réalisé une entrée fracassante, alors que mes visiteurs augmentent. Bref, comme quoi, ce que cela vaut, c'est sans doute assez peu de choses au final. 

Il faudrait que j'écrive à Fatima Bhutto, parce que mon blog arrive en 3ème lien quand on tape son nom dans google en décembre : sans surprise, elle est le mot-clef le plus recherché sur mon blog, Bayrou et le MoDem ne venant qu'assez largement après. Il ne faut pas oublier que les classements des blogs bougent de semaines en semaines, donc il est, là aussi difficile d'établir une règle. Par exemple au mois de mai 2007, j'arrivais en 5ème position pour Mouvement Démocrate, d'où le record de fréquentation.

Bref, dans la fréquentation d'un blog, beaucoup de données sont si incidentes, qu'il est toujours difficile de généraliser. 

vendredi, 28 décembre 2007

Benazir Bhutto, l'icône brisée

J'ai déjà eu l'occasion d'écrire ce que je pensais de Benazir Bhutto et de prendre notamment le parti de Fatima, sa nièce. Benazir Bhutto est une icône brisée parce qu'elle représentait des espoirs pour nombre de Pakistanais laïques et pour les pays occidentaux, face à l'extrémisme. Il est bien évident que son assassinat profite à Al Qaeda. Mais Elle est aussi une icône brisée parce qu'elle a donné par le passé l'image la plus détestable de la démocratie. Parce que par son attitude, elle a associé démocratie et corruption, parce que face aux intégristes, au moment où elle aurait pu agir, elle a joué avec le feu, notamment en reconnaissant le régime intégriste des Talibans et en ne luttant pas contre le pouvoir maléfique des madrasas pakistanaises. Et enfin, parce que comme le rapporte Fatima, sa nièce, elle a au moins laissé assassiner son frère qui s'opposait à sa politique.

Peut-être avait-elle changé. Peut-être. Mais, quelque part, l'attentant ignoble qui l'a emporté, lui est aussi revenu comme un boomerang.

Il y a une porosité incroyable entre l'ISI (services secrets pakistanais)  et les éléments extrémistes de toute sorte à commencer par les soutiens d'Al Qaeda. On ne sait pas encore qui a commandité l'attentat. On se doute, évidemment, que les fanatiques ne se voulaient pas voir privés du leadership de l'opposition, ce que Benazir était en partie capable de faire. Mais les rouages du pouvoir sont tellement tordus, au Pakistan, qu'allez savoir si ce ne sont pas des intégristes qui n'ont pas été manipulés par des éléments plus ou moins controlés au sein du pouvoir.

Certains s'imaginent que Fatima, la nièce de Benazir, pourrait être un nouvel espoir. Mais elle courrait un danger terrible si elle se rendait au Pakistan, et, de toutes façons, je ne crois pas qu'elle ait la moindre envie d'honorer la mémoire de sa tante. 

Quand certains disent que la démocratie a été assassinée avec sa disparition, je les invite à rectifier leur discours : la démocratie est morte depuis belle lurette, au Pakistan. Ce qui risque de basculer, avec la mort de Benazir Bhutto, c'est la stabilité du pays. 

jeudi, 15 novembre 2007

Soutenir Bhutto, oui, mais Fatima, pas Benazir !

Gare au miroir aux Alouettes ! Au Pakistan, Benazir Bhutto, l'ancienn premier ministre et opposante de longue date à Perez Musharraf tente de profiter de la situation pour  passer pour une grande démocrate. C'est oublier un peu vite qu'elle négociait un partage du pouvoir avec Musharraf il y a encore moins d'un mois.

S'il y a une véritable démocrate, dans la famille Bhutto, ce n'est nullement Benazir, mais la délicieuse et charmante poétesse  Fatima Bhutto, sa nièce.

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Or, cette dernière, dans un article retentissant du Los Angeles Times met en garde contre sa tante. Elle rappelle qu'elle a été désavouée pour corruption à deux reprises, qu'elle est sous le coup de procès dans plusieurs pays, que son mari avait été surnommé "Monsieur 10%" en raison de sa propension à demander une commission sur tout contrat nécessitant son accord.

De plus, un des tenants de l'accord secret entre Benazir et Perez, c'était l'abandon des poursuites contre cette dernière en passant naurellement dans le dos de la justice.

Il ne faut aussi pas oublier que le Pakistan a été l'un des trois seuls pays à reconnaître le régime moyannâgeux et brutal des Talibans, et que cela s'est fait sous le ministère de Benazir ! 

Enfin, Fatima évoque les circonstances aussi tragiques que brutales et douteuses dans lesquelles son père, le petit-frère de Benazir, a été assassiné alors que sa soeur était au  pouvoir. 

Mais pour en avoir le coeur net, il suffit de se référer à ce qu'écrit Fatima dans le Los Angeles Times :

My father was a member of Parliament and a vocal critic of his sister's politics. He was killed outside our home in 1996 in a carefully planned police assassination while she was prime minister. There were 70 to 100 policemen at the scene, all the streetlights had been shut off and the roads were cordoned off. Six men were killed with my father. They were shot at point-blank range, suffered multiple bullet wounds and were left to bleed on the streets.

Voilà qui est éloquent : la police a planifié le coup, tous les réverbères avaient été éteints, six hommes ont été abattus avec lui et on leur a tiré à bout portant dessus. Dans ce même article, Fatima ajoute que les juges avaient alors conclu que cette exécution n'avait pu avoir lieu sans que les plus hauts sommets politiques soient au courant...

Fatima conclut seulement ainsi :

By supporting Ms. Bhutto, who talks of democracy while asking to be brought to power by a military dictator, the only thing that will be accomplished is the death of the nascent secular democratic movement in my country. Democratization will forever be de-legitimized, and our progress in enacting true reforms will be quashed. 

En soutenant Mme Bhutto, qui parle de démocratie pendant qu'elle demande à un dictateur militaire le pouvoir, la seule chose que l'on aura obtenu sera la mort du mouvement démocratique naissant dnas mon pays. La démocratisation sera à jamais déligitimée, et nos progrès pour mettre en action de vraies réformes seront anéantis.