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lundi, 26 novembre 2007

Les centristes en tête en Roumanie !

Voilà qui est une consolation pour nous autres démocrates de nos vicissitudes actuelles :  le parti d'opposition centriste l'emporte en Roumanie, devant les socialistes et devant les libéraux !

Le Parti démocrate du président Traian Basescu (opposition parlementaire centriste) est arrivé en tête dimanche lors des élections au parlement européen qui avaient lieu en Roumanie, selon les premiers résultats communiqués lundi matin.

Le Parti démocrate a obtenu 29,2% des suffrages, suivi par le PSD (Parti social-démocrate), à 21,7%, et les Libéraux du Premier ministre Calin Tariceanu sont à la traîne avec 13,2% des voix.


Ces premiers résultats portent sur les trois quarts des bureaux de vote. Les Roumains devaient élire 35 députés, et ce scrutin a pris valeur de test pour les grandes formations politiques à l'approche des élections législatives prévues fin 2008.

 Comme quoi ce n'est pas impossible, et il y a de l'espoir pour nous autres démocrates français !

 

Chine : pas de jeux olympiques sans démocratie !

Reporters sans frontières demande aux Comités nationaux olympiques, au CIO, aux athlètes, à tous les amoureux du sport et aux défenseurs des droits de l’homme d’exprimer publiquement leur inquiétude face aux innombrables violations de toutes les libertés fondamentales en Chine populaire.

Après la désignation de Pékin en 2001, Harry Wu, dissident chinois qui a passé dix-neuf ans dans les prisons de son pays, a déclaré qu’il regrettait profondément que la Chine n’ait "pas l’honneur et la récompense d’accueillir les Jeux olympiques en pays démocratique".

"Politiquement, une grave erreur ; humainement, une bassesse ; juridiquement, un crime." Le cri d’indignation lancé par le dissident russe Vladimir Boukovski contre la tenue des JO à Moscou en 1980, reste d’actualité en 2008.

3e673a3eef85d7ed8f58a713e9fa27b3.jpgéchantillon des instruments de torture utilisés en Chine, en particulier contre les bonzes du Tibet.

Voilà qui devrait faire réfléchir les zélateurs de la participation aux JO.  

jeudi, 15 novembre 2007

Soutenir Bhutto, oui, mais Fatima, pas Benazir !

Gare au miroir aux Alouettes ! Au Pakistan, Benazir Bhutto, l'ancienn premier ministre et opposante de longue date à Perez Musharraf tente de profiter de la situation pour  passer pour une grande démocrate. C'est oublier un peu vite qu'elle négociait un partage du pouvoir avec Musharraf il y a encore moins d'un mois.

S'il y a une véritable démocrate, dans la famille Bhutto, ce n'est nullement Benazir, mais la délicieuse et charmante poétesse  Fatima Bhutto, sa nièce.

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Or, cette dernière, dans un article retentissant du Los Angeles Times met en garde contre sa tante. Elle rappelle qu'elle a été désavouée pour corruption à deux reprises, qu'elle est sous le coup de procès dans plusieurs pays, que son mari avait été surnommé "Monsieur 10%" en raison de sa propension à demander une commission sur tout contrat nécessitant son accord.

De plus, un des tenants de l'accord secret entre Benazir et Perez, c'était l'abandon des poursuites contre cette dernière en passant naurellement dans le dos de la justice.

Il ne faut aussi pas oublier que le Pakistan a été l'un des trois seuls pays à reconnaître le régime moyannâgeux et brutal des Talibans, et que cela s'est fait sous le ministère de Benazir ! 

Enfin, Fatima évoque les circonstances aussi tragiques que brutales et douteuses dans lesquelles son père, le petit-frère de Benazir, a été assassiné alors que sa soeur était au  pouvoir. 

Mais pour en avoir le coeur net, il suffit de se référer à ce qu'écrit Fatima dans le Los Angeles Times :

My father was a member of Parliament and a vocal critic of his sister's politics. He was killed outside our home in 1996 in a carefully planned police assassination while she was prime minister. There were 70 to 100 policemen at the scene, all the streetlights had been shut off and the roads were cordoned off. Six men were killed with my father. They were shot at point-blank range, suffered multiple bullet wounds and were left to bleed on the streets.

Voilà qui est éloquent : la police a planifié le coup, tous les réverbères avaient été éteints, six hommes ont été abattus avec lui et on leur a tiré à bout portant dessus. Dans ce même article, Fatima ajoute que les juges avaient alors conclu que cette exécution n'avait pu avoir lieu sans que les plus hauts sommets politiques soient au courant...

Fatima conclut seulement ainsi :

By supporting Ms. Bhutto, who talks of democracy while asking to be brought to power by a military dictator, the only thing that will be accomplished is the death of the nascent secular democratic movement in my country. Democratization will forever be de-legitimized, and our progress in enacting true reforms will be quashed. 

En soutenant Mme Bhutto, qui parle de démocratie pendant qu'elle demande à un dictateur militaire le pouvoir, la seule chose que l'on aura obtenu sera la mort du mouvement démocratique naissant dnas mon pays. La démocratisation sera à jamais déligitimée, et nos progrès pour mettre en action de vraies réformes seront anéantis.

 

lundi, 29 octobre 2007

Zoé ou l'Arche des amateurs de l'humanitaire

Je trouve que les choses vont un peu vite à mon goût à propos de la fameuse Arche de Zoé. J'ai surtout l'impression que l'on a affaire dans ces circonstances à des amateurs certes têtus et bornés, mais de bonne foi.

Dans ces conditions, la brutalité et la précipitation de la diplomatie française sont effarantes ! Rama Yade a été particulièrement mal inspirée dans cette histoire. Mais il faut ajouter que son chef, Nicolas Sarkozy a été encore pire, faisant preuve d'intempérance, et peut-être, en parallèle, de cynisme.

Rama Yade a tout de même a peu près compris ce qu'il s'était passé, si on examine de près ses déclarations :

«l'action humanitaire nécessite un minimum de sérieux et de retenue. Il ne faut pas se lancer dans des opérations comme ça, même avec les meilleures intentions du monde.»

Car le véritable enjeu, et cela n'échappe pas au Figaro, d'ailleurs, c'est bien le conflit du Darfour et la présence occidentale à la frontière du Tchad et du Soudan. Idriss Deby est très loin d'être un démocrate, et ses cris d'orfraie masquent à peine ses calculs politiques, dans cette histoire. Quant à la France, on vérifie finalement que sa diplomatie ne change pas de ligne. Faut-il rappeler qu'en 2004, les rebelles avaient été à deux doigts de renverser le régime et que Débry ne s'était maintenu que grâce à l'intervention des forces françaises ? C'est pourtant cette année-là qu'il a fait voter une modification constitutionnelle pour pouvoir se présenter une troisième fois aux présidentielles...

Certes, Débry vaut mieux que le sinistre Hissène Habré, son prédécesseur, mais il est très loin d'avoir rempli les promesses démocratiques qu'il laissait entrevoir au temps où il était encore un opposant.

Il n'y a qu'à lire par exemple le rapport de l'ambassade des Etats-Unis au Tchad pour l'année 2007...Deby si sensible pour les enfants de l'Arche de Zoé n'a aps fait grand chose pour les enfants dont il est question dans le rapport... 

Bref, tout cela pour dire que nos aventuriers de l'Arche de Zoé sont certainement des imbéciles téméraires et bornés, mais pas forcément des sales types comme la presse et la diplomatie tendent à le laisser croire.

Par ailleurs, les conditions de vie dans cette région du Tchad et au Soudan sont effectivement très difficiles pour ne pas dire effroyables. 

lundi, 22 octobre 2007

Une claque pour les Kaczynski !

S'il y a une nouvelle qui m'a fait plaisir, c'est celle-là. La droite populiste s'est ramassée sévèrement en Pologne, tandis que l'emportait plus que largement la Plate-forme civique (PO), c'est à dire les libéraux de centre-droit. Les extrémistes se prennent eux, une raclée (Ligue des Familles polonaises et populistes anti-libéraux) , c'est à dire à eux deux, moins de 3% des voix.

Les libéraux frôlent la majorité absolue à la Diète et remportent plus des deux tiers des sièges au sénat.Pas de difficultés pour  former un gouvernement dans ces conditions.

Il faut dire que tous les anciens de Solidarnosc, à commencer par Walesa et Geremek, avaient pris position contre les deux frères maléfiques. Les jumeaux Kaczynski, de mon point de vue, ce n'est pas Abel et Caïn, c'est Caïn et Caïn... 

Le grand artisan de cette victoire, c'est lui :

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Donald Tusk a appelé les Polonais à la réconciliation après les divisions qu'a connues le pays depuis l'arrivée au pouvoir des frères Kaczynski il y a deux ans.

«C'était une lutte. Nous l'avons remportée. Mais à partir de demain il faut se mettre au boulot.»

Autre bonne nouvelle pour l'Europe, cette déclaration de l'euro député du PO Jacek Saryusz-Wolski :

Ce sera un gouvernement de modernité, de participation très active dans l'Union européenne, a déclaré à l'Agence France-Presse l'eurodéputé PO . Il changera donc la position polonaise sur le traité et va adhérer à la Charte des droits fondamentaux

Chapeau, Donald, et bonne chance ! 

Par ailleurs, l'alliance de centre-gauche le LiD , emmenée par l'ancien président Aleksander Kwasniewski a fait 13% ce qui n'est pas si mal. S'il pouvait y avoir à l'assemblée une alliance centre-gauche et cendtre-droit, cela pourrait être une bonne chose, et cela tempérerait les ardeurs tout de même trop strictement libérales de Donald Tusk.

La Diète compte 460 sièges. Or, le PO en a 205, et le LiD 52...Suivez mon calcul...Ce serait une alliance qui aurait belle allure... 

vendredi, 19 octobre 2007

Marielle de Sarnez salue l'accord des 27

Suite à l'accord trouvé à Lisbonne, par les vingt-sept chefs d'état et de gouvernement de l'Union européenne, Marielle de Sarnez, président de la délégation UDF-Mouvement Démocrate au Parlement européen a estimé que le nouveau traité allait dans le "bon sens" tout en soulignant que l'Europe devait toujours faire face à une "crise d'inspiration" .

Après plusieurs années d’immobilisme et de tâtonnements, l'adoption lors du sommet de Lisbonne du traité dit "simplifié" qui est en réalité d'une grande complexité, constitue certes un pas, mais dans une direction dont on a encore du mal à voir le sens faute de volonté politique. En témoigne l'abandon des symboles européens (hymne, drapeau) qui constituaient pourtant un repère pour les citoyens.

En tenant compte de certaines des avancées démocratiques déjà contenues dans le traité constitutionnel, le nouveau traité va dans le bon sens car il permettra d'améliorer le fonctionnement des institutions.

Pour autant, il ne règlera pas la question plus essentielle de l'avenir de l'Union, car la crise que traverse depuis plusieurs années l'Europe n'est pas simplement une crise de fonctionnement. C'est également une crise d'inspiration.

mardi, 16 octobre 2007

Traité européen simplifié

Le texte du traité européen simplifié est enfin en ligne sur le site du Conseil de l'Union Européenne. Difficile de ne pas éprouver une très grande frustration : ce texte n'a fait l'objet d'aucun débat et ne passe de surcroît pas par voie référendaire.

Le Conseil Européen se réunit quasiment en catimini les jeudi 18 et vendredi 19 octobre 2007 à Lisbonne afin de l'adopter puis de le soumettre alors aux différents parlements. Nicolas Sarkozy escompte le faire adopter par voie parlemantaire. J'avais voté OUI en 2005, mais profondément attaché au suffrage direct sur de tels sujets, j'avoue que je suis tout à fait réfractaire à cette manière de faire. 

Il ne s'agit pas en fait d'un nouveau traité mais de plusieurs amendements. On n'y parle plus de constitution ni de charte des droits fondamentaux ni même de quelque sorte de symbole que ce soit. Fini le Ministère desAffaires étrangères de l'Europe, de même que la fameuse formule controversée de la concurrence libre et non faussée.

Il demeure tout de même la pétition populaire, la possibilité pour l'UE de signer un accord au nom des 27 et l'obligation de consulter les parlements nationaux sur chaque projet législatif avec possibilité d'en retarder l'application s'il empiète sur les prérogatives nationales. 

C'est évidemment mieux que rien, et mieux vaut une impulsion, même faible que la stagnation, mais quelle tristesse, au regard des enjeux d'avoir renoncé à une relance ambitieuse. 

samedi, 06 octobre 2007

Coupe du monde de Rugby : la France en demi-finale

Je suis sympa, je pense aussi à ceux qui s'intéressent au rugby parmi ceux qui passent sur mon blog.

La France est en demi-finale, elle a battu les All Blacks néo-zélandais 20 à18. J'ai encore du mal à y croire, je ne donnais pas 1% de chances aux Français de passer... 

samedi, 29 septembre 2007

Birmanie : il faut négocier.

Il faudra tôt ou tard envisager la politique internationale sous un autre angle en Asie. Les pressions internationales demeurent vaines en Birmanie. Pourquoi ? Parce que la junte locale sait très bien que la Chine ( et même l'Inde !!!) n'attend que le départ des occidentaux pour venir prendre leur place.

Dans nombre de rapports, aujourdhui, le 1er problème, c'est la Chine. Il suffit de considérer l'évolution de la Corée du Nord ces derniers temps pour réaliser à quel point la Chine sait être influente quand elle le veut...

 Il faut de toutes façons aller négocier avec les militaires birmans, ne serait-ce qu'avec l'espoir de pouvoir jouer de dissenssions entre les généraux pour favoriser une aile plus modérée. Que les bonzes, ces moines boudhistes porteur d'une sagesse plusieurs fois millénaire, prennent la tête des revendications, c'est un fait sans précédent.

Mais, pour pouvoir manier le bâton en même temps que la carotte, il sera nécessaire de pouvoir en faire autant avec un éventuel protecteur. On doit certainement pouvoir amener l'Inde à raison, car, après tout, c'est une démocratie et il y a une opinion publique.

Pour la Chine, c'est plus difficile. Non que le gouvernement chinois soit imprévisible, mais plutôt que seules comptent les affaires pour les Chinois, et, ils ne font aucun sentiment.

Il pourrait donc y avoir une dimension commerciale à toutes négociations en ce sens là.

Il ne fait pas l'ombre d'un doute que sans protecteurs, la Birmanie ne ferait pas un pli face à de réelles sanctions économiques

A l'UDF-MoDem, nous n'avons pas beaucoup de pouvoir d'action, mais nous frapperions certainement les esprits si nous proposions à la Ligue Nationale Démocrate d'Aung San Suu Kyi de rejoindre le MoDem de François Bayrou et d'autres mouvements démocrates d'Europe et du Monde dans une grande Alliance Démocrate Internationale. Pour le reste, c'est l'Europe, l'Amérique et les négociateurs de l'ONU qui pourront le plus.

Rafale : l'erreur grossière d'Hervé Morin

On se demande si Hervé Morin a bien considéré les conséquences de ses paroles lorsqu'il a critiqué publiquement la technologie de pointe du rafale.

Ce n'est pas ce que l'on attend d'un Ministre de la Défense, d'autant qu'il s'ajotue aux conséquences économiques de ses propos des retombées stratégiques néfastes.

Hors de question de bêler ici avec les crypto-munichois qui s'époumonnent à expliquer qu'un rafale c'est x écoles ouvertes. Il va de soi que la protection militaire est l'une de fonctions constitutives d'un état.

La France est l'un des derniers pays à disposer d'une industrie d'armement indépendante. Partout ailleurs, c'est l'Amérique et la Russie qui se taillent la part du lion. Or, une telle industrie coûte très cher, et la France n'a pas les moyens de la financer sans exporter, tout en maintenant à côté une force de frappe nucléaire.

Il y a bien sûr de nécessaires économies à réaliser pour équilibrer le budget de l'état, mais, à ce compte-là, je crois que la France aurait intérêt à transférer sa force nucléaire à l'Europe,ou, tout du moins, à un noyau dur européen, et à donner dans la foulée son siège au conseil de sécurité qui n'en aurait alors que plus de force. Il va de soi que ce transfert de responsabilité justifierait un co-financement. A défaut de pouvoir s'appuyer sur un noyai dur d'état, au moins avec les Allemands avec qui nous partageons nombre d'options diplomatiques.

Nous pourrions alors avoir un ministère des affaires étrangères commun et partager la force nucléaire. Voilà qui serait bien mieux pour l'Europe, pour la France et l'Allemagne en donnant plus de force à leur siège commun au Conseil de Sécurité, et plus généralement dans leur diplomatie.

L'industrie d'armement, nous en avons besoin, sauf à accepter d'être complètement dépendant de l'Amérique pour notre défense. Je crois que ce n'est vraiment pas le moment.

En revanche, je pense que Dassault dvrait s'allier avec d'autres constructeurs européens. Il est dommage d'avoir côte à côte le Rafale et l'Eurofighter...

 

Il est vrai que l'exportation d'armes pose un dilemme de conscience dès lors qu'elle se fait vers des états qui brillent bien peu par leurs moeurs démocratiques. Il y a là un cercle vicieux, hélas, dans lequel il est difficile de ne pas rentrer, car l'Amérique, la Russie ou la Chine n'ont aucune sorte de scrupules dans ce domaine.

Or, la France n'a guère le choix : elle doit vendre ou renoncer à son  indépendance pour l'industrie d'armements. En tout cas, Morin comparant le Rafale au F-16 a fait tout l'inverse de ce qu'il faudrait faire. On attendarait une action intelligente et discrète pour trouver d'autres états prêts à aprticiper à un nouveau programme pour un rafale II, par exemple, mais bien loin de là, notre non-ministre de la défense ne songe qu'à assommer l'une de nos dernières ressources.

 

A lire, l'article de Wikipedia très bien documenté. 

16:00 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : rafale, Morin, défense |  Facebook | | |