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  • La malédiction d'Israël

    Je viens de lire un très bon article sur le blog Bondieuseries. Comme cela ne court pas les rues dès qu'il s'agit d'Israël, je ne résiste pas à l'envie d'en conseiller très vivement la lecture.

    Je le compléterais par quelques observations d'ordre géopolitique. Paradoxalement, actuellement, tous les éléments sont en place pour qu'une grande alliance israélo-arabe voie le jour au Proche-Orient. Enfin, presque...

    La plupart des pays arabes de la région voient avec une très grande inquiétude la montée en puissance de l'Iran. Ils savent d'une part que l'Iran va se doter tôt ou tard de la bombe atomique, c'est à peu près inéluctable, et puis surtout, pour la première fois depuis plusieurs siècles, un pays arabe est aux mains d'un pouvoir chiite : l'Irak. Je mets de côté la Syrie, parce que les Alaouites ne sont pas tout à fait des Chiites et parce que là-bas, le consensus en termes de pouvoir repose sur une alliance entre Alaouites et Sunnites.

    Les pouvoirs arabes en place voient d'un d'un très sale oeil cette configuration, et dans le secret des cabinets diplomatiques, on préfère de très loin l'ennemi israélien, qui après tout ne s'intéresse qu'à une toute petite portion de territoire à l'ogre persan aux appétits voraces.

    Parallèlement, en Palestine, il y a un pouvoir modéré : Abbas est prêt à négocier à condition qu'on lui donne quelque chose (et cela, hélas, les Israéliens en sont incapables !). Le Hamas, bien qu'utilisant des procédés terroristes, s'est toujours gardé d'exporter le conflit ailleurs qu'en Palestine et en Israël.

    Il y a des forces politiques qui pourraient accepter de négocier sérieusement en Israël : Kadima, le Meretz, les Travaillistes s'ils se resaississaient. Mais le problème, c'est que le pouvoir est aux mains de la droite dure et de l'extrême-droite.

    Et j'ai remarqué que chaque fois qu'une occasion historique se profilait là-bas, il y avait toujours un changement qui foutait tout en l'air. Il ne suffirait pourtant de pas grand chose pour enclencher un processus. Dégager les colonies (mais il faudrait déjà les arrêter) de Cisjordanie une bonne fois pour toutes, par exemple...

     

  • Stressé, moi ?

    Un article de Démocratix a attiré mon attention : il évoque le stress des blogueurs. Il renvoie en fait à un autre article, paru, lui, chez Rue89. J'y lis aussi bien dans l'un que dans l'autre beaucoup de choses intéressantes, certaines que j'ai rencontrées, d'autres qui m'étonnent. Mourir une souris à la main. Bon. Pourquoi pas, après tout : il faut bien mourir de quelque chose...

    C'est vrai, parfois, que je peux stresser pour quelques uns des motifs évoqués par Démocratix ou par Rue89, mais je pense que ce n'est pas spécifique aux blogs, et d'ailleurs, Démocratix inclut à raison les forums. Je pense que c'est plutôt le propre de la relation humaine. En réalité, un blogueur, jusqu'à un certain point, s'expose publiquement, fût-il dissimulé derrière un pseudonyme, et, à cet égard, est amené à devoir gérer une très grande multiplicité de relations humaines dans toute leur diversité. Tout dépend évidemment de l'influence, des enjeux et de la fréquentation du blog, ainsi que de l'attitude du blogueur face aux commentateurs.

    Le terme de stress recoupe certainement une large amplitude sémantique et avec, toute la palette des émotions de rejet. Est-ce un hasard si le plus fameux des blogueurs français a décidé, il y a un an, de cesser de publier sur son blog. L'ambiguïté, c'est que le blog, c'est à la fois un stress et une addiction. Il a tenu jusqu'à mars 2009, puis il a finalement ouvert un autre blog. Je crois qu'il en avait assez des histoires d'influence, de la concurrence, des jugements de valeur. Il aspirait simplement à discuter tranquillement avec son public, comme un britannique à l'heure du thé, c'est à dire dans la sérénité et en tournant un certain nombre de fois la cuillère dans sa tasse de thé. Sa synthèse, six années après, est d'ailleurs édifiante. Comme je ne veux pas troubler sa tranquilité retrouvée, je ne prononce pas son nom. Resquiescat in pace. Pas de pot, toutefois, wikio a fini par retrouver sa trace et a référencé son nouveau blog...

    Un autre blogueur fameux, contemporain du précédent, a trouvé à son tour la paix de l'âme en demandant son exclusion du classement wikio. Il va mieux maintenant. Tant mieux.

    Certains disparaissent apparemment corps et âmes pour ressusciter quelques mois plus tard. Sous un autre nom. Lassitude ? Fatigue ? Coup de pompe ? Déprime ? Allez savoir.

    Comme je suis respectueux de ceux dont les voix chères se sont tues, comme dirait Verlaine ( qu'est-ce que j'aime ce rêve familier), je ne dirai rien de ceux qui reposent à jamais dans le cimetière des blogs.

    Et moi alors ? Eh oui, puisque le Moi, c'est l'axe de rotation du Blog, ce petit monde autour duquel tout tourne. Comme Harpagon : je contemple mon graphe de visites, faisant retentir chacune d'entre elles comme autant de piécettes sonnantes et trébuchantes. Je surveille anxieusement mon wikio labs backlink, vérifiant à chaque heure l'éventuelle venue d'un nouveau lien. Et le 05 de chaque mois, j'attends le coeur battant le nouveau classement wikio.

    Non, sérieusement, vous le croyez ? En fait, ce qui me stresse, actuellement, c'est que je me suis juré de parvenir à écrire une mise à jour du programme du MoDem avant le Congrès programmatique de l'automne qu'a annoncé Marielle de Sarnez ; et j'ai la trouille parce que c'est un boulot de synthèse et de relecture phénoménal et que je sens bien que je n'y arriverai pas tout seul...

    Cela dit, quand je veux redescendre les pieds sur terre, c'est assez simple : je pense à tous ces pauvres gars et toutes ces pauvres nanas qui perdent tous les jours leur boulot alors qu'ils ont encore les traites de leur maison à payer et plusieurs enfants à élever. Et là, je me dis que je suis vraiment un privilégié de pouvoir stresser pour aussi peu. Et quand d'un regard, j'embrasse le vaste monde, je pense à tous ces enfants en Afrique, que de sinistres ordures transforment en machines à tuer et à torturer. Et d'autres qui sont enlevés et soumis aux facéties salaces de la lie de l'humanité. Et je me figure aussi l'angoisse de ces villageois qui savent qu'ils vont périr dans d'atroces souffrances parce que la haine ordinaire s'est infiltrée dans le coeur de tout un peuple. Je pense aussi à ces malheureuses femmes en Afghanistan et au Pakistan dont l'existence n'est plus qu'un long calvaire, à la merci des sautes d'humeur d'un taré fanatisé. Et là, je me dis à moi-même : ta gueule, pauvre con : si tu veux être anxieux, aie des angoisses pour quelque chose qui en vaille la peine.

     

  • Je conchie la Marseillaise !

    Ça faisait longtemps que j'avais envie de l'écrire. En fait, plus encore que Némo, vous l'aurez deviné, les sentiments que j'éprouve pour cette chanson révolutionnaire, sont peu amènes. Je dirais même que mes réflexions sur le sujet sont assez proches de celles de Roman. Il y a toute une mythologie autour du drapeau et de la Révolution qui ont le don de m'exaspérer. En réalité, il y a une date importante, pendant la Révolution, c'est la nuit du 04 août. C'est là que l'Ancien Régime décide, sous la pression conjuguée des idées qui circulaient depuis le début du siècle et du peuple, d'abolir une large part de ses privilèges.

    Le second point important, c'est la réforme du Droit. Le droit révolutionnaire a véritablement ouvert une nouvelle ère. Seule chose valable de la Révolution que Napoléon s'est empressé d'anhiler.

    Le reste à acouché de monstres, de crimes, de meurtres et d'infâmies. D'ailleurs, sans famine, sans crise économique (la Révolution a connu aussi ses titres faiansés avec les assignats de Law), il n'y aurait pas eu d'émeutes et donc pas de révolution. Le régime se serait doucement mais sûrement libéralisé et la France aurait évité bien des misères.

    D'ailleurs, partout où l'on a brandi par la suite la Révolution pour inspirer une révolte, cela a servi à établir des dictatures ou des semi-dictatures.

    Pour revenir à la Marseillaise, je n'ai aucune sympathie pour un hymne qui veut abreuver de sang la terre. C'était un bon chant de guerre en un temps où la France était menacée par des puissances étrangères, mais c'est un mauvais hymne national.

    Là s'arrête mon inimitié. J'aime mon pays, j'aime mon drapeau, et j'aime ma culture et ma langue. Je serais prêt (volontiers) à laisser tomber mon drapeau pour le bleu étoilé de l'Europe, mais jamais je ne renoncerai à ma culture et à ma langue.

  • Le Musée en Herbe victime de Delanoë

    Ce qui devait arriver arriva...Delanoë a décidé de supprimer brutalement 150 000 euros de subvention au Musée en Herbe à Paris. J'avais déjà évoqué les décisions étranges de Christophe Girard, adjoint à la culture du Maire de Paris et conseiller en communication du groupe LVMH, envers ce sympathique petit établissement culturel.

    En 2007, Delanoë a demandé au Musée en Herbe de dégager du Jardin d'Acclimatation. On sait très bien aujourd'hui, que cela a été une bonne aubaine puisque le Jardin d'Acclimatation a été amputé de plus de 11 000 m2 afin de permettre l'édification d'une fondation par la maison Vuitton (LVMH). On fait prétendûment place à la culture et dans le même temps, on vire un musée. Il était gênant, le Musée en Herbe : c'était le dernier concessionnaire à ne pas vouloir partir. Partout ailleurs, les consessions avaient été rachetées par LVMH.

    Le Musée s'est donc réinstallé sans aucune aide dans le 1er arrondissement dans un local bien plus petit. Je rappelle les objectifs de cette association (c'en est une).

    Depuis 1975, le Musée en Herbe présente des parcours-jeux sur l’art, spécialement conçus pour les enfants. Plus de deux millions d’enfants sont déjà venus visiter les expositions. Sa pédagogie originale basée sur le jeu et l'humour développe la sensibilité et la curiosité des enfants. Des jeux d'observation, d'imagination, d'identification leur permettent de découvrir les oeuvres d'art et les objets exposés favorisant ainsi la visite autonome des expositions. Le Musée en Herbe est géré par une association loi 1901, d’intérêt général. Subventionné par la Ville de Paris, l'Etat et la Région, il s'associe à des entreprises pour des actions ponctuelles.

    Parallèlement aux expositions, le Musée en Herbe fait également profiter les enfants de son savoir-faire grâce aux ateliers d’art plastique. Encadrés par un plasticien, les artistes en herbe explorent une oeuvre d’art et utilisent différents matériaux et techniques.

    J'avais assisté avec mes enfants à l'exposition interactive sur le peintre Bruegel et avait été très impressionné par la qualité de l'animation. Plus d'un an après, mes enfants s'en souviennent encore. Ils ont d'ailleurs précisieusement conservé le diamant d'Anvers offert à chaque enfant à l'issue du parcours.

    Le Musée en Herbe est menacé de disparition pure et simple. Il existe une pétition. J'invite mes lecteurs, particulièrement parisiens (et je sais que c'est plus de 20% de les lecteurs grâce à mon compteur de statistiques) à signer massivement cette pétition et à alerter leurs élus. J'aimerais par exemple interpeler Anne Hidalgo à ce sujet, mais aussi les autres composantes de la majorité de Bertrand Delanoë. Est-ce que les Verts se retrouvent dans cette décision ? J'aimerais avoir leur réaction.

    Le Musée en herbe est le seul musée pour enfant à Paris !

    J'ai signé la pétition.

  • Droit et liberté

    Je vais être synthétique au possible faute de temps. Claudio s'est récemment interrogé sur la nature de la liberté, se demandant s'il fallait ne la définir que par une simple absence d'interdits. Il répond par la négative en évoquant des discriminations et des dysfonctionnements assez caractéristiques de notre pays.

    Je ne suis pas sûr de le rejoindre. L'absence d'interdits est surtout une absence de limites. Ce qu'il me semble devoir dire, c'est que l'illimitation et la liberté ne sont pas synonymes.

    L'un des premiers à saisir le danger que représente philosophiquement l'argumentation de l'illimitation, c'est Platon dans le Philèbe. La mesure s'oppose à la démesure comme le limité s'oppose à l'illimité. Se définir selon une mesure, c'est échapper au cours insensé des plaisirs sans limites. C'est à l'aune de la mesure, et non de la démesure que s'accomplit la liberté.

    J'observe au demeurant que la même confrontation d'idées opposent relativisme et vérité. Nous n'en avons décidément pas fini avec le multiple et l'un chers à Platon...

    Mais pour revenir sur les exemples que donne Claudio, je ne suis pas certain de le suivre. Il n'y a là à mon avis pas grand chose à voir avec la liberté. Nous sommes plutôt dans le domaine de la justice et du droit. Et de toutes façons, rien n'interdit de transmettre une profession de manière héréditaire. En ce qui concerne le jeune homme venu des cités, j'aimerais avoir connaissance de TOUS les paramètres. Quel est son niveau de langage, a-t-il l'accent des cités, quelle est sa tenue vestimentaire, par exemple. Le fait est qu'il ne dispose pas de tous les codes qu'a inculqué naturellement ou presque l'ingénieur à son fils. Mais ça, c'est un problème d'éducation, pas un problème de liberté. Si vraiment on veut essayer de combler ce fossé, on peut essayer d'enseigner ces codes à l'école ou ailleurs, sachant que l'école ne pourra jamais remplacer complètement la famille.

  • De la normalité dans la doulce France

    Me voilà tagué en sandwich par Hashtable et Alcibiade qui souhaitent tous deux que j'écrive un cahier de doléances et m'invitent à faire passer le mot...

    Je vais donc bien volontiers m'exécuter. La vache, moi qui escomptais prendre du repos, me voilà à écrire une quantité phénoménale de billets par jour...

    I. Est-ce qu'il est normal qu'au nom de la liberté d'expression, on compare à Rimbaud et on prenne la défense d'un mec qui se vante dans une chanson de pouvoir maritrintigner une femme et la faire avorter à l'opinel ?

    II. Est-ce qu'il est normal de prendre à témoin le Président des USA qui n'a rien demandé pour contraindre des magasins à ouvrir le dimanche ? Et d'ailleurs, est-ce qu'il est normal de pondre une loi sur mesure pour dépénaliser ceux qui n'ont pas respecté la loi précédente ?

    III. Est-ce qu'il est normal qu'un ex-hiérarque socialiste (merci à Hashtable pour l'info), devenu entre temps directeur de l'OMC tente de s'octroyer à l'oeil une augmentation de 32% sur un salaire de 300 000 euros par an en prétextant qu'il n'a pas de retraite ?

    Il ne me reste plus qu'à refiler le bâton merdeux à quelques blogueurs. Par exemple, mon ruminant favori avec ses humeurs, SOS-éducation (là, ça va saigner compte-tenu des positions exprimées là-bas sur l'éducation), pour faire bonne mesure les privilégiés, Christine (Bellégo), Barrejadis et Toréador.

  • être de droite, c'est ça

    Tiens tiens : Némo se demande ce que c'est, être de droite. C'est vrai, par les temps qui courent, ce n'est pas facile d'être de droite. Moi, j'ai simplement une anecdote que m'a raconté quelqu'un qui m'est très proche. Dans sa famille, on était à gauche, enfin, du moins, ses soeurs l'étaient. Petite, un jour, elle demande à une de ses grandes soeurs : c'est quoi la gauche et la droite. Et la grande soeur de répondre : eh bien être à droite, c'est avoir un jardin pour soi tout seul. Et être à gauche, c'est avoir un grand jardin où tout le monde joue. Que croyez-vous que choisit l'enfant ? Elle décréta qu'elle était à droite...

    Aujourd'hui, elle vote à gauche (modérée) et il y a pour elle une ligne quasi-infranchissable entre la gauche et la droite (sauf circonstances exceptionnelles : Chirac contre Le pen en 2002, par exemple). Et pourtant, ce n'est pas une idéologue et elle n'est pas butée. Elle a même parfois envisagé de voter Bayrou (pour faire ch... le PS, pas par conviction en dépit de mes efforts constants, bien qu'elle apprécie que le personnage soit sans concessions face à Sarkozy). Mais elle ne l'a jamais fait. Elle appartient à l'évidence à cette frange social-démocrate, que certains, à gauche, voient à droite, que moi, je vois plutôt au centre, mais qui indéfectiblement, vote PS quand bien même le PS présenterait un cochon aux élections. Pas simple, la gauche et la droite, non ?

    En tout cas, je sais une chose : si un jour cette personne vote Bayrou, alors Bayrou passera le premier tour de l'élection présidentielle. Pas facile et surtout pas si simple de venir à bout de la frontière droite-gauche, comme l'espère Chritophe...

    Et moi, que devrais-je dire ? Je suis de centre-droit et je vote comme un c.. à gauche au second tour depuis de nombreuses années...(quand je peux éviter de le faire, je le fais, évidemment, et puis il y a des fois où la gauche m'insupporte trop. Mais la droite, avec l'UMP et désormais, sans l'UDF, est devenue tellement monolithique qu'il n'y a plus d'alternative quand le MoDem n'est pas ou plus présent...)

    Et Vincent, qui a quasiment le même positionnement politique que moi : comment il fait ?

  • Unhuman psychanalyse Martine

    Comme j'ai bien rigolé en lisant l'analyse de la lettre de Martine à Manuel par Unhuman, je veux en faire profiter tous mes lecteurs et mets donc en lien direct son billet. A lire et à relire :-)

    Pauvre Valls : plus moyen de l'ouvrir sans se faire taper sur les doigs par la Mère emptoire. On rigole bien, au PS, en tout cas. Bon, évidemment, il y en a qui prennent la chose avec moins d'humour...

  • PME, un capitaine à bord

    Je vois que Florent divague largement : le voilà à remettre en question la pertinence des PME comme modèle d'organisation économique, avec au passage, quelques arguments bien pensés. Je ne vais pas être original, mais simplement reprendre un argument développé par Schumpeter, mais aussi Jean Peyrelevade. Ce qui nuit à l'efficience globale d'une entreprise, c'est d'abord la dilution des responsabilités. Et plus elle est grosse, plus la responsabilité se dilue. Schumpeter voyait dans l'apparition des Conseils d'administration la mort du capitalisme. Ce capitalisme-là, c'est aussi celui que Jean Peyrelevade nomme capitalisme entrepreneurial, par opposition au capitalisme financier. Sans responsabilité, il n'y a plus de pilote à bord, plus d'éclairs de génie, ni de capacité à donner le brusque coup de barre à babord ou à tribord qui permettra à l'entreprise de se dégager d'une mauvaise passe.

    Alors bien sûr, les grosses entreprises disposent de structures qui permettent davantage d'expression, mais l'autorité est inaccessible bien plus que dans une PME puisque plus éloignée. Les idées y circulent donc bien moins vite. Les grosses entreprises sont tout autant tributaires de leurs clients que les petites. Qu'importe la proximité quand les gros sous sont en jeu...!

    Les grosses entreprises réalisent peut-être des économies d'échelle, mais elles génèrent au moins autant de lourdeurs coûteuses. Elles ont souvent le plus grand mal à réorienter leur production et à se diversifier quand il s'agit d'industrie, par exemple. Des PME innovantes aux structures plus légères y parviennent, bien qu'elles aient les reins financiers moins solides.

    J'ai de la sympathie pour le modèle de la SCOP, mais, compte-tenu de son mode de rémunération, je ne vois pas comment les SCOP pourraient lever des capitaux importants, élément essentiel pour initier la R&D. Cela dit, la SCOP offre à mon avis un modèle économique pertinent pour démarrer une TPE ou une entreprise "citoyenne", tel que le projet de Françoise, par exemple, que cite aussi Florent.

  • Corinne Lepage en première ligne au Parlement européen

    Strasbourg, le 16 juillet 2009.

    Corinne Lepage a été élue, jeudi 16 juillet à Strasbourg, première vice-présidente de la « commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire (ENVI) » qui est l’une des plus importantes et des plus actives du Parlement européen. Elle est également membre suppléante de la commission ITRE (Industrie, Recherche et Energie)

    A l’issue de cette nomination Corinne Lepage s’est déclarée « honorée et enthousiaste » et a précisé qu’ « à quelques mois du sommet de Copenhague, le rôle de cette commission apparaissait d’une importance considérable sur l’élaboration de la politique de l’UE en matière de lutte contre le réchauffement climatique». Elle « mettra tout en œuvre pour contribuer à ce que l’économie verte soit le moteur de la construction d’une Europe soutenable ».

    Corinne Lepage s’est, par ailleurs « réjouie de travailler avec le Président Jo Leinen » qu’elle a connu dans d’autres temps alors qu’il était Ministre de l’environnement de la Sarre. Elle avait alors défendu la Sarre devant la Cour de Justice des Communautés Européennes. Elle s’est déclarée également « heureuse d’y retrouver Chris Davis qui sera le coordonnateur ADLE pour cette commission ».