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  • Collège : et pourtant il existe une solution

    Dans les problèmes de l'Education Nationale, on évoque souvent le collège comme maillon faible du système scolaire. Je considère, en réalité, que cela tient à la nature de l'adolescence, surtout une adolescence laissée sans limites, à l'indifférence ou au désespoir des adultes, et surtout, des pouvoirs publics.

    Le collège est devenu une véritable jungle où le plus faible est immanquablement écrasé. Pendant qu'on disserte sur les horreurs de la seconde guerre mondiale, sur la citoyenneté, on y laisse se reproduire les phénomènes de bande les pires, avec une absence totale de considération pour les plus faibles. 

    En 3ème, puisqu'on étudie les faits de la seconde guerre mondiale, pourquoi ne s'intéresserait-on pas plutôt avec précision à ce que vivaient les jeunes gens de cette époque sombre : par exemple, comparer le fonctionnement des hitlerjungend (Jeunesses hitlériennes) et la dynamique de groupe dans une classe d'adolescents, je suis certain que cela mènerait à des remises en question intéressantes.

    On sait qu'il existe de 20 à 40 élèves par collège qui sèment le désordre et désorganisent le fonctionnement des cours. C'est valable dans 80% des collèges de France. Il suffirait de retirer ces élèves et de les placer dans des centres d'éducation spécialisés pour que les collèges retrouvent, pour la plupart, leur sérénité. 

    Seulement, voilà : l'UMP, Fillon, Sarkozy et Darcos s'en foutent complètement.  Leur priorité, c'est de faire des économies pour financer leur paquet fiscal, et l'Education Nationale est une bonne vache à lait. Ces centres d'éducation ont un certain coût, et il ne faudrait pas ne pas pouvoir faire les crédits d'impôts promis aux individus les plus riches de la nation, n'est-ce pas ?

    Du côté de la gauche, où la démagogie est notoire, et l'idéologie prodigue en conneries et pédagogolâtries de tout type, il faut insérer les pauvres victimes de l'odieux système capitaliste et la société en général dans le système scolaire à tout prix. Peu importe que les autres en pâtissent, ce sont de toutes façons des privilégiés, des héritiers, comme dirait Bourdieu, et ils s'en sortiront. Et si on est un hiérarque socialiste, il y a toujours le "faites ce que je dis, pas ce que je fais" pour sauver son rejeton en le plaçant dans une institution privée où il sera à l'abri des gentils délinquants. 

    En fait, il n'y a qu'un seul homme qui s'est soucié de l'élève français moyen, celui auquel on ne demande jamais son avis, à qui l'on n'offre aucune chance et que l'on sacrifie à des politiques décidées dans les hautes sphères des cabinets, là d'où on ne connaît surtout pas les réalités du terrain, ou, mieux encore, à la manière socialiste, on feint de les ignorer ou l'on déclare qu'ells relèvent du fantasme, et cet homme, disais-je donc, c'est François Bayrou. 

     Parce qu'il a enseigné dans des petits établissements, parce qu'il n'a pas été un carriériste de l'Education qui devait ses titres et ses postes à des copinages sans vergogne, il a pu dire la vérité. Je le cite dans son discours du 20 février 2007 à Dijon:

    Il faut donc prendre les décisions qui s'imposent et les décisions qui s'imposent, c'est celles-ci : il faut rétablir la discipline scolaire dans les établissements du premier cycle, du second degré. Il faut rétablir la discipline scolaire dans les collèges de notre pays. Si nous ne le faisons pas, c'est de la non-assistance à personne en danger. C'est de la non-assistance à famille en danger, c'est de la non-assistance à quartier en danger.
    Alors il faut avoir le courage de regarder les choses. Tous les enseignants vous disent, quand on parle de ce sujet, qu'il y a huit, dix, douze, quinze élèves seulement par établissement qui, en raison des lourdes difficultés personnelles qui sont les leurs, en réalité, mettent le bazar, font régner la loi. Un petit caïd de cour de récréation terrorise ou déstabilise les professeurs, notamment les jeunes professeurs. Notamment les jeunes femmes professeurs au début de leur carrière ou leurs camarades.
    Eh bien, ceci n'est plus acceptable. Je dis que, quand on est avec où devant des élèves comme cela, alors il faut leur offrir un autre type de scolarité que le collège normal, il faut leur offrir une scolarité qui garantisse que, avec le nombre nécessaire de psychologues et d'éducateurs, on les reconstruise, mais qu'ils ne déstabilisent plus le collège dans lequel ils sont scolarisés.
    Je propose donc qu'il y ait la création d'établissements qui soient des établissements d'éducation qui puisse recevoir les élèves qui présentent des difficultés particulières et que l'on ne se contente pas de faire ce que l'on fait depuis des années, ils sont au collège A, Conseil de discipline on les inscrit au collège B, conseil de discipline, on les inscrit au collège C, conseil de discipline on les remet au collège A jusqu'au jour où ils atteignent l'âge légal de manière qu'on les mette à la porte. 

    Parallèlement, c'est aussi le seul à vouloir des classes d'excellence partout. 

    [...] nous, Éducation nationale, nous État, République française, nous avons une mission qui est celle-ci : nous avons la mission d'offrir les mêmes chances à tous les élèves, quel que soit le quartier où il habite, l'établissement ou ils sont scolarisé. Ceci est la loi de la République.
    Par exemple, nous avons connu un temps pendant de longues décennies dans lesquelles on pouvait, dans un petit lycée pyrénéen, au coeur des vallées pyrénéennes, par exemple, le lycée de Naye, Pyrénées-Atlantiques, 4500 habitants, on faisait dans ce lycée, je le sais puisque cela était mon parcours, les mêmes études classiques avec du latin, du grec, les langues, que l'on avait dans les lycées de centre-ville de Pau, de Bordeaux ou même au lycée Henri IV ou au lycée Louis-le-Grand à Paris. Ceci était la fierté de la France.
    Moi, je demande que l'on reconstruise cette fierté et que l'on ait un pays qui s'oblige à offrir les mêmes options et la même exigence et la même excellence pour les élèves qui en ont la volonté ou la capacité que l'on habite le sixième arrondissement, la banlieue de Lyon, le Val Fourré où nous étions l'autre jour, certains quartiers de Nanterre ou bien Clichy-sous-Bois, on a droit aux mêmes chances, quel que soit le lieu d'où l'on est originaire et quel que soit le lieu où l'on a habite. 

    Voilà, c'est simple, mais jamais Sarkozy ni la gauche ne le feront. Unseul parti pourrait avoir la volonté d'appliquer une telle mesure : le MoDem.

  • L'école selon Bayrou

    Phénomène assez rare, aujourd'hui, de nombreux enseignants des écoles primaires et maternelles ont choisi à leur tour la grève pour protester.

    Un des sujets de grogne des enseignants est entre autres la réforme prévue des programmes. Pour ma part, j'ai fait une analyse du rapport de Bentolila, l'un des spécialistes concernés. Ce dernier relevait que l'enjeu principal de l'école maternelle était l'acquisition d'un langage riche et complet. En effet, c'est la pierre angulaire de tout le reste, puisque c'est le vocabulaire qui permet aux enfants de comprendre les explications. Or, bien souvent, on constate que l'école maternelle met l'accent sur toute une série de techniques et sur la compréhension de consignes sociales dont le seul but est de ne pas "troubler l'ordre scolaire".

    Lors du colloque de l'UDF du 11 mars 2006 sur l'école, l'université et la recherche, François Bayrou écrivait :

    Il y a une éducation à la langue dont l’enseignement des siècles classiques avait bien compris l’utilité, joutes verbales, exercices rhétoriques, compositions latines ! J’ai été frappé dans les violences des banlieues du mutisme des garçons qui mettaient le feu, de leur difficulté à parler. Et pour moi, ce n’est pas un hasard, c’est une cause.

    La formation à la langue orale et écrite, à son vocabulaire, à son histoire, à ses racines, je pense au latin pour la langue courante et au grec pour la langue scientifique et intellectuelle, tout cela est une clé. On doit la vérité aux jeunes Français : tous les codes de reconnaissance, tous les éléments du leadership, passent pas la langue. Et si l’on veut la raison principale des différences de réussite entre classes sociales, enseignants, cadres, etc., c’est dans la langue qu’on la trouvera.

     Donc, il faudrait peut-être commencer par cela. L'idée qu'avait exposé Xavier Darcos, de faire de la Grande Section un pré-CP est tout simplement désastreuse. Catastrophique. Elle va exactement dans le sens inverse de ce qu'il faudrait faire. Avant d'acquérir des savoirs savants, encore faudrait-il avoir une vraie maîtrise du vocabulaire.

    Ensuite, quand je vois partout des classes de moyennes sections, donc, des enfants de 3 ans et demi à 4 ans et demi de 30 élèves, moi, je ne vois pas comment on peut dispenser un enseignement individualisé dans ces conditions.  

    Nicolas Sarkozy a fait des choix budgétaires. Xavier Darcos les a cautionnés. Il a choisi d'offrir des milliards d'euros à une petite minorité plutôt que des enseignants aux tout-petits. Que l'un et l'autre les assument, ces choix désormais. 

    Je suis d'accord sur le fait que les caisses de l'Etat étaient vides. Mais l'un et l'autre ont aggravé le phénomène, et ils ont touché à ce q'une nation possède de plus précieux, ses enfants. 

    Sur le site de François Bayrou, pendant les présidentielles, l'article école à la page de ses propositions commençait ainsi : « L’éducation est la priorité absolue de mon projet.» 

    On voit aux premières mesures d'un gouvernement ce qui lui importe en priorité. Quelle a été la première mesure du gouvernement Fillon ? Offrir des crédits d'impôt aux acheteurs de très grandes surfaces. 

    Bayrou avait fait sienne aussi cette remarque, lors du même colloque sur l'école :

    Et vous voulez juger de la responsabilité des dirigeants du pays : regardez quelle place ils accordent à l’école, à l’université, à la recherche dans leurs préoccupations, dans leur temps, dans leur vision.Pour nous, en tout cas, cette place sera la première ! 

    L'école, c'est du long terme. Ainsi, François Bayrou écrivait : «Et les étudiants candidats au Capes ou à l’agrégation ont raison de le dire : nous ne pouvons pas jouer les recrutements à l’accordéon. Je suis partisan d’une loi de programmation sur dix ans des recrutements

    C'est aussi l'un des rares hommes politiques à ne pas avoir passé son temps à cracher sur l'Education Nationale :

    Je ne suis pas de ceux qui dépeignent l’éducation nationale comme un mammouth ! Pour moi, elle est un corps vivant. J’ajoute que si l’on excepte la singularité de l’école maternelle, dont nous devons être fiers, nous avons à peu près (un peu plus dans le secondaire, un peu moins dans le supérieur) le même nombre d’enseignants que tous les pays du monde développé, parce qu’il n’est guère de secret et que la dimension des classes et des amphis est à peu près partout la même. On étonnerait d’ailleurs beaucoup les grandes entreprises privées en leur demandant de comparer leurs services centraux avec ceux de l’éducation nationale.

    Moi, c'est ce que j'ai aimé chez cet homme-là et que j'aime encore. Il ne ment pas, et il a une conscience claire des priorités. Il ne promet pas tout et n'importe quoi, comme le faisait le programme socialiste pendant les présidentielles, parce qu'il savait que nous n'avions plus de sous, mais, comme une famille modeste qui sacrifierait ses économies pour assurer l'avenir de ses enfants, il jugeait que l'école et l'éducation c'était sacré, et que c'était le seul secteur où il fallait garantir des engagements financiers.

     J'entre en contradiction frontale avec une partie de notre société qui vit avec l’idée que c’est dans le budget de l’éducation qu’il faudra tailler, le jour où l’on voudra revenir à l’équilibre des finances publiques.

    Je pense exactement le contraire. Je pense qu'il faut faire des économies, j'en parlerai dans une seconde, qu'il faut retrouver un budget en équilibre, mais qu'il faut garantir l’investissement dans l’éducation.

     

    Que l'on mesure simplement la distance avec ce qu'il se produit aujourd'hui. Et ce que je je regrette, c'est que Le Nouveau Centre, dont une très grande majorité de représentants a approuvé ce programme, soit totalement silencieux et laisse faire ce qu'il se passe, sans la moindre protestation, sans même la moindre suggestion. Est-ce cela, peser sur la majorité ? Mieux valait se ranger derrière le MoDem dans ses conditions. A quoi bon être député si l'on n'exerce pas sa parole ? 

  • Michel Mercier : qui avait raison ?

    Toujours sur le site France Démocrate, je lis cette réponse de François Bayrou :

    Je ne crains aucune procédure démocratique, mais je combattrai les manœuvres et les pièges, et vous verrez que les militants et adhérents les combattront avec moi, je crois, de manière assez drastique.

    Michel Mercier m’a dit qu’il était absolument opposé à toute idée d’organisation de la majorité, et n’avait aucune intention de se laisser enfermer dans ce genre de structure, et je le crois.

    « C'est qui qu'avait raison ? »

     

  • Blogosphère, un MoDem en éruption

    Je viens de lire sur France Démocrate le compte-rendu de la conférence de presse de François Bayrou, et j'ai trouvé cette description de la blogosphère MoDem particulièrement pertinente :

     La blogosphère est un monde très éruptif, un jour ça explose de mécontentement, un jour ça explose d’amour, il faut apprendre à prendre ce monde violent avec distance. Le monde des militants traditionnels, des réunions de section, doit accepter les modes d’expression internet, le monde internet doit accepter la sensibilité des adhérents traditionnels. Je m’engagerai pour que les uns comprennent les autres.

    J’ai vu que le Parti socialiste a beaucoup d’interrogations sur les "adhérents internet", j’essaye au contraire de leur accorder une grande importance, c’est une des formes que va prendre l’engagement citoyen dans l’avenir.

    J'aime beaucoup la manière dont il la considère, et je pense qu'en effet, cela nous représente bien, nous la blogopshère MoDem.

    Au passage, moi qui cherche à identifier les autres blogosphères, je constate avec étonnement que la nôtre est presqu'aussi dynamique à elle seule que toutes les blogosphères des gauches réunies, socialistes compris. Côté centriste, quelques blogs Nouveaux Centres apparaissent, mais il y a surtout beaucoup de sites laissés à l'abandon, ou fermés, ou en friches, ou encore avec des billets épisodiques.

    C'est vrai que nous sommes nombreux à avoir un caractère de cochon, mais bon, je suppose qu'il faut des têtes de lard pour être capable de résister à l'adversité... 

  • Le recyclage est l'avenir

    Les bio-carburants sont désormais sur la sellette : on sait qu'ils consomment des quantités de terres arables très importantes et prennent donc la place des cultures agricoles traditionnelles, pourtant très nécessaires en pleine hausse exponentielle de la consommation alimentaire mondiale et par suite des prix.

    Aussi, dans le cadre du développement durable, il faut favoriser la mise en place de système de récupération partout où c'est possible.

    Plus généralement, l'économie de demain, plus encore que de nouvelles énergies, doit s'appuyer sur le recyclage pour que le développement économique puisse se produire. Je m'étonne que l'on en parle si peu tant c'est évident.

    1966607581.jpgAnne Laperouze, députée européenne UDF-MoDem a plaidé, le 11 mars dernier, pour le développement des biogaz plutôt que des bio-carburants :

    Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, j'accueille favorablement ce rapport de M. Tabajdi. Les sources d'énergie sont diverses mais n'ont pas toutes le même potentiel, ni les mêmes impacts sur l'environnement. Au regard de la lutte contre le changement climatique et le gaspillage des ressources naturelles, il apparaît nécessaire de n'en négliger aucune. Le biogaz est donc une énergie qu'il faut encourager.

    Il est important d'éviter de générer une concurrence entre production de biogaz et production de denrées alimentaires. Pour cela, il faut prioritairement encourager la production de biogaz provenant du fumier, des boues et des déchets municipaux, organiques et d'origine animale. En ce qui concerne la production de biogaz à partir de déchets, je tiens à souligner qu'il s'agit en fait de tirer profit de déchets, c'est-à-dire de nuisances. Dès lors, il nous appartient de ne pas nous tromper. Il faut avant tout diminuer le volume des déchets.

    Par ailleurs, il me paraît important que le biogaz ne soit pas uniquement utilisé pour produire de l'électricité, mais qu'il soit utilisé prioritairement pour une valorisation locale optimisée et dans des conditions de sécurité sanitaire garantie pour alimenter les réseaux de gaz naturel. Il convient à cet effet de gérer les éventuelles contraintes techniques pour permettre l'accès au réseau. Il faut également accroître la recherche et le développement concernant toutes les dimensions de la filière: les sources, les installations, la distribution et l'utilisation. Une révision de la législation s'impose donc pour prendre en compte la réalité et les bénéfices de la filière biogaz.

    On ne peut que souscrire à la pertinence de ses vues.  Il faut préciser que le biogaz présente des avantages certains :

    Il provient du méthane produit par les déchets organiques de toute sorte. Or, si l'on récupère ce méthane, sa combustion produit du dioxyde de carbone, et l'effet de serre du Co2 est 25 fois inférieur à celui du méthane. Donc, dans cette circonstance, on fait d'une pierre deux coups ! on dépollue, et on produit de l'énergie.

    Il a un très bon rendement énergétique, et de plus, on peut aussi reformer le méthane contenu dans le biogaz pour produire de l'hydrogène renouvelable. 

    Bref, que de du bon. Pour prendre connaissance des vertus de cette énergie, le mieux est de lire l'article de wikipedia, très complet sur ce sujet.

  • Hôpitaux : quelles réformes ?

    Le gouvernement, à l'évidence avec l'intention de réaliser des économies, s'est lancé dans une réforme des hôpitaux. Le blog du PRG des Landes en détaille assez clairement la teneur. Rappelons que  le sénateur UMP Gérard Larcher s'est vu confier une mission sur l'hôpital et qu'il a rendu son rapport à Nicolas Sarkozy le 10 avril dernier.
    Pour ce que j'en ai lu, cela m'a l'air plutôt pas mal, mais j'attends surtout de voir ce que Nicolas Sarkozy va en faire le 17 avril. 

     Pour mémoire, voici ce que propose actuellement le MoDem (sur la base du programme présidentiel de François Bayrou) sur les hôpitaux.

    • Réformer la gouvernance de l’hôpital, créer un continuum entre les soins de ville et l’hôpital
    - La dichotomie ville-hôpital est pernicieuse. Il faut recréer une continuité : Il n'y a toujours pas de fongibilité des enveloppes entre ville et hôpital, et cela doit impérativement évoluer.
    - Rationaliser l'organisation du système hospitalier (statut des personnels, 35 heures, fonctionnement des urgences).
    - Désengorger les urgences en favorisant la complémentarité entre urgentistes et libéraux, la prise en charge de la régulation par les médecins libéraux.
    - Réformer le long séjour, développer la complémentarité entre le sanitaire et le social.
    - Instaurer une réelle autonomie des conseils d’administration avec une responsabilisation financière.
    - Créer 3 niveaux d’hôpitaux:

    •  Le C.H.U. : de la compétence de la Région.
    • Le centre hospitalier départemental : de la compétence du Conseil Général.
    •  Le centre hospitalier de proximité de compétence municipale.

    J'éplucherai avec plus d'acuité ce rapport pour le commenter ici, mais à vrai dire, après une première lecture, j'ai  le sentiment qu'il peut être accomodé à plusieurs sauces.

    Il y a tout de même un truc qui me frappe, dans le rapport Larcher : il y est tout le temps question d'une nouvelle organisation territoriale, et de maillages régionaux ou départementaux ad hoc, avec des agences, mais très peu du rôle des régions ou des départements, et à peine plus de celui des municipalités. En dépit de la volonté affirmée de donner de l'autonomie aux établissements, j'ai pour l'instant l'impression que toute la gestion hospitalière demeure très centralisée. A voir et à relire, donc...

  • Alliance centriste : modalités

    Ce petit billet pour préciser les modalités de fonctionnement du widget box Alliance centriste : mon objectif n'est pas de recréer un second widget MoDem. Il en existe déjà un, c'est celui qu'Antonin a développé.

    Je suis bien sûr fort content de voir des blogonautes MoDem s'intéresser à ce flux, mais pour qu'il ait un sens, le MODem ne doit pas être majoritaire sur ce flux.

    Il faut donc impérativement recruter des représentants des autres tendances centristes.

    Pour ma part, je prospecte, mais il faut aussi que chaque candidat MoDem prospecte aussi. Idéalement, il faudrait arriver en binôme avec un membre d'une autre tendance centriste.

    Pour ma part, 50% de MoDem est un seuil incontournable, et pourtant déjà dépassé en ce début de widget.

    Je prends donc bien note des démocrates qui sont intéressés, mais je dois attendre avant d'avoir rééquilibré le flux.

    Teddy a adopté une bonne démarche en proposant un blog de centristes indépendants. S'ils acceptent, il sera immédiatement intégré avec ces derniers.

    Je sais que le Grognard, Thibault et Jérôme Charré sont intéressés aussi par cette démarche. Dès que j'ai trois autres représentants centristes, j'intègre leur flux dans Alliance Centriste. 

    Je ne souhaite pas que les candidats à ce flux voient cette position comme un rejet. C'est simplement un nécessaire souci d'équilibre. Par ailleurs, si je ne procédais pas ainsi, mon flux reviendrait à torpiller celui d'Antonin, ce que je ne souhaite aucunement.

    Je rappelle tous les courants centristes éligibles sur ce flux :

    MoDem - Nouveau Centre - Parti des Radicaux de gauche - Parti Radical Valoisien - Avenir Démocrate - Société en Mouvement - Gauche Moderne - les Progressistes - centristes indépendants

    Je n'ai pas inclus l'UDF dans ces mouvances, puisque jusqu'à nouvel ordre, le MoDem est le représentant officiel et légal de l'UDF. J'aviserai si les choses devaient changer. Ce que je veux dire, c'est que pour l'instant, je compte l'UDF comme MoDem dans mes calculs de proportions. 

    Je n'exclus pas quelques éléments isolés venant du PS et de l'UMP.

    Pour figurer sur ce flux, il faut s'engager également à le faire figurer sur son blog : soit directement, soit par le biais du widget box alliance centriste. 

    Voici le flux :

    http://www.google.com/reader/public/atom/user/17390787627019178077/label/Alliance%20centriste

     

    Voici la page publique :

    http://www.google.com/reader/shared/user/17390787627019178077/label/Alliance%20centriste

     L'article précédent donne le code pour le widget et la blogroll

     EDIT du 15/04/08

    Actuellement, figurent sur le flux :

    Agir pour demain, MIP, Maxime, Bob, Jérôme Charré, le fond du bocal, l'hérétique. J'ai annulé les abonnements de ceux qui n'affichent pas le flux. Les conditions sont claires, il faut les respecter un minimum. 

  • La widget Alliance Centriste est prête !

    Nous sommes quelques uns parmi les militants des divers partis centristes à souhaiter travailler ensemble : j'avais proposé il y a quelques temps de créer une widget de toutes les tendances centristes. C'est chose faite (mais j'ai eu du mal d'autant que je me suis débrouillé sans Antonin) ; il reste maintenant à attirer les différentes mouvances du Centre, c'est à dire :

    Le MRG (Mouvement des Radicaux de Gauche)

    Le MoDem (Mouvement Démocrate)

    Le NC (Nouveau Centre)

    le PR (Parti radical valoisien).

    Avenir Démocrate

    Société en mouvement

    On peut ajouter à cela quelques indépendants centristes et ceux qui ne se réclament que de l'UDF.

    Pour l'instant, je n'ai mis en lien que les quelques personnes qui ont manifesté clairement leur enthousiasme pour cette initiative. Bon, pour l'instant, il y a beaucoup de MoDems dans le tas, mais j'espère bien voir apparaître dans la liste des néo-centristes et des radicaux de tout bord. Pour l'instant, deux néo-centristes sont présents sur la liste.

    Il y a donc actuellement MIP, l'hérétique, Philippe Masson, Bob, Cyril de la Guardia et Maxime. Il ne s'agit évidemment pas de créer une widget MoDem de plus, si bien que la règle que j'escompte respecter à l'avenir, c'est que les blogs MoDem ne doivent pas être majoritaires sur cette liste. Comme pour l'instant ils le sont, mon objectif, dans l'immédiat, est de trouver des blogs nouveau centre, avenir démocrate, société en mouvement et radicaux de gauche ou valoisiens qui s'associent à ce flux. 

    Pour y figurer, il convient évidemment de s'engager à afficher ce flux sur son blog. 

    Le flux RSS se trouve ici :

    http://www.google.com/reader/public/atom/user/17390787627019178077/label/Alliance%20centriste

    la page google publique est là :

    http://www.google.com/reader/shared/user/17390787627019178077/label/Alliance%20centriste

    et le code de la widget se trouve là :

    <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://fpdownload.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=9,0,0,0" type="application/x-shockwave-flash" width="170px" height="423px" id="InsertWidget_f9017675-e811-4db8-8b88-aeb08ceeb367" align="middle"><param name="movie" value="http://widgetserver.com/syndication/flash/wrapper/InsertWidget.swf"/><param name="quality" value="high" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="menu" value="false" /><param name="flashvars" value="r=1&appId=f9017675-e811-4db8-8b88-aeb08ceeb367" /> <embed src="http://widgetserver.com/syndication/flash/wrapper/InsertWidget.swf"  name="InsertWidget_f9017675-e811-4db8-8b88-aeb08ceeb367"  width="170px" height="423px" quality="high" menu="false" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" align="middle" flashvars="r=1&appId=f9017675-e811-4db8-8b88-aeb08ceeb367" /></object>

     

    pour ceux qui veulent une blogroll, voici le code :

    <script type="text/javascript" src="http://www.google.fr/reader/ui/publisher-fr.js"></script>
    <script type="text/javascript" src="http://www.google.fr/reader/public/javascript-sub/user/17390787627019178077/label/Alliance centriste?callback=GRC_p(%7Bc%3A%22green%22%2Ct%3A%22Mon%20blogroll%20%5C%22Alliance%20centriste%5C%22%22%2Cb%3A%22true%22%7D)%3Bnew%20GRC"></script>

  • Sénateurs centristes, UDF,MoDem, calmons le jeu

    C'est impressionnant de voir à quel point les esprits sont prompts à s'échauffer sur la blogosphère. Il suffit qu'UN, et UN SEUL sénateur centriste déclare quitter le MoDem pour que cela se transforme en TOUS les sénateurs centristes.

    Au passage, même si je ne suis pas d'accord avec la stratégie de Michel Mercier, a-t-il écrit qu'il comptait quitter le MoDem ? En aucun cas. Il s'est au contraire présenté comme trésorier de l'UDF ET du MoDem.

    Aucun autre sénateur ne s'est exprimé pour l'instant. Tout juste François Zochetto a-t-il dit qu'il penchait du côté d'Arthuis. Et même ainsi, Jean Arthuis, Thierry Benoît ou François Zcohetto demeurent tout de même des centristes très proches du MoDem ! Alors gare à l'hystérie.

    Pour ce qui est de Michel Mercier, c'est un vieux renard de la politique, parfaitement capable de rouler dans la farine aussi bien Nicolas Sarkozy que son homme de paille (bon jeu de mot, non ?) Dominique Paillé. Attention aux apparences. Michel Mercier négocie le positionnement des sénateurs pour les prochaines sénatoriales. Est-ce anormal ? Pour ma part, je suis choqué quand il y a des discussions avec le MPF, et c'est cela que j'ai reproché à Mercier, à cause du positionnement de Perben à Lyon. Mais qu'il y ait des discussions avec l'UMP, cela n'est pas choquant, tant que nous conservons notre indépendance d'esprit.

    Bien sûr, si certains ne se reconnaissent pas dans la démarche du MoDem, ils doivent être libres de partir, mais cela n'est pas un crime, d'autant que les sénateurs ont souvent été élus avec des voix de l'UMP par le passé.

    Par ailleurs, le Sénat est un lieu où les débats sont souvent de qualité et dépassionnés. Donc qu'on y soit davantage sensible à la critique positive qu'à l'Assemblée Nationale n'est pas en soi un mal. Cela n'empêche pas nombre de sénateurs centristes au sein de l'UDF-MoDem d'avoir des positions intéressantes et utiles (je pense en revanche que ceux qui ont voté le texte sur les OGM se sont plantés).

    Bref, attention à ne pas étouffer le débat au sein du MoDem. Il y a des désaccords avec la stratégie de François Bayrou, c'est normal que l'on puisse le dire et en discuter, dès lors que cela demeure courtois. 

    Au final, je conseille à certains de se calmer avec LES sénateurs centristes, qui sont sans doute DES sénateurs centristes, et pour l'instant UN sénateur centriste.

    Par ailleurs, pour moi qui ai fait la double adhésion MoDem ET UDF, croyez bien que je ne laisserai personne s'asseoir sur ma décision de militant UDF àla veille de Villepinte. Bien qu'attaché à l'UDF, j'ai choisi de faire confiance à François Bayrou lorsqu'il a organisé la mue de l'UDF en MoDem, et je ne reviendrai sur mon vote de militant que seulement si Bayrou décide de faire marche arrière sur ce sujet.

    Jean Arthuis n'est pas propriétaire de l'UDF ni de ma voix, ni de celle des autres militants UDF. L'UDF, c'est à nous, anciens militants UDF, qu'elle appartient.

     

  • Danser écolo ?

    D'après le dernier Itinérant, il y aurait une authentique green dance floor au Parc des Expositions à la porte de Versailles. Concept ? Vous dansez, et votre énergie est récupérée pour alimentez la boîte de nuit dans laquelle vous vous éclatez.

    Selon le journal Métro, voici comment fonctionnerait l'ahurissant mécanisme :

    L’élément phare de ce projet est la piste génératrice d’énergie. Le concept est simple : transformer le mouvement des danseurs en électricité. Le Dj a intérêt à assurer car plus le public se déchaînera, plus le compteur électrique tournera vite ! Le mécanisme se base en effet sur deux couches. Les gens dansent sur la première qui « encaisse » l’énergie produite et le sol bouge sous le poids des danseurs (1cm d’oscillation environ). Ce mouvement vertical est transformé en mouvement circulaire et transféré à une couche inférieure qui recueille l’énergie produite. « Nous arrivons à la dernière phase de recherche et développement et les nouveaux dalles seront livrés début avril », se félicite Michel Smit.

    Bon, la meilleure manière de tester, c'est de mettre les pieds au Salon Planète Durable qui se déroule du jeudi 10 avril au dimanche 13 avril là-bas.

    En théorie, un établissement hollandais affirme être bien avancé dans son projet de piste de ce type et déclare même prévoir son ouverture pour le 1er septembre prochain. 

    Bon...on arrête pas le progrès...à voir...