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jeudi, 14 février 2013

Seconde vie

Non non, je ne me suis pas réincarné en dépit du titre et je ne veux pas non plus parler du métavers Second Life.

En fait, je pense davantage à ce qu'évoque Robert Rochefort, eurodéputé MoDem dans son Produire en France : les marchés de consommation parallèle où l'on échange des biens que l'on utilise plus. 

Je vais de plus en plus souvent sur ebay ou price minister pour acheter certains objets d'occasion : particulièrement les livres, des jouets et les DVDs mais cela peut être autre chose. Les occasions auxquelles je ne me fie vraiment pas, ce sont les produits électroniques. 

Au fond, qu'est-ce qui vaut le plus ? Un jouet qui se casse en quelques heures et n'est vendu qu'une fois ou bien un jouet que l'on revend ? Par exemple, si j'achète d'occasion un jouet pour 10 euros et que ce dernier a été acheté une trentaine d'euros, au final, ce jouet aura rapporté 40 euros à l'ensemble de ses vendeurs.

Récemment, j'ai acheté un aspirateur chez Darty : cette enseigne propose désormais la remise en état complète une fois par an du dit aspirateur. C'est dans le contrat d'achat. Je crois que j'ai dû en parler ici, il s'agit d'un Rowenta (du made in France, bien sûr).

Je suis convaincu que nos sociétés occidentales gagneraient à rentrer dans une économie du recyclage. Ce sont principalement les particuliers qui s'y collent aujourd'hui  mais on pourrait imaginer changer de modèle économique. Les garagistes rachètent bien des véhicules d'occasion, les remettent en état, puis les revendent.

C'est un secteur que l'on n'explore pas, mais en associant qualité du produit de départ, marché de l'occasion et industrie du recyclage, nous ouvririons certainement des voies nouvelles, intéressantes, moins dispendieuses et plus respectueuses de l'environnement.

Au passage, le marché de l'occasion permet aussi aux plus modestes de s'ouvrir des games de produits initialement inaccessibles. Pour ma part, je n'ai pas d'états d'âmes, et, si je ne revends pas, je donne sur des sites comme recupe.net  . Je déteste jeter et j'aime bien l'idée que ce dont je ne me sers plus soit utile à quelqu'un d'autre.

mardi, 14 décembre 2010

Acheter français, acheter ebay, la rédemption...

Produire en France, a conclu François Bayrou à l'issue du Congrès du MoDem. D'accord. J'ajoute même mon grain de sel : acheter en France, acheter à des Français.

C'est un peu l'une de nos contradictions, à nous autres Français : nous vouons aux gémonies la libre concurrence, pestons contre le dumping social, mais nous nous empressons d'acheter une quantité de produits made in China ou importés à grands renforts de kérosène et d'énergies diverses d'outre-Océan. Et nous coulons ainsi nos productions indigènes...

Je me suis fait donc les raisonnement et promesses suivants :

a) J'achète français tant que je le peux, notamment pour les produits frais, et particulièrement les légumes et fruits, à la notable exception des produits équitables et si possible issus de l'agriculture biologique. En achetant français, je nourris le pouvoir d'achat français qui alimente à son tour la consommation sur notre propre territoire.

b) J'ai parlé de recyclage hier : à l'action. Au lieu d'acheter une foultitude de jouets neufs, nourrissant ainsi la surconsommation, je récupère et recycle en participant aux enchères sur ebay. De cette manière, je n'alimente pas un cycle de production à 5000 kilomètres de chez moi, et l'argent que je paie va intégralement implémenter le pouvoir d'achats de Français qui cherchent eux aussi à recycler. Vertueux, non ?

c) Notable exception à ce principe : les jouets fabriqués en France en priorité et par défaut, en Europe.

Tout ce que je dis n'est évidemment pas suffisant pour fonder un programme économique, tant ces principes sont tributaires de la sphère privée ; mais, ils peuvent au moins asseoir un code de conduite personnel.

C'est mon commerce équitable made in France à moi...et...j'y trouve les chemins de ma propre rédemption d'affreux libéral capitaliste surconsumériste et excroissant*... :-)

* par opposition à décroissant...

dimanche, 12 décembre 2010

Bayrou veut produire en France

J'ai bien enregistré les trois priorités de François Bayrou et du MoDem, qui sont aussi les miennes :

- bâtir la meilleure éducation du monde

- promouvoir une Europe refondée

- relocaliser l'industrie et les services en France.

C'est le dernier point qui m'intéresse (les autres aussi, mais j'en reparlerai plus tard). Cela va être difficile. Très difficile. A l'heure actuelle, je ne vois que quatre leviers à actionner

a) la fiscalité : en instaurant une TVA sociale, on réduit le poids du coût de la main d'oeuvre dans le prix total du produit. Inconvénient : les Français sont-ils prêts à en payer le prix car inévitablement une hausse des prix s'ensuivra, d'autant que pour être efficace, cette hausse de la TVA doit être relativement forte (minimum 5 points).

b) les aides : beaucoup d'entreprises ont bénéficié d'aides parfois très importantes des collectivités ou de l'État quand elles se sont engagées à implanter des industries en France, créant en théorie des emplois. On peut appliquer le principe du remboursement intégral de toutes les aides apportées quand les engagements ne sont pas tenus, y compris celles issues de baisses de fiscalité dans les zones franches.

c) les libéraux vont faire une crise cardiaque quand ils vont lire ce qui suit : re-créer des champions nationaux publics tels qu'il en a existé par le passé en France, avec évidemment force investissement. Cela correspond bien aux traditions planificatrices françaises, mais la Commission européenne va ruer dans les brancards si jamais les investissements de l'État dans les dites entreprises peuvent s'apparenter à des subventions cachées, et donc, aboutissent à fausser radicalement la concurrence.

d) la voie fort risquée qu'indique Corine Lepage dans son Vivre autrement : une révolution pour promouvoir une industrie verte. Inconvénient : cela a un coût faramineux que je doute que notre état endetté puisse supporter, et on n'a aucune certitude absolue sur ce qui en sortira.

Pas simple. Je sais que Bayrou travaille d'arrache-pied sur le sujet pour pouvoir proposer des solutions concrètes aux Français à l'aube de 2012. Une mission sénatoriale est également en cours sur le sujet depuis mai 2010, mais, à l'heure actuelle, elle est encore moins avancée que le MoDem.

Mon sentiment, à l'heure actuelle, est que nous ne pouvons guère continuer à nous développer sans recycler. Les matières premières ne sont pas inépuisables, et leur valeur est sujette à de fortes variations ; en outre, elles nous maintiennent dans un état de dépendance géostratégique vis à vis de nations qui sont très loin de nous être bienveillantes.

Une économie du recyclage allégerait au moins les coûts de transport, dans le calcul des coûts finaux, et générerait par son seul principe tout un espace de nouveaux emplois. Le problème, toutefois, est à mon avis relativement similaire à celui de la TVA sociale : il faut que le recyclage ne fasse pas piquer du nez nos porte-feuilles quand il faudra régler l'addition finale.

A l'heure actuelle, nous n'en sommes qu'à une forme peu fonctionnelle et très primitive de recyclage, puisque nous nous contentons d'incinérer les déchets pour produire de l'énergie. Or, l'idée, ce serait de mettre en place tout un circuit économique pour chaque produit, du type "consigne", qui permettrait de tout recycler pour réutilisation. Pour que cela marche, il ne faut pas compter sur le civisme citoyen, mais il faut que les citoyens qui recyclent soit individuellement gagnants. C'est bien pour cela que j'évoque le principe de la consigne, idée qui a été un temps appliqué avec les consignes sur les bouteilles en verre, jusqu'à la fin des années 80 (on ramenait une bouteille et on recevait de l'argent en échange).

C'est toute une organisation à penser en amont, et pas en aval. Le recyclage est coûteux, parce que les objets produits en amont ne sont pas (ou peu conçus) pour être facilement recyclables. C'est donc à la conception qu'il faut agir.

In fine, il est nécessaire, pour que cela marche, de parvenir à un circuit économique où l'on recycle non parce que c'est écolo, mais tout simplement parce que c'est le plus rentable. 

Si l'idée de la relocalisation c'est de produire sur place, ce que souhaite François Bayrou, à mon avis, le recyclage sur place des déchets en est une dimension importante. 

 

lundi, 19 octobre 2009

Seule avec des enfants, une aube sans promesse

Je repensais, tout récemment, à une lecture ancienne : la promesse de l'aube, de Romain Gary. Il s'agit d'une autobiographie. S'il y a bien une figure marquante, dans cet ouvrage, c'est celle de la mère de Romain Gary, qui, seule et sans mari, parvient à faire de son fils, à force d'énergie sans faille, un homme.

J'ai le sentiment qu'aujourd'hui, ce ne serait plus possible. Plus possible, si l'on est seule, avec plusieurs enfants, de parvenir à s'en occuper suffisamment pour leur faire faire des études. Plus possible, surtout, si l'on est seule et sans diplômes, il est vrai.

Le temps manque, les sources de loisir se multiplient, et, quand on est épuisée, il est difficile de résister à la tentation de laisser ses enfants devant un écran, plutôt que de lutter pour les mettre à leurs devoirs.

Il y a comme un couperet inéluctable, dans nos sociétés, qui fait de la femme seule avec enfants la victime expiatoire du culte que nous vouons à la performance. Paradoxalement, jamais jusqu'ici notre pays n'a disposé d'une telle protection sociale, jamais l'assistance aux personnes en difficultés n'a atteint un tel niveau, et jamais, pour autant, elle n'a été aussi peu efficace, en proportion.

Notre société de consommation est un Enfer parsemé de tentations multiples et irrésistibles. Tout le monde consomme, du plus modeste, du SDF, même, jusqu'au capitaine d'industrie ou au chef du service financier. Nous ne cherchons plus le mieux, mais le plus ; toujours plus. Aussi, dans un monde où c'est le plus que l'on recherche, et non le mieux, tout se jette et tout s'achète, rien ne se recycle.

La force d'âme, finalement, se mesure à l'aune de la tentation et de la résistance que l'on y oppose. Facile à dire : quel plaisir que de se vautrer dans les délices du consumérisme à tout crin ! D'autant plus que ne pas consommer, dans une société de consommation, c'est forcément vivre en marge de la société, avec toutes les conséquences que cela implique en termes d'intégration. Ensuite, il s'opère une distinction entre consommer "bien" et consommer "mal", mais l'important, c'est de consommer.

Alors, la femme seule, avec ses trois enfants, elle est un peu condamnée à consommer mal. Pas de la culture, mais du TF1 et du discount, de l'écran plat et du jeu vidéo pour ses enfants. Et si jamais elle a du mal à consommer, le crédit revolving est là pour lui offrir des solutions. Tiens, d'ailleurs, on en discute, à l'Assemblée nationale.

 

 

jeudi, 26 juin 2008

Recyclage des déchets en Europe, position du MoDem

La délégation Mouvement Démocrate est déçue par le vote intervenu le 20 juin au Parlement européen sur une directive relative au traitement des déchets. La majorité des eurodéputés, PS et UMP notamment, ont en effet opté pour un compromis laxiste avec le Conseil des ministres des Vingt Sept, si bien que l'amélioration du traitement des déchets, et en particulier le recyclage risque de ne guère progresser.
Anne Laperrouze a exprimé ses regrets au nom de la délégation Mouvement Démocrate au Parlement européen à la suite du vote: "Trop de questions ont trouvé des réponses floues comme l'incinération et les déchets dangereux au détriment de définitions précises et de garanties juridiques," a-t-elle déclaré. En moyenne un Européen produit 3,5 tonnes de déchets par an. A l'issue de la collecte, 27% de ces déchets sont recyclés, 49% mis en décharge et 18% incinérés.

08:14 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : modem, europe, recyclage, laperrouze |  Facebook | | |

lundi, 14 avril 2008

Le recyclage est l'avenir

Les bio-carburants sont désormais sur la sellette : on sait qu'ils consomment des quantités de terres arables très importantes et prennent donc la place des cultures agricoles traditionnelles, pourtant très nécessaires en pleine hausse exponentielle de la consommation alimentaire mondiale et par suite des prix.

Aussi, dans le cadre du développement durable, il faut favoriser la mise en place de système de récupération partout où c'est possible.

Plus généralement, l'économie de demain, plus encore que de nouvelles énergies, doit s'appuyer sur le recyclage pour que le développement économique puisse se produire. Je m'étonne que l'on en parle si peu tant c'est évident.

1966607581.jpgAnne Laperouze, députée européenne UDF-MoDem a plaidé, le 11 mars dernier, pour le développement des biogaz plutôt que des bio-carburants :

Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, j'accueille favorablement ce rapport de M. Tabajdi. Les sources d'énergie sont diverses mais n'ont pas toutes le même potentiel, ni les mêmes impacts sur l'environnement. Au regard de la lutte contre le changement climatique et le gaspillage des ressources naturelles, il apparaît nécessaire de n'en négliger aucune. Le biogaz est donc une énergie qu'il faut encourager.

Il est important d'éviter de générer une concurrence entre production de biogaz et production de denrées alimentaires. Pour cela, il faut prioritairement encourager la production de biogaz provenant du fumier, des boues et des déchets municipaux, organiques et d'origine animale. En ce qui concerne la production de biogaz à partir de déchets, je tiens à souligner qu'il s'agit en fait de tirer profit de déchets, c'est-à-dire de nuisances. Dès lors, il nous appartient de ne pas nous tromper. Il faut avant tout diminuer le volume des déchets.

Par ailleurs, il me paraît important que le biogaz ne soit pas uniquement utilisé pour produire de l'électricité, mais qu'il soit utilisé prioritairement pour une valorisation locale optimisée et dans des conditions de sécurité sanitaire garantie pour alimenter les réseaux de gaz naturel. Il convient à cet effet de gérer les éventuelles contraintes techniques pour permettre l'accès au réseau. Il faut également accroître la recherche et le développement concernant toutes les dimensions de la filière: les sources, les installations, la distribution et l'utilisation. Une révision de la législation s'impose donc pour prendre en compte la réalité et les bénéfices de la filière biogaz.

On ne peut que souscrire à la pertinence de ses vues.  Il faut préciser que le biogaz présente des avantages certains :

Il provient du méthane produit par les déchets organiques de toute sorte. Or, si l'on récupère ce méthane, sa combustion produit du dioxyde de carbone, et l'effet de serre du Co2 est 25 fois inférieur à celui du méthane. Donc, dans cette circonstance, on fait d'une pierre deux coups ! on dépollue, et on produit de l'énergie.

Il a un très bon rendement énergétique, et de plus, on peut aussi reformer le méthane contenu dans le biogaz pour produire de l'hydrogène renouvelable. 

Bref, que de du bon. Pour prendre connaissance des vertus de cette énergie, le mieux est de lire l'article de wikipedia, très complet sur ce sujet.