vendredi, 27 juin 2008

De l'eau propre pour l'Europe !

laperouze.jpgEn approuvant aujourd'hui en deuxième lecture à une large majorité le rapport d'Anne LAPERROUZE, député européen MoDem, sur la directive établissant des normes de qualité environnementale pour l'eau, le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, est parvenu à convaincre le Conseil d'améliorer sa position commune en vue de mieux garantir la santé des citoyens européens...

 "Dans les eaux de nos rivières, fleuves et lacs, on ne trouve pas que des poissons : on recense aussi des polluants, type pesticides et métaux lourds. C'est intolérable. L'Union européenne doit durcir les standards de qualité environnementale de l'eau", a déclaré Mme Laperrouze.

Selon le vote parlementaire, d'ici 2018, les Etats membres devront "faire des progrès" en vue de respecter des normes de qualité de l'eau qui prennent la forme de concentrations maximales admissibles et de valeurs moyennes annuelles. Treize des 33 polluants couverts par la directive sont identifiés comme des "substances dangereuses prioritaires" dont le cadmium et le mercure. Le rapport préconise en outre l'inclusion de 13 substances supplémentaires y compris, les dioxines, les PCB et le bisphénol. "Le Conseil n'avait pas suffisamment entendu les inquiétudes du Parlement concernant les nouvelles substances," relève MmeLaperrouze.

La législation tient compte du cas particulier des zones proches des sources de pollution et convient d'aménager des "zones de mélange", mais insiste pour qu'y compris dans ces zones, les normes soient respectées au moins pour les eaux de surface. "Le cas particulier des zones portuaires, dans lesquelles le niveau des substances en suspension, évolue fortement du fait des opérations de dragage, méritait d'être plus clarifié" estime le rapporteur.

"Nous avons inscrit de grands principes : le principe du pollueur-payeur et le principe de correction en priorité à la source. Nous attendons du Conseil qu'il nous suive pour mieux lutter contre une pollution croissante qui menace la santé humaine et les éco-systèmes." a conclu Anne Laperrouze.

Eh bien merci, Anne, et bravo pour votre beau travail ! Il faut dire qu'Anne dispose d'une véritable compétence sur le sujet, étant donnée qu'elle a longtemps été ingénieure électro-chimiste/électro-métallugiste. C'est une vraie chance pour le MoDem de disposer d'une élue dotée d'une telle compétence.

lundi, 14 avril 2008

Le recyclage est l'avenir

Les bio-carburants sont désormais sur la sellette : on sait qu'ils consomment des quantités de terres arables très importantes et prennent donc la place des cultures agricoles traditionnelles, pourtant très nécessaires en pleine hausse exponentielle de la consommation alimentaire mondiale et par suite des prix.

Aussi, dans le cadre du développement durable, il faut favoriser la mise en place de système de récupération partout où c'est possible.

Plus généralement, l'économie de demain, plus encore que de nouvelles énergies, doit s'appuyer sur le recyclage pour que le développement économique puisse se produire. Je m'étonne que l'on en parle si peu tant c'est évident.

1966607581.jpgAnne Laperouze, députée européenne UDF-MoDem a plaidé, le 11 mars dernier, pour le développement des biogaz plutôt que des bio-carburants :

Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, j'accueille favorablement ce rapport de M. Tabajdi. Les sources d'énergie sont diverses mais n'ont pas toutes le même potentiel, ni les mêmes impacts sur l'environnement. Au regard de la lutte contre le changement climatique et le gaspillage des ressources naturelles, il apparaît nécessaire de n'en négliger aucune. Le biogaz est donc une énergie qu'il faut encourager.

Il est important d'éviter de générer une concurrence entre production de biogaz et production de denrées alimentaires. Pour cela, il faut prioritairement encourager la production de biogaz provenant du fumier, des boues et des déchets municipaux, organiques et d'origine animale. En ce qui concerne la production de biogaz à partir de déchets, je tiens à souligner qu'il s'agit en fait de tirer profit de déchets, c'est-à-dire de nuisances. Dès lors, il nous appartient de ne pas nous tromper. Il faut avant tout diminuer le volume des déchets.

Par ailleurs, il me paraît important que le biogaz ne soit pas uniquement utilisé pour produire de l'électricité, mais qu'il soit utilisé prioritairement pour une valorisation locale optimisée et dans des conditions de sécurité sanitaire garantie pour alimenter les réseaux de gaz naturel. Il convient à cet effet de gérer les éventuelles contraintes techniques pour permettre l'accès au réseau. Il faut également accroître la recherche et le développement concernant toutes les dimensions de la filière: les sources, les installations, la distribution et l'utilisation. Une révision de la législation s'impose donc pour prendre en compte la réalité et les bénéfices de la filière biogaz.

On ne peut que souscrire à la pertinence de ses vues.  Il faut préciser que le biogaz présente des avantages certains :

Il provient du méthane produit par les déchets organiques de toute sorte. Or, si l'on récupère ce méthane, sa combustion produit du dioxyde de carbone, et l'effet de serre du Co2 est 25 fois inférieur à celui du méthane. Donc, dans cette circonstance, on fait d'une pierre deux coups ! on dépollue, et on produit de l'énergie.

Il a un très bon rendement énergétique, et de plus, on peut aussi reformer le méthane contenu dans le biogaz pour produire de l'hydrogène renouvelable. 

Bref, que de du bon. Pour prendre connaissance des vertus de cette énergie, le mieux est de lire l'article de wikipedia, très complet sur ce sujet.