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mercredi, 30 mai 2007

Nouveau Centre et mensonges...

La presse dit n'importe quoi, et ce avec l'aval des «nouveaux centristes» qui loin d'être 23 ne sont que 18.

 

Voici le communiqué d'Anne-Marie Comparini à ce sujet :

« Une campagne de dénigrement des candidats restés fidèles à François Bayrou a surgi ces derniers jours, notamment concrétisée par l’insertion, dans la profession de foi de certains candidats UMP, d’un message de soutien soi-disant ratifié par la totalité des 23 députés UDF ayant rejoint la majorité présidentielle .

La première circonscription du Rhône n’est pas épargnée par cette manœuvre ; j’appelle manœuvre cette offensive mensongère destinée à ne reculer devant aucun moyen pour « étouffer » ceux qui ont osé rester fidèles à leurs discours et à leurs convictions.

Que certains se soient ralliés de manière inattendue, c’est une entreprise qui se passe de commentaire, comme celle de vouloir créer un parti « autonome » en n’hésitant pas à présenter des candidats aux législatives recrutés faute de prétendants dans sa famille ou parmi les chauffeurs et secrétaires de la formation à laquelle on appartenait.

Mais faire croire que les 23 élus ralliés auraient unanimement accepté de renier leurs anciens collègues, c’est tromper les électeurs, puisque nombre d’entre eux m’ont informée n’avoir pas été avertis de cette initiative. Et pour cause, puisque si on leur avait demandé, ils auraient refusé catégoriquement, comme me l’ont notamment assuré Bernard Bosson, Charles-Amédée de Courson, Philippe Folliot et Jean Luc Préel.

Je tiens par conséquent à dénoncer cette récupération qui donne une bien mauvaise image des mœurs politiques et je déplore que mon concurrent estampillé « majorité présidentielle » se soit révélé complice de cette triste manœuvre.

Le débat politique et électoral ne saurait être détourné par ce type d’initiative qui déshonore certains combats : la profession de foi exclut la mauvaise foi ». 

 

Pour information, et, sous toutes réserves, les députés du Nouveau Centre seraient :

 Jean-Pierre Abelin, Bernard Bosson, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Francis Hillmeyer, Olivier Jarde, Yvan Lachaud, Maurice Leroy, Claude Leteurtre, Hervé Morin, Nicolas Perruchot, Jean-Luc Preel, François Rochebloine, André Santini, Rudy Salles, François Sauvadet, Rodolphe Thomas, Francis Vercamer.

La politique économique de Nicolas Sarkozy

Un Rouennais (il se présente d'ailleurs sous ce pseudonyme) répond dans le commentaire n°32 du billet Libre voix de Pierre Albertini en l'invitant à rejoindre le MoDem.

http://www.capidees.net/blog/index.php/2007/05/27/228-lib... 

Face à l'assertion de Pierre Albertini sur son positionnement politique (centre-droit) voici la réponse du contributeur :

--- 

 

Citation : « Clairement au centre-droit, je souhaitais personnellement qu'un contrat de législature nous permette de participer au redressement de la France ».

Je partage entièrement votre avis Monsieur Albertini. Le problème, c'est que je ne vois rien dans la politique économique de Sarkozy qui permettra de redresser la France. Alors pourquoi vouloir s'allier à un homme qui va clairement au casse-pipe ? Je me permets de coller ici un extrait de la brillante intervention de l'économiste Elie Cohen dans "C dans l'air" sur France 5 le lundi 28 mai 2007 :

Elie Cohen : « Moi je pense que si l'enjeu véritable c'est l'emploi, c'est-à-dire si l'enjeu c'est d'atteindre cette situation de plein emploi au bout de 5 ans, alors je ne suis absolument pas persuadé que les décisions que l'on est en train de discuter soient les décisions nécessaires et suffisantes pour atteindre cet objectif. Moi j'attends toujours que l'on m'explique en quoi la réduction des impôts sur les successions, en quoi la détaxation des heures supplémentaires, en gros en quoi des mesures de redistribution supplémentaires de pouvoir d'achat règlent pour peu que ce soit les problèmes structurels de compétitivité du pays. Quand vous regardez ce qui est en train de se passer en Allemagne, aujourd'hui même l'Allemagne a décidé de baisser son impôt sur les sociétés pour améliorer l'attractivité de son territoire et la compétitivité des entreprises allemandes. Il y a un an, elle a décidé de créer cette fameuse TVA sociale, encore une fois pour abaisser les coûts de production des entreprises et transférer la charge vers les consommateurs. Ce sont des mesures qui visent à stimuler l'offre, c'est-à-dire à rendre l'économie plus compétitive, l'industrie plus compétitive. TOUTES LES MESURES QUE NOUS ANNONCE SARKOZY NE VONT PAS DANS CE SENS. »

Un autre économiste de répliquer ensuite : « On a eu une campagne où l'on a parlé extrêmement peu du problème de la compétitivité des entreprises françaises qui est LE problème central ».

Réponse d'un français moyen, c'est-à-dire du présentateur Yves Calvi dans la même émission : « Quoi, il n'est pas assez de droite ? Il n'est pas assez libéral ? »

Balance Commerciale en 2006 :
- Allemagne : + 162 milliards d'euros (bénéfice)
- France : - 30 milliards d'euros (déficit)
Cherchez l'erreur ...

Mais pourquoi tant d'économistes, de droite comme de gauche, sont dubitatifs devant les promesses électorales de Sarkozy ? Et je peux vous en citer d'autres : Philippe Chalmin (économiste classé à droite, intervenant sur iTélé) se déclarant très inquiet sur le fait que Sarkozy ne veuille pas réduire les déficits publics. Autrement dit, ce sont les jeunes qui paieront les dettes de Sarkozy, merci l'artiste ! Rendez-vous donc dans 5 ans, quand Sarkozy aura mis la France en faillite...

lundi, 28 mai 2007

Mouvement Démocrate : le temps de l'adhésion

Il est désormais possible d'adhérer définitivement au Mouvement Démocrate.

http://adhesion.mouvementdemocrate.fr/ 

 

N'hésitez pas à adhérer en masse pour donner d'autant plus de forces à nos idées. 

Désistements mutuels ?

Dominique Strauss Khan s'est exprimé tout récemment sur l'opportunité de désistements socialistes si des candidats MoDem arrivent en seconde position :

«Dans les circonscriptions où le candidat de gauche est éliminé, (…) nous réfléchirons à un soutien du parti socialiste au candidat MoDem pour battre Nicolas Sarkozy» a-t-il déclaré.

 

A méditer. Nous pouvons, au MoDem certainement envisager certains désistements, mais, dans les mêmes conditions, selon le profil du candidat PS et du candidat UMP.

Franchises médicales

Des franchises médicales devraient voir le jour dans quatre secteurs, à partir du 1er janvier 2008

- médicaments

- hospitalisation

- examens

- visites médicales

Elles devraient se monter à 10 euros par foyer et par an.

Actuellement, il existe une franchise de 1 euro par consultation médicale, et une franchise de 18 euros par acte médical lourd.

Les déficits de la sécurité sociale sont de plus en plus importants, et il faut en effet les financer, mais, quatre franchises de 10 euros, cela fait potentiellement 40 euros.

Attention, il ne faut pas dissuader non plus les citoyens d'aller se soigner.

Par ailleurs, ne pas rembourser les 10 premiers euros est très maladroit : il faut plutôt envisager une franchise bien plus petite, mais par acte, et distinguer également des catégories de médicaments franchisés.

Enfin, dans cette histoire, quid des enfants.

Ici, sur ce blog, il n'y aura pas de démagogie : les déficits de la "Sécu" sont trop importants pour que l'on joue avec, et des franchises sont de toutes façons nécessaires.

Nous attendons d'en savoir plus. 

12:45 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : franchise médicale |  Facebook | | |

Dette, toujours plus...

L'INSEE a publié récemment  les chiffres de la dette publique : 1142 milliards d'euros au 31 décembre 2006 une année auparavant,  elle était de 1137 milliards) . La dette de l'Etat s'est réduite  passant de 886 à 883 milliards (soit une évolution de 66,2 % à 63,7 % du PIB)  mais dans le même temps les dépenses de l'Etat ont continué d'augmenter (3.6%) : certes, cette hausse a été absorbée par celle plus importante des recettes fiscales (+5.1%) ,  mais, quand bien même la dette aurait diminué légèrement, c'est la cause qu'il faut faire cesser, et pas l'effet.

Or, pour l'instant, l'état dépense et dépense, et ce ne sont pas les récentes promesses de Nicolas Sarkozy qui risquent d'arranger les choses.

De plus  c'est la cession d'actifs (et lesquels ! si on compte  là-dedans les autoroutes, quelle erreur pour le gouvernement précédent !) et un jeu sur les réserves de la trésorerie ( que l'on a fait diminuer afin de réduire artificiellement le déficit: si elles tombent à 0 ou presque, finies les manipulations...) qui ont surtout fait baisser le montant de la dette. De plus, l'état au lieu de réduire ses frais de fonctionnement a réduit ses investissements.

Bref le bilan financier de l'année écoulée n'est vraiment pas fameux.

Le prochain s'annonce déjà sous de mauvais auspices, les cadeaux fiscaux décidés ayant un certain coût...

Nicolas Sarkozy table sur le fait que les cadeaux fiscaux vont avoir un impact sur l'investissement, or, ne risquent-ils pas de se reporter plutôt sur la demande de biens de consommation, domaine dans lequel la France est traditionnellement faible ? Et dans ces conditions, outre le manque de recettes fiscales, ne risquons-nous pas d'accroître le déficit (un de plus) de notre balance commerciale ?
Enfin, est-ce que les recettes éventuelles issues de la TVA dégagées par ces cadeaux fiscaux, via la consommation, compenseront les pertes fiscales de l'imposition indirecte ? J'en doute.

Ces cadeaux fiscaux m'évoquent un souvenir assez désagréable : la relance par la demande de Mauroy en 1981. C'est simplement la manière de la droite dite "libérale" de pratiquer une politique keynésienne.

Autant dire que nous ne sommes pas sortis de l'ornière à ce rythme... 

Nous ne sommes ici pas les seuls à nous en inquiéter, puisque Versac a publié une note de même teneur sur son blog ( Politique à l'envers ?) 

Les entreprises des «copains»...

Après mûre réflexion, je m'aperçois que les entreprises d'état servent en fait souvent à nommer les "copains" (que ce soit de la droite ou de la gauche, c'est une mauvaise pratique française). Alors finalement, après avoir longtemps défendu l'idée qu'une entreprise publique n'était pas nécessairement moins efficace qu'une entreprise privée, je me demande finalement, si au nom d'une nécessaire séparation des pouvoirs, il n'est pas préférable que l'Etat revende ses entreprises marchandes et délègue certaines missions d'intérêt général à la concurrence.

Toutefois, dès lors qu'une entreprise se voit confier une mission de service public, ou d'intérêt général, il devrait exister systématiquement une instance de contrôle indépendante pour s'assurer de l'exécution correcte et à un tarif juste de la mission.
Ensuite, un secteur stratégique comme l'énergie, par les temps qui courent, devrait être au moins partiellement contrôlé par l'état.

Il est vrai qu'Air France a été sauvée grâce à la privatisation, il n'en resterait plus rien sinon aujourd'hui, et que Bull, à la fin des années 80 l'aurait peut-être été aussi si on l'avait privatisée.
Pour Air France, il faut toutefois ajouter que cela tient à la compétence exceptionnelle de Christian Blanc.

 

samedi, 26 mai 2007

Connaissez-vous Médor Morin ?

Désolé, mais c'est trop tentant : trop hilarant, impossible de résister...

Allez plutôt voir à quoi ressemble le dernier des candidats PSLE sur le blog de Sébastien Fontenelle :-) 

Culture, cluster et sociale-économie

La lecture du livre de Christian Blanc, la Croissance et le Chaos a été une véritable révélation pour moi, surtout à considérer que je me sens très proche, dans la réflexion, des thèses de Joseph Aloïs Schumpeter, or j'ai cru reconnaître dans le travail d'observation et de réflexion de Christian Blanc une application pratique, pragmatique et modernisée des thèses de cet économiste, notamment sur le rôle de l'entrepreneur, sur la Destruction Créatrice, et sur le rôle de l'innovation.

Un des points centraux du livre de Christian Blanc, c'est que les clusters dont il parle (association région-université-entreprise) ne peuvent se mettre en place que dans le cadre d'une décentralisation très forte. On ar parlé au PS et à l'UDf de VIème République, mais, sur ce point, je crois qu'il n'y a pas urgence : l'urgence, c'est la décentralisation. François Bayrou l'a compris bien mieux que d'autres, notamment en souhaitant supprimer un échelon (le département) et en redonnant du pouvoir aux régions.


Je suis un adhérent de l'UDF, je ne m'en cache pas, et, à cet égard, j'ai pris un coup au moral quand j'ai appris que Christian Blanc se rangeait derrière Nicolas Sarkozy. Cette décision est demeurée un grand mystère pour moi, alors que tout à l'UDF lui souriait pour qu'il puisse mettre en place son projet économique : j'ai lu d'autres analyses très proches de la sienne chez plusieurs cadres de l'UDF.
La tradition bonapartiste dans laquelle Nicolas Sarkozy semble s'inscrire, désormais, me semble fort mal se marier avec quelque vélléité de décentralisation que ce soit.

Je me serais consolé si le gouvernement avait envoyé des signes forts de ces urgences, mais ce n'est nullement le cas : ni Christian Blanc ni Alain Lambert ne sont au gouvernement, et rien ne laisse présager une réforme radicale de la décentralisation et du rôle de l'état.

Tout au plus l'on commence à parler d'autonomie pour les universités. Parions qu'elles ne seront toujours pas autonomes dans 5 ans, tout du moins, pas financièrement.

Dans l'entre deux tours, Ségolène Royal m'avait intéressé parce que je l'avais vu évoluer singulièrement : face à François Bayrou, elle a reconnu qu'elle ne faisait pas des 35 heures un point de non-retour, et face à Nicolas Sarkozy, c'est elle qui a explicité le rôle qu'elle comptait donner à l'entente Région-entreprise-Université : que du bon, de mon point de vue.

Le seul point sur lequel je tendrais à avoir confiance dans le nouveau gouvernement, c'est pour les retraites, pour lesquelles des réformes douleureuses mais nécessaires sont inévitables, et pour la financement de la santé. Mais voilà : le gouvernement commence d'emblée par un maladresse monumentale en parlant de ne pas rembourser les 75 à 100 premiers euros de frais médicaux, alors qu'il faut plutôt jouer sur le ticket modérateur.

J'ai l'impression au final que l'on va perdre encore 5 années sur les véritables urgences. François Bayrou me semblait les avoir comprises, ces urgences, lui, et j'aimais beaucoup l'idée qu'il véhiculait d'une société dont la clef de voûte était la culture, et en même temps, qui faisait de l'entreprise et de son développement la pierre angulaire de son programme économique : un beau projet humaniste, dans lequel je me retrouvais dtout à fait.

Alors voilà, aujourd'hui, je suis dépité, la tête emplie de regrets, et je regarde avec amertume les temps qui se préparent.

L'UDF quant à elle dérive, une partie de son équipage ayant fui la tempête : et elle a perdu des hommes de valeur, avec des Pierre Albertini ou des Charles de Courson. Il reste à l'UDF-MoDem des hommes comme Christian Saint-Etienne dont les vues sont intéressantes au niveau économique, mais, sur le fond, la tête est décapitée, et il faudra du temps pour reconstruire.

vendredi, 25 mai 2007

Temps de travail et relance de l'emploi

Tenter d'en finir avec les 35 heures, c'est occulter la réalité des obstacles qui paralysent l'emploi :  agir sur le levier du temps de travail, finalement, c'est activer un levier presque micro-économique . Or, on ne ne modifie pas fondamentalement la structure du travail elle-même ; c'est pourtant elle qui est  par dessus tout la plus viciéeet  fragile en France. Légiférer sur le temps de travail, c'est donc agir à la marge, que ce soit dans un sens ou dans l'autre.

En réalité, ce sont surtout les TPE qui peuvent par ce biais générer de l'emploi, mais les TPE (et il faut les distinguer des PME) ne pourront à elles seules résorber notre chômage, ni le faire diminuer substantiellement.

Ce qui est à craindre, c'est que l'actuel gouvernement,  au final, ne  se contente de mesurettes sans viser le fond, car la cause première de tous nos soucis, ce n'est pas le temps de travail, à  une preuve évidente, le caractère chronique  du chômage , bien antérieur aux 35 heures.

De toutes les gouvernements que nous avons eus ces 20 dernières années , seul celui de Jean-Pierre Raffarin semble avoir commencé à comprendre le coeur du problème (les fameux pôles de compétence) en donnant mission à Christian Blanc de faire un audit de la situation dans les régions, et en lançant un processus, mais, à l'évidence très maladroit.

Mais l'actuel  gouvernement, lui,  ne  paraît pas aller dans le bon sens : il y a le feu à la maison, depuis un moment déjà, et pour l'instant, il ne s'intéresse qu'au temps de travail et à la fiscalité (en vue de libérer les capacités d'investissement et/ou de consommation, on peut le présumer).

Mais à quoi bon libérer ces capacités si elles ne trouvent pas des structures performantes où se porter ? Pire, l'on risque de voir ces capitaux se libérer là où il y a de la performance économique et industrielle.

Bref,on ne met pas la charrue avant les boeufs, et c'est pourtant ce qui se produit actuellement. Pire, cette charrue ainsi placée pourrait rendre stérile le sillon qu'elle est censée ensemencer...