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mercredi, 30 mai 2007

La politique économique de Nicolas Sarkozy

Un Rouennais (il se présente d'ailleurs sous ce pseudonyme) répond dans le commentaire n°32 du billet Libre voix de Pierre Albertini en l'invitant à rejoindre le MoDem.

http://www.capidees.net/blog/index.php/2007/05/27/228-lib... 

Face à l'assertion de Pierre Albertini sur son positionnement politique (centre-droit) voici la réponse du contributeur :

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Citation : « Clairement au centre-droit, je souhaitais personnellement qu'un contrat de législature nous permette de participer au redressement de la France ».

Je partage entièrement votre avis Monsieur Albertini. Le problème, c'est que je ne vois rien dans la politique économique de Sarkozy qui permettra de redresser la France. Alors pourquoi vouloir s'allier à un homme qui va clairement au casse-pipe ? Je me permets de coller ici un extrait de la brillante intervention de l'économiste Elie Cohen dans "C dans l'air" sur France 5 le lundi 28 mai 2007 :

Elie Cohen : « Moi je pense que si l'enjeu véritable c'est l'emploi, c'est-à-dire si l'enjeu c'est d'atteindre cette situation de plein emploi au bout de 5 ans, alors je ne suis absolument pas persuadé que les décisions que l'on est en train de discuter soient les décisions nécessaires et suffisantes pour atteindre cet objectif. Moi j'attends toujours que l'on m'explique en quoi la réduction des impôts sur les successions, en quoi la détaxation des heures supplémentaires, en gros en quoi des mesures de redistribution supplémentaires de pouvoir d'achat règlent pour peu que ce soit les problèmes structurels de compétitivité du pays. Quand vous regardez ce qui est en train de se passer en Allemagne, aujourd'hui même l'Allemagne a décidé de baisser son impôt sur les sociétés pour améliorer l'attractivité de son territoire et la compétitivité des entreprises allemandes. Il y a un an, elle a décidé de créer cette fameuse TVA sociale, encore une fois pour abaisser les coûts de production des entreprises et transférer la charge vers les consommateurs. Ce sont des mesures qui visent à stimuler l'offre, c'est-à-dire à rendre l'économie plus compétitive, l'industrie plus compétitive. TOUTES LES MESURES QUE NOUS ANNONCE SARKOZY NE VONT PAS DANS CE SENS. »

Un autre économiste de répliquer ensuite : « On a eu une campagne où l'on a parlé extrêmement peu du problème de la compétitivité des entreprises françaises qui est LE problème central ».

Réponse d'un français moyen, c'est-à-dire du présentateur Yves Calvi dans la même émission : « Quoi, il n'est pas assez de droite ? Il n'est pas assez libéral ? »

Balance Commerciale en 2006 :
- Allemagne : + 162 milliards d'euros (bénéfice)
- France : - 30 milliards d'euros (déficit)
Cherchez l'erreur ...

Mais pourquoi tant d'économistes, de droite comme de gauche, sont dubitatifs devant les promesses électorales de Sarkozy ? Et je peux vous en citer d'autres : Philippe Chalmin (économiste classé à droite, intervenant sur iTélé) se déclarant très inquiet sur le fait que Sarkozy ne veuille pas réduire les déficits publics. Autrement dit, ce sont les jeunes qui paieront les dettes de Sarkozy, merci l'artiste ! Rendez-vous donc dans 5 ans, quand Sarkozy aura mis la France en faillite...