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vendredi, 16 octobre 2009

Le Havre deviendra-t-il le port de Paris ?

Entretien intéressant que celui du maire du Havre avec le quotidien 20 Minutes. Il y expose clairement son souhait de voir Le Havre devenir le port du futur Grand Paris. C'est loin d'être fait. Le trafic ferroviaire est assez faible, au Havre, et toute une série d'aménagements portuaires devront être envisagées, et pas seulement dans la ville normande. Cela dit, l'idée n'est pas inintéressante, et me rappelle un précédent historique plus que fameux : Ostie ! Ostie était une ville romaine qui se trouvait à l'embouchure du Tibre. Elle fut fondée par le roi légendaire Ancus Marcius. Elle compta jusqu'à 75 000 habitants (en pleine Antiquité !!!) et, au faîte de sa croissance, sa surface recouvrait dix fois celle de Rome en raison du développement de ses entrepôts. On y stockait des produits venus des quatre coins de la Méditerranée antique, et c'est par là que transitaient les immenses quantités de céréales que Rome importait pour subvenir aux besoins alimentaires de sa population.

On avait érigé là-bas un temple en l'honneur de Cérès (déesse de l'agriculture) derrière lequel se trouvait les locaux des principales sociétés de commerce de l'empire. La place s'appelait d'ailleurs la place des Corporations et les noms des sociétés commerciales (déjà !) étaient inscrits sur les mosaïques qui l'ornaient de toute part. On a pu dire que ce temple de Cérès était le World Trade Center de l'Antiquité.

Un bon modèle, pour le Havre, je présume. Évidemment, si la ville s'engage sur ce chemin, il est évident qu'un certain nombre de quartiers devront être réaménagés, avec pour conséquence de possibles sinon de probables préemptions et expropriations. En outre, si Le Havre intègre un ensemble industriel et commercial, qu'adviendra-t-il de la Normandie, qui se verra alors privée d'un pôle industriel et naval ?

Il faut préciser à ce sujet un aspect historique qui n'est pas négligeable : Le Havre a été fondé au XVIème siècle, en un temps où la Normandie en temps que duché n'existe désormais plus. Si la République a recréé des régions, le sentiment d'appartenance à la Normandie des Havrais est moins évident que celui des villes historiques de Normandie. Et pour cause : l'histoire, ancienne, de la Normandie, s'est faite avant.

Une dernière observation : si le Havre devient le port du Grand Paris, qu'adviendra-t-il alors de Rouen, premier siège des Nothmen en pays franc avant que Guillaume le Conquérant n'installe finalement sa capitale à Caen ?

In fine, il me semble que deux ambitions contraires vont inéluctablement se télescoper, dans cette histoire : d'un côté la constitution du Grand Paris, de l'autre, le rêve d'une Normandie autonome (économiquement, pas politiquement, évidemment) et réunifiée.  Or, si l'on considère le poids des parties en présence, il est probable que la seconde s'incline devant la première...

Au niveau du MoDem, des contatcs auraient intérêt à être pris assez tôt entre élus normands et élus franciliens : les régionales se profilent et ces deux projets seront vraisemblablement d'actualité dans les deux régions. Or, à ma connaissance, le MoDem francilien appuie le Grand Paris, tandis que le MoDem a relevé l'étendard de la Normandie réunifiée...il va falloir accorder les violons...

Pour ma part, Normand d'origine et de racines, longtemps habitant de Normandie, et aujourd'hui Parisien, je crois être légitime pour donner mon avis.

lundi, 02 juin 2008

Entretien avec Pierre Albertini

 Pierre Albertini a été l'une des pierres angulaires de la campagne de François Bayrou, lors de l'élection présidentielle. Député apparenté UDF, lors de la législature précédente, maire de Rouen de 2001 à 2008, il n'a toutefois pas suivi François Bayrou dans la construction du MoDem, sans pour autant se retrouver dans celle du Nouveau Centre. Il a accordé un entretien exclusif au blogueur l'hérétique.

 

1.Pierre Albertini, vous avez été un acteur majeur des dernières élections présidentielles : en effet, c'est vous qui avez rédigé l'avant-projet législatif de l'UDF, présenté en novembrfe 2006  à la presse et au grand public. Aujourd'hui, plusieurs acteurs de la sphère politique se réclament pour tout ou partie de ce programme : le MoDem et le Nouveau Centre, bien sûr, mais aussi le gouvernement de François Fillon sur quelques points spécifiques.
Comment estimez-vous, quant à vous, l'impact de ce programme politique, et plus largement, de tous les colloques préparatoires de l'UDF, sur les idées politiques qui sont agitées ou mises en oeuvre aujourd'hui ?

Le projet de l'UDF que j'ai écrit et présenté en 2007 est le fruit d'une réflexion collective, ponctuée par de nombreux colloques destinés à diagnostiquer les "racines du mal français". On peut en contester le contenu mais pas la cohérence. Je crois, sans fausse modestie, qu'il correspondait aux attentes de nos beaucoup de nos concitoyens, inquiets devant un avenir qu'ils redoutent, pour leurs enfants plus que pour eux-mêmes. La méthode (travail en commun puis unité de plume) a fait ses preuves comme en témoigne l'écho que ce projet a reçu. De plus, il ne comportait pas d'engagements démagogiques, impossibles à tenir mais une série de priorités pour redresser notre pays et lui rendre son tonus.

Plusieurs de ses propositions ont inspiré et inspirent encore le débat public : Europe, renforcement des pouvoirs du parlement, pluralisme des médias, importance de la formation, régulations économiques et environnementales pour corriger le capitalisme de ses propres excès...En revanche, les thèmes de la solidarité et de la cohésion sociale, tout en suscitant l'intérêt, n'ont pas, à mon sens, suffisamment imprégné le débat et donc l'action publique. On en paie les conséquences aujourd'hui.

2.Avez-vous définitivement tiré un trait sur la politique rouennaise, puisque vous avez déclaré ne plus avoir l'intention de vous présenter à la municipalité de Rouen ? Vous reconnaissez-vous, toutefois, dans la démarche du blog Rouen Perspectives ?


Je continue de porter un vif intérêt à Rouen et à son agglomération  même si je n'ai plus d'ambition personnelle, sur le plan électoral. Je ne serai pas la "mouche du coche" de l'équipe actuelle mais je reste attentif aux grands dossiers. Ainsi, j'ai dit clairement combien le "détricotage" du GPV me paraissait funeste, pour les quartiers comme pour la ville entière.

Quant à Rouen perspectives, c'est une initiative bienvenue, la minorité municipale veut pratiquer une opposition constructive, c'est louable et encourageant.


3. Dans votre billet du 12 avril dernier, vous avez émis des réserves sur l'action gouvernementale depuis un an. Vous avez notamment écrit :
Il est inutile d'espérer en un redressement significatif de la lisibilité et de la popularité de l'action gouvernementale tant que deux conditions n'auront pas été remplies :

-expliquer sans détours aux Français les données du nouvel environnement international (financier et économique)
-reconnaître la nécessité d'une correction temporaire de trajectoire et rejalonner l'action à venir sur deux ou trois ans, autour de priorités simples. C'est le cap que nos concitoyens ne perçoivent plus !
Le nouvel environnement se précise de lui-même, mais, quand vous parlez de correction de trajectoire, pouvez-vous être plus précis ? Que faut-il corriger ? Et quelles sont les priorités simples auxquelles vous songez ?

Outre la méthode de gouvernement et la pédagogie à corriger, je pense sincèrement que l'action présidentielle et gouvernementale gagnerait à être ordonnée autour de quelques priorités lui donnant du sens :
- la réduction des déficits et le rétablissement des finances publiques
- la redéfinition du rôle de l'Etat et la clarification des compétences des collectivités territoriales ( la loi de 2004 est un échec à cet égard)
- l'apprentissage des outils fondamentaux, avant l'entrée au collège
- les éléments fondamentaux de la solidarité (santé et petites retraites).

Aujourd'hui, le Président est sur tous les fronts (préparation de la présidence de l'UE, 35 heures, réforme de l'audiovisuel, retraites, Constitution, ports, Grenelle de l'environnement...L'agitation ne fait pas l'action !


4. La réforme constitutionnelle occupe les esprits de la sphère politique. Or, le 30 janvier 2003, vous présentiez un projet de loi visant à introduire une dose de proportionnelle au sein de l'assemblée nationale : pour 57 élus, seulement. Vous écriviez notamment dans les motifs, ce commentaire sur le bipartisme :
Ainsi, le bipartisme à marche forcée, provoqué par la réforme constitutionnelle de 1962, n'exerce plus, sauf exception, le même effet de coagulation. Si un affrontement binaire prévaut encore lors des seconds tours de scrutin, les majorités comme les oppositions sont désormais plurielles, dans l'expression des électeurs si ce n'est dans leur représentation, traduisant la diversité du débat politique. Faut-il rappeler, pour s'en convaincre, l'extraordinaire dispersion des voix enregistrée lors du premier tour de l'élection présidentielle du 21 avril 2002 ?

Le pluralisme est une force, une richesse pour la démocratie. Le conformisme de la pensée est toujours un appauvrissement.

La question est donc clairement posée : est-il normal que des millions d'électeurs ne puissent, du fait de la loi, avoir des représentants à l'Assemblée nationale? Certainement pas d'un point de vue strictement arithmétique; encore moins s'agissant de la logique politique et des devoirs qu'impose la chose publique. En effet, est-il sain pour notre démocratie de la diviser ainsi, avec d'un côté des élus qui agissent, prennent des risques et exercent leurs responsabilités et, de l'autre, ceux qui protestent, se nourrissent des difficultés sociales sans pour autant assumer la moindre obligation? A l'évidence, la réponse est négative.

Au regard de ce que vous avez écrit ce jour-là, avec l'assentiment d'Hervé Morin, aujourd'hui président du Nouveau Centre, comment analysez-vous le renoncement de l'homme et du parti politique à une mesure pourtant phare du programme politique de l'UDF  ? L'histoire semble se répéter, puisque l'actuelle majorité, héritière de la précédente, ne semble pas davantage encline à améliorer la représentativité électorale.

Plus que jamais, l'introduction d'une dose de proportionnelle est nécessaire, pour assurer le pluralisme et lutter contre le conformisme de la pensée. Je ne renie rien de ce que j'ai écrit antérieurement. Hélas, je regrette que d'autres élus qui se disent également centristes aient renoncé à conduire ce combat pour la "biodiversité politique". J'ajouterai enfin que le non-cumul des mandats est la condition de l'efficacité du contrôle parlementaire : sur ce point, beaucoup ont changé d'avis, récemment. Il y a, il est vrai, "les principes et les circonstances" !

5. Dans un entretien avec Paris-Normandie, le 15 mars dernier, vous avez évoqué les élections européennes : vous êtes prêts à vous y investir. Au sein de quelle formation ? MoDem ? Nouveau Centre ? Comme centriste indépendant ? Dans quel groupe européen siégeriez-vous alors ? Quelles sont selon vous les grandes questions qui attendent les Européens, et notamment les Français au sein de l'Europe ? Par exemple : comment gérer le problème des ressources naturelles qui s'épuisent quand leur épuisement est au coeur de filière professionnelle sinistrée (par exemple la pêche) ? Quid de l'exception culturelle si sur tous les sujets, le parlement européen adopte la règle de la majorité qualifiée et non celle de l'unanimité ? Quelle culture commune pour l'Europe, et à cet égard, que pensez-vous des associations d'enseignants en langues anciennes qui proposent d'articuler cette culture commune autour de l'enseignement des langues et cultures grecques et latines dans tous les systèmes éducatifs européens ? Quelle politique de sécurité pour l'Europe, et comment l'articuler avec l'OTAN ?

Je ne recherche rien, électoralement parlant. Si je pouvais être utile, dans le débat européen à venir, je saisirais cette occasion. A une condition qui n'est pas réunie aujourd'hui : que se constitue une liste ouvertement européenne, largement affranchie des clivages partisans et soucieuse de prendre les Français à témoin :  Europe politique à construire ou espace de libre-échange ouvert à tous vents ?

C'est, pour moi, l'essentiel du débat. Il inclut naturellement les questions de défense et de sécurité, de régulations économiques et financières, de flux migratoires, de répartition des richesses dans le monde, de protection de la planète.Veut-on, ou non, que l'Europe soit un  pôle d'équilibre, de stabilité et de promotion de nos valeurs humanistes ?

 
6. Dernière question : quelles sont vos relations actuelles avec François Bayrou ? S'il se présentait, en 2012, avec un programme  proche, dans l'esprit, de celui de 2007 : le soutiendriez-vous ? Y compris si se présente face à lui un candidat du Nouveau Centre ?

Je n'ai pas vu François Bayrou (comme les autres leaders politiques) depuis l'automne dernier.
J'observe et garde mon indépendance de jugement.
Sur quel projet, autre que présidentiel, se construira le MODEM ?
Le PS penchera-t-il à gauche ou au centre ?
L'UMP résistera t-elle aux forces centrifuges qui menacent son unité ?
Une fédération des centres (que j'appelle de mes voeux) verra -t-elle le jour ?

Avant 2012, il y aura sans doute plus de décomposition qu'on ne le croit. J'espère qu'elle préparera des jours politiques meilleurs pour notre pays.  Dans cette attente, je n'exclus ni ne confirme mon soutien à François Bayrou. L'un comme l'autre serait prématuré. 

07:12 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : modem, albertini, rouen, bayrou |  Facebook | | |

mercredi, 30 mai 2007

La politique économique de Nicolas Sarkozy

Un Rouennais (il se présente d'ailleurs sous ce pseudonyme) répond dans le commentaire n°32 du billet Libre voix de Pierre Albertini en l'invitant à rejoindre le MoDem.

http://www.capidees.net/blog/index.php/2007/05/27/228-lib... 

Face à l'assertion de Pierre Albertini sur son positionnement politique (centre-droit) voici la réponse du contributeur :

--- 

 

Citation : « Clairement au centre-droit, je souhaitais personnellement qu'un contrat de législature nous permette de participer au redressement de la France ».

Je partage entièrement votre avis Monsieur Albertini. Le problème, c'est que je ne vois rien dans la politique économique de Sarkozy qui permettra de redresser la France. Alors pourquoi vouloir s'allier à un homme qui va clairement au casse-pipe ? Je me permets de coller ici un extrait de la brillante intervention de l'économiste Elie Cohen dans "C dans l'air" sur France 5 le lundi 28 mai 2007 :

Elie Cohen : « Moi je pense que si l'enjeu véritable c'est l'emploi, c'est-à-dire si l'enjeu c'est d'atteindre cette situation de plein emploi au bout de 5 ans, alors je ne suis absolument pas persuadé que les décisions que l'on est en train de discuter soient les décisions nécessaires et suffisantes pour atteindre cet objectif. Moi j'attends toujours que l'on m'explique en quoi la réduction des impôts sur les successions, en quoi la détaxation des heures supplémentaires, en gros en quoi des mesures de redistribution supplémentaires de pouvoir d'achat règlent pour peu que ce soit les problèmes structurels de compétitivité du pays. Quand vous regardez ce qui est en train de se passer en Allemagne, aujourd'hui même l'Allemagne a décidé de baisser son impôt sur les sociétés pour améliorer l'attractivité de son territoire et la compétitivité des entreprises allemandes. Il y a un an, elle a décidé de créer cette fameuse TVA sociale, encore une fois pour abaisser les coûts de production des entreprises et transférer la charge vers les consommateurs. Ce sont des mesures qui visent à stimuler l'offre, c'est-à-dire à rendre l'économie plus compétitive, l'industrie plus compétitive. TOUTES LES MESURES QUE NOUS ANNONCE SARKOZY NE VONT PAS DANS CE SENS. »

Un autre économiste de répliquer ensuite : « On a eu une campagne où l'on a parlé extrêmement peu du problème de la compétitivité des entreprises françaises qui est LE problème central ».

Réponse d'un français moyen, c'est-à-dire du présentateur Yves Calvi dans la même émission : « Quoi, il n'est pas assez de droite ? Il n'est pas assez libéral ? »

Balance Commerciale en 2006 :
- Allemagne : + 162 milliards d'euros (bénéfice)
- France : - 30 milliards d'euros (déficit)
Cherchez l'erreur ...

Mais pourquoi tant d'économistes, de droite comme de gauche, sont dubitatifs devant les promesses électorales de Sarkozy ? Et je peux vous en citer d'autres : Philippe Chalmin (économiste classé à droite, intervenant sur iTélé) se déclarant très inquiet sur le fait que Sarkozy ne veuille pas réduire les déficits publics. Autrement dit, ce sont les jeunes qui paieront les dettes de Sarkozy, merci l'artiste ! Rendez-vous donc dans 5 ans, quand Sarkozy aura mis la France en faillite...

mardi, 08 mai 2007

Pierre Albertini pourrait bien se joindre au Mouvement Démocrate...

Voici ce que l'on pouvait entendre dans le journal régional 19/20 du 07 mai dernier, en Haute-Normandie :

 « Les électeurs rouennais ont confirmé hier la tendance du 1er tour en plaçant Ségolène Royal [53,9%], huit points devant Nicolas Sarkozy. Un revers pour la municipalité UDF/UMP et son maire qui avait appelé à voter Sarkozy pendant l'entre-deux tour. Alors, pour les prochaines législatives, c'est retour au centre". Pierre Albertini : "J'avais indiqué que je soutiendrais, ici plutôt, la candidature de quelqu'un issu de l'UDF dans la circonscription. Je n'ai pas changé de point de vue. J'ai même tendance a être renforcé dans ce point de vue, puisque j'observe que, aujourd'hui, encore une fois, les chiffres ne font pas entrevoir un succès de l'UMP à Rouen ».

medium_penseur.jpg Pierre Albertini, auteur de l'avant-projet législatif avait fort bien illustré avec la statue célèbre de Rodin, le Penseur, la difficulté de prendre la bonne décision.

Aujourd'hui, nous autres Démocrates lui renvoyons l'image avec l'espoir qu'il va devenir l'une des pierres angulaires de l'UDF-Mouvement Démocrate (intitulé exact du nouveau parti).

Pierre, nous vous attendons : donnez-nous l'espoir , rejoignez les Démocrates à la tête desquels vous serez et dont vous représenterez certainement l'aile droite .

Un aéronef, pour voler vers les hauteurs a besoin de ses deux ailes : vous espérons que vous participerez à sa construction définitive.

Par ailleurs, Nous autres Hérétiques et Démocrates, appelons aussi les électeurs de l'aile gauche des Démocrates à ne pas être vindicatifs envers les élus qui auraient choisi Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle : n'oublions pas que le centre, c'est une aile gauche, mais aussi une aile droite. Ce qui compte au final, c'est la position exprimée aujourd'hui !