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lundi, 28 mai 2007
Les entreprises des «copains»...
Après mûre réflexion, je m'aperçois que les entreprises d'état servent en fait souvent à nommer les "copains" (que ce soit de la droite ou de la gauche, c'est une mauvaise pratique française). Alors finalement, après avoir longtemps défendu l'idée qu'une entreprise publique n'était pas nécessairement moins efficace qu'une entreprise privée, je me demande finalement, si au nom d'une nécessaire séparation des pouvoirs, il n'est pas préférable que l'Etat revende ses entreprises marchandes et délègue certaines missions d'intérêt général à la concurrence.
Toutefois, dès lors qu'une entreprise se voit confier une mission de service public, ou d'intérêt général, il devrait exister systématiquement une instance de contrôle indépendante pour s'assurer de l'exécution correcte et à un tarif juste de la mission.
Ensuite, un secteur stratégique comme l'énergie, par les temps qui courent, devrait être au moins partiellement contrôlé par l'état.
Il est vrai qu'Air France a été sauvée grâce à la privatisation, il n'en resterait plus rien sinon aujourd'hui, et que Bull, à la fin des années 80 l'aurait peut-être été aussi si on l'avait privatisée.
Pour Air France, il faut toutefois ajouter que cela tient à la compétence exceptionnelle de Christian Blanc.
11:05 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : entreprise, état, privatisation, intérêt général, service public, séparation des pouvoirs, marchand |
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Commentaires
C'est l'éternelle question de la performance économique et de celle de la notion d'intérêt général. Pour moi, on peut mettre des capitaux privés dans certains secteurs, imaginons l'énergie, par exemple. Mais la part des capitaux boursiers doit être limités afin de permettre que la stratégie à long terme soit priviligiée et que les actionnaires spéculatifs en bourse n'interviennent pas dans la stratégie de groupe. Personnellement je ne suis pas contre la fusion Suez Gaz de France, mais en limitant la part des capitaux privés en bourse en 30%. (mais je pense que ce seuil est déjà dépassé).
Écrit par : Thibault | lundi, 28 mai 2007
Certes, mais la stratégie à long terme, tu peux la définir via un cahier des charges contraignants que l'Etat fixera.
Le plus important, je pense, c'est le contrôle des opérations.
Écrit par : L'Hérétique | lundi, 28 mai 2007
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