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mardi, 31 janvier 2012

Péril jaune !

C'était à la mode, au début du XXème siècle, de clamer au péril jaune, surtout quand les Japonais ont infligé leur première rouste aux Russes. Après la Seconde Guerre Mondiale, le développement économique, il y a eu un léger glissement sémantique : on est passé du terrain militaire au terrain économique. Avec les années 90 et un sérieux coup de mou dans l'économie Japonaise, le Péril Jaune s'est déplacé de quelques centaines de kilomètres vers l'Ouest.

Alors, nom d'un béret basque, non seulement ils nous exportent à tire-larigot leur textile, mais en sus ils nous envoient aussi des frelons ! Tiens, ça nous apprendra à importer aussi de la poterie chinoise. Comme si on n'avait pas assez de terre glaise et d'argile chez nous !

Le député centriste Philippe Folliot s'en est ému et a proposé le classement du frelon asiatique dans la catégorie des nuisibles. Cette sale bestiole ravage nos ruches. En principe, un nid de frelons européens, c'est environ une centaine d'individus, mais le frelon asiatique, c'est par grappe de 2000 à 5000 qu'ils s'installent !

Jusqu'ici, le code rural ne considère comme nuisible que ce qui s'attaque à des végétaux, or, l'abeille est un insecte. Il faut donc une modification substantielle, comme l'a proposé Philippe Folliot.

C'est un peu la panique chez les apiculteurs. Il ne faut pas oublier que les abeilles ne se contentent pas de produire du miel : ce sont aussi les principales pollinisatrices des plantes. En Chine, où on a fait un peu trop joujou avec les produits chimiques, des régions entières se sont retrouvées sans abeilles et il a fallu polliniser à la main. A ceux qui ne seraient pas convaincus, je leur suggère de faire une tentative en se contenant d'un mètre carré de fleurs ou simplement d'un pommier. Vous verrez, après, ils béniront les abeilles, ces sympathiques petites bestioles qui travaillent gratis pour nous.

Pas étonnant, dans ces conditions, que François Bayrou en ait fait l'emblème de son projet écologique.

En 2010, le Centre d'études poétiques et littéraires de la Lozère a eu la riche idée de faire de l'abeille le thème principal de son concours de poésie.

Ayons dans nos esprits la prière de Victor Hugo : 

 

Seigneur, préservez-moi, préservez ceux que j’aime,

Frères, parents, amis, et mes ennemis même

Dans le mal triomphant,

De jamais voir, Seigneur, l’été sans fleurs vermeilles,

La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,

La maison sans enfants!…

O vous dont le travail est joie,

Vous qui n’avez pas d’autre proie

Que les parfums, souffles du ciel;

Vous qui fuyez quand vient décembre,

Vous qui dérobez aux fleurs l’ambre

Pour donner aux hommes le miel…

 

16:14 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : abeille, bayrou, frelon |  Facebook | | |

vendredi, 02 octobre 2009

Lib-Dems, mon Totem !

Les Lib-Dems, en Angleterre, me semblent avoir tracé la voix que devrait suivre le MoDem. Nemo s'interroge (sans apporter de réponses) sur l'émergence d'une troisième force dans plusieurs pays en Europe. En France, le MoDem, en dépit de ses difficultés, existe. En Angleterre, les Lib-Dems devanceraient le Labour avec 25% des voix, selon un sondage ipsos. En Allemagne, le FDP a réalisé un score historique (FDP qu'il convient bien de classer au centre). Mais les Lib-Dems sont dans l'opposition depuis très longtemps, et le FDP vient d'y passer 8 années.

Pour comprendre l'évolution du MoDem, il faut bien comprendre que ce parti n'existe que depuis deux années. C'est donc dans la durée qu'il faut le construire, en dépit des urgences. Pour perdurer, le MoDem devra un jour s'émanciper de François Bayrou. Certes, si jamais ce dernier devait être élu président à la prochaine élection présidentielle, nul doute que le MoDem connaîtrait alors une sérieuse accélération, mais, si ce n'est pas le cas, c'est en se trempant dans le fer de l'opposition à la gauche comme à la droite que le MoDem parviendra à devenir fort. C'est une tâche ardue et difficile, car survivre dans un système majoritaire avec peu d'élus n'est pas aisé. Il faudra aussi du temps pour que sa nouvelle génération d'élus soit connue et s'implante.

Si le MoDem rentre dans une logique d'alliances tout azimut avec les forces de gauche (ou de droite) il perdra sa spécificité. Des alliances ponctuelles peuvent avoir un sens, mais rien ne serait plus désastreux qu'une consigne nationale. En devenant un satellite du PS, le MoDem perdrait à tout jamais sa raison d'être. Ceci n'interdit pas de passer certains accords, mais ce doit être sur une base claire, c'est à dire la liberté de vote de tous les élus MoDem contre la majorité dès lors qu'ils sont en désaccords. Des accords pour l'alternance, soit, mais des alliances automatiques, non.  Dans tous les cas de figure, il faut bien se dire qu'un score de l'ordre de 14 ou 15% peut être espéré, mais à horizon de 8 ans au moins. Les Verts devraient également être un exemple : s'ils ont fait des pointes à 12% par le passé, ils existent depuis fort longtemps, et c'est depuis qu'ils commencent à s'émanciper (un peu) de la gauche, que leurs scores électoraux flambent. S'ils retombent dans l'erreur de se classer exclusivement comme force de gauche, ils iront très vite au devant de graves désillusions. C'est parce que Cohn-Bendit a eu l'intelligence de comprendre que l'écologie devait dépasser les clivages, et surtout, au contraire des écologistes indépendants, non se déclarer neutres mais au contraire rassembler plusieurs familles politiques, que les Verts ont pu décoller. Soyons honnêtes : bien peu pensaient qu'il y réussirait, moi le premier, au demeurant.

Le MoDem a une composante écologique importante. Attention : s'il n'apparaît pas très vite comme une alternative à Europe-écologie, il deviendra très difficile pour Cap21 et Corinne Lepage de résister aux appels du pied répétés des Verts. Et je comprends que les militants de ce mouvement ont du certainement se faire violence pour résister à la tentation. Il faut donc leur donner de très bonnes raisons de demeurer avec nous.

En même temps, prenons à nouveau exemple sur les Lib-Dems : ils ont développé un programme qui leur était propre (justice, fiscalité par exemple). Ce n'est pas en courant derrière les Verts (ce que tout le monde essaie de faire) que nous parviendrons, au MoDem, à prendre notre essor. Il nous faudra convaincre sur un projet original et fiable. Tiens, par exemple, pour commencer par un sujet que nous devrions porter aux régionales : les abeilles ! Les abeilles, mais aussi les bourdons, et plus généralement les pollinisateurs ! Nous risquons une catastrophe alimentaire sans précédent si jamais leur population se restreint considérablement, voire, s'ils disparaissent. Plus généralement, nous devrions avoir une réflexion globale sur l'ingénierie animale et l'intégrer dans nos programmes (chapitre agriculture, économie, écologie et même industrie). Initiative intéressante encore : celle de Richard Bertrand qui propose le développement de fermes urbaines dans les villes moyennes (c'est le candidat MoDem à la législative partielle du 11 octobre, dans la 12ème circonscription des Yvelines, zone de Poissy-Orgeval,Plaisir). Suggérons-lui d'adjoindre à sa ferme quelques ruches, par exemple.

Il existe des différences entre MoDem et Verts. Particulièrement, sur des sujets locaux, il peut y avoir des divergences plus ou moins prononcées. Sur le bouclage de la Francilienne, par exemple. Il y a aussi des convergences partielles comme sur le stade Jean Bouin, à Paris mais parfois des convergences totales comme sur la taxe carbone.

 

lundi, 24 août 2009

Un frelon d'Asie menace les abeilles d'Europe

Pauvres abeilles ! elles n'avaient pas besoin de cela. Après les insecticides, voilà qu'un nouvel arrivant les menace : un frelon, plus petit que son cousin européen, mais plus féroce, est apparu en France. Sa progression est exponentielle.  Alors que le nid du frelon européen comporte tout au plus quelques centaines d'individus, celui de ce frelon d'Asie compte plusieurs milliers d'individus. Il suffit d'une dizaine de ces frelons pour liquider une ruche, d'autant que nos abeilles ne savent pas lutter contre cet agresseur contrairement aux abeilles asiatiques.

Le dard de ce frelon peut percer jusqu'à 6 millimètres de matériau souple : il n'existe donc aucune combinaison suffisante pour protéger un pompier qui viendrait éradiquer son nid. A l'heure actuelle, seuls les apiculteurs ont développé quelques techniques pour tenter de piéger les reines, mais ce n'est pas suffisant. Zébulon dresse un état des lieux sur son blog (argh : un skyblog !) et donne des conseils pour le détruire. Ce qui est inquiétant, c'est que Zébulon a écrit son billet en janvier 2008 et qu'on réalise le danger seulement aujourd'hui soit 18 mois plus tard...

La progression en France de ce frelon est exponentielle et il n'a pas de prédateurs connus. Il progresse de 100 kilomètres par an et devrait gagner la partie nord de la France d'ici deux à trois ans maximum (un nid a d'ores et déjà été repéré à Saint-Malo !).

En octobre 2008, un Monsieur "abeille" a été nommé par le gouvernement , Jean-Pierre Comparot. Le rapport du député Martial Saddier, paru à la même époque avait pourtant sérieusement mis en garde contre le développement de cet insecte en France :

Le rapport identifie clairement ce nouvel insecte identifié pour la première fois en France en novembre 2005 dans le département du Lot-et-Garonne. Son développement très rapide lié à son mode de reproduction, sa prolifération doivent nous faire prendre très au sérieux le frelon asiatique qui devrait coloniser toute la France dans un délai relativement rapide. Un piégeage sélectif doit être généralisé, ainsi qu'une vigilance particulière quant aux risques sur la sécurité civile.

On attend quoi ? de ne plus avoir du tout d'abeilles en France ? Si au gouvernement, on pense que cela coûte cher de défendre les abeilles, je tiens à informer les pouvoirs publics que cela coûtera encore plus cher de polliniser à la main s'il n'y a plus d'abeilles.

Autre chose : on perçoit les dégâts sur les abeilles, parce que l'on tient un décompte, mais ce frelon attaque vraisemblablement d'autres insectes. Les ravages pourraient s'avérer considérables de générer d'autres problèmes graves dont nous n'avons, à l'heure actuelle, pas conscience.

Laisserons-nous les apiculteurs et nos abeilles faire face seuls au danger ? Le célèbre poète latin, Virgile, consacre tout le chant IV de ses Géorgiques à ces insectes, prodiguant force conseils aux apiculteurs pour veiller au confort des abeilles. A ses yeux, les abeilles étaient porteuses de l'étincelle divine : on a dit que les abeilles avaient une parcelle de la divine intelligence et des émanations éthérées. (Géorgiques, IV,220)

Virgile affirme qu'une partie de la ruche se destinait à la lutte contre les frelons, mais à voir cette vidéo assez effrayante, contre le frelon d'Asie, on ne voit pas de guerrière résister...30 frelons contre 3 000 abeilles, si j'ai bien compris...

Et si on se remuait, au MoDem, pour interpeller les collectivités locales et le gouvernement afin d'organiser une riposte coordonnée et définitive contre ces sales bestioles ?



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vendredi, 11 juillet 2008

Les abeilles écrivent aux Parlementaires et aux Ministres

 L'excellent Thierry P. a écrit la synthèse de nos échanges. Je crois qu'il n'y a rienà ajouter. Il n'y a plus qu'à faire les copier-coller nécessaire et à les envoyer aux députés, sénateurs et ministres...

[…] L'apiculture garantit la continuité du capital naturel par le biais de la pollinisation des plantes agricoles et sauvages. Les plantes à fleurs et les abeilles entretiennent une relation d'interdépendance: l'une ne peut pas exister sans l'autre. Les abeilles récoltent leur nourriture en butinant les fleurs et leur activité pollinisatrice assure la perpétuation des générations futures de plantes pour les générations futures d'abeilles, ainsi que pour l'homme[…]
Extrait de la brochure "Apiculture et moyens d’existence durables" par Nicola Bradbear (FAO, 2005)

Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire,

Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche,

Madame la Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie,

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Mesdames et Messieurs les Députés

Citoyens impliqués dans la vie de notre pays, et soucieux de leur environnement, nous sommes alarmés du sort des abeilles en Europe et tout particulièrement en France.

Ces insectes, acteurs indispensables de la biodiversité et du développement rural durable sont en grave danger (1).

Victimes avant tout des pesticides, plusieurs ruches disparaissent également, infectées par un parasite mortel.

Nous sommes plusieurs Blogonautes, à avoir publié dernièrement des billets au sujet des menaces qui pèsent sur les abeilles (2)


L'exemple édifiant d'une région de la Chine, où les ouvriers doivent désormais polliniser à la main les poiriers pour pallier à la disparition des abeilles a notamment suscité nos plus vives inquiétudes. Sans vouloir céder au catastrophisme, nous ne souhaiterions pas que notre pays connaisse une telle situation.

Aussi, nous avons l’honneur de bien vouloir vous inviter à agir à votre niveau de responsabilités pour faire de la survie des abeilles une cause nationale/européenne.

Par ailleurs, nous estimons que cette cause mériterait légitimement de faire l’objet d’un débat national afin d'aboutir à des mesures concrètes pour assurer la survie de cet insecte irremplaçable et nécessaire à notre autosuffisance alimentaire.

En effet, sans abeilles, toute notre production agricole pourrait se trouver très gravement affectée, et la biodiversité serait menacée.


Nous portons à votre connaissance deux initiatives émanant du monde associatif qui ont pour finalité de sensibiliser le grand public au rôle majeur que jouent les abeilles en matière de préservation de la biodiversité. Il s’agit d'une part du projet de l’Union nationale de l’apiculture Française UNAF (3), et des actions menées par l’association ’’Terre d’abeilles‘’(4) d’autre part.

En relais de la préconisation de mise en œuvre de mesures avancées par les associations, nous avons l‘honneur de vous soumettre les propositions suivantes :

  • Etablissement d’un calendrier conduisant à terme au retrait définitif du marché des pesticides neurotoxiques et systémiques et des produits à usage agricole contenant ces substances. Dans l‘immédiat, il serait opportun de réfléchir à l’élaboration d’un premier plan de réduction de 50 % l’usage des pesticides sur cinq ans.
  • Application du principe constitutionnel de précaution dans la procédure de mise sur le marché des pesticides et des OGM, mesures de respect de l'environnement d’une part, et de santé publique d‘autre part.
  • Instauration d’un moratoire sur les cultures des OGM en plein champ dans l'attente de la création d'un comité européen d'experts indépendants incluant des apidologues, chargés de l'évaluation de la toxicité des pesticides et des OGM. A cet égard, nous prenons note de la décision de modifier le fonctionnement de l’Agence européenne de sécurité des aliments (actée lors de la réunion informelle du 4 juillet 2008 par les 27 ministres de l’environnement).
  • Reconnaissance de l'abeille en tant qu'ingénieur écologique et indicateur biologique remarquable et comme acteur irremplaçable de la pérennité de la biodiversité, à la base de l'alimentation végétale.
  • Généralisation à l’ensemble du territoire national du dispositif de suivi de la situation des abeilles actuellement opérationnel dans trois régions (Aquitaine, Rhône Alpes, et Midi Pyrénées).
  • Au niveau européen, nous avançons l’idée de la création d’une Agence européenne apicole qui aurait vocation à fédérer et coordonner les initiatives nationales des Etats membres de l’Union en matière de préservation des abeilles. Ce volet pourrait figurer dans le cadre de la révision de la politique agricole commune qui va être initiée.
  • Sans plus attendre, il conviendrait d’évaluer le niveau des crédits à allouer à la recherche tant au niveau national qu’au niveau européen. Ces crédits devront être à la hauteur de l’enjeu que constitue le danger de la disparition des abeilles.

Nous insistons sur le fait que notre initiative est affranchie de toute considération partisane.

Elle émane de citoyens inquiets du risque majeur de mise en danger de l’équilibre de la biodiversité que la raréfaction voire la disparition des colonies d’abeilles engendreraient.

Nous avons donc l’honneur de proposer l’idée d’ouvrir un débat national ouvert à tous les acteurs concernés par ce dossier. Ce débat s’inscrirait dans le droit-fil du large débat public et consensuel ouvert à l’occasion du Grenelle de l’environnement.


Nous citerons pour conclure le poète latin Virgile qui évoqua le sort des abeilles au Livre IV des "Géorgiques" :

"Comme nous cependant ces faibles animaux

Eprouvent la douleur et connaissent les maux"


Nous vous remercions, Mesdames et Messieurs, de toute l’attention que vous voudrez bien accorder à notre démarche et nous vous prions de bien vouloir accepter nos salutations citoyennes les plus cordiales.


Notes :

(1) Pour information, un dossier complet sur la disparition des abeilles dans le monde est disponible sur le site du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (mis en ligne le 16 mai 2008)

(2) (Farid Taha, Marie-Isabelle Pichon,Werner, l'Hérétique (1 et 2 et 3)et Dominique Lemoine).

(3) UNAF : projet afin de sensibiliser les citoyens au rôle de l'abeille comme sentinelle de l'environnement.

(4) L’association Terres d'Abeilles, reconnue d’intérêt général, est parrainée par l’Institut européen d’écologie

 

lundi, 07 juillet 2008

m...alors, le bourdon aussi !

bourdon.jpgC'est à vous f... le bourdon ! Il n'y a pas que les abeilles : le bourdon aussi serait menacé. Un entomologiste californien n'en trouve plus un seul au nord-ouest de la Californie et pas davantage au sud-ouest de l'Oregon. Il pense que l'espèce pourrait disparaître avant même d'avoir eu le temps d'être déclarée menacée d'extinction. Or ces bestioles-là pollinisent aussi ! Je fais une recherche pour savoir où en sont les guêpes !

Voir l'article du Figaro sur le sort des bourdons.

19:08 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : bourdon, abeille |  Facebook | | |

Les Abeilles font bzzz,buzzz aux Parlementaires

Projet de courrier (à amender : la version définitive ne sera publiée qu'après débat). Il ne s'agit que d'une proposition de courrier écrite un peu à la va-vite, mais c'est amendable, bien évidemment).

 

Madame, Monsieur le(la)Députée, Sénateur, Sénatrice,Ministre,

 Citoyens impliqués dans la vie de notre pays, et soucieux de leur environnement, nous sommes alarmés du sort des abeilles en Europe et tout particulièrement en France. 

Ces insectes, acteurs indispensables de la biodiversité et du développement rural durable sont en grave danger. Victimes avant tout des pesticides, plusieurs ruches disparaissent également, infectées par un parasite mortel.

Blogonautes, nous sommes plusieurs (Farid Taha, Marie-Isabelle Pichon,Werner, l'Hérétique (1 et 2 et 3)et Dominique Lemoine) à avoir écrit des billets sur la Toile à propos de ces menaces. L'exemple édifiant d'une région de la Chine, où les ouvriers doivent désormais polliniser à la main les poiriers a notamment suscité nos plus vives inquiétudes : nous croyons tout à fait que ce scenario est possible en France.

Nous vous invitons donc à faire de la survie des abeilles une cause nationale/européenne et à initier un débat afin d'aboutir à des mesures concrètes pour assurer la survie de cet insecte irremplaçable et nécessaire à notre auto-suffisance alimentaire. En effet, sans abeilles, toute notre production agricole pourrait se trouver très gravement affectée, et la biodiversité très menacée.

Nous vous rappelons que l'UNAF a lancé un projet afin  de sensibiliser les citoyens au rôle de l'abeille comme sentinelle de l'environnement.

A l"instar de l'association Terres d'Abeilles, nous vous faisons les propositions suivantes :

 

  • Un retrait définitif des pesticides neurotoxiques et systémiques et des produits a usage agricole contenant ces substances.
  • La plus grande rigueur pour la mise sur le marché des pesticides et des OGM, dans le respect de l'environnement et de la santé publique.
  • Un moratoire des OGM dans l'attente de la création d'un comité européen d'experts indépendants incluant des apidologues, chargés de l'évaluation de la toxicité des pesticides et des OGM.
  • Que l'abeille soit, dans la plus grande urgence, reconnue en tant qu'ingénieur écologique et indicateur biologique remarquable et acteur irremplaçable de la pérennité de la biodiversité, à la base de l'alimentation végétale.

Nous vous rappelons simplement ce qu'Albert Einstein avait un jour estimé à propos des abeilles :

Si les abeilles venaient à disparaître, l'homme n'aurait plus que quatre années a vivre...

Il n'est pas le seul à avoir célébré les abeilles : Virgile leur consacre le livre IV de ses Géorgiques :

Enfin je vais chanter le peuple industrieux
Qui recueille le miel, ce doux présent des cieux.
Mécène, daigne encor sourire à mes abeilles.
Dans ces petits objets que de grandes merveilles !

Enfin, un dossier complet sur la disparition des abeilles dans le monde, en date du 16 mai 2008, figure sur le site science du gouvernement.

Veuillez accepter, Madame, Monsieur le(la)Députée, Sénateur, Sénatrice,Ministre, l'expression de nos salutations citoyennes les plus cordiales.

 

 

 

 

Si les abeilles venaient à disparaître, l'homme n'aurait plus que quatre années a vivre...

 

abeille.jpgQuestion qui serait pas mal pour "Questions pour un champion", "le jeu des mille francs" (euros, maintenant, je crois) ou encore "qui veut gagner des millions :

qui a dit  «Si les abeilles venaient à disparaître, l'homme n'aurait plus que quatre années a vivre...»

Eh bien c'est un physicien de renom : Albert Einstein lui-même ! J'invite mes lecteurs à faire deux choses :

1. Faire un tour sur le blog de Werner lire la note "le Silence des Abeilles" . Cela préfigure ce qu'il pourrait se produire chez nous d'ici pas si longtemps : ils 'agit d'une vidéo sur une région de Chine où des ouvriers pollennisent à la main des arbres fruitiers. Pourquoi, à votre avis ? Parce que les Abeilles ont totalement disparu de cette région en raison d'une utilisation intensive de pesticides et produtis toxiques dans la région.

2.Faire un tour sur le site Terre d'Abeilles et signer leur pétition en faveur de la sauvegardes des abeilles (j'espère qu'elle est encore valide, car elle a l'air ancienne). L'association demande notamment :

  • Le retrait définitif des pesticides neurotoxiques et systémiques et des produits a usage agricole contenant ces substances.
  • La plus grande rigueur pour la mise sur le marché des pesticides et des OGM, dans le respect de l'environnement et de la santé publique.
  • Le moratoire des OGM dans l'attente de la création d'un comité européen d'experts indépendants incluant des apidologues, chargés de l'évaluation de la toxicité des pesticides et des OGM.
  • Que l'abeille soit, dans la plus grande urgence, reconnue en tant qu'ingénieur écologique et indicateur biologique remarquable et acteur irremplaçable de la pérennité de la biodiversité, à la base de l'alimentation végétale.
Par ailleurs, nous pouvons aussi prendre contact avec nos propres élus MoDem , sénateurs, députés et euro-députés afin de leur demander de poser une question écrite ou orale pour les premiers au gouvernement, et de faire une intervention au parlement européen pour les derniers. Mais comme cette cause est à mon avis oecunémique, on peut aussi écrire à d'autres élus.

Nota Bene : Werner me signale sur contre-info.com un entretien avec Bernard Vaissière, spécialiste de la pollinisation, qui accrédite nos craintes... :-(

Pour info, Nathalie Kosciusko-Morizet faisait partie des parlementaires qui avaient interpelé le Ministre de l'Agriculture en 2005 à propos des effets du Gaucho sur les abeilles.


 

07:41 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : abeille, modem |  Facebook | | |

dimanche, 06 juillet 2008

Pauvres abeilles !

abeille.jpgS'il y en a qui ne sont pas vernis, ce sont ces pauvres insectes :

- Le procureur de la République de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a requis un non-lieu en faveur des groupes chimiques BASF Agro et Bayer CropScience ayant commercialisé le pesticide Régent TS, accusé par des apiculteurs d'être à l'origine d'une surmortalité d'abeilles...

- Les abeilles du Haut-Rhin sont victimes d'une dépopulation importante due à un agent pathogène, la nosémose, sans conséquence pour l'homme, a-t-on appris vendredi auprès de la Direction départementale des services vétérinaires (DDSV).

Personne ne semble s'en préoccuper de ces pauvres bestioles, et pourtant, on paiera cash leur disparition, si l'on ne réagit pas.  Au lieu de perdre bêtement du temps à s'écharper, au MoDem, on pourrait essayer de se saisir des menaces qui pèsent sur les abeilles.

11:02 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : abeille |  Facebook | | |

mardi, 29 avril 2008

Abeilles en danger !

Enfin je vais chanter le peuple industrieux
Qui recueille le miel, ce doux présent des cieux.
Mécène, daigne encor sourire à mes abeilles.
Dans ces petits objets que de grandes merveilles !

Géorgiques, livre IV , Virgile,  (traduction par l'Abbé Delille)

C'est en ces termes que le poète latin Virgile chante les plus ingénieux insectes de la création. Sauf que ces sympathiques bestioles sont en danger, et que les amateurs de miel devront bientôt se contenter de miel de synthèse au train où vont les choses. 

En fait, il y a de plus en plus d'abeilles en ville (en raison des températures clémentes et des zones vertes aux floraisons diversifiées) et de moins en moins à la campagne. On produit donc de plus en plus de miel de ville ! Ces petites bêtes sont pourtant tout à fait nécessaires dans les campagnes.

L'UNAF a lancé un projet "l'abeille, sentinelle de l'environnement" afin de soutenir la protection de ces braves petites bêtes. Moi je propose que le MoDem devienne partenaire et adopte un rucher qu'on pourrait placer au 133 rue de l'Université. Ce serait sympa comme tout, et on pourrait faire des dégustations de miel !

En fait, ce sont les monocultures et les pesticides qui contribuent à éradiquer progressivement les abeilles en milieu rural. Sans compte les "mauvaises herbes" que l'on arrache à tour de bras, mais qui sont très appréciées des petites butineuses.

J'en profite pour préciser qu'à l'heure actuelle, la loi sur les OGM ne prend absolument pas en compte les abeilles : ces petits insectes se déplacent, eux, et quand ils butinent, se fichent bien de savoir si la fleur sur laquelle ils sont est modifiée ou non. Bref, une raison de plus d'avoir voté contre ce texte.

Alors hip hip hip...bzzzzz pour les abeilles, et, si vous en voyez, ne les tuez surtout pas, mais permettez-leur délicatement de sortir. Et si vous les aimez, sachez qu'elles apprécient particulièrement le thym. En tout cas, les Romains truffaient les jardins à, rûchers de thym, et je les crois suffisamment bons apiculteurs pour avoir réfléchi à la chose. A preuve le livre entrier que Virgile leur consacre !!!