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  • Internet électrique, c'est possible ?

    Lepage.jpgJe poursuis ma lecture du livre de Corinne Lepage, Vivre autrement, un ouvrage passionnant, et j'en suis arrivé au chapitre II, une société de transition. Elle imagine pour l'électricité un modèle de développement que je trouve très intéressant. L'essor des énergies renouvelables donne la possibilité à de nombreux foyers de produire eux-mêmes leur énergie, énergie qui peut être convertie en électricité. Elle imagine donc que se constitue une sorte d'Internet de l'électricité par lequel les citoyens pourraient mutualiser leur production, la rediriger, l'échanger et/ou la revendre. Simplement, elle observe que cela va complètement à l'encontre de notre modèle de centralisation, particulièrement prégnant en France, mais plus généralement à la base de notre développement économique.

    Bien évidemment, les Régions pourraient ouvrir la voie dans ce domaine. D'après Corine Lepage, cela commence à se faire en Champagne-Ardennes. Je relevais ce matin l'extrait d'une note de Quindi qui faisait de l'énergie, de sa production et de sa distribution, un des axes majeurs du développement des Régions et donc des élections régionales.

    Nous pourrions bâtir avec le MoDem, un programme très ambitieux en ce sens. Évidemment, nous risquons ainsi de heurter frontalement les intérêts d'EDF, particulièrement pour ses projets nucléaires.

    C'est une vraie mine d'or, ce livre. Pour l'instant, je le lis, mais je ne vais pas manquer d'en faire une ou même plusieurs synthèses. Il y avait des propositions intéressantes dans le programme de Bayrou lors des présidentielles, mais le projet de Corinne Lepage est bien plus ambitieux et complet. J'espère que sa réflexion va venir enrichir le programme du MoDem, et je vais la prendre en compte pour la rédaction de l'article Énergie.

  • Créer deux millions d'emplois !

    J'ai lu avec attention l'appel du 02 mai, dont j'ai pris connaissance via la lecture du blog de Marc Vasseur. J'ai vu qu'y figuraient des propositions de Corine Lepage que je soutiens de longue date ici, et que Marielle de Sarnez (euro-députée MoDem) avait aussi signé cet appel.

    Cet appel propose d'organiser un Grenelle de l'emploi afin d'examiner les propositions faites par des collectifs, des associations, des syndicats et des mouvements politiques afin de parvenir à créer deux millions d'emploi. Cette approche à la fois coopérative et en même temps "concurentielle" est la bonne de mon point de vue.

    Dans les temps troublés que nous vivons, voilà une initiative constructive et conforme à l'idée que je me fais de la responsabilité politique en temps de crise. Soutenir l'appel, cela ne signifie pas soutenir toutes les propositions qui figurent dans l'appel. Cela signifie soutenir simplement le fait qu'elles soient débattues.

    Ce sont les propositions de Cap21 et de Corine Lepage (donc du MoDem aussi) qui ont ma préférence. En effet, j'estime que ce sont les seules propositions qui allient créations d'emploi et inovation au sens schumpeterien de ce  mot. Le seul, à mes yeux, parmi toutes les propositions faites, à amorcer une véritable et nécessaire révolution industrielle.

    Toutefois, tout vaut le coup d'être examiné de près, et je suis le premier à penser que les bonnes idées existent partout. Le tout est d'en faire la synthèse la plus efficiente possible.

  • Bayrou et le co-développement, niger, cas d'école...

    Je suis pour que l'on protège les régions les plus fragiles du monde, pour qu'on les rende autonomes en matière de production agricole et de production industrielle. Ce que nous avons fait après la guerre pour les pays européens, je considère que c'est un devoir que nous le fassions pour eux et pas que nous continuions ce qu'il faut bien appeler des politiques colonialistes, qui consistent à aller leur piquer leurs matières premières, en particulier l'uranium, à les transformer chez nous en produits finis et à leur renvoyer chez eux, faisant que ces pays sont absolument exploités et ruinés. J'ai vu des choses dans les déplacements récents du président de la République à ce sujet qui doivent nous donner à penser. Ceci est impossible, surtout dans la période de crise que nous sommes en train de vivre. On a fait une politique agricole commune dont le but était de réserver aux producteurs européens au marché européen. On doit faire la même chose pour les producteurs africains. Voilà des idées simples qui vont nous servir de marques de fabrique, d'identité, dans le grand débat européen.

    Bon, il y a été fort le père Bayrou, mais, sur le fond économique de la chose, il a raison. Il faut absolument créer les conditions d'un éco-système de la richesse dans les pays les plus fragiles. Cela dit, cela ne suffira pas. La misère prospère aussi sur la corruption endémique qui caractérise ces pays, et, sur ce point, c'est un lieu commun qui m'agace que d'en accuser les gouvernements occidentaux ou les multi-nationales. Non que ces derniers soient blancs comme neige, mais simplement parce que les responsabilités sont largement partagées par les pouvoirs en place.

    Cette réflexion me semble correspondre, à certains égards, à celle de Prahalad et son Bottom of Pyramid. J'en développerai bientôt les différents aspects. J'aurais pu penser qu'il y avait de la part de Bayrou un discours convenu sur la ruine de ces pays , mais, objectivement, pour le Niger, tout au moins, on ne peut pas dire que nos entreprises aient contribué au développement. AREVA (autrefois COGEMA) exploite les mines d'uranium du Niger depuis près de 50 ans et que l'on ne peut pas dire que cela ait apporté grand chose à ce pays, classé comme l'un des plus pauvres de la planète.

    Et puis, AREVA agit avec une totale absence de scrupules là-bas : l'exploitation génère des déchets radio-actifs qui ne sont pas traités, au mieux, recouverts de remblais de terre, l'eau est contaminée et on utilise même des matériaux radio-actifs eux aussi pour construire des écoles ou des dispensaires. AREVA transmet des informations erronnées et de surcroît, quand il y a réaménagement, c'est par le biais de fonds européens. Des villages entier ont été délogés de force, et AREVA compte utiliser de l'eau fossile qui serait pourtant bien utile aux habitants assoiffés.

    Une députée verte européenne, un tantinet agacée, a d'ailleurs posé une question orale à la Commission européenne et au Conseil Européen, jeudi dernier. On attend la réponse. Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem, suit également avec attention l'évolution de la situation. Elle observe, tout comme François Bayrou, avec justesse, que cette exploitation ne mène par ailleurs nullement à l'indépendance énergétique de la France, bien au contraire.

  • Jacques Chirac soutiendrait-il Corinne Lepage ?

    ça y ressemble fort, j'ai l'impression. Je le tiens de Serge Brière qui le tient lui-même d'une vidéo filmée par rue89. Jacques Chirac a dit texto «j'approuve tout ce que dit Corine Lepage». Je pense qu'en tant que président, il a eu l'occasion d'évaluer la qualité et la compétence de Corine Lepage quand elle était ministre d'Alain Juppé.

  • Total a AUSSI une responsabilité citoyenne et éthique (réponse à LOmiG)

    J'ai lu avec attention la note de LOmIG (Expression Libre) dans laquelle il reproche à Laurent Wauquiez sa réaction quand ce dernier a appris la suppression de 550 postes par Total. Il estime que le propos de Laurent Wauquiez est totalement démagogique et que cela ne le regarde pas. Évidemment, en tant que libéral, je n'aime pas trop les empiètements du pouvoir politique sur les firmes, par principe, parce que les entreprises n'ont pas vocation à être subordonnées aux pouvoirs politiques, mais mon point d'accord avec lui s'arrête là.

    Bien sûr, in fine, les entreprises font ce qu’elles veulent, mais dégraisser 550 emplois avec des milliards d’euros de bénéfices, ça fait un peu tâche par les temps qui courent.

    L’image que je me fais d’une entreprise, à titre personnel, ne se limite pas au seul aspect économique et comptable : sa valeur humaine au sens humaniste de la chose compte.

    Pour ma part, je ne m’arrête plus actuellement dans les stations Total. c’est ma manière de faire valoir mon mécontentement de consommateur.

    Les entreprises ont une responsabilité citoyenne au même titre que les individus dans un pays. Autant je ne demande pas à une entreprise lourdement déficitaire ou aux perspectives très sombres de se suicider, autant, en temps de crise tout au moins, une entreprise florissante peut-elle faire quelques efforts.
    Il s’agit là d’une question éthique : ceci ne change rien à tout le bien que je pense de l’économie de marché. L'éthique n'est pas le privilège dde l'individu citoyen. L'entreprise aussi a une responsabilité sociale. Libre à elle de l'exercer bien sûr, et je dénoncerais toute forme de pression politique qui viserait à ce qu'elle agisse ainsi, mais il ne me paraît pas inutile de leur rappeler l'existence de cette responsabilité. Ce qu'a dit Laurent Wauquiez, très précisément, c'est ceci :

    «Qu’un groupe comme Total, qui fait plusieurs milliards de bénéfices, ne soit pas capable dans cette période d’avoir un comportement exemplaire en termes d’emploi me reste en travers de la gorge”, a lancé Laurent Wauquiez. Pour le secrétaire d’État à l’emploi, “Total ferait mieux pour son image d’essayer d’avoir un comportement exemplaire en disant : En cette période de crise, on garde tout le monde, on ne fait pas de suppressions d’emplois. Ils feraient mieux de corriger leur comportement rapidement.»

    Cela dit, il ne tient qu'à la majorité politique de Laurent Wauquiez de promouvoir une autre politique énergétique favorisant d'autres énergies, moins polluantes et aux sources stratégiquement plus sûres. Corine Lepage  trace régulièrement les grands principes d'une relance verte. C'est ce que proposent aussi François Bayrou et le MoDem...

  • Pour répondre à Marianne, les vues économiques du MoDem

    Je viens de lire un article de Marianne qui s'inquiète des compétences économiques de Bayrou et du MoDem en général.  Comme l'article comporte quelques contre-vérités, je vais me charger de faire quelques mises au point.

    Ce que François Bayrou condamne, ce n'est pas toute forme de déficit, mais tous les déficits qui ne sont pas des déficits d'investissement. Donc, tout le contraire de ce que dit Marianne. En revanche, oui, il estime très dangereux les déficits issus des frais de fonctionnement courant de l'État. D'ailleurs, les déficits pour cause d'investissement sont temporaires alors que les déficits pour frais de fonctionnement tendent à s'installer structurellement.

    De manière générale, les démocrates sont favorables à l'esprit d'entreprise, sous toutes ses formes, pas seulement économique, parce que c'est foncièrement une caractéristique de l'identité européenne d'une part, et d'autre part, parce que cela replace l'homme au centre de l'activité, particulièrement économique, d'où, d'ailleurs, la sympathie des démocrates pour les entrepreneurs.

    Le MoDem considère que l'économie de marché est un bon système économique, mais, qu'en revanche, un certain nombre de biens ne peuvent pas être mis sur le marché, ou, en tout cas, pas considéré comme des marchandises ordinaires. C'est ce que les démocrates appellent les biens supérieurs (éducation, culture, santé en particulier). Ils sont évidemment favorables à une concurrence libre et non faussée et saluent de ce fait le rôle extraordinairement positif et vigilant joué par l'Europe afin de mettre fin aux monopoles (Microsoft, par exemple, mais pas seulement). Bien évidemment, les démocrates se défient autant des monopoles publics que privés. Il va de soi que les démocrates ne confondent pas un monopole public et un service d'intérêt général.

    Concernant les flux financiers, en effet, comme le dit Philippe Cohen, les Démocrates pensent qu'il faut installer des régulations et qu'une fois en place, elles permettront de moraliser et fluidifier ces flux. Ils ont tort ?

    En ce qui concerne l'investissement et la consommation, en cas de relance européenne, Philippe Cohen devraient : 1°) écouter les tribunes de Corine Lepage sur France-Culture ou bien les lire sur son blog 2°) jeter un oeil sur le programme de l'ADLE ainsi que sur celui du PDE (parti démocrate européen, l'un des deux partis européens du groupe ADLE, dont le MoDem est membre fondateur)

    Il ne faut pas raisonner ainsi : il ne s'agit ni de relancer l'investissement en soi, ni de relancer la consommation en soi. Ce qu'il s'agit de faire, c'est d'accompagner la révolution industrielle qui se produit petit à petit sous nos yeux, et qui sera verte et durable. La relance soutiendra donc à la fois la consommation et l'investissement, mais pas au pif, comme un rouleau compresseur, mais de manière ciblée, via, par exemple, des incitations fiscales ciblées, mais pas seulement.

    Si nos partenaires européens refusent un emprunt d'une telle ampleur, il restera possible d'agir au seul niveau de la France, mais, évidemment, avec un impact bien inférieur à celui de l'Europe toute entière. Mais cela, le MoDem ne peut en être comptable. C'est bien pour cela que la campagne européenne est au moins autant européenne que nationale, particulièrement par les temps qui courent. Mais cela, les Démocrates l'ont compris depuis longtemps. Les évènements récents ne donnent que plus de force à leur propos.

    Ce que je dis n'a évidemment rien d'un secret : il suffit de lire et d'écouter ce que disent les chefs de file du MoDem pour en prendre connaissance.

    Un dernier point, enfin : les Démocrates se battront avec la dernière énergie contre la tentation protectionniste. C'est exactement ce travers qui a fait plonger le monde entier dans la crise en 1929. C'est bien sûr une option tentante, mais c'est un mirage très dangereux. Le protectionnisme stratifie les échanges et rend quasiment impossible tout redémarrage de la croissance économique mondiale.

    Ah, j'ajoute une dernière remarque à propos de la croissance : les Démocrates ne partagent absolument pas les vues des Verts sur la décroissance (Daniel Cohn-Bendit a signé une tribune en ce sens avec José Bové). Est-il d'ailleurs raisonnable de parler de décroissance alors que la crise économique aura tué d'ici la fin de l'année 2009 plusieurs centaines de milliers d'emplois (+280 000 chômeurs prévus) ? Non, il faut évidemment une croissance raisonnée et durable. C'est le message de longue date de Cap21, le mouvement de Corinne Lepage, qui s'est depuis fondu dans le MoDem, mais dont les idées ont fait leur chemin dans la pensée économique démocrate.

    D'autres questions ?

  • Bulle d'états et révolution verte

    En dix ans, le monde a cumulé crise sur crise et bulle sur bulle. 1997-2001 : bulle internet . 2001 : crise financière .2002-2007 : bulle immobilière . 2008 : crise financière. J'ai le sentiment que la prochaine, c'est celle des bulles des États. Ils empruntent tous massivement pour relancer la consommation. Sur le fond, en dépit d'un billet récent, je ne suis pas convaincu de l'efficacité des mesures prises. Relancer indistinctement la consommation risque surtout de surajouter la dette publique à la dette privée.

    Je ne suis pas contre les plans de relance choisis par les leaders mondiaux, mais signer des chèques en blanc aux populations pour consommer me paraît idiot. Il eût mieux valu jouer d'incitations fiscales fortes et ciblées pour favoriser de nouvelles habitudes de consommation : alimentation biologique, énergies renouvelables, automobiles propres, et cetera. En France, Corine Lepage s'échine à le dire depuis longtemps. Elle a fait des propositions en ce sens, reprises par François Bayrou. Mais ils prêchent tous deux, dans le désert. Ségoçlène Royal qui a compris l'enjeu a fait une critique du plan socialiste pour les mêmes raisons : pas de place pour l'écologie. Mais ce n'est pas un peu de place qu'il faut, mais amorcer une révolution industrielle. Et Nicolas Sarkozy, le spécialistes des occasions ratées, en rate une de plus...

    Quant au plan d'Obama, son gigantisme occulte les risques structurels qu'il fait courir à l'économie américaine. Je renvoie à l'excellente analyse d'ecomolinari à ce sujet.

  • EDVIGE ne lutte pas contre la délinquance

    Je viens d'écouter Corine Lepage, vice-présidente du MoDem, sur France-Culture à propos d'EDVIGE, et je remercie les cieux de ce qu'ils aient donné au MoDem une avocate aussi talentueuse. C'est une vraie chance pour le MoDem, car elle maîtrise très bien ses dossiers. J'ai appris, notamment que trois fichiers existaient déjà : CRISTINA, JUDEX et STIC. Ils servent à ficher soit les délinquants, soit le terrorisme. Actuellement, 7.5 millions de personnes sont fichées en France, soit 15% de la population, sans que la CNIL puisse exercer un droit de réserve. Avec EDVIGE, Corine Lepage observe que :

    - des mamans qui luttent contre la fermeture d'une crèche, des parents contre la fermeture d'une école, des manifestants contre une visite, bref, tout individu susceptible de troubler l'ordre public... peuvent être fichés !

    C'est en effet la mention qui figure dans EDVIGE. Corine Lepage suggère de revoir complètement les pouvoirs de la CNIL, et même de renommer cette institution. La nouvelle CNIL devrait avoir à son avis la même solennité que le Conseil Constitutionnel, tant la défense des libertés publiques est un point essentiel dans une démocratie. Cela me rappelle d'ailleurs ce que Tocqueville écrit à propos de la tyrannie de la majorité et ce que moi-même j'écrivais à propos de la CNIL il y a peu.

    - si Mémoire Vive dit vrai, les apôtres du sarkozysme triomphant ne reculent devant rien pour justifier ce fichier scelerat, et Jouyet ne manque pas d'air. Se reporter à ma note sur la CNIL pour comprendre pourquoi Jouyet doit être très gêné aux entournures actuellement avec un tel argument...

  • Corinne Lepage demande un moratoire de 3 ans sur la pêche au thon rouge

    Corinne Lepage, vice-présidente du Mouvement Démocrate, a demandé vendredi "un moratoire de trois ans sur la pêche au thon rouge". Dans un communiqué, elle demande "la suspension temporaire des autorisations de pêche" et "que soit décidé un moratoire d'un minimum de trois ans pour reconstituer les stocks". Elle demande à Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, "de prendre d'urgence toutes les mesures nécessaires à la préservation des stocks de thons rouges" et de " mettre en place les mesures de soutien en direction des professionnels de la filière". Un comité international d'experts a accusé jeudi les pays impliqués dans la pêche au thon rouge en Méditerranée et en Atlantique-Est d'échouer à conserver ce "poisson emblématique" par non-respect des réglementations.

  • Le piège à c... de Cohn-Bendit

    La grande idée de Dany le rouge, ex-mao reconverti au libéralisme libertaire écolo, c'est de rassembler les mouvances écologistes aux prochaines européennes.

    S'il y a bien un piège à c..., c'est bien celui-là. Ce que veut Cohn-Bendit, c'est un parti de gauche. Les Verts avaient un boulevard devant eux au début des années 90, en France, mais parce qu'ils ont voulu faire les gauchistes, leurs préoccupations essentielles ont été sociales et politiques, pour ne pas dire idéologiques. Plus préoccupés des sans-papiers que de l'écologie, ils ont fini par lasser.

    Plus navrant encore, au lieu de proumouvoir une industrie de pointe, moderne et écologique, leur grande (et stupide) idée, désormais, c'est la décroissance. Voilà des gens qui rêvent de régresser à l'âge de pierre. En tout cas, leur bilan politique, après presque 20 ans, est nul ou presque.

    Je souhaite, dans ces conditions que Corine Lepage clarifie sa position : c'est à elle de voir si elle a quelque chose de commun avec José Bové et les altermondialistes, mais mieux vaut éclairicir ses positions assez rapidement. Je note que Cap21 ne se fond finalement pas dans le MoDem et conserve ses structures. Corine Lepage est une femme très intelligente et une avocate brillante. Elle sait ce qu'elle fait.

    Qu'elle mette fin une bonne fois pour toutes aux rumeurs. L'engagement écologique du MoDem ne peut pas être mis en doute. A quoi joue-t-elle quand elle se demande s'il est sincère et si Bayrou va poursuivre son chemin sur la voix du développement durable ? J'espère que ce n'est pas un prétexte. Vient, en tout cas, un moment où l'on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Il faut choisir.

    Les Verts sont dans l'ensemble des braves gens, mais leurs revendications souvent absurdes n'aboutiront jamais, parce que l'idéologie marxiste et alter-mondialiste vient régulièrement polluer leurs propositions.

    Alors le grand rassemblement des Verts, il me fait doucement rigoler, moi.