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UDf - Page 2

  • Le MoDem à 8% aux Européennes ?

    Je ne sais pas d'où Christophe Barbier, journaliste à l'Express tient exactement son information, mais le fait est qu'il la tient : d'après des sondages que Nicolas Sarkozy aurait montré à Hervé Morin pour le dissuader de créer des listes Nouveau Centre aux Européennes, le MoDem serait aux alentours de 8% dans les intentions de vote, et le Nouveau Centre à 2-3% environ. En fait, en additionnant les deux, on retrouve la base électorale de l'UDF aux européennes précédentes, soit environ 12%.

    8%, c'est le score auquel nous semblons désespérément scotchés, au MoDem. Il nous faudra donc faire un gros effort pour convaincre plus largement, au-delà de notre base électorale.

    L'addition de ces deux scores me fait à nouveau regretter la funeste scission de l'UDF. Si ce parti n'avait pas éclaté en blocs distincts, et était parvenu à conserver son autonomie, de quel poids ne jouirait-il pas aujourd'hui !

    Le défi des démocrates, désormais, sera de populariser les problématiques qu'ils veulent amener dans la campagne et convaincre le grand public du bien-fondé des réponses qu'il leur apporte.

    A vrai dire, de source très bien informée, je sais que d'imminents évènement se préparent au MoDem sur le thème de l'Europe, et que la réflexion y est déjà bien avancé, mais...chhhhttt : je laisse le secret en suspens jusqu'à très bientôt...

  • Mondialisation et Europe

    Cela faisait partie des propositions de François Bayrou pendant l'élection présidentielle : il est patent que Bayrou a été plus que prémonitoire, au regard des derniers évènement, mais, comme d'habitude, on croit Cassandre quand il est un peu tard...Ecoutons-le, c'est extraordinaire : tout du plan européen y est...

    « Le cadre européen nous rendra la souveraineté que nous avons perdue. »

    « La question du modèle économique de la planète est probablement l’une des plus brûlantes que nous aurons à traiter dans les décennies qui viennent. Les pays à haut niveau de protection sociale sont menacés par le vaste mouvement de délocalisations et de concurrence sans règle sociale ou écologique. Et des pays les plus pauvres de la planète, on s’en va, je pense évidemment au continent africain. Que voit-on aujourd’hui ? Des délocalisations d’entreprises qui vont chercher en Europe l’endroit où le social coûte le moins cher. Pour que le dumping social et les délocalisations ne soient pas demain la réalité dominante, il faut une harmonisation de nos règles sociales en Europe. Les marchés financiers sont volatils : on peut donner à l’Europe la capacité d’une réglementation plus serrée, de dire aux marchés financiers : ‘il y a une limite’. En face du crime organisé, des trafics internationaux, des mafias, nous organisons notre impuissance. Les Etats européens avec leurs frontières, leur droit pénal toujours différent de celui du voisin, leur police séparée, c’est une aubaine formidable pour les organisations criminelles. Songez que nous sommes incapables d’aller voir ce qui se passe dans un compte en banque dans un autre pays ! C’est de l’assistance organisée aux mafias. Seule l’échelle européenne permet de résoudre ces questions des migrations économiques, des stratégies monétaires, des régulations du capitalisme financier, de la défense de notre modèle de société ; de traiter les grandes questions du développement durable, du climat, du dumping écologique et du modèle économique de la planète. C’est la vraie vocation de l’Europe : nous rendre la souveraineté que nous avons perdue, que l’échelon national ne peut plus garantir. L’Europe s’affaiblit à voir ses membres jouer les uns contre les autres, par exemple par le dumping fiscal. Je prends l’engagement de tout faire pour changer cette situation. »

    J'inivte mes lecteurs à aller jeter un oeil sur le dernier article de Fred (Démocratie sans frontières) sur la crise : d'une part c'est grâce à cet article que j'ai retrouve ce discours de Bayrou (mais j'ai souvenir de l'avoir déjà cité ici, toutefois) d'autre part, Fred rappelle quelle était et est encore l'essence du projet démocrate : il mettait en avant la responsabilité individuelle dans l'économique et le social. L'UDF, qui a précédé le MoDem, proposait déjà dans ses commissions, des solutions jugées bisounourses par la gauche (préférant l'Etat) et la droite (faisant confiance à la main invisible du marché) et pourtant, les heures de crise que nous connaissons nous donnent raison, puisque les Etats appliquent ce que nous avions proposé...

  • Vote des Sénateurs centristes sur la réforme constitutionnelle

    Mercier.jpgJe regrette de ne pas être là au moment où cette note est publiée (je l'ai programmée le 30 juillet 2008). Michel Mercier, sénateur UDF-MoDem, explique le 21 juillet dernier, en séance publique, pourquoi les Sénateurs centristes ont voté pour cette réforme. En étant très sommaire, l'un des points majeurs pour Michel Mercier, c'est que le texte en garantissant le pluralisme laisse un espace pour une introduction ultérieure d'un peu de proportionnelle.

     Voilà son intervention :

    Il s’agit de chercher à instaurer le gouvernement de la liberté par un certain agencement des institutions. C’est cette idée que nous avons essayé de défendre à travers les amendements que nous avons soutenus au cours des débats devant le Sénat.

    Le Gouvernement doit pouvoir gouverner, cela est évident. Mais nous savons que certaines règles issues du parlementarisme rationalisé ont conduit à un parlementarisme bridé. Nos institutions ne fonctionnent pas comme il le faudrait car nos citoyens n’y ont pas toute leur place.

    C’est pourquoi nous défendons une idée toute simple, celle du pluralisme. Je vais m’expliquer sur le sens que nous lui donnons.

    L’ambition affichée par le comité Balladur était d’aboutir à une Ve République plus démocratique – c’est d’ailleurs le titre de son rapport – en accordant de nouveaux pouvoirs au Parlement et de nouveaux droits aux citoyens.

    Je dois dire que l’inscription dans la Constitution de l’exception d’inconstitutionnalité constitue pour certains de mes collègues et moi-même un acquis fondamental. J’y tiens personnellement car je considère qu’il manquait dans notre système juridique une possibilité pour les citoyens de s’appuyer sur la règle fondamentale. Nous sommes le seul pays où l’on ne peut pas aller devant le juge et se réclamer d’une exception d’inconstitutionnalité. Désormais, le Conseil constitutionnel pourra se prononcer sur des textes dont il n’a pas été saisi – soit qu’on n’ait pas pensé à le faire, soit qu’il y ait eu accord pour de ne pas le faire –, après renvoi d’une exception par le Conseil d’État ou la Cour de cassation. Le citoyen retrouve ainsi ses droits.

    S’agissant du Parlement, je retiens particulièrement la possibilité de discuter du texte directement issu des travaux de la commission. Mais les nouveaux pouvoirs accordés au Parlement ne valent que s’il y a un véritable rééquilibrage des pouvoirs. Y est-on parvenu ? C’est une question fondamentale.

    D’un certain point de vue, des limitations ont été apportées aux pouvoirs du Président, notamment en matière de nomination, pour aboutir à une sorte d’exécutif tempéré. Le Parlement a des droits nouveaux comme le droit de résolution – nous aurions aimé qu’il soit plus clairement défini mais c’est un premier pas. En outre, les ordonnances devront être ratifiées de façon expresse.

    Mais là n’est pas l’essentiel. Un Parlement fort est un Parlement plus représentatif, comme cela a été très clairement indiqué dans l’exposé des motifs du projet de loi constitutionnelle. Au terme de longues discussions, nous avons fait adopter un amendement qui prévoit que la loi garantit l’expression du pluralisme.

    C’est une vraie question et je voudrais affirmer ici que cela ne signifie pas que nous demandons – nous ne l’avons jamais fait et nous ne le ferons jamais – un scrutin proportionnel intégral, qui est le scrutin des causes perdues. Nous l’avons bien vu la dernière fois que notre pays y a eu recours. Nous demandons un scrutin mixte, qui permette au fait majoritaire de s’exprimer et qui corrige les effets du scrutin majoritaire par une dose de proportionnelle. C’est la condition même pour avoir un Parlement qui soit suffisamment représentatif et fort pour que les pouvoirs de l’exécutif et ceux du législatif s’équilibrent.

    Nous estimons que ce texte comporte des garanties. Elles demandent à être affinées et je suis sensible au fait qu’un grand nombre des membres de notre groupe acceptent d’apporter leur concours à cette réforme fondamentale de notre Constitution. Nous considérons qu’une fois la révision constitutionnelle votée, elle n’appartient plus à ceux qui en ont décidé mais à ceux qui la font vivre, aux Françaises et aux Français : parlementaires et citoyens auront des occasions de rendre leur République plus démocratique.

    Certains membres de notre groupe, davantage sensibles au contexte qu’au texte lui-même, ont décidé de ne pas voter en faveur de ce projet de loi constitutionnelle. Nous avons respecté leur choix, car c’est aussi notre philosophie. Pour notre part, nous souhaitons que ce texte, en devenant une partie de notre Constitution, permette une République plus démocratique.

  • Je lis et j'aime le Figaro, suis-je de droite ?

    Quand j'y pense, j'ai du mal àm'y faire : suis-je devenu droitier ? Non, rien à faire, j'aime Le Figaro. Je diverge certes souvent idéologiquement, mais j'apprécie la ligne éditoriale, je reconnais à ce quotidien une certaine objectivité, et une réelle originalité dans le traitement de l'information, car on y trouve des sujets et des thèmes qui ne sont pas traités ailleurs.

    Inimaginable il y a 10 ans pour moi. Au sein de mon entourage, c'est même parfois un problème : débarquer avec leFigaro sous le bras, c'est comme débarquer avec un magazine porno : du coup, je dois le planquer discrètement.

    Evidemment, cela n'enlève pas leur qualité à d'autres quotidiens, La Croix, Libération, Le Monde, mais, avec le Canard et le Parisien, le Figaro est devenu une de mes lectures favorites.

    Pire : je me suis supris à lire avec plaisir certains articles du Point, et même parfois de Valeurs Actuelles. Pas de doute, je dois être en voie de droitisation avancée.

    C'est grave docteur ? Corollairement, la presse de gauche m'ennuie de plus en plus, et je baille affreusement à sa lecture. Evidemment, il faut encore faire genre d'y porter un intérêt, mais l'appétit n'y est plus. Au passage, j'ai trouvé la presse de droite bien plus juste et équilibrée avec Bayrou et l'UDF puis le MoDem que la presse de gauche, aussi bien pendant les présidentielles qu'après.

    J'aimais l'UDF, je ne le dirai jamais assez. Du moins, la Nouvelle UDF.  Ce que j'aurais voulu, c'est un centre penchant légèrement sur sa droite, mais capable de rassembler au centre-gauche, et surtout, totalement indépendant de l'UMP actuelle. Les circonstances en ont décidé autrement. Le Nouveau Centre s'est avéré être un échec total, ce qui était prévisible. On ne construit pas son indépendance en se ralliant sans conditions, ou en bradant ses intérêts. C'est paradoxal. J'avais voté parfois UDF, mais jamais au-delà, et globalement, toujours plutôt à gauche. Et pourtant, je me sens maintenant plutôt de droite. A l'époque où je soutenais Miterrand avec ardeur (rassurez-vous, j'en suis revenu) on me disait déjà que je faisais erreur et que j'étais de centre-droit. Je me souviens d'avoir défilé le 08 mars (j'ai toujoursété très sensible à la cause de l'égalité hommes-femmes) en me définissant comme proche du CDS, à la surprise générale des anars et des gauchistes aux côtés desquels je me trouvais.

    Et puis j'aime bien entendre le mot"droite" : cela résonne agréablement à mes oreilles. Cela sonne clair et sonore, pas comme gauche  qu'on a l'impression de prononcer en mâchant un chewing-gum. "ôche" "gôche", c'est pas beau "gôche", cet espèce de "chh" chuintant... "droite" en revanche, l'alliance des dentales et des liquides est du plus bel effet.

    Non, décidément, je finirai en passant l'arme à droite... :-)

    Tout ça pour dire que j'aime bien le Figaro.Tiens d'ailleurs, le Figaro vient d'interviewer Marielle (de Sarnez). A lire.

     

  • Fiscalité lib-dem, comme un parfum d'UDF...

    Je sens que je n'en ai pas fini d'explorer le programme des Lib-Dems. Tout est à chaque fois frappé du coin du bon sens. Je commençais notamment à lire leur programme économique, et en particulier leur politique fiscale.

    Que proposent-ils ? Ben c'est simple . Comme ils disent : fairer (plus juste) simpler (plus simple) greener (plus vert). Ils ont le sens de la formule percutante.

    Je cite leur court développement en introduction de leur dernier document publié, le 12 juillet  2007 :

    • Fairer - with tax cuts for those on lower incomes paid for by removing loopholes exploited by the rich. (vous avez compris ?) réductions d'impôts sur les bas-revenus financés par la suppression des niches fiscales.

    • Simpler and easier to understand - especially for pensioners and small businesses. : ben oui : du Bayrou/UDf dans le texte, moi je dis. Depuis le temps que l'on parle de simplifier. Figurez-vous, d'ailleurs, que Sarko qui nous a fait tout un flan sur la question, avec ses heures sup a aggravé encore la nature touffue de la législation pour les PME.

    • More decentralised – so that there is a clearer link between local services and local accountability. Alors ça, moi, je suis pour à fond.Après, on va entendre l'habituelle antienne socialiste sur les inégalités territoriales et les départements plus riches que d'autres, mais j'estime qu'une saine gestion des fonds dépensés devraient partir bien plus  du local que du national, à quelques exceptions près.

    • Greener – giving incentives for responsible use of resources. Ben voilà, mais on n'en voit pas la couleur en France. Evidemment, il faut promouvoir une fiscalité verte. Que du bon, encore une fois.

    Et ils citent des mesures précises, les Lib-Dems :

    • Cut the basic rate of income tax by 4p financed by green taxes on pollution and by taxes on the wealthy. Voilà, exactement !Cela, au moins, c'est intelligent : quand on annonce une baisse d'impôt, on explique comment on va la financer. Et je trouve que l'on ne devrait jamais procéder autrement. En revanche, leur taxe sur les wealthy, là, je les trouve un peu limite démagos, les Lib-Dems que ce coup-là. Cela fait un peu ponction du Koulak au bénéfice de toute la collectivité. Bon, en même temps, en Angleterre, les disparités sont tellement fortes...

    • Abolish Council Tax, replacing it with a fairer Local Income Tax. Pour ! (correctif après intervention de Fred LN) Il s'agit de calculer l'impôt sur le revenu sur une base locale, et non plus nationale.D'après Frédéric, c'est ce que propose le PS. Il faudrait voir ce que concrètement cela donne pour que je me prononce, pour ma part. Et surtout, quel serait le mode de calcul.

    • Return the Business Rate to local control, and place it on a Site Value basis within one Parliament. Là aussi, c'est évident.

    • Reform Inheritance Tax, with the medium-term objective of raising the starting threshold to £500,000.La vache...! Nous en France, on commence à se faire taxer à bien moins que ça...

    • Reform residential stamp duty, ending the current regressive ‘slab’ structure, with the objective of ensuring all those buying properties up to £500,000 in value pay less than at present. J'ai rien compris : c'est quoi le "slab" ?

    • Radically simplify the tax code, removing over 500 pages of regulations. Tu m'étonnes. Comme en France, quoi...

    • Introduce a simplified ‘postcard’ style tax return form, which would release over 6 million tax payers from the need to fill in a full tax return.
    • Introduce a simple statutory definition of residence for tax purposes to make the rules clearer and reduce compliance costs. Ouaip : on sent qu'il y a du flouze qui doit échapper à l'état, là...
    • Bring gains made by non-residents on property situated in the UK within Capital Gains Tax. (correctif : je n'ai pas été clair, et Frédéric LN a compris l'inverse de ce que je voulais dire) . Il s'agit en fait de taxer les citoyens britanniques, où qu'ils se trouvent, dès lors qu'ils réalisent des plus-values au Royaume-Uni. Quand j'ai écrit "bien fait" en pensant à nos expatriés, je pensais simplement que ce serait bienvenu de leur appliquer une telle réforme, en particulier pour tous ceux qui évoluent dans le show-bizz et gagnent beaucoup grâce aux subventions publiques de toute sorte.

    Bon, mon anglais étant très moyen, j'espère tout de même ne pas avoir trop fait d'erreurs d'interprétation. Pour certaines mesures qui peuvent nous étonner, il paraît que le Labour est devenu tellement anti-social, que certains, au Royaume-Uni, considèrent, désormais que la vraie opposition de gauche, c'est les Lib-Dems.

    Tiens Delanoë devrait prendre des leçons, lui qui se proclame libéral de gauche...

  • Un militant MoDem au congrès du Nouveau Centre : matinée en direct

    Je reviendrai dans une note ultérieure sur mon trajet en TGV au beau milieu de la fédération néo-centriste parisienne. Un mot préalable à ce sujet pour remercier Pierre Vallet pour l'accueil remarquable qu'il m'a réservé.

    Je suis arrivé avec un peu de retard le matin. Je fais un compte-rendu brut de mes notes sans trop de commentaires. Je mets à jour mon billet au fil de la journée au fur et à mesure (méthode Frédéric LN :-). Faites donc F5 régulièrement pour être informés.

    edit 12h30 

    Dionis du Séjour interrogé par une jeune centriste sur le cumul des mandats répond en admettant que cette pratique va à rebours de ses convictions sur une démocratie en bonne santé, mais, invoque en même temps un nécessaire réalisme politique. Il faut ouvrir les yeux sur la nécessité inéluctable pour un parti de mettre en avant ses élus.

    J-C Lagarde évoque la place des minorités politiques tant au sein de l'opposition que de la majorité en déplorant qu'elles ne soient pas audibles parce que le fonctionnement de notre république ne leur donne pas la place qu'elles devraient avoir. Il salue Thierry Benoît qui est venu en rappelant qu'il a été sifflé dans un autre congrès, Villepinte, parce qu'il défendait l'existence de l'UDF.

    Il anlyse l'absentéisme parlementaire en mettant en avant deux causes :

    - des députés ne sont pas portés à venir à deux heures du matin pour voter une loi, parce qu'ils évoluent dans un parlement qui n'a aucun pouvoir. Par ailleurs, sur 100 lois votées, 30 seulement sont appliquées.

    - un député à deux boulots : le premier de législateur, le second en circonscription.

    Au final, la désorganisation politique, l'absence de pénalité financière (comme au parlement européen), l'absence de pouvoir expliquent en partie certaines attitudes.

    J'apprends que Damien Abad a été élu président des jeunes centristes.

    J-C Lagarde déclare que le Nouveau Centre va ouvrir un débat sur les statuts et la démocratie interne au sein de son parti. Les députés ont estimé que ced n'était pas raisonnable de faire voter de nombreux amendements par 1500 élus en en un temps aussi court qu'une matinée.

    Philippe Viger annonce un débat sur les finances publiques. Il rappelle que le dernier budget en équilibre remonte à 1980 avec Raymond Barre. Il rappelle qu'un budget en équilibre a été une exigence de la famille centriste pendant l'élection européenne. Charles de Courson a préparé des amendements pour le buget 2008 afin d'exiger l'inscription dans le marbre de l'obligation d'un buget en équilibre.

    Charles de Courson prend la parole et explicite ce qu'il appelle la Règle d'Or.

    On ne peut s'endetter que pour investir, pas popur fonctionner. C'est la règle qui prévaut pour les collectivités territoriales, et quand elles ne la respectent pas, le sous-préfet, puis éventuellement la chambre régionale des comptes interviennent. Il n'y a pas de raison que l'Etat s'exonère de cette obligation. Au passage, dans les dépenses actuelles, il fait remarquer que les dépenses militaires ne lui semblent pas forcément relever de dépenses d'investissement.

    - il ne veut pas qu'un jour ses enfants crachent sur nos tombes parce qu'ils paieront les dettes que nous leur aurons laissées. Il observe que les dépenses de fonctionnement faites à la place des dépenses d'investissement ont forcément eu un impact très négatif sur la croissance française depuis 28 ans, puisque 1980 est la dernière année d'un budget en équilibre. Il dit aussi que la Règle d'Or a été l'un des quatre points négociés avec Nicolas Sarkozy dans l'entre deux tours des élections présidentielles. Enfin, il précise que nous avons pris un engagement européen avec le traité de Maastricht et que nous avons le dcevoir de le respecter.

    Eric Besson est arrivé dans la salle, au beau milieu d'un discours de Anne Béranger , secrétaire générale des jeunes centristes qui reprend en partie ce que vient de dire Charles de Courson.

    Charles de Courson reprend la parole et évoque, cette fois, les niches fiscales. Parmi les personnes concernées, dit-il, il y en beaucoup qui ont un revenu de 1 000 000 d'euros, qui devraient payer 400 000 euros et qui n'en payent que 100 000 voire rien du tout.

    Il dit qu'il faudra assumer des réformes courageuses et nécessaires, mais impopulaires (assurance-maladie dont hôpitaux, réformes sociales...)

    Christian Saint-Etienne, qui est venu, lui aussi, parle des PME. Il dit qu'en France, ce sont les PME qui créent les emplois, et montree par un calcul qu'en réalité, les très grosses entrteprises ont détruit 400 000 emplois, puisque le solde de création d'emplois fait apparaître un résultat supérieur de 400 000 pour les PME : or, ces 400 000 ont disparu dans le totale global. Ils ont donc été détruits. En Allemagne, ce n'est pas Siemens qui est puissante, mais les 300 à 400 entreprises qui sont avec. Il manque en France 15 000 entreprises de 100 à 300 personnes pour créer des emplois et relancer notre croissance.

    Jean-Marie Cavada est présent, je viens de le voir en discussion avec des journalistes.

    Yvan Lachaud annonce la venue de 4 personnalités.

    Thierry Benoît fait un long discours pour plaider en faveur de la réunification de tous les courants centristes, citant l'UDF, le Nouveau Centre, les centristes de l'UMP et...le MoDem ! Il dénonce la stratégie suicidaire de François Bayrou. Il critique les maladresses et les errements du gouvernement, la démagogie des socialistes qui abusent l'opinion et le silence des centristes en raison de leur dispersion. Il précise que beaucoup de sénateurs centristes ont une position proche de la sienne. Il cite Jean Arthuis, évoque la Bretagne, terre de centrisme, qui perd ses élus centristes petit à petit puis se prononce sur deux réformes essentielles à ses yeux :

    - il est en faveur d'une libéralisation du système horaire hebdomadaire de travail.

    - il désire une refonte du système fiscal : il faut une assiette plus large.

    Après lui, c'est Philippe Schill, président du Fetia Api, qui est venu, qui prend la parole.

  • Sales cons démocrates, tout de suite !

    Voilà, moi aussi j'ai décidé de créer mon courant au sein du MoDem parce que  je trouve que nous sommes trop peu de groupuscules, et qu'un parti neuf et plein de vitalité, c'est un parti où il y a autant de groupuscules que d'adhérents.

    Je revendique l'inutilité des consultations, et propose de virer tous ceux qui ne sont pas d'accord avec mes idées, lesquelles n'ont pas besoin d'être exposées.

    De toutes façons, quand il y a consultation : soit la consultation est d'accord avec les vues de Sales cons démocrates tout de suite, et dans ce cas les consultés sont de vrais démocrates, soit ce n'est pas le cas, et dans ces conditions, les consultés sont les salopards de la vieille UDF qui ont encore planqué le fichier des adhérents et ont forcément fait exprès de ne convoquer que ceux qui étaient d'accord avec eux. 

    Par ailleurs, je propose aussi de virer tous les vieux : a) ils sont gâteux b) ils font de l'ombre au jeune 3) ils ont là depuis trop longtemps.

    De fait, être jeune, c'est tendance, et le MoDem doit être moderne et démocrate. Parce que démocrate, c'est virer la vieille UDF et les vieux débris, ce qui revient certainement au même, d'ailleurs : c'est pour cela qu'on vire et les uns et les autres. 

    Je propose aussi d'interdire le mot "droite", parce  qu'il fait sale et cochon. Gauche sera tolérée avec bienveillance.

    Conséquemment, seules les alliances avec la gauche seront tolérées aux élections. Avec la droite, ce sera encore un coup de la vieille UDF qui aime à faire de la vieille politique. Ne sera démocrate que l'indépendance ou bien l'alliance avec la gauche. L'alliance avec la droite sera sale et cochonne, et comme la masturbation, on la fera discrètement sans  l'étaler aux yeux et sus de tous. 

    Comme je trouve qu'un règlement intérieur de 8 pages, ça cache forcément des choses louches (certainement une idée de la vieille UDF, qui sous prétexte de faire appel au bon sens, préfère les choses courtes pour mieux masquer ses projets anti-démocrates ignominieux), je propose d'en écrire un de 100 000 pages. Une fois celui-ci publié, les adhérents auront 24 heures pour s'exprimer à son sujet.  

    Je propose également qu'il soit interdit d'exclure un adhérent qui prend position contre un candidat investi officiellement : au contraire, qu'il l'insulte et lui chie dessus, cela prouvera qu'au MoDem, il y a toujours la liberté de parole. Toutefois, on insultera et on chiera aussi sur celui qui aurait pris position contre le candidat investi via une liste de droite. La liste de gauche sera elle tolérée. 

    A 'instar de la Révolution Culturelle en Chine, un grand moment de démocratie dans l'histoire de l'humanité, on crachera vec force sur les mandarins, on brisera l'ancienne tradition, et on pourra même envisager de remettre en cause le Timmonnier. Parce que les salauds de mandarins (qui planquent certainement les fichiers d'adhérents) doivent bien comprendre que c'est le peuple des adhérents qui gouvernera pour le peuple et par le peuple. Toute idée contraire ou différente sera considérée comme la marque d'une subversion intolérable et d'une réaction bourgeoise (sans doute de la vieille UDF).

    On distinguera au sein du Mouv' les connectés et les non-connectés. Les connectés seront branchés et considérés comme une race supérieure. Les non-connectés seront considérés, eux, comme une sous-espèce dont on paarlera avec une bienveillance contrite, mais que l'on se gardera de consulter inutilement.

    Le "bloglement" (néologisme pour désigner le concerts de beuglements que l'on peut faire entendre sur un blog) sera l'instrument privilégié du nouveau dialogue démocrate, de préférence à tout autre, et les  bloguements compteront 50 000 fois plus, quand ils exprimeront un avis démocrate autorisé que celui d'un non-connecté.

    Ces premières vues me paraissant fort sensées, j'escompte bien que tout le monde rejoigne Sales Cons Démocrates tout de suite sur le champs. J'exposerai d'autres vues prochainement. 

  • A Paris, observons l'UMP et le Nouveau Centre avec intérêt !

    Je pense (ou du moins, je l'espère) que les élections municipales récentes ont fait revenir les militants et les têtes de liste MoDem de l'illusion Delanoïste. Comme je l'ai toujours dit, et de longue date sur ce blog, il n'y a pas grand chose à espérer de Delanoë et des Socialistes à Paris. Les évènements récents m'ont donné raison. Il y a bien sûr des socialistes réformistes au sein de la majorité delanoïste, mais ils sont complètement muselés et ne peuvent élever la voix pour faire entendre une tonalité différente. Quelques uns ont râlé à la décision de Delanoë, mais, au final, ils sont pieds et poings liés. Pas la peine, donc, de se tourner vers la gauche à Paris, il n'y a rien à en attendre.

    Je crois en revanche, que nous devrions faire de Paris un laboratoire pour des retrouvailles avec le Nouveau Centre : au sein de ce parti figure une très forte majorité de nos anciens amis, et idéologiquement, nous sommes frères et soeurs

    Si nous ne sommes pas fichus de nous entendre avec notre propre famille, il ne faut pas espérer un jour réunir les Parisiens et pas davantage les Français, d'ailleurs. Il faut donc au moins commencer à établir des ponts avec le Nouveau centre, au sein duquel on trouve beaucoup d'individus valables et de qualité. Ma blog-roll Alliance Centriste répond à cette préoccupation. 

    Mais ce n'est pas suffisant : il faut, je le crois, examiner avec intérêt et bienveillance l'évolution de l'UMP à Paris. Nos relations avec l'UMP à Paris s'inscrivent dans une problématique plus large que la question de l'alliance politique. Elle s'inscrit dans la problématique des projets pour Paris et de notre action lors de la mandature qui s'est achevée en mars 2008. 

    - tout d'abord, il faut admettre un fait évident : Bertrand Delanoë a remporté la guerre des idées et des projets sur tous ses concurrents. Les projets MoDem et UMp n'étaient que des succédanés décolorés du projet socialiste, avec quelques variantes, et on le sait, les électeurs préfèrent généralement l'original à la copie. Il n'y a pas d'espoir de changement politique à Paris sans la proposition d'un véritable projet alternatif, avec d'autres lignes directrices que celles de Delanoë. Ceci n'empêche pas de récupérer les bonnes idées : on oublie souvent, par méconnaissance du passé, qu'un certain nombre de projets mis en oeuvre par Delanoë étaient déjà dans les caisses de Tibéri. L'UMP s'est décrédibilisée parce qu'elle n'a pas voté ces projets-là (le tramway, par exemple) quand ils ont été mis en oeuvre.

    - ensuite, à l'UDF (pardon, le MoDem, voulais-je dire) de faire un mea culpa : les élus UDF dans la capitale ont été bien trop peu actifs pour être crédibles pendant les élections. Je ne l'ai pas dit lors des municipales, par discipline de parti, et par loyauté envers mon camp politique, mais désormais, l'heure de la critique est venue, nous en avons le temps, et il faut que les choses soient dites pour repartir d'un bon pied. Pour se faire connaître, il faut au moins répondre à ceux qui sollicitent des interventions ou simplement de l'écoute. Les élus MoDem (devenus fort rares) vont donc devoir réformer profondément leur propre gouvernance, et être très présents, en tâchant de répondre aux sollicitations des Parisiens. J'ai expérimenté avec pas moins de quatre élus différents ces silences, ces absences de réponses. Et j'ai des échos répétés de ce type pour pas mal d'autres élus de cette période... Il faut en finir avec les silences glacés et méprisants qui ont parfois fait des dégâts jusque dans nos propres rangs.Désormais, nos élus doivent devenir hyper-actifs, présents tant au Conseil de Paris que dans les conseils d'arrondissements et ne pas hésiter à faire des propositions, en les faisant connaître (mais sur ce point, on peut compter sur la blogosphère MoDem parisienne pour se comporter en vecteur d'informations). Et tant que j'y suis, il va falloir faire du ménage à l'accueil du 133 rue de l'Université. Il y est tout simplement détestable. Quand je parle de l'accueil, je parle du secrétariat, celui qui se trouve en bas, c'est à dire les premières personnes sur lesquelles on tombe, ou bien qui nous répondent au téléphone. Il est inacceptable de se faire à moitié eng... quand on demande une information ou que l'on vient tout simplement adhérer ! Je l'ai tout de même vécu, donc je sais de quoi je parle, et je ne suis pas le seul à l'avoir vécu ainsi. Donc, pour moi, c'est assez simple, en fait : soit l'accueil fait son boulot et reçoit le pékin avec un charmant sourire, soit il vire pour incompétence. Et je veux bien cotiser en plus pour financer les indemnités de licenciement si cela doit permettre d'avoir des gens corrects à l'accueil.

    - il y a également une opacité réelle au sein du MoDem, à Paris y compris. Je ne fais partie de ceux qui sautent comme des cabris en clamant "démocratie ! démocratie !" mais en revanche, j'aime bien les choses claires. Or, au sein du MoDem, on ne sait pas qui décide quoi et qui fait quoi. Il faut en finir avec cette opacité idiote, et clarifier les choses une bonne fois pour toutes, en prenant ses responsabilités si c'est nécessaire.  De ce point de vue, je trouve que le fonctionnement du MoDem à Paris va plutôt dans le bon sens (mise en place des commissions, activation de blogs d'arrondissement, et petit à petit d'un blog central parisien) mais il reste encore fort à faire. Je me méfie de la démocratie directe, mais en revanche, j'estime que les militants au sein de chaque arrondissement doivent être consultés. Cela ne signifie pas forcément qu'ils doivent décider des constitutions de liste (je me méfie des effets pervers d'un tel fonctionnement) mais leur avis doit être connu afin de prendre la température sur le terrain. Une consultation claire, transparente et saine, vaut mieux que des rumeurs et des on-dit peu fiables et soumis aux aléas des querelles intestines.

    - examinons avec attention ce qu'il se passe au sein de l'UMP parisienne, car je crois que les choses bougent. Si l'on voit qu'il y a une volonté réelle de proposer une alternative et de pratiquer une opposition constructive, alors il faudra dialoguer avec cette UMP-là. Nous n'en sommes pas encore là, et pour l'instant, l'UMP me semble plutôt dans la confusion. Mais les choses peuvent changer. Si nous devions constater que des voies nouvelles sont empruntées au sein de l'UMP parisienne, et que des convergences sont possibles, il n'y a pas de raison de rejeter une alliance sous prétexte que l'UMP est de droite. Dès lors que les positions nationales sont claires, et qu'il n'y a pas de quiproquos, rien n'empêche des alliances locales. 

    Cela faisait un petit moment que je voulais coucher ces réflexions sur mon blog, eh bien elles y figurent, désormais. 

  • Les Vigilants ou l'anti-politique

    C'est marrant, cela fait un moment que j'entends parler des Vigilants, ou, tout du moins, que je vois leur sigle.

    Voici comment le blog des Vigilants présente leur action :

    Ce site rassemble les blogs qui observent Sarkozy, commentent ses décisions et leurs effets, et notent les sources. Une bibliothèque de tout ce qui passe trop inaperçu. LES BLOGS SONT REGROUPÉS SELON LEUR PRINCIPALE TENDANCE : LES INFORMATEURS, LES ANALYSTES, LES ACTIVISTES, LES MILITANTS ET LES THEMATIQUES.

    Je subodore que je vais encore me faire tout plein de nouveaux amis, mais je juge leur action tout à fait superflue. En se polarisant sur un homme, les Vigilants finissent par oublier de parler de la politique elle-même. Bien sûr, Nicolas Sarkozy nous habitue petit à petit à ses outrances, et certaines méritent d'être relevées, mais, en acceptant de jouer finalement le même jeu que la presse people, les Vigilants ratent une large part du débat sur les enjeux.

    Au demeurant, c'est un peu le travers dans lequel tendent à tomber le MoDem et François Bayrou de temps à autre : la critique seule ne peut valoir une ligne politique. Il faut débattre sur les orientations politiques et faire des contre-propositions. C'est en ce sens que j'avais évoqué un shadow cabinet pour le MoDem, afin de justement être cette force-là.

    J'apprécie par exemple la démarche de Marielle de Sarnez à Paris, parce qu'en réactivant les commissions du MoDem, en escomptant désigner des porte-paroles pour chaque grand thème de l'action politique parisienne, elle remet les enjeux citoyens au coeur de son action politique. 

    Bref, pour revenir sur les Vigilants, ce n'est pas l'idée d'une veille que je conteste, mais plutôt l'objet précis de cette veille.  Je le pense depuis longtemps, une large part de la blogosphère en fait trop à propos de Nicolas Sarkozy, et, ce-faisant, étouffe tout débat.

    Je pense qu'il faut en finir avec une certaine forme d'hystérie collective qui montre les individus du doigt (par exemple, au MoDem, les sénateurs UDF, ou, tout du moins, ceux qui expriment un avis divergent de la ligne de François Bayrou).

    Finalement, cette hystérie-là à coup de slogans, elle devient à la politique  ce que le hamburger est à l'hygiène alimentaire et à la bonne santé...

    Nonobstant ce billet, cela n'empêche pas nombre de blogs dotés du sigle Vigilant d'être des blogs de qualité. 

  • L'UDF ne renaîtra pas

    François Bayrou a mis en échec mercredi soir les partisans d'une renaissance de l'UDF lors d'une réunion du bureau de l'ancienne formation centriste.

    "Nous avons décidé (...) que le Mouvement démocrate allait continuer à se développer", a déclaré le président du MoDem à l'issue de cette réunion de trois heures. "Il n'y aura pas de retour à l'UDF historique", a-t-il ajouté en se réjouissant de ce "premier élément de clarification".

    Selon M. Bayrou, cette décision a été votée à une large majorité de 19 voix contre six.

    Une majorité encore plus large s'est dégagée sur la question de l'attribution du financement public. Celui-ci "ira au MoDem", a assuré M. Bayrou. Une convention va "édicter les règles entre les deux entités", a ajouté le président du MoDem. Elle portera notamment sur l'entretien du siège, a-t-il expliqué sans plus de précision.

    Les partisans de la renaissance de l'UDF ont reconnu avoir été mis en minorité lors de cette discussion "franche". Le bureau n'a "majoritairement" pas souhaité que l'UDF retrouve une expression politique, a convenu le sénateur Jean Arthuis.

    La minorité va continuer à "s'exprimer", a ajouté le sénateur de la Mayenne, partisan d'"un centre indépendant et suffisamment fort pour nouer des alliances claires".

    François Bayrou avait convoqué ce bureau, chargé de veiller au respect des intérêts matériels et moraux de l'UDF, mise en sommeil le 30 novembre dernier à la veille du congrès fondateur du MoDem, pour vider la querelle l'opposant aux partisans de la renaissance de l'UDF.

    Ces derniers ont lancé une pétition après l'échec du MoDem aux municipales pour faire revivre l'UDF. M. Bayrou, qui a dénoncé une manoeuvre téléguidée par l'Elysée pour l'éliminer, a annoncé lundi qu'il allait demander, avant l'été, aux quelque 60.000 adhérents de son parti de confirmer par un vote sa "ligne d'indépendance" par rapport à l'UMP et au PS. "Tous ceux qui veulent utiliser des interrogations pour faire une crise repartiront gros Jean comme devant", a-t-il prévenu mercredi soir. AP