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  • Humanisme

    «Nous plaçons l’homme au centre de chaque question de société. L’homme est partie prenante de la nature, il ne peut vivre hors d’elle ni sans elle. Il est relié à elle et en même temps s’en distingue par sa capacité de conscience. L’émancipation de la personne humaine, femme et homme, le respect qui lui est dû, son épanouissement, constituent donc la fin principale des organisations sociales. Toute personne humaine, quels que soient sa situation, son âge, son état de santé, valide ou handicapée, porte en elle, identiquement, intégralement, sa part d’humanité et a droit à un égal respect. Nous avons confiance dans la capacité de progrès de l’humanité, en science et en conscience

    C'est ainsi que le MoDem définit l'humanisme dans son projet. Ce qui me frappe, c'est qu'en dehors de l'attachement à la démocratie, le MoDem n'exprime aucune préférence pour un système politique, ni rejet. Tout juste est-il réaffirmé la prééminence de l'économie de marché, et encore, ce n'est pas explicite dans la charte des valeurs introductive.

  • Quels impôts après les régionales ?

    J'aimerais bien qu'à l'approche des régionales, on évoque la question de la fiscalité. On le sait, notre État est déjà endetté jusqu'à la moëlle. Certains sonnent l'alarme en vain depuis longtemps. Ce que je crains, c'est que les Régions se transforment en autant de mini-États, eux-mêmes à leur tour endettés avec un service de la dette croissant. On aurait alors tous les ingrédients réunis pour une explosion fiscale, budgétaire puis économique sans précédent.

    Les citoyens doivent pouvoir choisir ce qu'ils paient. Tout doit être mis sur la table : pas question de se retrouver avec des hausses d'impôts monumentales après les élections. Tout a un coût, et nous, citoyens, devons pouvoir choisir. Les partis politiques doivent jouer cartes sur table et préciser clairement ce qu'ils comptent financer, avec quel argent, et s'ils voteront ou non des hausses d'impôts.

    D'ailleurs, tout programme qui ne donnera pas de chiffres précis sera à mes yeux fallacieux. Je crois qu'il faut par-delà les partis s'unir pour exiger la vérité et le débat. Par exemple, en île de France, Huchon vient de voter un budget qui provoquera une hausse de 28% de la dette de l'île de France, soit une hausse sans précédent. C'est d'ailleurs bien pour cela que le MoDem en île de France a refusé de voter la partie dépenses. Et encore, à ce que je comprends, ils n'ont pas voté contre parce que ce nouveau budget réduisait de 21 millions d'euros l'enveloppe d'emprunt. Dans le budget 2009, la charge de la dette représentait déjà un peu plus de 395 millions d'euros, soit 9% du budget total.

    La communication, les aides diverses et variées, les fêtes, le soutien à la culture, tout cela coûte de l'argent. Et même quand l'on parle de transports, ce n'est pas la même chose que d'accroître l'offre de transports et de réaménager les stations du forum des halles, par exemple. Le projet va coûter 130 millions d'euros. S'il me paraît légitime d'aménager des accès pour les personnes handicapées, en termes de priorité, je préfère qu'on crée un service qui supplée aux grévistes du RER A plutôt que l'on dépense des sommes faramineuses pour améliorer les marquages au sol ou que l'on agrandisse la salle réservée aux voyageurs et cetera. Pourquoi les voyageurs sont compressés, à certaines heures à Châtelet ? Ce n'est pas que la salle n'est pas assez grande, mais plutôt qu'il n'y a pas assez de transports pour les Franciliens.

    Alors voilà, j'espère pouvoir fouiller exactement ce que comportent les différents budgets pour m'assurer que l'on va bien à l'essentiel et que l'argent de NOS impôts n'est pas gaspillé en paillettes et aménagements inutiles.

    J'espère bien que le MoDem va s'engouffrer dans cette opération-vérité là...

  • Mon observatoire de la parité au MoDem

    Je vais constituer mon propre observatoire de la parité, au MoDem (mais je compte bien examiner aussi ce que feront les autres partis) en vue des élections régionales. Pour l'instant, j'ai été déçu par la part réduite donnée aux femmes pour le choix des têtes de file au niveau régional. En revanche, au niveau départemental, j'ai pour l'instant de bons échos. Dans les Alpes, par exemple :  la vice-présidente du MoDem sera 1ère de liste dans les Hautes-Alpes,  Marie Leprevost et en Haute-Provence, ce sera la présidente du Modem, Isabelle Vershueren.

    Wait and see, mais j'escompte bien voir nos plus talentueuses figures porter le flambeau de nos couleurs.

  • Les Afghanes plutôt que les Afghans

    On a beaucoup parlé des expulsés Afghans, dans l'actualité, il y a deux semaines, mais on oublie bien souvent d'évoquer les Afghanes. A vrai dire, concernant les Afghans, si je puis comprendre que l'on cherche à fuir un pays en proie à la guerre civile et à la corruption, je ne suis pas toujours certain d'éprouver une très grande sympathie pour eux : en effet, le sort que l'écrasante majorité d'entre eux réserve aux Afghanes, avec ou sans taliban m'amène à ne pas les considérer exclusivement comme des victimes.

    Au final, si je suis pas nécessairement convaincu qu'il soit légitime d'accueillir des Afghans, je pense, en revanche, que cela l'est totalement pour les Afghanes auxquelles les droits les plus élémentaires sont refusés par à peu près tous en Afghanistan.

     

  • Noël, joyeux noël !

    Pas trop le temps d'écrire une note, en ce beau jour de Noël, mais bien sûr, je le souhaite agréable à tous mes lecteurs. Pour autant que je m'en souvienne, l'étymologie du mot est controversée, puisque pour certains, noël vient de Natalis Dies qui signifie naissance de Jésus (le Jour de la Naissance, en fait), et pour d'autres, cela vient du vieux breton no'il, nouveau soleil. La seconde étymologie est souvent contestée.

    En fait, personne ne sait quand est né Jésus de Nazareth, mais il fallait bien que les Églises trouvent un truc pour empêcher ces cochons de Romains de se livrer à toutes sortes d'orgies au moment de la naissance du Christ. Il y avait à cette période-là les Saturnales. On y faisait la fête à tour de bras, et ça dégénérait pas mal, parfois. Le  Carnaval en est issu, même si ses dates se sont progressivement déplacées...

  • Conducteur de RER C et héros...

    Une toute petite note pour rendre hommage moi aussi aux conducteurs du RER du 20 décembre. On ne l'a pas assez dit, et Sarkozy a raison de l'avoir noté, lui, c'est leur courage et leur réactivité exceptionnelle qui ont empêché l'accident de dégénérer en drame.

    Il vient de les décorer de la médaille d'honneur aujourd'hui. Tant mieux : cela nous change des people qui en héritent pour un oui ou pour un non, et dont le principal fait de gloire est généralement de s'en être mis plein les poches.

  • C'est bon le vin Démèter ?

    Tiens, je viens de faire une découverte : je cherchais deux vins pour le réveillon de ce soir, et j'ai appris qu'il existait une catégorie de vins bio un peu particuliers : ceux qui ont le certificat Démèter. Démèter, c'est la déesse de l'agriculture chez les Grecs. La viticulture s'appuie sur la biodynamie. Une pratique assez rigolote, surtout sur ses aspects ésotériques, mais qui m'a l'air de bon sens pour ce qui touche la pratique agricole elle-même.

    L'idée principale, c'est que la ferme se suffit à elle-même en termes de production d'engrais naturels et cetera. Bref, on n'ajoute rien, on ne retranche rien, on transforme, tout simplement. Je vous tiendrai bientôt au courant, histoire de vous dire si c'est bon un vin Démèter. J'ai pris un Bourgogne de qualité...

  • ça dégénère à l'ambassade d'Iran !

    Un fait grave s'est produit à Neuilly (signalé par Abadinte sur twitter), à l'ambassade d'Iran ce mercredi. Les services de l'ambassade ont entraîné de force, battu et menacé des jeunes filles qui manifestaient à l'intérieur du périmètre de l'ambassade. Prises en photo, elles ont du signer des documents leur interdisant tout accès aux locaux du régime iranien en France et on leur a également demandé leurs coordonnées en Iran. La femme de l'ambassadeur, Monsieur Abou-Torabi aurait menacé les quatre jeunes filles de mort, tandis que Monsieur Javadi, premier consul d'Iran en France, aurait tenté d'étrangler l'une d'elles.

     

  • Arbeiter plus, faut peut-être pas pousser...

    Tiens, je crois qu'aujourd'hui, ce n'est pas le number One de la République qui va se faire taper sur les doigts, mais celui des blogs politiques. On se souvient du slogan de campagne (qui prête d'ailleurs à rire aujourd'hui quand on considère la situation terriblement dégradée de l'emploi) de Nicolas Sarkozy : travailler plus pour gagner plus.

    Tout récemment, un incident grave a défrayé l'actualité : le panneau du camp d'Auschwitz a été volé. Il a heureusement été retrouvé. Or, Nicolas, le number one des blogs, s'est autorisé un parallèle que je trouve au minimum hasardeux, au pire très mal venu. La devise du camp d'Auschwitz était Arbeit macht frei, ce qui signifie "le travail rend libre". Nicolas regrette que le "panneau" travailler plus pour gagner plus dorme au fond de l'Élysée. Cela a fait réagir à très juste titre Rubin qui y voit un dérapage en bonne et due forme.

    Soyons clair, je n'ai aucun doute sur les convictions profondes de Nicolas, et il ne saurait être soupçonnable de la moindre forme de xénophobie, racisme ou antisémitisme. En revanche, je trouve sa réponse en commentaires à Rubin gonflée : juger que l'indignation de Rubin est un fait communautaire, je n'aime pas trop ça.

    Un homme politique peut faire des promesses qu'il ne tient pas. Il peut même mentir. Mais ses promesses non tenues (quelles qu'en soit la cause) ne sont en aucun cas comparables au mensonge cynique et monstrueux des Nazis saluant ainsi ceux qui allaient mourir sous le coup de leur barbarie sans limites. Ce sont deux dimensions qui ne se jouxtent d'aucun point de vue.

    Bon, Nicolas a bien compris qu'il s'était embourbé, mais comme il est de mauvaise foi (du moins pour l'instant) il ne le reconnaît pas encore. Patience, cela viendra.

    La gauche dans son ensemble, je l'ai noté, aime bien tenter de renvoyer la droite sarkozyste à une époque nauséabonde : Huchon a plus que largement dérapé en laissant entendre qu'Éric Besson dérivait vers l'extrême-droite comme l'avaient fait bien avant lui Déat et Marquet, deux collaborateurs aussi zélés que notoires des nazis sous le régime vichyste.

    Ça suffit avec ces conneries ! Dès que l'on parle d'identité nationale, la réaction de la gauche dans son ensemble est pavlovienne. Elle y hume aussitôt le délicat fumet du fascisme rampant et tente de refaire à la droite le coup de Mitterand avec le FN.

    La droite sarkozyste a bien des travers, mais elle est insoupçonnable de ce côté-là. Quant aux renvois d'étrangers dans leur pays, quelque brutaux qu'ils puissent être, ils n'ont rien à voir de près ni de loin avec les déportations criminelles et monstrueuses du régime nazi.

    La seule chose que je puis concéder, en revanche, c'est que notre administration nationale n'a guère changé depuis cette époque, c'est à dire qu'elle est toujours prête à exécuter toutes les consignes que le pouvoir lui donnera, par simple routine administrative.

    A mon avis, les oreilles de Nicolas n'ont pas fini de siffler...

  • Grammaire pour sondeurs du dimanche

    J'ai remarqué que de plus en plus de magazines, entre autres électroniques mais pas seulement, se livrent à des sondages en ligne aux titres pompeux quand ils en publient les résultats.

    On trouve souvent, par exemple, "Les lecteurs de...[...] pensent que". En fait, la plupart de ces sondages n'ont aucune validité scientifique et surtout, ne constituent pas un panel représentatif.

    Un bon maniement de la langue française et un minimum d'honnêteté devrait donc obliger, en la matière, à utiliser un article indéfini plutôt que défini. En effet l'article défini suppose connu des acteurs de l'énonciation ce dont on parle alors que l'article indéfini se garde bien d'une telle prétention. "Des lecteurs...[...] pensent que" serait donc autrement plus sensé et prudent : l'indétermination est de rigueur.