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  • Un collectif de blogueurs récuse la pertinence d'un No Sarkozy Day

    Le No Sarkozy Day est une initiative sincère et spontanée. Nous respectons la démarche et l’engagement qui ont amené les organisateurs à entreprendre cette action. Mais, nous blogueurs, nous ne pouvons nous y associer.

    En premier lieu, Nicolas Sarkozy a été élu. Certes la France de Nicolas Sarkozy n’est pas une république irréprochable mais nous sommes attachés au principe démocratique. En tant que Président de la République, il bénéficie de la légitimité des urnes. Réclamer sa démission, c’est ouvrir une boite de Pandore. Nous ne souhaitons pas jouer aux apprentis sorciers. Au contraire, Nicolas Sarkozy doit rester 5 ans au pouvoir, assumer ses erreurs jusqu'au bout. Le No Sarkozy Day doit avoir lieu le 7 mai 2012 et pas avant.

    Ensuite, nous estimons que l’initiative est biaisée dès le départ. Le problème du "No Sarkozy Day", c’est que le nom de Sarkozy soit l'unique vecteur de mobilisation. L’antisarkozysme primaire ne fera pas évoluer les mentalités, elle les confortera. Plutôt que de se focaliser sur l'homme, nous préférons nous concentrer sur le bilan désastreux de son action politique. Nous souhaitons bâtir une véritable alternative politique au sarkozysme qui soit à la fois construite et argumentée.

    Nous pensons que cette opération se révélera contre-productive. Nous ne souhaitons pas être associés à cette initiative lancée sans concertation et qui relève plus du buzz marketing que de l’action politique. Le risque d’une instrumentalisation et d’une récupération politique d’un futur fiasco existe…

    Les 24 premiers blogs signataires : Laure Leforestier, Le Volontaire, Partageons mon avis, Les jours et l'ennui de Seb Musset, Le Monolecte, Bah by CC, Peuples, Intox2007.info, Falcon Hill, Disparitus, Sarkofrance, , Neuromancien, Edelihan, l'hérétique, Marc Vasseur, Piratages(s), Yann Savidan, Le Pavé, Hypos, H16, De tout et de rien, Des pas perdusReversus

     

  • Entrevue n'aurait plus que deux mois à vivre

    Tiens tiens...J'évoquais ce pur produit du lumpen-journalisme qu'est Entrevue, et, en me renseignant, j'apprends que la société d'édition qui produit cette merde, dirigée par Gérard Ponson, est en redressement judiciaire...C'est la lettre spécialisée, Presse News, qui l'a révélé le 15 septembre dernier. En fait, depuis 2005, Entrevue a vu ses ventes baisser de moitié ( d'un peu plus de 500 000 à 225 000 environ). A vrai dire, ce torchon accumule les erreurs : il est également poursuivi par Richard Gasquet pour avoir insinué qu'il avait menti. Et comme je le disais précédemment, Kelly Bouchenko ne va pas lui faire de cadeau. Quand la hyène est aux abois, elle est prête à tout. Entrevue tente le tout pour le tout afin de survivre. Décidément, cette odeur de vomi qui caractérise le lumpen-journalisme me débectera toujours.

    Pour bien comprendre les enjeux, il faut considérer l'issue d'un redressement judiciaire, enfin, les issues, il y en a trois :

    - soit l'entreprise se redresse et parvient à rembourser tout ou partie de son passif

    - soit l'entreprise est cédée et liquidée, c'est à dire que quelqu'un d'autre la rachète

    - soit le tribunal de commerce procède à une liquidation judiciaire si l'activité n'est pas viable.

    J'imagine que la rédaction du journal, mais surtout la société éditrice, cherchent à montrer que la revue a du potentiel en faisant monter ses ventes par quelques coups fumant. Bon, je serais curieux de voir si ce journalisme-là est porteur...Combien de ventes aura réalisé Entrevue dans 6 mois ? Si ce magazine a fait 225 000 ventes en un an, en principe, s'il ne se redresse pas, et n'est donc définitivement pas viable, il devrait avoir fait au mieux 110 000 ventes d'ici le 15 février, puisque sa période de rogation est de 6 mois, après le jugement du Tribunal de Commerce. Wait and see, mais à mon avis, ceux qui y ont leurs billes feraient bien de les retirer si c'est encore possible...

    Et Tips, au fait, ça va devenir quoi ? Ça intéressera peut-être les lecteurs de ce magazine de savoir que le même individu qui se permet d'afficher une page vivre éthique là-bas s'assoie sans scrupules dessus dans ses publications les plus nauséabondes...Ça se voulait un magazine féminin, Tips : elles en pensent quoi, les femmes, de l'attitude du patron du magazine féminin, avec Kelly Bouchenko, dont la revue Enttrevue publie des photos nues contre sa volonté ?

    Il ne recule devant rien l'animal : rien ne l'arrête. Le 17 novembre dernier, il a été condamné pour avoir laissé son autre magazine, Choc, aussi intellectuel que le précédent, publier des photographies d'Ilan Halimi, ce jeune homme horriblement torturé, au mois de mai 2009.

    Il faut dire que l'homme est un manager de génie : souvenez-vous, c'était en juin 2008, un journaliste de Choc venait de se suicider ! L'intersyndicale du groupe Hachette dénonçait alors de véritables zones de non-droit au sein de ces publications. Bien sûr, s'il était douteux qu'il y eût un lien avéré avec le suicide, l'Intersyndicale faisait tout de même observer qu'elle avait souvent été sollicitée par des salariés poussés dehors afin qu'ils puissent toucher aux indemnités auxquelles ils avaient droit.

    Quand je pense que ce type a été proche de Jack Lang et a travaillé pour la MNEF...

     

  • Le sale coup fait à Kelly Bochenko

    Dans l'affaire qui touche Kelly Bochenko, l'ex-miss Paris 2009, il y a, à mon avis, deux trois éléments qui méritent une sanction exemplaire. Il y a d'abord ce connard de photographe auquel il serait plaisant de coller un bon coup de poing dans la gueule : ces types-là sont des charognards pervers, libidineux et sans scrupules. Ils font pression sur des gamines pour leur faire écarter les cuisses sous prétexte d'une séance de photo, "hot", comme ils disent. Elle avait quel âge, Kelly Bochenko, quand les fameuses photographies ont été prises ? Pas moyen de trouver une biographie sur internet, mais si elle débutait sa carrière de mannequin, elle ne devait pas être bien âgée...Elle indique avoir été encore vierge à ce moment-là. Si je m'en tiens à l'âge moyen des premiers rapports sexuels pour une femme, cela donne quelque chose aux alentours de 17 ans. J'imagine, et cela vaut mieux pour le photographe, qu'elle n'était sans doute pas mineure, mais à mon avis, sa majorité était récente. Quand fera-t-on le procès une bonne fois pour toutes de cette profession de hyènes ?

    Mais il n'y a pas que le photographe : il y a aussi cette merde de magazine, Entrevue, qui n'hésite pas à foutre en l'air la vie d'une gamine pour faire du fric. La seule manière d'en finir avec ces ordures, c'est que leurs saloperies ne soient pas rentables. Le jour où il y en aura qui devra déposer la clef sous la porte parce qu'il aura franchi une ligne rouge, à cause de la lourdeur de l'amende, cela fera réfléchir tous les autres. Un bon coup de torchon dans le tas, y'a que ça de vrai.

    Quant à la réaction de Geneviève de Fontenay, elle me paraît déplacée :  bien sûr, Kelly Bochenko avait pris un engagement, mais si ces photographies n'avaient pas vocation à être publiées, l'engagement a été tenu. Geneviève de Fontenay se comporte en Taliban fanatique : c'est la double-peine ! Elle punit Kelly Bochenko du viol de son intimité par une sanction supplémentaire. Comme en Afghanistan ou en Arabie Saoudite où l'on exécute les femmes violées pour leur apprendre à avoir été violées, «les salopes»...

    Cela fait ricaner de voir une dame fort peu honorable, qui vit de longue date de la mise en pâture du corps de jeunes beautés au grand public (Unhuman a bien raison, tiens...) venir geindre à la moindre alerte...

    En tout cas, cette gamine, elle a une marque au fer rouge pour longtemps, sur son histoire personnelle...

  • Et pendant ce temps, wikisource...

    moine_copiste-3-244d9.jpgAu Moyen-âge, alors que très peu d'individus savaient lire et écrire, a fortiori les langues grecques et latines, il existait une catégorie de religieux qui accomplissaient un nécessaire travail de fourmi, pour le plus grand bonheur de la postérité.

    On ne s'improvisait pas moine-copiste : on apprenait à écrire sous la dictée, sans fautes, et à veiller à ce que titres et chapitres soient cohérents. Devenus expérimentés, les moines pouvaient se relayer pour des travaux de longue haleine.

    On appelait Armarius le moine qui supervisait le travail: il répartissait les tâches, en contrôlait la réalisation, et procédait à la correction des fautes pour s'assurer de la fidélité des copies . Véritable bibliothécaire avant la lettre, il assurait la garde des livres et vérifiait leur utilisation.

    J'ai eu l'occasion, à l'heure où l'on parle beaucoup de la numérisation des livres par Google, d'assister au travail interne des petites mains qui s'agitent et déploient des trésors de patience et d'inventivité derrière la plate-forme Wikisource. Le travail accompli par ces copistes électroniques est phénoménal. Il ne s'agit pas seulement de numériser, mais de saisir des textes nombreux et variés, après, parfois d'âpres débats, loin d'être inutiles : convient-il de proposer une ou plusieurs éditions ? Faut-il faire de chaque note un hyperlien ou le laisser en bas de page, sachant que l'hyperlien tend à ralentir la lecture et à la rendre décousue ? Est-ce pertinent de renvoyer les oeuvres citées explicitement dans les textes aux liens ad hoc qui existent dans wikisource (idée très intéressante qui permettrait une lecture intertextuelle à l'heure actuelle très difficile) ? voire même directement aux extraits cités quand c'est le cas ? Toute cette petite communauté de bénévoles est organisée selon un modus operandi très rigoureux dont il ne convient pas de s'écarter, mais qui donne parfois lieu à des discussions animées, afin d'en améliorer la pertinence. Ce sont des administrateurs, sortes d'Amarii électroniques, qui chapeautent les principales catégories, avec des droits d'autant plus étendus que leur travail est reconnu par leurs pairs et les autres administrateurs.

    Je viens de faire ma petite donation à Wikipedia, je crois qu'ils le valent bien, avec tous leurs projets. Wikisource est l'un des plus utiles d'entre eux, et j'avoue que j'y pioche de plus en plus fréquemment.

  • Et si on relocalisait les jouets ?

    Je lisais le dernier Canard, il y a peu, et ce-faisant, je suis tombé sur un article où le volatile se gaussait des entreprises revenues penaudes de l'étranger, contraintes de relocaliser leur production en France. Délais dépassés, malfaçons, la liste des désillusions est longue pour nos valeureux capitaines d'industrie. Former décemment de bons ouvriers, c'est long, cela demande du savoir-faire, et cela coûte cher... Si les standards de qualité ne sont pas respectés, cela peut finir par coûter cher.

    Je juge symptomatique de cet état de fait l'industrie du jouet : on dit de la Chine qu'elle est le grenier à jouets du monde. Certes, mais je constate que les grandes marques produisent à tire-larigot des jouets toujours différents chaque année. Il n'existe quasiment aucun service après-vente dès que l'imprimatur "made in China" figure au verso de l'objet. De la même manière, il n'existe quasiment pas de gammes de qualité pour les jouets. De toutes façons, tout le monde s'en fout : ce qu'il faut, c'est consommer et surconsommer : offrir toujours plus, toujours plus nouveau, et peu importe que le jouet finisse cassé ou oublié dans les 48 heures. Et puis pour les gnards, pas la peine de se donner la peine de prévoir de la qualité. Dans 15 jours, ce sera à la poubelle, dans le fond du coffre, ou remplacé, alors...

    Personnellement, j'aimerais bien acheter français ou européen, sans être contraint de me coltiner les traditionnels jouets en bois et autres loisirs "créatifs", mais pas moyen de trouver l'objet recherché. Il y a évidemment des listes, mais comment je fais, moi, si je veux mon sabre-laser Dark Vador made in France ? Ou ma super 607 peugeot en métal avec toutes les portes qui s'ouvrent made in France ?

    Ouf, j'ai fini par trouver un site qui a l'air de détailler plusieurs produits, relativement variés, en principe produits en France. Tiens, à ce sujet, Kapla, outre le fait d'être français, fabriquerait ses planchettes de bois en France. Une confirmation d'un lecteur ? Ils n'ont tout de même pas du pin maritime, les Chinois ? C'est le bois utilisé pour produire les kaplas. Voyons voyons, on lit sous les boites de kaplas que la maison-mère se trouve à Saint-Louis de Montferrand, en Gironde. Ah, ça tombe bien, on trouve ces pins-là au bord de l'Atlantique, entre autres, et notamment dans la forêt de la Double ainsi que dans les Landes (là, ça tombe bien, c'est pour une large partie en Gironde !).

    Tant mieux si c'est vrai, je viens d'en offrir deux boîtes colorées à mes petits à l'occasion des fêtes de fin d'année (oui, je sais, ce sont des jouets en bois...).

  • 2010, Odyssée du MoDem

    Avant toutes choses, je désire présenter mes voeux de réussite et de bonheur aux différents lecteurs de ce blog. Mon premier billet de l'année est d'abord pour eux. Mais il est aussi pour le parti politique que j'ai choisi de soutenir jusqu'à présent, le Mouvement Démocrate.

    SARK 9000 débloque depuis un moment, dans notre petit monde étroit soumis aux lois de l'espace et du temps. Un petit groupe de courageux MoDemorateurs part en expédition pour tenter de trouver l'origine des défaillances qui frappent le super-ordinateur, euh...qu'est-ce que je raconte, moi ? Non, ce n'est pas ça, pardon :-)

    Sérieusement, j'espère que nous finirons par trouver notre Ithaque, nous autres militants, adhérents et sympathisants démocrates. Nous nous sommes embarqués, en mai 2007, dans la même galère que notre chef suprême et respecté, Ulysse Bayrou, certains ayant mené une longue guerre en sa compagnie de 1997 à 2007. Une guerre de dix ans. Seulement, voilà, dans le récit qu'Homère fait du périple d'Odysseus, ce dernier perd navires et équipage lors de son voyage de retour. De surcroît, il doit affronter la coalition d'infâmes prétendants qui croient pouvoir s'emparer de son épouse, la sage Pénélope, ainsi que de ses biens et du 133 bis rue de l'Université de son palais.

    J'espère que nous n'en viendrons pas à ces extrémités. Il n'en reste pas moins que nous devons affronter des vents contraires depuis un moment et que l'équipage grogne : certains se jettent à mer, d'autres passent à l'ennemi sans parler de ceux qui fomentent mutineries sur mutineries...

    Ulysse a mis dix années pour rentrer chez lui : le MoDem n'en est qu'à deux années et quelques d'existence. Ça va, on a encore le temps...

  • Internet et le MoDem

    Internet constitue une révolution du même ordre que l’invention de l’imprimerie il y a cinq siècles. Ce moyen d'expression donne librement la parole à tout citoyen et accès à une multitude de sources d'informations complémentaires. Internet constitue un des derniers lieux de débats ouverts et contribue à l'épanouissement de la démocratie et de l'intelligence collective. Le concept de neutralité du réseau doit être reconnu comme un prérequis indispensable au développement des technologies et au maintien de la liberté d'expression. Toute forme de censure du réseau doit être rendue publique et validée par une autorité judiciaire. Les moyens doivent être mis sur l'identification des auteurs des méfaits et non pas sur une illusoire mesure de protection par un filtrage facilement contourné.

    La réponse au problème des droits d'auteur sur internet tient en trois points complémentaires : développement et multiplicité des offres légales, un système au forfait illimité de type "licence globale" permettant la traçabilité des oeuvres pour tendre à une juste rétribution des ayants-droits et enfin un secteur non marchand pour la promotion des artistes qui le souhaitent (partiellement interdit en France) et la diffusion des oeuvres libres de droits. Nous soutenons le système français du droit d’auteur.

    Mon commentaire : voilà, c'est clair et net, et c'est dit...Je parle du soutien au système du droit d'auteur.

    La construction et l'accès à un réseau ouvert et à très haut débit est un vecteur du droit d'expression, d'accès à la culture, à de nombreux services publics et privés, au travail à distance, à l'aide au maintien à domicile, d'émancipation pour les personnes handicapées et au regain des activités locales. Les pouvoirs publics doivent encadrer et investir de manière coordonnée dans le déploiement de cet outil majeur d'aménagement sur tout le territoire, qui devrait être basé sur la fibre optique, cette dernière offrant un débit virtuellement illimité.

    De la même façon, le marché du logiciel libre et interopérable est générateur d'emplois et services à haute valeur ajoutée, innovants, peu polluants et non délocalisables sur tout le territoire, surtout par des PME d'un type nouveau : les Sociétés de Services en Logiciels Libres (SS2L).

    Mon commentaire : tiens, c'est astucieux ça. Ça ressemble fortement aux SSII.

    Concernant les technologies de contrôle de l’individu et de l’internet, il est par exemple essentiel de faire émerger des nouveaux droits fondamentaux, tels que le droit à l’oubli, d’autant qu’en matière de fichiers, le danger ne vient pas uniquement de l’Etat : des entreprises privées (les réseaux sociaux, par exemple) détiennent en effet des masses d’informations considérables sur les individus et que ces derniers n’ont plus de contrôle sur ces informations… Il est nécessaire que les citoyens puissent savoir où ils en sont en matière de fichiers, qu’il s’agisse de fichiers commerciaux ou étatiques, dont la masse est considérable.

    Mon commentaire : Oulah, c'est pas joué, ça...Comment faire avec les entreprises qui ne sont pas installées en France ?...

  • Économie sociale et solidaire versus capitalisme

    «L’économie sociale et solidaire a une longue histoire dans notre pays. Pleinement responsable, elle s’appuie sur deux principes fondamentalement humanistes : la mutualisation et la coopération. Les secteurs d’application sont nombreux, ils vont des assurances, des banques et des mutuelles de santé à l’organisation des services à la personne et à l’accueil de la petite enfance et des personnes âgées. Elle assure souvent certaines délégations de service public. L’économie sociale et solidaire se distingue de l’économie capitaliste en apportant deux avantages au bénéfice des consommateurs et des adhérents : la répercussion des gains de productivité pour faire baisser les prix et le souci de la qualité. Dans ces entreprises, les décisions sont prises collectivement. Nous refusons que l’on tente de cantonner l’économie sociale et solidaire à des activités sociales ou caritatives. C’est pour nous une forme alternative d’organisation de la production qui doit être pleinement reconnue et qui peut s’appliquer dans presque tous les secteurs. Pour la renforcer, nous proposons les mesures suivantes :

    • créer des chambres consulaires de l’économie sociale et solidaire
    • créer un fonds européen d'investissement spécifique géré par la BEI
    • favoriser la prise en compte par OSEO de cette forme d’activité
    • créer un pôle de compétitivité dans les domaines de l'expérimentation et de l'innovation sociale.»

    C'est en ces termes que le MoDem décline une part de son projet économique et en particulier ses fondamentaux.  Je ne conteste pas que les ratio de répartition seront plus justes avec ce type d'économie (les SCOP, les mutuelles, par exemple, sont des modèles d'entreprises que l'on peut rencontrer dans un système économique semblable). Mais je doute fort de la capacité d'une économie de ce type à susciter suffisamment d'investissements, et, par suite, de richesses. Il y a quelques exceptions, comme FAGOR, pour les SCOP, mais je maintiens que ce type particulier d'organisation entrepreneuriale ne peut que peiner à lever des capitaux. Je persiste à penser que Schumpeter a raison de considérer qu'aucun autre système que le capitalisme ne possède le pouvoir de favoriser d'aussi importantes concentrations de richesses. Il est vrai que Schumpeter pensait que le capitalisme s'auto-détruirait et évoluerait naturellement vers le socialisme. Je fais partie de ceux qui pensent qu'il est réformable et qu'il ne faut pas abandonner ni mordre la main qui nous a si longtemps nourri.

    Je crois, en tout cas, qu'il faut réouvrir le débat au MoDem, au moins pour mieux considérer les faiblesses de l'économie sociale et solidaire.

  • La banlieue et le MoDem

    On nous annonce régulièrement un grand plan pour les banlieues et en réalité, il ne se passe rien ou presque. Le renouveau des banlieues proviendra de l’essor économique de ces quartiers. Et pour cela, c’est à l’Etat de montrer l’exemple, en réinvestissant massivement pour ceux qu’il a trop longtemps abandonnés. Pas seulement un Etat qui protège, mais également un Etat qui favorise l’emploi, qui éduque et qui soigne. Pour les banlieues, nous proposons :

    • le lancement d’une initiative : 100 000 TPE nouvelles dans les territoires délaissés, en particulier dans les banlieues, un tiers dans l’innovation des systèmes d’information, deux tiers dans les emplois de services. Pour cela, multiplions les offres de micro-crédit ;
    • l’organisation d’un concours aboutissant à 50 grands projets originaux et dérogatoires pour la banlieue permettant des dérogations au droit commun sur la construction, le zonage commercial, les infrastructures de transports ;
    • la priorité à la réimplantation de tous les services publics dans les quartiers les plus désavantagés ;
    • une répartition des fonctionnaires sur le territoire qui inverse les critères actuels. Les plus expérimentés doivent être incités à travailler là où on a le plus besoin d’eux, souvent en banlieue difficile.

    Je n'ai pas grand chose à ajouter à ce plan du MoDem pour la banlieue. Si, un point tout de même : l'insécurité me paraît un frein au développement économique. Il faut régler cet aspect en même temps que l'on favorisera l'essor économique des quartiers. Autre chose ; le mieux peut être l'ami du pire : en développant ces quartiers, il se pourrait aussi que l'on chasse les habitants défavorisés parce que la valeur locative et immobilière d'une part, mais aussi le coût de la vie augmenteront. Cela s'est déjà vu, et c'est ainsi que tout un petit peuple est devenu pré-rural ou péri-urbain. Il ne faut pas raisonner seulement par rapport aux quartiers mais aussi par rapport à ceux qui y vivent. Et ce ne sont pas que des déclassés de l'immigration (qui monopolisent souvent attention et médias pendant que les autres sont invisibles...). Il manque à mon avis une réflexion sur ce thème dans le programme du MoDem (comme dans d'ailleurs celui de tous les programmes politiques des partis).

  • Les enfants de nos enfants

    «Nous croyons que l’assainissement de nos finances n’est pas une option parmi d’autres. C’est une nécessité qui s’imposera à tout le monde. La garantie que nous apportons, c’est que cela sera fait de façon juste, sans favoritisme, et en assurant les principes de solidarité qui ont fait la France.
    En défendant ce projet de société, nous parlons au nom d’une catégorie que l’on sacrifie : les plus jeunes des Français, les enfants, et même les enfants qui ne sont pas encore nés, ceux qui viendront au monde dans les années qui viennent. Ceux-là n’ont pas de défenseurs. La politique à courte vue, la politique au sondage, les sacrifie. Personne ne parle en leur nom. On compromet leur avenir, on hypothèque leur futur, et comme ils ne peuvent pas se faire entendre, comme ils ne manifestent pas, on ne les prend pas en compte. Nous avons choisi d’être leurs défenseurs
    ».

    Ce n'est pas de moi, c'est de Robert Rochefort, euro-député et vice-président du MoDem. C'est lui qui anime les commissions thématiques de ce parti. Et comme il a très bien parlé, je n'ai rien à ajouter...