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  • L'Italie nous doit 511 milliards de dollars, et ce n'est pas tout...

    S'il y a une chose que j'ignorais, jusqu'ici, c'étaient les flux de prêts entre pays européens. Le twittonaute dagrouik a mis la main sur une information incroyable : une carte du New york times qui rend compte d'une partie de ces flux ; le quotidien a examiné ce que doivent la Grèce, l'Espagne, l'Italie, l'Irlande et le Portugal. Les fameux PIIGS, en somme. Ça décoiffe :

    - l'Italie nous doit 511 milliards de dollars.

    - l'Espagne nous doit 220 milliards de dollars

    - la Grèce, 75 milliards, l'Irlande 60, et le Portugal 45.

    Total, rien que pour ces pays : 929 milliards de dollars. En euro, cela donne environ 600 milliards d'euros. La dette publique française est d'environ 1400 milliards d'euros (mais 1200 milliards pour l'État stricto sensu). Ces pays-là, à eux seuls, sont à l'origine de plus de 40% de notre dette. Bien sûr, je ne veux pas les stigmatiser, mais tout de même, c'est un sacré montant. J'aimerais bien connaître le montant total des prêts de la France à d'autres pays.

    Ce qu'on voit tout de même sur cette carte, c'est que la France et l'Allemagne, à peu près à égalité, prêtent beaucoup de fric à tout le monde ! J'espère qu'on finira par en revoir la couleur...

    En décembre 2009, la dette de l'État français était détenue aux deux tiers par des non-résidents.

  • Tv, web tv et internet

    L'un des enseignements que l'on peut tirer des dernières élections en Europe, c'est finalement l'absence de poids d'internet dans les campagnes. L'Angleterre, en revanche, avec ses débats politiques, a réalisé le jackpot pour ses chaîne télévisées. On pourrait logiquement s'imaginer que des webtv prennent le relais des chaînes traditionnelles. Il n'en est rien. Même ceux qui utilisent leur ordinateur pour regarder la télévision se connectent la plupart du temps sur nos chaînes nationales.

    Le fait est que les webtv ne percent pas ; elles ne percent pas, parce qu'elles sont incapables de s'adapter au format tv. En fait, ce que l'on découvre, avec ces webtv, c'est que produire une émission télévisée, c'est une affaire de professionnels, pas d'amateurs. Cadre ennuyeux et terne, émissions trop longues, monologues interminables, zapping aléatoire, sujets déprimants, prises de son crachotantes, prises de vues tremblotantes, les motifs d'insatisfaction abondent quand on consulte les web tv. Même quand le propos est intéressant, le decorum ne suit pas. Au mieux, des grands portails de vidéos comme You Tube ou Daily Motion servent-ils à produire des "coups" médiatiques, mais aucun flux, aucun réseau ne perce sérieusement avec une programmation, une diversité et un professionnalisme dignes de ce nom.

    Nos chaînes traditionnelles ont bien des travers, mais les webtv sont bien loin de leur arriver à la cheville, parce que la distraction et l'information, ça ne s'improvise pas, et que ce n'est pas un hasard si produire une émission, ça coûte cher...

  • True Metal on Second Life

     

    Truemetal.png

    Bon bon, je continue mes découvertes sur Second Life. Non non, ce n'est pas un repaire de satanistes. Juste du True, du Black du bon Metal tout ce qu'il y a de plus hurlant, quoi...

    Il y a plus paisible, évidemment...

     

    TamboursdeSvarga_002.png

    Rien de tel que les tambours de Svarga. Un lieu étonnant, Svarga. Une sorte d'éco-système virtuel, avec des insectes, quelques plantes carnivores et une flore et une faune assez particulières...On peut faire le tour du domaine à dos de guêpe géante et, si l'on est patient, voir des fleurs pousser...

     

     

     

  • Twitter et les lourds...

    Là, je crois que je viens de trouver un article tellement excellent sur les différents profils d'individus que l'on peut croiser sur twitter que je ne crois pas avoir grand chose à ajouter. Twittonautes, vous serez soit morts de rire ce soir, soit morts de honte si vous vous reconnaissez dans les diverses déclinaisons de relous qui hantent twitter...

    A déguster le billet de Henry Michel. J'aurais aimé l'avoir écrit :-D

    Moi j'aurais ajouté le Journaliste, dans le tas : assez proche du politicien, dans le principe, il ne "follow" que des potes journalistes, à la rigueur quelques blogueurs z'influents (et encore) et ne répond qu'aux autres journalistes (et parfois politiques) l'ensemble formant une caste bien comprise de gens qui se connaissent et regardent de très haut le prolétwitaire. Enfin, je dis "regardent de haut". Non, en fait, ils ne regardent pas, cela leur passe en-dessous, plutôt de l'indifférence à peu près totale. Attitude similaire chez quelques barons ou ex-barons de la blogosphère reconvertis sur le twittosphère...

    J'adore le portrait du Politicien :

    19. Le Politicien

    Le politicien :
    - fait de la politique iRL
    - a la particularité de posséder des milliers de followers et de ne follower personne.
    - émet des twits si inintéressants que même les pixels hésitent à s’aligner pour former les mots.

    @Dominique_Lapaleste En route vers les Assises de l’Orthophonie en Ligne en compagnie du secrétaire d’état à l’irrigation Maxime Lavergue. A bientôt !

    @Dominique_Lapaleste Beaucoup de bonnes initiatives de la jeunesse suite aux rencontres interactives Sochaliennes. Merci encore à tous !

    @Dominique_Lapaleste Je serai sur LCI le 13 Mai. A vos magnétoscopes !

     

    Il manque un chapitre à l'Abus de pouvoir de Bayrou sur les réseaux de pouvoir : ils se reconstituent à une vitesse hallucinante sur la Toile. La nature humaine, où qu'elle soit, a par trop horreur du vide, alors les contre-pouvoirs sur Internet, je suis un tantinet sceptique...

     

  • Arbois à boire, et paf, un car de CRS...

    Philippe Gonon, conseiller municipal MoDem à Besançon nous livre l'intéressante et passionnante anecdote. Sans doute soucieux de rétablir l'ordre et la loi dans les ruelles sinistres et mal fréquentées de Besançon, déterminé à lutter contre le spectacle dégradant d'ivrognes patentés se livrant en public à la boisson effrénée d'une coupe de vin, le préfet nouvellement nommé par Nicolas Sarkozy dans le Doubs, Nacer Meddah, a réagi énergiquement en envoyant force pandores intercepter l'infâme contrevenant. In vino veritas, comme le dit opportunément Philippe Gonon, d'autant que le misérable contrevenant écoulait frauduleusement du vin local, ou presque, puisqu'Arbois n'est pas si éloignée de Besançon, pour autant que je me souvienne de ma géographie, notamment celle des vignobles...

  • Mode, l'ennui mortel...

     

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    Décidément, en ce moment, je ne me lasse plus de Second Life, après en avoir été longtemps absent. Me promenant sur ce demi-monde, si fortement virtuel, et en même temps avec un ancrage réel bien que faible dans notre monde, je songeais avec tristesse à l'absence d'imagination qui caractérise le nôtre. Et je pensais notamment aux codes vestimentaires : mon Dieu, qu'est-ce qu'on s'ennuie sur notre vieille Terre. En dépit de la multiplicité de nos magasins, aucune variété, pas d'originalité, mais l'uniformité plus que jamais. Impossible de me promener comme je suis habillé sur cette photographie prise là-bas. A moins d'être le jour de mardi gras, on me prendrait pour une bête curieuse, et au pire, que je rabatte la capuche, et je suis bon pour les arrêts. Et pourtant, ce serait tellement plus intéressant et chatoyant si l'on s'habillait, se vêtissait, se colorait et se maquillait comme bon nous semblait...

    Il y a dans le domaine vestimentaire, sur Second Life, une créativité fantastique. Plusieurs créateurs ne l'ignorent pas, ils viennent y tester certains de leurs modèles. A vrai dire, ces créateurs professionnels sont souvent bien en deçà des amateurs dont l'imagination exubérante autant que débordante vient enchanter mes promenades shopping...

    Oh, en théorie, rien n'empêche quelqu'un de s'habiller comme il l'entend, dans notre beau pays, mais il s'expose à un jugement social réprobateur et sévère. La cause en est simple : notre monde matérialiste se soucie comme de l'an 40 du beau ; ce qui compte, pour lui, ce sont les signes. Les habits n'ont pas vocation à être beaux, mais à être signifiants, c'est à dire à montrer que l'on s'intègre dans un réseau ou une communauté. Et il y a par-dessus toutes ces communautés un voile invisible qui coiffe d'une chape étouffante toute vue discordante.

    On achète Nike pour montrer qu'on est un gros caïd, qu'on a du fric, un smoking pour donner l'apparence d'un homme d'affaires, et cetera...

    Finalement, en ce bas-monde, seuls les esthéticiennes, et les chirurgiens plasturgiques ont encore le souci de la beauté, de l'art pour l'art. Les autres ne se préoccupent que de sens. Adieu, élégance, finesse, richesse étincelante et éclatante de la pourpre. Adieu manteaux sombres d'une époque révolue. Adieu sublime, adieu, grâce et beauté.

    Monde gris, terne et fâcheux, mon Dieu, que je m'ennuie.

     

  • l'hérétique à Chichen Itza

     

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    Tiens, ça, c'est pour l'ami Ferocias. Hé hé, il fallait aller plus loin que la contemplation de la seule carte de Second Life...Observez le magnifique monument au fond, outre la pyramide, dans laquelle on peut entrer et où l'on trouve quelques objets votifs ou rituels. Cesar Borgia Ethaniel salue Ferocias bien bas...

     

  • Cent balles pour la Grèce !

    Tiens, Nicolas a la gerbe ce matin. Il pense que la France (et l'Allemagne) cherchent à se faire du fric sur le dos de la Grèce en lui prêtant de l'argent à 5% tandis que la France, elle, emprunte à 3.5. Je ne suis pas économiste, mais alors lui, encore moins. Et en plus, il n'a pas de bonnes lectures. Cours vite acheter le Canard Enchaîné, mon gauchiste favori : l'explication est en page 3, et pour le compte, ils ont percuté assez vite, le Canard. En réalité, la France et l'Allemagne ont le plus haut intérêt à sauver la Grèce, bien qu'elles ne souhaitent pas le faire à n'importe quel prix, pour une très bonne raison : leurs principales banques (mais pas la BNP, toujours prudente...) sont fortement exposées sur la dette grecque. A hauteur de montants assez monumentaux. Pour certaines, cela pourrait même menacer leur existence, cas dans lequel ces deux états n'auraient plus d'autre alternative que de remettre la main au porte-monnaie (du citoyen) pour les sauver à nouveau. Bien évidemment, cela la foutrait mal. En France, par exemple, si pas loin des 2/3 des Français sont d'accord pour aider la Grèce, ils seraient certainement beaucoup moins à accepter de filer un nouveau coup de main aux banques, d'autant que cette fois, cela poserait aussi un vrai problème de respect pour la concurrence : la BNP pourrait avaler difficilement les milliards déversés chez ces ânes de la Société Générale qui ne rate jamais un mauvais placement, tandis qu'eux, se débrouillent avec leurs propres moyens et leurs règles prudentielles.

    Ça, c'est un premier aspect. Le second, c'est l'indignation étonnante de Nicolas : une marge de 1.5%, ce n'est rien. Vraiment rien de rien pour un risque tout de même très important ! Prêter à un pays qui fraude à tour de bras et demeure inerte en dépit d'une crise majeure, c'est tout de même un sacré risque. Si la note de la Grèce a été dégradée, ce n'est pas pour le seul plaisir de spéculer. Désormais, certaines agences considèrent la dette grecque comme un placement à risque (appelé plus pudiquement spéculatif). Dans ces conditions, emprunter à 3.5 pour obtenir 5.0, c'est endosser un sacré risque bien mal rémunéré. Ah, et appeler taux d'usure un taux à 5%, c'est du délire pur de dur. Tiens, les voilà les taux d'usure ! Or, on peut considérer que la dette grecque, c'est de l'emprunt à la consommation, in fine, pas de l'immobilier. En France, c'est plus de 19% pour ce genre de taux. Rappelons que sur les marchés, les taux grecs à plus de deux ans naviguent aux alentours de 10%. 5% dans ces conditions, c'est donné. Par ailleurs, compte-tenu de notre situation financière, je ne crois pas que nous ayons les moyens de jouer les grands seigneurs...

    Faut prendre un spasfond, neumbeur Ouâne. Je me moque de Nicolas (c'est de bonne guerre et réciproque généralement, que mes lecteurs se rassurent) mais en réalité, il n'est ni pire ni meilleur que la classe politique sur cette question.

  • Les produits dérivés entre spéculation et liquidité

    Le nec plus ultra de la nouvelle bien-pensance, à l'heure actuelle, c'est de tirer à boulets rouges sur les banques, et, en particulier sur leurs activités financières, avec comme cible numéro 1 les produits dérivés. Parmi les produits dérivés, ce sont les CDS (Credit Default Swap) qui font l'actualité. C'est quoi un Credit Default Swap ? Pour être très simple, c'est le droit de revendre à un prix fixé par contrat une créance. Par exemple, un ami grec veut m'emprunter 10 000 euros ; moi, je veux bien lui prêter les 10 000, mais je veux être sûr de pouvoir recouvrer ma mise. Alors du coup, j'achète un CDS auprès d'une banque pour avoir la certitude d'être payé au terme du prêt. Cette garantie n'est pas nominative : elle vaut pour dix mille euros empruntés par mon ami grec. A la limite, je pourrais juste acheter la garantie et puis la revendre à un moment où tous les créanciers de mon pote grec flippent, parce qu'ils voient qu'il passe en commission de surendettement. Je pourrais même tabler là-dessus et spéculer sur un gros risque pour faire banco le moment venu.

    Comme j'ai des admirateurs gauchistes, s'ils apprennent ça, ils vont me traiter de gros enculé de capitaliste droitier ultra-libéral et exploiteur du peuple, sans se douter, au demeurant, que je vais en rosir d'aise.

    Le problème, en France, à l'heure actuelle, c'est que de l'extrême-gauche à l'extrême-droite, tout le monde fait son gauchiste. En fait, personne ne considère avant toutes choses la notion de marché, et particulièrement celle de liquidité sur un marché. Imaginons un capitalisme vertueux où l'on ne trouverait des CDS qu'au seul usage de la couverture de risques, que se produirait-il ? eh bien ce serait très simple : le marché se gripperait ! en effet, quand on a pour seul objectif de se couvrir contre un risque, on ne va pas revendre le précieux sésame à tous les vents. Mais voilà, s'il n'y a pas d'offres, il n'y a plus de marché ! Si ceux qui veulent couvrir leurs risques n'ont plus d'opportunités de couverture, ils ne voudront plus prendre de risques, avec évidemment un possible assèchement du crédit à la clef, avec toutes les conséquences que cela induit sur une économie. Ainsi, le petit patron de TPE ou le fonctionnaire gauchiste qui hurlent à la mort contre ces salauds de banquiers qui ne veulent pas leur faire crédit tout en réclamant sur un piquet la tête des spéculateurs ignorent qu'ils préparent leur propre mort...

    Eh oui, nous vivons dans une économie de marché...

    Mais à côté de ce scénario bien rôdé, il va de soi que le marché peut aussi s'emballer : quand on un revend un produit financier qui couvre un risque, on a aussi intérêt à ce que les créanciers de l'emprunteur flippent au maximum ! Plus ils stressent, plus ils vont payer cher la couverture du risque ! A la limite, ça peut devenir intéressant pour le gros salaud enculé de capitaliste exploiteur du peuple ploutocrate que je suis devenu que les nouvelles annoncées soient mauvaises, et même, à la limite, que cela se passe mal chez mon emprunteur...

    C'est la théorie du complot qu'adorent nous servir en boucle pas mal de responsables politiques et de journalistes de tout acabit. Sans aller jusqu'au complot mondial, il y a là un travers de la totale liberté d'échange qui existe sur ces marchés-là.

    Toute la difficulté, c'est de trouver des normes qui permettent de réguler sans rigidifier. Il existe par exemple des normes comptables pour les banques. On pourrait imaginer que des normes s'appliquent aussi à la proportion de produits dérivés en valeur up to market (au jour le jour) que peut détenir une banque à son actif.

    Je crois que le Parlement Européen y réfléchit depuis un moment. J'ai lu notamment, une relation récente des enjeux en cours sur le blogue d'un euro-député d'Europe-écologie, Pascal Canfin. A l'heure actuelle, les CDS s'échangent de gré à gré, c'est à dire bilatéralement, sans que des règles prudentielles communes ne vaillent pour les acteurs de l'échange. L'idée est donc d'établir une règle commune au moins pour la zone euro pour commencer, et notamment une chambre de compensation unique (ou des chambres de compensation avec des règles communes) pour garantir les engagements sur CDS. Europe-écologie s'est apparemment ralliée à cette proposition.

    Ce qui est intéressant, c'est de constater que les produits dérivés, particulièrement ceux qui couvrent le risque (CDS, futures, ...) sont des créations récentes. Nous vivons dans un monde instable et changeant, et, à l'évidence, des temps de grande défiance. Comment en sommes-nous arrivés là ? Si les acteurs des marchés financiers ont cherché à couvrir leurs risques contre les défauts de paiements, c'est aussi que de plus en plus d'emprunteurs étaient susceptibles de ne pas rembourser leurs emprunts, ou, du moins, paraissaient comme tels à leurs créanciers...

    Il y a là un phénomène qui mériterait une analyse certainement plus poussée que celles que je suis capable de produire. Voilà qui touche ce que l'on appelle la finance comportementale. J'ai un ami qui travaille dans ce méconnu secteur d'activités et passe de temps à autre sur mon blogue. Je pense qu'il se reconnaîtra à la lecture de l'article, si jamais il se trouve qu'il le lit. Oh, je ne crois pas qu'il fasse partie de ces alter-économistes qui déduisent des anomalies qui secouent les marchés leur inefficience et appellent donc à la régulation par les États. Parce que les États, question efficience, franchement, on ne peut pas dire qu'ils aient montré des vertus cardinales...Non, je crois au contraire que l'analyse comportementale l'intéresse surtout pour examiner les anomalies de marché afin de mieux apprécier les risques et donc...les gains potentiels ! Au fond, plus personne ne pense qu'il existe une efficience des marchés auto-induites. Les penseurs de l'école autrichienne d'économie ont mis un coup de pied dans la fourmilière classique depuis un moment à ce sujet. Sur la finance comportementale, on peut trouver des écrits assez intéressants d'un ex-usager du forum fr.soc.economie. Je l'y ai souvent croisé, il y a de cela plusieurs années, au temps où je hantais les forums d'économie et de finance de la hiérarchie Usenet-fr...

  • Un palais dans un studio ?

    Dans une époque où la place est chère, dans les grandes villes, j'ai découvert une innovation intéressante, signalée par le twittonaute Bounfr ; un jeune architecte chinois de Hong-Kong, Gary Chang, a mis au point un appartement modulable en utilisant un système de panneaux coulissants divers. Le résultat est assez étonnant...Un amateur de jeux de rôles spécialisé dans la gamme Dungeons and Dragons jurera reconnaître cette espèce de dé magique capable de se transformer au choix, sur un claquement de doigts, en cabane, en maison ou en manoir. Les connaisseurs d'Harry Potter penseront certainement à la tente d'apparence aussi modeste qu'étroite dans laquelle entrent Harry et ses amis dans le cinquième volume de la saga. Gary Chang a réussi avec ses panneaux, à générer 24 pièces différentes là où la surface n'est que de 30 m2. Concept intéressant qui permet à un individu seul de se changer les idées en changeant de décor et de pièce, mais pas de fournir une pièce différente à plusieurs individus... Par ailleurs, l'autre inconvénient, c'est que les panneaux coulissants, aussi ergonomiques soient-ils, consomment pas mal de surface. Il y a bien 24 pièces, mais elles ont toutes en commun d'être fort resserrées... Autre inconvénient : s'il devient possible de changer de pièce, il est du coup quasi-inconcevable de modifier un mobilier prévu sur mesure pour ce labyrinthe d'un nouveau genre. L'une des caractéristiques du labyrinthe de Cnossos, celui dans lequel s'engagea Thésée le jour venu, c'est qu'il changeait de disposition très régulièrement, ses cloisons s'avérant mouvantes. C'était là le pari de Dédale pour assurer Minos d'y perdre ses captifs. L'épreuve mythique est devenu l'idéal de l'architecte d'intérieur moderne, enjeu de taille, mais risqué à tenter de gagner. L'embûche guette nos Dédale modernes, bien capables de se perdre dans les méandres de leurs propres réalisations...