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vendredi, 30 avril 2010

Cent balles pour la Grèce !

Tiens, Nicolas a la gerbe ce matin. Il pense que la France (et l'Allemagne) cherchent à se faire du fric sur le dos de la Grèce en lui prêtant de l'argent à 5% tandis que la France, elle, emprunte à 3.5. Je ne suis pas économiste, mais alors lui, encore moins. Et en plus, il n'a pas de bonnes lectures. Cours vite acheter le Canard Enchaîné, mon gauchiste favori : l'explication est en page 3, et pour le compte, ils ont percuté assez vite, le Canard. En réalité, la France et l'Allemagne ont le plus haut intérêt à sauver la Grèce, bien qu'elles ne souhaitent pas le faire à n'importe quel prix, pour une très bonne raison : leurs principales banques (mais pas la BNP, toujours prudente...) sont fortement exposées sur la dette grecque. A hauteur de montants assez monumentaux. Pour certaines, cela pourrait même menacer leur existence, cas dans lequel ces deux états n'auraient plus d'autre alternative que de remettre la main au porte-monnaie (du citoyen) pour les sauver à nouveau. Bien évidemment, cela la foutrait mal. En France, par exemple, si pas loin des 2/3 des Français sont d'accord pour aider la Grèce, ils seraient certainement beaucoup moins à accepter de filer un nouveau coup de main aux banques, d'autant que cette fois, cela poserait aussi un vrai problème de respect pour la concurrence : la BNP pourrait avaler difficilement les milliards déversés chez ces ânes de la Société Générale qui ne rate jamais un mauvais placement, tandis qu'eux, se débrouillent avec leurs propres moyens et leurs règles prudentielles.

Ça, c'est un premier aspect. Le second, c'est l'indignation étonnante de Nicolas : une marge de 1.5%, ce n'est rien. Vraiment rien de rien pour un risque tout de même très important ! Prêter à un pays qui fraude à tour de bras et demeure inerte en dépit d'une crise majeure, c'est tout de même un sacré risque. Si la note de la Grèce a été dégradée, ce n'est pas pour le seul plaisir de spéculer. Désormais, certaines agences considèrent la dette grecque comme un placement à risque (appelé plus pudiquement spéculatif). Dans ces conditions, emprunter à 3.5 pour obtenir 5.0, c'est endosser un sacré risque bien mal rémunéré. Ah, et appeler taux d'usure un taux à 5%, c'est du délire pur de dur. Tiens, les voilà les taux d'usure ! Or, on peut considérer que la dette grecque, c'est de l'emprunt à la consommation, in fine, pas de l'immobilier. En France, c'est plus de 19% pour ce genre de taux. Rappelons que sur les marchés, les taux grecs à plus de deux ans naviguent aux alentours de 10%. 5% dans ces conditions, c'est donné. Par ailleurs, compte-tenu de notre situation financière, je ne crois pas que nous ayons les moyens de jouer les grands seigneurs...

Faut prendre un spasfond, neumbeur Ouâne. Je me moque de Nicolas (c'est de bonne guerre et réciproque généralement, que mes lecteurs se rassurent) mais en réalité, il n'est ni pire ni meilleur que la classe politique sur cette question.

11:07 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : grèce, emprunt, taux, usure, déficit |  Facebook | | |

Commentaires

Il faudrait d'abord que les fameuses agences de notation, ne soient plus juges et parties (les nationaliser pas exemple ?).

Écrit par : verso | vendredi, 30 avril 2010

par exemple, bien sûr !

Écrit par : verso | vendredi, 30 avril 2010

Vous mériteriez qu'il vous vomisse sa bière d'hier sur les genoux, tiens ! On ne traite pas un numéro un de cette façon, voyons !

Écrit par : Didier Goux | vendredi, 30 avril 2010

@verso
Vous croyez ? Vous pensez que des États auraient intérêt à laisser leur propre agence de notation expliquer qu'ils gèrent leurs budgets comme des gorets ?
@Didier Goux
Très intéressant votre journal : on y apprend plein de choses. Je l'ai mis dans mon reader...

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 30 avril 2010

Ton billet est à chier tu déformes mes propos (je n'ai pas dit qu'on cherchait à se faire du blé mais qu'on allait se faire du blé). En outre, tu as oublié la parenthèse que j'avais mise après usure. Le risque n'est pas mal rémunéré contrairement à ce que tu dis : s'ils ne prennent pas ce risque, on se casse la gueule avec eux !

Ta conclusion est à chier. Car tu n'as pas vu la mienne : finalement, c'est nous qui allons payer. C'était bien la peine de nous bassiner avec les positions de Bayrou sur la dette.

Écrit par : Nicolas | vendredi, 30 avril 2010

Ce qui est "à chier" c'est ton commentaire : tu es d'une mauvaise foi exemplaire ! Qui a écrit :
«On va juste gagner de l’oseille» ? C'est moi, peut-être ?

Ta conclusion (je n'ai pas voulu en ajouter une louche dans mon billet) est drôlatique au possible : évidemment les contribuables payent, ils sont l'État. Mais les déficits leur profitent aussi collectivement. ce que tu dis n'a aucun sens économique.
Tu n'as rien compris à rien : la France essaie de sauver la Grèce avec une couverture de risques minimale.
Et quand tu dis que la Grèce est dans la mouise, elle l'est pour faux et usage de faux. On lui consent ensuite un taux ridicule alors qu'elle n'a pris encore aucune mesure sérieuse, eh bien je trouve qu'on est bien bons, d'autant, comme tu le dis, qu'en effet, c'est l'impôt qui avance ces prêts.

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 30 avril 2010

P.S si j'ai dit que tu avais la gerbe, ce n'est pas pour ton billet mais parce que tu écris "presqu'envie de vomir ce matin". C'était un clin d'oeil, mais peut-être l'as-tu mal interprété.

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 30 avril 2010

L'Hérétique,

Avant de continuer à m'insulter et à jouer le coup "tu es de mauvaise foi". C'est l'argument final quand on a rien a dire.

Rappelle juste à tes lecteurs que tu n'as pas supporté mon billet d'hier ou avant-hier sur Bayrou donc tu étais à l'affut d'un truc à dire sur un de mes billets.

C'est tout. Tu n'as rien à dire.

Écrit par : Nicolas | vendredi, 30 avril 2010

A bon? Vous avez écrit sur Bayrou?
J'avais plutot lu une certaine effervescence autour de la survie des blogs ou pas...
Je vais devoir aller vous lire Nicolas, car je n'ai lu aucune insulte alors un peu étonnée.

Écrit par : Martine | vendredi, 30 avril 2010

@Nicolas
Tu en rajoutes une couche sur une mauvaise foi exemplaire.
Je trouve juste ta position sur la Grèce symptomatique de ce que pensent à tort à mes yeux pas mal de Français sur la Grèce.
L'opinion que tu exprimes ne tient pas debout et s'appuie de surcroît sur une contre-vérité. Tu peux toujours essayer de tenter de faire valoir que c'est une basse vengeance (je te signale que j'ai déjà répondu sur la question de Bayrou et la dette), tu ne réponds à aucun de mes arguments, tout simplement parce que les tiens ne sont pas tenables, et en plus, tu fais le vexé comme un pou.

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 30 avril 2010

L'Hérétique,

C'est toi qui est vexé. Je n'ai pas à te répondre plus que ce qui est dans mon billet, notamment la conclusion : on les aide parce que, sinon, on va chuter avec. Précisément, je dis "Le journaliste oublie de préciser les risques à ne pas prêter."

Ce que tu oublies dans la deuxième partie de ton billet, à propos des 1,5%.

Par ailleurs, tu n'argumentes pas. Tu casses mon billet en étant à côté de la plaque : il n'y a rien, pour moi, à répondre, tu m'accuses de trucs en déformant mes propos... Et surtout :

MON BILLET FAIT 8 LIGNES (si on enlève des extraits de la dépêche) et tu en chies une pendule comme si j'avais fait un billet de fond. Reprends tes esprits.

Écrit par : Nicolas | vendredi, 30 avril 2010

Merci de cet honneur !

Bon, je vous laisse ferrailler avec Nicolas. Et je paierai une bière au survivant !

Écrit par : Didier Goux | vendredi, 30 avril 2010

@Didier
Ce n'est pas la peine : j'ai remarqué un truc, dès qu'on est en désaccord avec lui, on est forcément frappé et il y a un complot ou une croisade contre lui...

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 30 avril 2010

Euh...Je ne signe plus de pétition, croyez-vous qu'il va m'en vouloir ?

Écrit par : Martine | vendredi, 30 avril 2010

@Nicolas,
Dslée, mais mieux que je m'abstienne.
Bon huit lignes, ca fait peut-etre trop court?
@+

Écrit par : Martine | vendredi, 30 avril 2010

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