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mardi, 18 décembre 2007

L'erreur fatale du Nouveau Centre

4a9d818608c71e432e80050dff0bcef6.jpgJe réfléchissais actuellement sur la situation sans issue dans laquelle s'est fourré le Nouveau centre, et  sur la valeur de la trahison en général.

Jean-Louis Bourlanges comparait récemment le MoDem à une secte, mais le Nouveau Centre à un camp de réfugiés. Les élus du Nouveau Centre devraient d'ailleurs avoir à l'esprit que là où il y a des réfugiés, sur la planète, à témoins les Palestiniens, même après 60 longues annnées, ils demeurent oubliés et délaissés de tous. Qui se soucie des réfugiés, sur le fond ? Ce sont des gens de tellement peu d'importance... 

L'UMP et Nicolas Sarkozy considèrent en réalité le Nouveau Centre et ses affidés comme des m.... (mes lecteurs me pardonneront ma grossièreté). 

En réalité, c'est aux "traîtres" de valeur que Nicolas Sarkozy accorde de la valeur. Kouchner parce qu'il a soutenu jusqu'au bout Ségolène Royal, Cavada parce qu'il a très longtemps soutenu Bayrou. 

Le Nouveau Centre s'est totalement déconsidéré en créant sa structure et en adoptant un discours inverse de celui tenu pendant la campagne. Qui ne se souvient du "ne pas mollir, ne pas faiblir" de Leroy, ou encore des déclarations enflammées de Morin et Lagarde ?

 Il eût été bien plus  subtil de soutenir l'UDF-MoDem jusqu'au bout, législatives incluses. Tout d'abord, certains députés auraient été réélus, c'est à dire au moins ceux qui avaient appelé à voter pour Nicolas Sarkozy. D'autres ne l'auraient pas été, mais ils auraient gagné considérablement en notoriété et seraient de venus des pièces de première importance pour l'ouverture.

L'UDF-MoDem aurait fait un meilleur score, et se serait retrouvé plus puissant pour négocier, notamment dans le cadre de triangulaires.

La trahison serait alors devenue valable : ouvrir, cela aurait été tenter de récupérer le plus possible de compagnons de route de François Bayrou, et cela n'aurait pas été un, mais au moins trois, voire quatre ministères d'importance qui auraient été confiés ensuite à ces nouveaux ralliés. 

Le Nouveau centre a accusé le MoDem de faire une erreur stratégique, mais la sienne est encore pire. L'image de traîtres colle définitivement à la peau de ses élus, et leurs alliés les méprisent. Par ailleurs, ce camp de réfugiés regroupe des factions qui se méprisent et se détestent parfois. Société en Mouvement, les amis de Cavada, le Nouveau Centre, les UDF ralliés à l'UMP, Energies démocrates, comme ils sont nombreux, ces centristes, mais ils ne pèsent rien.

Cavada, pas fou, s'est bien gardé de rejoindre ce Radeau de la Méduse. C'est regrettable, car il y a des gens de valeur là-bas, dont se demande parfois pourquoi ils se sont fourrés dans une telle galère. Le seul espoir, désormais, c'est de se rapprocher timidement mais sûrement du MoDem, et, là où c'est possible, de créer des listes communes.

Au MoDem, nous devons avoir l'intelligence de comprendre que nous avons besoin de ces intelligences, mais le Nouveau Centre doit avoir le courage de comprendre qu'il s'est fourvoyé dans une voie sans issue.

Bien sûr, l'idée n'est pas de leur demander de renier leur engement en faveur de Nicolas Sarkozy, mais, quand c'est possible, de faire liste commune avec nous. A des élections locales, c'est envisageable

Ce point de vue n'est bien sûr pas officiel, et il sera certainement aussi difficile de convaincre le MoDem que le Nouveau Centre. Pourtant, il y a des individus de bonne volonté qui ont certainement les qualités pour réaliser une telle jonction. Alors il faut la faire quand c'est possible. 

 

lundi, 17 décembre 2007

Finance : les audaces du MoDem à Paris

42c1c10a538a62af079752b2624f4123.jpg«De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace !» Qui ne connaît cette apostrophe désormais célèbre de l'avocat Georges Danton appelant à sauver la patrie. Il n'est pas dans notre intention d'adopter ici un ton emphatique, mais, il faut l'admettre, nous avons été bluffés par celle de Marielle de Sarnez et du MoDem.

Prendre le risque d'intégrer un projet complet sur la finance tout en admettant que la finance n'a pourtant souvent pas bonne presse, je trouve que cela relève d'un grand courage politique et de tout de même d'une certaine audace. Trouver de surcroît le moyen d'associer la finance et le social, c'est encore plus fort. Pour nous qui nous classons parmi les hérétiques, il est évident qu'un tel projet n'est pas pour nous déplaire.

L'article publié sur le blog de Marielle de Sarnez commence ainsi :

« Souffrant d’une mauvaise image au sein de la population, considérée comme un secteur prospère, la finance est absente des programmes économiques, et n’est mentionnée dans le discours politique que pour stigmatiser ses dérives occasionnelles. Et un soutien politique affiché à un secteur décrié paraît électoralement risqué »

Et pourtant, ce risque, le MoDem le prend, arguments à l'appui. Trois axes organisent le projet :

- Déterminant au sein de l’économie parisienne, le secteur financier est stratégique pour Paris mais aussi pour le pays

- L’apparente prise de conscience des enjeux en 2001 ne s’est pas traduite dans les faits

- La nécessité de préserver et renforcer un secteur stratégique pour Paris pourrait aussi conduire à mieux l’intégrer à l’économie de la Ville

Et voici, autour de ces trois axes les grandes lignes de l'argumentaire :

- Le secteur financier est l’un des piliers de l’économie de Paris.

- Paris ne peut pas faire l’impasse sur un secteur stratégique pour la Ville, l’agglomération et le pays.

- Malgré ses atouts, la Place financière de Paris est menacée et présente des signes inquiétants d’affaiblissement.

- Malgré l’intérêt affiché pour la question en 2001, l’action de la Ville s’est résumée à suivre frileusement les initiatives de la profession. 

- Cet engagement à minima dans des initiatives qui restent encore limitées ne confère à la Ville de Paris qu’un rôle de spectateur face à la situation.

-Paris peut donner au secteur financier les moyens de s’y développer et de rester dans la course mondiale.

-L’excellence de la Finance à Paris peut aussi résider dans son caractère citoyen et son intégration à la Ville.

Ce que j'apprécie, dans ce choix, c'est aussi d'aller contre les déclarations à l'emporte-pièce. C'est toujours une facilité de hurler haro sur la finance, car il est clair que les dérives existent. Mais en même temps, jamais le monde n'aurait connu un tel développement économique sans l'introduction du crédit à une échelle massive. Or, c'est précisément le rôle de la finance que de générer un tel crédit. Bien sûr, il existe aussi des produits financiers sur des crédits, voire sur d'autres produits financiers, et je pense en particulier aux marchés dérivés, mais, les marchés dérivés servent aussi les grandes institutions financières privées à se couvrir quand elles consentent des prêts très importants. 

Il me semble qu'ajourd'hui, le principal problème sur les marchés financiers, c'est la manière dont l'information circule et comment elle est perçue. Sur ce sujet, j'aborderai très prochainement la problématique de la Catallaxie, la thèse sur le sujet de l'école autrichienne, et en particulier la manière dont Hayek la traite. 

On connaissait déjà la sociale-économie chère à François Bayrou (mais aussi Michel Rocard, puisque ce dernier évoque l'économie en ces termes-mêmes dans un récent entretien avec le Nouvel Obs), mais  le MoDem parisien de Marielle de Sarnez a créé un concept politico-économique fort intéressant : la social-finance. Le terme n'existe pas encore, mais l'idée, elle, est en oeuvre ; le projet du MoDem sur la finance comporte en effet un volet social non-négligeable ;

Je trouve en particulier l'idée de faire de Paris la capitale de l'Investissement Socialement Responsable à la fois audacieuse et pertinente. 

De manière générale, concevoir une finance solidaire  non par le biais de la fiscalité (à coups de taxation) comme le font généralement les socialistes, mais au contraire avec des initiatives fortes (micro-crédit, investissement socialement responsable, diversification du recrutement pour citer quelques lignes directrices du projet), c'est une manière de penser la sociale-économie qui me convient parfaitement.

 

dimanche, 16 décembre 2007

Un Hub pour Paris

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J'ai présenté dans un billet précédent sur l'entreprise et l'information à Paris, les prémices du travail de Catherine Mouradian (ci-contre) et Denis Barras, deux adhérents UDF-MoDem proches de de Valérie Sachs  dont la réflexion a à l'évidence nourri le projet parisien du MoDem.

Leur réflexion préliminaire avait abouti à mettre en avant la nécessité d'une information de qualité dans le cadre du développement économique de la ville de Paris, destinée aux entreprises, élément qui manque singulièrement et cruellement à l'équipe socialiste de Betrand Delanoë. 

 

A cette fin, Catherine Mouradian et Denis Barras ont inventé un concept directement issu de l'univers informatique : le Hub. Un hub, est une sorte de répartiteur  informatique qui permet à plusieurs ordinateurs de se connecter en réseau.

Voici donc comment Catherine et Denis s'imaginent ce que devrait être le portail de Paris sur la Toile : 

 Ce HUB à pour but de permettre de mettre en avant

 

  • les atouts de Paris et de l’Ile de France
  • les conditions de l’implantation de l’activité économique
  • les réponses administratives nécessaires à la vie du citoyen
  • les initiatives de valorisation de l’IDF avec le label « Grand Paris »

Ce HUB doit être compris comme un outil marketing performant visant à créer pour Paris et le Grand Paris l’image d’une zone d’activité fortement attractive, moderne et énergique, de marquer l’identité du Grand Paris et de l’ensemble de ses savoir –faire.
Le HUB devra être matérialisé par un portail d’entrée unique sur Internet, au moins en totalité bilingue Français/Anglais ; nous rappelons, à toutes fins utiles, que nous avions recensé 22 sites Internet associés à la promotion seule de Paris (!), et que depuis d’autres ont vu le jour et avec une pratique de l’anglais s’arrêtant au bout de 4 écrans pour la plupart. Une complexité parisienne en dépit de tout souci d’efficacité…
La création du HUB passe par une rationalisation de l’information (culturelle, technique, financière ou sectorielle) ainsi que de certains services administratifs ; dans certains cas selon les spécificités et les domaines d’intervention, les interactions, entre l’IDF, Paris ou l’Etat, sont certes complémentaires mais restent souvent illisibles pour le néophyte.
La construction du HUB impliquera de facto, peu à peu, le regroupement et/ou la fermeture d’agences ou institutions (proposant aide, accueil, hébergement, financement aux entrepreneurs actifs ou potentiels) actuellement en surnombre, redondantes ou mal gérées.
Il est de la responsabilité des gouvernants de faciliter par tous les moyens la communication entre les services, les responsables et le citoyen.
Garantir l’efficacité du HUB implique de revisiter la gouvernance de l’IDF, il ne s’agit pas de supprimer l’identité des communes régionales au profit de Paris mais de travailler à une action marketing commune d’information avec tous les acteurs politiques de la région afin que chaque offre soit dignement représentée ; chaque commune ou initiative active du Grand Paris devant se lier au portail unique.
Le fait d’agir ou non avec autorité pour une nouvelle gouvernance des régions permettant surtout une rationalisation des coûts dépendra sans doute des volontés politiques et des choix électoraux mais en tout état de cause la nécessité d’un marketing adapté à la concurrence actuelle par la création d’un portail unique est aujourd’hui fortement indispensable à la renaissance de l’attractivité parisienne afin de lutter contre les tendances à la muséification de notre Capitale.

Catherine et Denis m'ont informé par courriel qu'ils étaient tout prêts à répondre aux éventuelles questions des lecteurs de ce blog. N'hésitez donc pas, chers lecteurs, à y déposer vos questions et commentaires. Pour ma part, je ne vois rien à ajouter. Le prochain billet développera ce que pourrait être une nouvelle gouvernance économique pour Paris. Notez que cette dernière idée est récurrente dans le programme municipal de Marielle de Sarnez.

samedi, 15 décembre 2007

Paris 16ème : une terre conquise qui vote mal...

On dit souvent le seizième un arrondissement de Paris tranquille, voire atone. Il faut reconnaître qu'il y a dans ce quartier peu de vitalité, alors qu'il dispose d'atouts considérables.

Son principal handicap, il est d'ordre politique. D'un côté une mairie avec une majorité locale, en dépit d'un maire  sympathique,  sans créativité ni dynamisme , de l'autre, une majorité municipale qui considère le 16ème comme perdue pour elle, et pénalise cet arrondissement. Tout juste le considère-t-elle bon à conclure de juteuxaccords avec Arnaud Lagardère pour remplacer le Stade Jean Bouin par un grand centre commercial avec quelques équipements sportifs.

Delanoë and co favorisent de manière outrancière et systématique les arrondissements "populaires" : pour un socialiste, est dit populaire tout arrondissement qui vote socialiste. Un véritable système clientéliste s'est donc mis en place, et le 16ème arrondissement ne risque pas d'en faire partie un jour. Le 16èmearrondissement n'est électoralement pas rentable pour la majorité municipale, et pour la majorité locale, il rapporte sans investissement : c'est donc une précieuse poule aux oeufs d'or...

Comme l'un et l'autre se déinstéressent de cet arrondissement, ils ignorent évidemment qu'il existe des familles en difficulté. Mais c'est une idée évidemment à laquelle un élu PS est totalement imperméable : pensez-vous ma bonne dame ? une famille en difficulté dans le 16ème ! Ridicule, voyons, ma bonne dame ! On voit bien que les élus PS n'ont jamais mis les pieds dans les chambres de bonne du 16ème, sous les toits...

Edifiant : voici la liste des ateliers culturels pour enfants de la ville de Paris. Observez bien le document : combien d'ateliers dans le 16ème arrondissement ? 1. Un seul.Pire : en fait, un unique centre avec une une unique activité alors qu'il en existe plus d'une centaine dans Paris.

En fait, s'il y a bien une espèce qui est particulièrement sacrifiée, dans cet arrondissement, c'est bien les enfants : c'est tout de même le comble pour un arrondissement qui regorge de grands appartements et donc est propice aux familles. D'autant qu'au regard de l'évolution des prix de l'immobilier à Paris, de nombreuses zones du 16ème ne sont pas plus chères qu'ailleurs dans Paris, désormais, et, de surcroît, en bien meilleur état.

Mais bon, c'est évidemment plus simple de se reposer sur ses lauriers d'élus, et à la mairie de Paris, on doit penser que les femmes du 16ème ont de toutes façons le temps de s'occuper de leurs enfants...Ben oui, on le sait, depuis François Hollandfe, le PS n'aime pas les riches. Et dans le 16ème, il n'y a que des riches, c'est bien connu...Avec de semblables clichés, autant dire que cet arrondissement n'a rien à attendre de l'actuelle majorité. Hélas, il faut bien se dire que la majorité locale ne pense pas fondamentalement différemment : à quoi bon se fouler, en effet, à favoriser l'émergence d'ateliers pour les enfants, puisqu'il y a des femmes à la maison dans le 16ème ? Et puis allons, au pire, ces braves familles du 16ème engageront des bonnes, non ?

Quant aux députés de cet arrondissement, on ne les a jamais entendu plaider de quelque manière que ce soit pour leur circonscription à chacune de leur mandature. Autant dire qu'ils sont inexistants, et pour cause : pourquoi feraient-ils le moindre effort ? Ils se considèrent en terre conquise...

Et pourtant, il y a tout de même un certain nombre de problèmes dans le 16ème, à commencer par les écoles maternelles saturées, à 30 élèves par classe, qui ne peuvent accueillir tout le monde. Mais cela n'a pas l'air d'émouvoir outre mesure nos deux députés, Messieurs Debré et Goasguen...

La Défense se trouve à deux pas, et le portail de la mairie du 16ème est une misère dans le domaine économique. Pourtant, s'i l'on parvenait à faire de la Défense une place financière de grande envergure, comme le propose Valérie Sachs, mais idée que l'on trouve aussi dans le programme de Marielle de Sarnez, le 16ème s'y retrouverait immanquablement associé : il y aurait donc de nouvelles perpsectives pour les commerces et les services dans ce quartier, au lieu de le réduire à une enfilade d'ambassades.

Quant à la création culturelle, elle est inexistante : pourtant, avec le Bois de Boulogne attenant, on pourrait imaginer de favoriser l'émergence de festivals, par exemple du théâtre de rue, des concerts de musique classique en plein air, et cetera... Ces festivals pourraient être à thèmes. En faisant converger culture et finance, des partenariats fructueux sont possibles : Il faudrait chiffrer ce que cela coûterait, mais pourquoi pas un subventionnement par des entreprises du 16ème qui pourraient ainsi se faire beaucoup de publicité ? Comme il n'existe que le théâtre du Ranelagh dans le 16ème, il y a de la marge.  Les commerces et les entreprises du 16ème pourraient participer au financement de manifestations culturelles d'envergure.

Pour ma part, de véritables propositions, pour ce quartier, je n'en trouve qu'à l'UDF-Mouvement Démocrate. C'est pour cela que je pense que le Seizième ne sortira de sa léthargie que lorsqu'il y aura un véritablement renouvellement politique. Or, il ne peut se faire ni avec le Parti Socialiste ou ses satellites, ni avec l'UMP, l'un en raison du mépris et de la détestation qu'il porte à un arrondissement qu'il juge connoté, et l'autre parce qu'il estime être chez lui et ne voit donc pas la nécessité de produire le moindre effort.

La seule alternative, c'est donc le MoDem, et c'est le MoDem encore qui a un programme ambitieux pour cet arrondissement. Un programme économique, culturel et sociétal. J'y reviendrai au fil du temps, mais j'ouvre déjà les premières pistes.

mercredi, 12 décembre 2007

Le bilan de Bertrand Delanoë à Paris

1acc3755cefbf477353f83909e60f41c.jpgComme promis, je continue d'exposer ici les analyses de Valérie Sachs, candidate UDF-MoDem dans le 16ème arrondissement lors des élections législatives du mois de juin dernier.

Ce bilan est équilibré, relevant les éléments positifs et les éléments négatifs du bilan de Bertrand Delanoë. Ce qui apparaît nettement, c'est l'inertie dans le domaine économique, puisque le rapport met en évidence la perte sèche en termes de recette sur la taxe professionnelle. L'essentiel n'est pas la perte elle-même, mais sa signification : les entreprises quittent Paris !

Quant à la qualité de la gestion, pour ma part, je serai plus sévère que Valérie Sachs, en renvoyant à une autre analyse, celle de Gérard Bardier, militant du Nouveau centre, dans son billet récent "Un avenir pour Paris" . Son analyse des budget, en particulier, est très révélatrice.

 

Bilan de la mandature Delanoë

Selon Lionel Stoléru, homme d’expériences mais patron du CODEV, Bertrand Delanoë serait  à n’en pas douter le meilleur maire pour Paris !

A l’initiative expresse du Maire[1], la Ville de Paris est aujourd’hui saluée, par les trois agences de notation financièreStandard & Poors, Moody's et Fitch Ratings, pour la performance de sa gestion financière entre 2001 et 2006. Paris est ainsi reconnue comme la ville aux finances les plus saines[2] d’Europe. Elles  reconnaissent la capacité de la ville à faire face aux défis futurs, la richesse de son tissu économique, et ses performances financières solides. Fait surprenant pour une majorité socialiste et verte, elles révèlent la « sophistication croissante des outils de gestion »[3]

Leurs études mettent en évidence la réduction de ses coûts de fonctionnement[4], la qualité de son management, son niveau d’endettement modéré qui ne représenterait que trois années d'épargne brute et resterait "inférieur à 50% des recettes de fonctionnement, malgré l'augmentation de ses dépenses d'investissement" ainsi que son important potentiel fiscal. Pour mémoire, les recettes des droits de mutation sont passées de 500 millions en 2001 à 900 millions en 2006. Enfin et selon les dernières données chiffrées communiquées qui datent de 2003, 55 687 foyers parisiens sont désormais redevables de l’ISF, dont la moitié dans les arrondissements de l’ouest parisien (16e ,15e, 7e et 17e).

L’« esprit entrepreneur » du Maire de Paris sur la mandature peut se résumer à la vente du patrimoine, l’augmentation des redevances perçues à l’occasion du renouvellement des concessions (la Croix-Catelan, les Hippodromes d’Auteuil et de Longchamp…), et la renégociation des contrats de mobiliers urbains.

Si Bertrand Delanoë a affiché sa détermination à gérer la « maison » Ville de Paris   «  comme une entreprise », l’équipe municipale n’a pas considéré l’économie, l’entreprise, ou l’attractivité, comme priorités « visibles » de sa mandature. L’équipe en charge a peu ou mal communiqué et n’y a pas attribué les moyens humains et financiers suffisants (entre 0,5 et 1% du budget et des « erreurs de casting » dans le choix . 

Pourquoi ne pas avoir jugé opportun de faire du développement économique de Paris une priorité ? L’une des raisons est politique et le choix presque dogmatique de la majorité municipale était d’axer son action sur la proximité et l’action sociale. Il y a certainement aussi une raison presque historique. Paris, capitale d’une France jacobine a considéré jusqu’aujourd’hui que son attractivité découlait de son statut historique et international. Il y a inévitablement la répartition des compétences attribuées à la Ville/Département qui limite les actions possibles. Enfin, quel peut-être l’impact du « politique » en matière économique ? En la matière, le personnel politique français n’a pas su repenser ni sa mission ni son langage. Il occulte naïvement les réalités et les conséquences d’un monde globalisé, méconnaît -parfois méprise- le monde de l’entreprise… Il est plus consensuel de parler d’emploi que de création de richesses, préalable pourtant indispensable

Par négligence, Paris a laissé au fil des ans partir de grandes entreprises souvent vers sa proche banlieue. Si dans le même temps, d’autres s’y sont installées comme Bouygues ou Merck,  le solde est négatif.  Outre les emplois perdus, la perte de rentrées de taxe professionnelle s’élève à 220m€ entre 2000 et 2005. L’a priori affiché par le PLU qui limite le Coefficient d’Occupation des Sols à l’Ouest et au Centre de Paris n’a pas fait ses preuves et rien ne dit que  les entrepreneurs choisissent l’Est parisien plutôt qu’une délocalisation vers les pôles d’affaires implantés en proche banlieue ouest. 

Les faiblesses du bilan sont évidentes en matière d’emplois. Le soutien à l’innovation a été insuffisant et désordonné ; la coordination de l’action « publique » dans l’accompagnement des entreprises, inadaptée. Le Maire semble l’avoir réalisé. Dans une lettre de recommandation, adressée au CODEV (Conseil de Développement Economique de la Ville de Paris) en date du 27 juillet 2007, Bertrand Delanoë reconnaît la nécessité de mieux coordonner l’action publique en matière d’accompagnement des entreprises, qu’il s’agisse du soutien à l’innovation ou d’économie sociale et solidaire » et recadre en urgence une série d’objectifs à atteindre  « avant la fin de son mandat ».  Les objectifs aujourd’hui à réaliser d’urgence éclairent sur le réel bilan municipal… mais ces ultimes recadrages avant le lancement de la campagne resteront de facto essentiellement déclaratifs. Il charge Christian Sautter de réunir à la rentrée un comité de pilotage opérationnel regroupant le DDEE, la Région, la CCIP, Paris Développement et le CODEV[5].



[1] "Avec ces notes, je fais 4 millions d'euros d'économies sur les intérêts de la dette, s'est félicité M. Delanoë. Je peux créer un centre d'animation pour les jeunes." Le recours aux agences de notation coûte à la Ville chaque année entre 60 000 et 80 000 euros.

[2] "niveau de dette actuellement modéré" de la Ville bien que ses investissements aient doublé depuis 2001 par rapport à la mandature précédente. Paris est parvenu à autofinancer 90 % de ses dépenses. "Seuls 10 % des investissements sont assurés par le recours à l'emprunt"- malgré une augmentation de la dette depuis 2006 - après une baisse depuis 2001 -

[3] Qui a décidé, depuis 2004, d'emprunter une partie de ses fonds directement sur les marchés financiers internationaux, sous forme d'émission d'obligations, à des coûts inférieurs aux prêts bancaires classiques.

[4] L'agence Moody's reconnaît les économies récentes sur les charges de fonctionnement qui "doivent être confirmées dans le temps" mais se déclare "attentive" à l'évolution des dépenses sociales.

[5] La Ville de Paris a signé depuis mars 2005 une charte de partenariat avec la CCIP, Paris-Europlace, que la Région a rejoint en 2006.

09:00 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Valérie Sachs, MoDem, UDF, Delanoë, emploi |  Facebook | | |

jeudi, 06 décembre 2007

Valérie Sachs propose un nouveau rôle pour le maire de Paris

292f47b5ee9cc7b2501ba62eb0b624b1.jpgComme je l'avais promis, je publierai petit à petit le fruit du travail de recherche de Valérie Sachs et de son groupe de réflexion, mais, ayant la ferme intention de faire saliver mes lecteurs, je le ferai petit mocreau par petit morceau. Je suis certain que tous ceux qui se sont tenus informés du premier épisode, attendent avec impatience la méthode et les faits qui permettent d'affirmer qu'il existe un gisement de dizaine de milliers d'emplois non exploités dans le secteur financier. Lors d'un entretien téléphonique entre-temps avec Valérie Sachs, cette dernière me faisait remarquer que dans le nombre, elle ne comptait pas les emplois générés en sus par ce seul secteur.

En réalité, c'est au-delà de la centaine de milliers d'emplois qu'il faut envisager la tournure que pourrait prendre les choses.

J'ajoute, pour les lecteurs qui viendrait du 16ème arrondissement, que l'analyse de Valérie Sachs s'applique tout particulièrement pour cet arrondissement : si le scenario qu'elle propose prenait corps par la suite, ce serait toute la physionomie de ce quartier de Päris qui serait radicalement modifiée. Mais, n'anticipons pas, patience, j'y viendrai. Par ailleurs, bien avant d'en arriver là, il me faudra aborder, lors d'un prochain billet, le bilan qu'elle tire de la mandature Delanoë. Cela va être saignant : Valérie Sachs reconnaît bien des qualités au Maire de Paris, mais...pas en économie, et subséquemment, pas sur l'emploi... 

Ah, un petit détail tout de même : Valérie était la candidate UDF-MoDem aux élections législatives de juin 2007 dans le nord de l'arrondissement. Pas un visage inconnu pour ceux qui demeurent dans le coin, donc. 

 

Paris  partenaire

Les propositions du Groupe de réflexion « Attractivité de Paris » visent à renforcer la capacité actuelle de Paris à attirer l’investissement productif et à maintenir en son sein les ressources humaines, financières et technologiques, grâce à un Maire de Paris qui -conscient de sa force d’impulsion politique renforçant considérablement ses compétences réelles-

  • développe une véritable ambition économique pour « Paris Métropole » ou « Grand Paris »,
  • communique avec les investisseurs potentiels,
  • et s‘efforce de limiter les complexités administratives.

 

Redéfinir le rôle du politique

Le rôle politique que nous envisageons pour le prochain Maire de Paris et son équipe est un rôle d’impulsion, de facilitateur plutôt que celui d’interventionniste ou de bienfaiteur. Sa mission est d’assurer un environnement propice aux entreprises, les accompagner et organiser la redistribution des richesses dans le cadre d’un modèle social équitable, transparent et efficace.

 

Constat

La compétition entre les « villes mondes », les villes globales, les « villes métropoles », c’est-à-dire celles qui attirent les capitaux et les marchés financiers est lancée. Si Paris reste très bien classé à en croire les études KPMG 2006 ou l’étude « European Cities Monitor » réalisée par Cushman & Wakefield Healey & Baker en 2005 et 2006 ou par l’obtention de la note maximale (AAA[1]) décernée par les trois grandes agences de notation financières Standard & Poors[2], Moody's et Fitch Ratings… Paris perd du terrain et l’écart tendrait à se creuser avec Londres qui ne cesse de renforcer sa position leader[3].

Certaines faiblesses de Paris sont inévitablement les conséquences des faiblesses françaisesmises en évidence pas le Rapport du Forum de Davos 2006 établissant un classement mondial de compétitivité qui classe la France pour l’année 2005 au 12e rang sur un total de 125 pays. L’étude de la Banque mondiale, pour la même année, place la France en 35e position sur son aptitude à faire du « Business » . La complexité stupéfiante de la législation fiscale engendre une visibilité réduite pour les investisseurs, notamment sur le poids exact de la fiscalité à laquelle s’ajoute une instabilité dissuasive due notamment aux alternances politiques et au poids croissant du droit du travail (multiplication récente des délits possibles du chef d’entreprise) qu’il conviendrait de simplifier mais non de dépénaliser.  En termes d’environnement politique, Paris est au 17e rang « européen » dans le classement ECM 2006[4].

En France, 30% des projets de créations d’entreprises échouent pendant le montage financier et deux entreprises nouvelles sur trois ne franchissent pas le cap des cinq ans d’existence[5]. Paris ne fait pas exception.

L’Etat français a doté Paris de quelques atouts de poids. Dans le cadre de la loi sur la recherche votée en 2006, 5 des 13 réseaux thématiques de recherche avancée, dits RTRA, ont été attribués à la capitale. Paris disposera de réseaux en mathématiques, informatique, biologie, neurosciences et économie.  Dans le domaine financier, le nouveau pôle de compétitivité  se fédère autour des actions identifiées par « Paris Europlace[6] ». Le treizième réseau coordonnera les activités de quatre Instituts d’études avancées en sciences humaines et sociales, dont Paris[7]. Enfin l’Ile-de-France se verra dotée d’un réseau en physique à Saclay.

D’autres faiblesses parisiennes ne sont que les conséquences des arbitrages politiques effectués par l’équipe Delanoë lors de sa mandature.



[1] Cette note reflète "la richesse du tissu économique, ses performances financières solides, son endettement modéré, la qualité de son management ainsi que son important potentiel fiscal".

[2]Le classement Standard & Poors place Paris au même niveau qu'Ottawa, Stockholm ou Vienne, ou encore que la région flamande ou la Bavière !

[3] European Cities Monitor 2006, (www.cushmanwakefield.com)

[4] ECM 2006 p. 25

[5] Sources : http://www.apce.com.

[6]Lobby de la place financière parisienne.

[7] Avec Lyon, Aix-Marseille, et Nantes.

mercredi, 05 décembre 2007

Bayrou et Royal, tout était dans "Maintenant"

J'ai déjà eu l'occasion de le dire au mois de juin dernier dans le billet intitulé Haro sur Ségolène : il y avait des convergences possibles entre Ségolène Royal et François Bayrou, et son livre d'entretiens "Maintenant", publié avant l'élection présidentielle en atteste.

Sur les 35 heures, elle proposait de laisser les partenaires sociaux, elle était très favorable aux pôles de compétitivité, sa réputation de radinerie laissait augurer une gestion stricte des fonds publics, et si elle avait du sa victoire à Bayrou, elle aurait envoyer paître les élephants du PS.

Personnellement, si elle n'avait pas tenu des propos très démagogiques sur les enseignants, puis choisi la peopolisation plutôt que de se battre sur sa ligne, j'aurais pu être royaliste, car je voyais d'un oeil favorable, au départ, la manière dont elle s'affranchissait du PS.

Cela a commencé à se gâter au moment où elle a choisi de s'appuyer sur les apparatchiks alors qu'avec ses comités Désirs d'avenir, elle aurait pu prendre d'assaut le PS et définir elle-même la ligne.

D'ailleurs, je crois que Bayrou n'avait pas une mauvaise opinion d'elle, et avait même dit à la presse qu'il ne savait plus qui était Ségolène Royal, puisque pour lui, il y en avait deux : la réformiste des débuts avec laquelle des convergences étaient possibles, et la candidate aux élections qui avaient cédé tout au PS.

Il faut dire aussi que si le PS, à l'exception de Rocard et de DSK, n'avait pas traîné dans la boue François Bayrou, et, comble du vice, préféré Le pen en 3ème homme plutôt de prendre le risque que Bayrou soit le second,  une alliance au second tour eût été bien plus naturelle, et aurait certainement eu belle allure.

La combinaison des éléments réformistes du PS et de l'UDF d'alors...Quel plateau on aurait eu !

Mais bon, le passé est le passé, et pour l'heure, chacun doit poursuivre son chemin : François Bayrou essayer de faire vivre le MoDem, et Ségolène Royal tenter de conquérir un Parti Socialiste déliquescent (peut-être pas dans les intentions de vote, mais en tout cas dans les idées et les propositions). 

 

Je lirai le livre de Ségolène Royal, et je le commenterai, même si je pressens que le livre de référence, pour ses idées, c'est celui dont j'ai plusieurs fois parlé, le fameux "Maintenant", à tort méconnu, à mon sens. 

vendredi, 30 novembre 2007

Adoption de la résolution du Congrès extraordinaire de l'UDF

La résolution finale du Congrès extraordinaire de l'UDF a été amendée au cours de la séance plénière du Congrès, pour se présenter dans la rédaction suivante : "L’UDF, formation politique au titre de l’article 4 de la Constitution, est membre fondateur du Mouvement Démocrate auquel elle adhère pour une période transitoire de trois ans, en tant que personne morale. A dater du 1er décembre 2007, tout adhérent de l’UDF est adhérent du Mouvement Démocrate. L’UDF délègue aux instances du Mouvement Démocrate la responsabilité de l’action et de l’expression communes. Les autres instances nationales et locales de l’UDF s’intègrent aux instances correspondantes du Mouvement Démocrate. Pendant cette période transitoire, les intérêts juridiques, matériels et moraux (les idées et les valeurs) de l’UDF seront garantis et administrés par un bureau de vingt à trente membres désignés par le Congrès, sur proposition du Président dont le mandat est prorogé. Le texte final a été adopté, selon la phrase même de François Bayrou à "une grande majorité", 36 voix contre et 8 absentions sur environ 1500 votants.

mardi, 27 novembre 2007

Et si un candidat MoDem remplaçait DSK ?

Dominique Strauss-Kahn a du démissioner de son poste de député en raison de sa nomination à la tête du FMI. Une législative partielle va donc avoir lieu dans la 8ème  circonscription du Val d'Oise. Jean-Michel Cadiot , qui postule à la députation sous l'égide de l'UDF-MoDem, dresse un bilan en demi-teinte de l'action de DSK, saluant ses réussites, mais soulignant aussi ses insuffisances.

Il faut dire que ce candidat est assez atypique, en raison de son parcours qui l'a mené sur plusieurs continents, mais aussi de ses origines : son grand-père fut un proche de Marc Sangnier, inspirateur idéologique de la Démocratie Chrétienne, et travailla également avec Geroge Bidault, l'un des résistants les plus fameux de la France Libre ; sa grand-mère était, quant à elle, la fille d'une Alasacienne juive convertie au catholicisme et ayant opté pour la France en 1870.

Six années journaliste parlementaire, pendant lesquelles il a suivi nombre de séances nocturnes, Jean-Michel Cadiot connaît particulièrement bien les rouages du Parlement pour les avoir observés de très près. On peut donc tabler sur son efficacité s'il est élu, il est très loin d'être tombé de la dernière pluie.

Il a pris des engagements forts en cas d'élection à la députation :

- Agir pour l'augmentation du pouvoir d'achat, la baisse des prix alimentaires de première importance, l'accession des salariés à une part importante des bénéfices, la revalorisation des petites retraites.

- Obtenir la garantie des moyens de l'Education nationale, amplifier l'accompagnement scolaire, permettre la scolarité des enfants handicapés.

- Combattre pour que les rénovations urbaines se fassent sans expulsions ou départ des familles de petits revenus. Contrôler l'application des lois sur le logement opposable et le logement social. Réorienter la politique de la Ville dans une direction plus sociale que territoriale.

- Lutter pour le maintien des services publics de qualité et de proximité, dans les domaines sociaux, de la police et de la justice. La sécurité ne doit pas être réservée à certains quartiers.

- Agir pour maintenir la sécurité sociale, la modernisation des hôpitaux. Proposer une loi permettant l'hospitalisation de tous ceux dont l'état de santé le nécessite.

- Encourager les PME et l'artisanat.

- Se faire le porte-parole de tous les habitants de la circonscription, rester à l'écoute de la population et de ses besoins.

- Défendre à l'Assemblée Nationale le pluralisme démocratique, le rôle du Parlement ; éviter un régime présidentiel.

- Veiller à l'application du "Grenelle de l’Environnement".

- Faire avancer la construction européenne et oeuvrer pour une politique étrangère d'équilibre, favorable au multilatéralisme, agir pour des relations économiques mondiales équitables.

Voilà un programme que ne renierait sans doute pas DSK, par ailleurs, et qui est , au final, tout à fait en phase avec les propositions de François Bayrou lors de l'élection présidentielle. 

Il ne nous reste donc plus qu'à souhaiter la meilleure réussite possible à Jean-Michel Cadiot, et inviter les électeurs de la 8ème circonscription du Val d'Oise à voter massivement pour lui. 

 

dimanche, 25 novembre 2007

La Dalle d'Epidaure

Là, j'ai adoré ! adoré cette comparaison. François Bayrou, dans un entretien aussi enrichissant que surprenant, évoque par une métaphore saisissante la destin du Mouvement Démocrate.

François Bayrou analyse le parcours de sa famille politique et le chemin vers l'indépendance tracé depuis longtemps : "les mentalités sont beaucoup plus difficiles à changer que les appareils".

 
Pour plus d'informations sur les aspects techniques on peut aussi se rendre à l'article François Bayrou évoque l'acoustique d'Epidaure sur le site du Portique .

08:10 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : MoDem, Bayrou, UDF, Epidaure, théâtre |  Facebook | | |