mardi, 11 mars 2008

Ségolène tâcle Bertrand...

Je viens d'écouter Ségolène Royal sur France Info, et, plus je l'écoute, et plus je suis conforté a posteriori dans mon choix d'avoir voté pour elle au second tour des présidentielles. C'est autre chose que le père Bertrand...Elle a évité de le critiquer nommément, mais soigneusement expliqué en long et en large que les Socialistes devaient élargir leurs majorités, notamment vers le MoDem, et qu'elle était une agitatrice d'idées nouvelles au sein du PS. Il est vrai que Delanoë serait plutôt sur des combats d'arrière-garde, lui...

Bien vu Ségolène ! 

mercredi, 05 décembre 2007

Bayrou et Royal, tout était dans "Maintenant"

J'ai déjà eu l'occasion de le dire au mois de juin dernier dans le billet intitulé Haro sur Ségolène : il y avait des convergences possibles entre Ségolène Royal et François Bayrou, et son livre d'entretiens "Maintenant", publié avant l'élection présidentielle en atteste.

Sur les 35 heures, elle proposait de laisser les partenaires sociaux, elle était très favorable aux pôles de compétitivité, sa réputation de radinerie laissait augurer une gestion stricte des fonds publics, et si elle avait du sa victoire à Bayrou, elle aurait envoyer paître les élephants du PS.

Personnellement, si elle n'avait pas tenu des propos très démagogiques sur les enseignants, puis choisi la peopolisation plutôt que de se battre sur sa ligne, j'aurais pu être royaliste, car je voyais d'un oeil favorable, au départ, la manière dont elle s'affranchissait du PS.

Cela a commencé à se gâter au moment où elle a choisi de s'appuyer sur les apparatchiks alors qu'avec ses comités Désirs d'avenir, elle aurait pu prendre d'assaut le PS et définir elle-même la ligne.

D'ailleurs, je crois que Bayrou n'avait pas une mauvaise opinion d'elle, et avait même dit à la presse qu'il ne savait plus qui était Ségolène Royal, puisque pour lui, il y en avait deux : la réformiste des débuts avec laquelle des convergences étaient possibles, et la candidate aux élections qui avaient cédé tout au PS.

Il faut dire aussi que si le PS, à l'exception de Rocard et de DSK, n'avait pas traîné dans la boue François Bayrou, et, comble du vice, préféré Le pen en 3ème homme plutôt de prendre le risque que Bayrou soit le second,  une alliance au second tour eût été bien plus naturelle, et aurait certainement eu belle allure.

La combinaison des éléments réformistes du PS et de l'UDF d'alors...Quel plateau on aurait eu !

Mais bon, le passé est le passé, et pour l'heure, chacun doit poursuivre son chemin : François Bayrou essayer de faire vivre le MoDem, et Ségolène Royal tenter de conquérir un Parti Socialiste déliquescent (peut-être pas dans les intentions de vote, mais en tout cas dans les idées et les propositions). 

 

Je lirai le livre de Ségolène Royal, et je le commenterai, même si je pressens que le livre de référence, pour ses idées, c'est celui dont j'ai plusieurs fois parlé, le fameux "Maintenant", à tort méconnu, à mon sens. 

lundi, 25 juin 2007

Haro sur Ségolène !

La classe politique toute entière hurle au loup avec un bel ensemble : on crie haro sur Ségolène Royal de toute part.

Il est vrai que l'on peut condamener Ségolène Royal, pour son son double-discours, et le fait de ne pas avoir eu le courage de ses idées, contrairement à François Bayrou. Mais ses  idées eussent gagné à être examinées et discutées : il se trouve, malheureusement, qu'elle a très rarement amené le débat sur ce terrain, et elle l'aura payé au prix fort, au final. Pourtant,  son livre d'entretiens "Maintenant" ne manque pas d'intérêt, et, ses deux débats avec François Bayrou puis Nicolas Sarkozy ont laissé percer un socialisme moderne, bien loin de la chansonnette archaïque que continue de servir aux Français le PS.

Sur la régionnalisation, sur les 35 heures, sur le smic à 1500 euros, sur la sécurité, elle a énoncé des points de vue intéressants. Mais, voilà :  elle a choisi la voie de la facilité et cela lui est revenu comme un boomerang en pleine figure.

Elle aurait pu contraindre le PS à se rénover, elle ne l'a pas fait par calcul politique parce que sur le fond, elle a été formée à l'école mitterandienne.

Dommage. J'espère pour elle et le PS qu'elle reviendra malgré tout, et, cette fois, avec un discours clair honnête et constant du début jusqu'à la fin.

Si, sur le plan des idées, on lui fait  longtemps une injustice, elle l'a bien cherchée, cette injustice.

Malgré tout, elle représente le seul courant moderne du PS. Je ne saurais me retrouver dans ce courant qui comporte à l'évidence bien trop de concepts blairistes, mais, des convergences pourraient se faire sur certains sujets ponctuels, à l'avenir, avec le MoDem. Dominique Strauss-Khan lui-même , pourtant social-démocrate, ne présente pas un projet rénové pour la social-démocratie, modèle vieillissant en Europe. Ces deux-là eussent eu pourtant intérêt à s'entendre. Mais le PS ne se refait pas, et, ils n'ont pu se retenir de se faire la guerre sur fond de dialectique marxistante sous-jacente...

vendredi, 01 décembre 2006

Florence Foresti incarne Ségolène Royal

 
 
A mourir de rire... 

dimanche, 12 novembre 2006

Ségolène Royale et l'Education Nationale

Cher lecteur, prends garde à tes côtes. Hurler de rire peut provoquer de graves crises d'étouffement.

J'ai falli créer une catégorie "Humour" pour cet enregistrement... 

A hurler de rire quand on écoute cela auparavant...

http://heresie.hautetfort.com/archive/2006/11/10/segolene...


Sego clip
Vidéo récupérée sur Youtubr

vendredi, 10 novembre 2006

Ségolène Royal et les enseignants : l'imposture...


Profs: Ségolène en off
Vidéo envoyée par Jules-ferry

L'analyse des propos de Ségolène Royal dénote et son absence de connaissance du sujet et une malhonnêteté foncière. 

Elle conclut en estimant à 17 heures le temps de travail des enseignants. En réalité, il est statutairement de 18 heures sur place, auxquelles s'ajoutent généralement autant d' heures de préparation de cours (selon les disciplines, toutefois : il faut reconnaître que les professeurs de lettres travaillent davantage que les autres).

On peut s'inquiéter légitimement de la réflexion globale de Madame Royal. En effet, manifestement, pour elle, une intervention devant un public ne se prépare pas : à preuve, peut-être, ses déclarations à l'emporte-pièce dans les commissions et les débats ?... 

Très peu d'enseignants travaillent en réalité dans les officines privées pour une raison extrêmement simple : on y est tellement mal payé que même une heure supplémentaire à l'Education Nationale est plus rentable.

Ces sociétés de cours particuliers recrutent essentiellement des étudiants, quelques enseignants du privé  ou parfois aussi, des contractuels et des vacataires.

 Comment Ségolène Royal peut-elle parler d'un sujet qu'elle connaît si peu puisque toute sa progéniture a suivi sa scolarité dans les prestigieux établissements privés parisiens, au coeur des 6ème et 7ème arrondissements de Paris ?

Si l'on considère la gestion de Claude Allègre de 1999 à 2000, les propos de Monsieur Strauss-Khan estimant le métier d'enseignant de moindre pénibilité - et pour cause, il n'a enseigné qu'en faculté ! - il est désormais clair que le Parti Socialiste méprise les enseignants. Sur les 35 heures des enseignants au collège, Dominique Straus-Khan s'est simplement contenté de commenter sur I-Téléa insi les propos de Ségolène Royal :"le point important, c'est qu'on s'occupe plus des enfants à l'intérieur de l'école". Qui ne dit mot, consent, à l'évidence...

Le comble du cynisme est tout de même atteint par Ségolène Royal, suggérant un pacte avec les organisations syndicales afin d'avoir la "tranquilité" pendant les élections. 

En fait de Révolution, Madame Royal pourrait bien allumer une guerre scolaire aux conséquences incalculables.

En proposant ni plus ni moins de doubler le temps de présence des enseignements, évidemment sans contrepartie (elle avait évoqué dans une autre commission la "liberté pédagogique" comme paiement, hypocrisie socialiste supplémentaire, quand on sait à quel point les programmes socialistes en matière d'éducation ont fait de la pédagogie l'étendard de la réforme ) , Ségolène Royal marche allègrement sur le droit sans aucune pudeur.

Il faut espérer, désormais, que les enseignants sauront se souvenir des propos de Madame Royal, mais aussi de Dominique Strauss-Khan, au moment des élections...

Coincés entre une UMP qui rêve de déréguler totalement le marché de l'Education, et un PS prêt à assommer les enseignants, il ne reste désormais plus guère d'options aux enseignants.

Seuls le PCF et l'UDF adoptent, à l'heure actuelle, un ton nettement plus empreint d'humanité envers les professeurs.

La comparaison entre l'indigence des deux grands partis en matière d'éducation, et les vues clairement plus hautes et inspirées d'un François Bayrou (http://www.udf.org/participer/colloques/education/bayrou_...) laisse à penser pour ceux qui se soucient d'éducation en vue des prochaines élections...