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samedi, 12 avril 2008

Sénateurs centristes, UDF,MoDem, calmons le jeu

C'est impressionnant de voir à quel point les esprits sont prompts à s'échauffer sur la blogosphère. Il suffit qu'UN, et UN SEUL sénateur centriste déclare quitter le MoDem pour que cela se transforme en TOUS les sénateurs centristes.

Au passage, même si je ne suis pas d'accord avec la stratégie de Michel Mercier, a-t-il écrit qu'il comptait quitter le MoDem ? En aucun cas. Il s'est au contraire présenté comme trésorier de l'UDF ET du MoDem.

Aucun autre sénateur ne s'est exprimé pour l'instant. Tout juste François Zochetto a-t-il dit qu'il penchait du côté d'Arthuis. Et même ainsi, Jean Arthuis, Thierry Benoît ou François Zcohetto demeurent tout de même des centristes très proches du MoDem ! Alors gare à l'hystérie.

Pour ce qui est de Michel Mercier, c'est un vieux renard de la politique, parfaitement capable de rouler dans la farine aussi bien Nicolas Sarkozy que son homme de paille (bon jeu de mot, non ?) Dominique Paillé. Attention aux apparences. Michel Mercier négocie le positionnement des sénateurs pour les prochaines sénatoriales. Est-ce anormal ? Pour ma part, je suis choqué quand il y a des discussions avec le MPF, et c'est cela que j'ai reproché à Mercier, à cause du positionnement de Perben à Lyon. Mais qu'il y ait des discussions avec l'UMP, cela n'est pas choquant, tant que nous conservons notre indépendance d'esprit.

Bien sûr, si certains ne se reconnaissent pas dans la démarche du MoDem, ils doivent être libres de partir, mais cela n'est pas un crime, d'autant que les sénateurs ont souvent été élus avec des voix de l'UMP par le passé.

Par ailleurs, le Sénat est un lieu où les débats sont souvent de qualité et dépassionnés. Donc qu'on y soit davantage sensible à la critique positive qu'à l'Assemblée Nationale n'est pas en soi un mal. Cela n'empêche pas nombre de sénateurs centristes au sein de l'UDF-MoDem d'avoir des positions intéressantes et utiles (je pense en revanche que ceux qui ont voté le texte sur les OGM se sont plantés).

Bref, attention à ne pas étouffer le débat au sein du MoDem. Il y a des désaccords avec la stratégie de François Bayrou, c'est normal que l'on puisse le dire et en discuter, dès lors que cela demeure courtois. 

Au final, je conseille à certains de se calmer avec LES sénateurs centristes, qui sont sans doute DES sénateurs centristes, et pour l'instant UN sénateur centriste.

Par ailleurs, pour moi qui ai fait la double adhésion MoDem ET UDF, croyez bien que je ne laisserai personne s'asseoir sur ma décision de militant UDF àla veille de Villepinte. Bien qu'attaché à l'UDF, j'ai choisi de faire confiance à François Bayrou lorsqu'il a organisé la mue de l'UDF en MoDem, et je ne reviendrai sur mon vote de militant que seulement si Bayrou décide de faire marche arrière sur ce sujet.

Jean Arthuis n'est pas propriétaire de l'UDF ni de ma voix, ni de celle des autres militants UDF. L'UDF, c'est à nous, anciens militants UDF, qu'elle appartient.

 

mercredi, 26 mars 2008

Sénateurs UDF-MoDem : ouf, ils ne nous quittent pas !

Bonne nouvelle : je viens de lire cela dans Le Monde :

A la veille de ce bureau exécutif, les sénateurs du groupe Union centriste-UDF se sont pour leur part retrouvés à déjeuner, mardi, au Sénat. Si le bilan a été critique, il n'a cependant pas revêtu l'allure de l'"offensive anti-Bayrou" que certains redoutaient. Seul Jean Arthuis, réélu président du conseil général de la Mayenne, a plaidé pour "revenir à l'UDF". Cependant, la plupart des intervenants ont souhaité que des contacts plus étroits avec les centristes de la majorité permettent l'émergence d'un "centre fort et lisible". Pour le président du groupe, Michel Mercier, "il faut travailler à réunir tous les centristes, et cela peut être le travail du groupe sénatorial".

A titre personnel, je suis favorable à des contacts étroits entre centristes, à condition que l'on ne se crache pas dessus de part et d'autre. Or, on ne peut pas dire que le Nouveau Centre soit très aimable avec le MoDem.

S'il y a volonté de dialogue, que chacun fasse un effort, svp. 

vendredi, 21 mars 2008

Un shadow cabinet pour le MoDem ?

Dans ma note précédente, j'ai évoqué ce qu'a été l'UDF, et, quand j'y repense, il y avait chez Bayrou un concept qui m'avait plu : celui d'opposition constructive.

Je trouve, hélas, que très vite, le MoDem s'est cantonné dans une critique à tous crins, et je pense que Bayrou est un peu tombé dans ce travers également.

Or, la vitalité d'un mouvement, c'est d'avoir des idées, de proposer des solutions, et de peser par la seule force des controverses et des débats qu'il génère, sur la vie politique. S'il ne parvient pas à dépasser ce qui a fait sa gloire à un moment donné, il devient progressivement étriqué, et ressemble à ces vieux bonshommes ronchons qui égrennent indéfiniment le même refrain. 

Je ne souhaite pas cela pour le MoDem. Je ne désire pas qu'il soit frappé d'une forme d'Alzheimer politique précoce, et à tout prendre, s'il devait ainsi dégénérer, je demande un droit d'euthanasie pour lui, afin de lui épargner une longue dégénérescence. 

J'ai appelé au débat d'idées et à la construction d'une ligne programmatique pragmatique pour le MoDem, c'est à dire avec des solutions et des propositions concrètes.

Je trouve que l'idée d'un Shadow Cabinet est très séduisante. Cela permet de réagir en temps réel à l'actualité politique, économique, sociétale et diplomatique.

Je rappelle la définition de Wikipedia, qui me paraît très exacte (pas besoin, donc, d'en changer un mot) :

Cabinet Fantôme (Shadow Cabinet)

Le cabinet fantôme est un gouvernement virtuel formé par le principal parti de l'opposition (Opposition officielle) dénué de pouvoirs réels, que l'on trouve principalement dans les Etats dont la démocratie parlementaire fonctionne sous le système de Westminster. Les membres du cabinet fantôme sont appelés « porte-paroles » ou « critiques » et dédoublent chaque poste ministériel du gouvernement (ex : le porte-parole de l'opposition en matière de Défense nationale, le critique du ministre des Finances).

Rôle

La responsabilité principale du cabinet fantôme est de critiquer le gouvernement en place et d'offrir une alternative, le but étant d'avoir un gouvernement déjà en place prêt à prendre le pouvoir en cas de victoire électorale. Cette façon de fonctionner a également pour but d'offrir une forme de sécurité aux électeurs qui ont la possibilité de voir la forme que pourra prendre le gouvernement de rechange si le parti d'opposition est élu. Toutefois, dans la pratique il est courant que les membres du cabinet fantôme ne soient pas tous nommés au conseil des ministres ou qu'ils soient nommés à un ministère autre que celui pour lequel ils étaient porte-paroles lorsque le parti prend le pouvoir.

Il est aujourd'hui courant pour les tiers partis représentés aux parlements de former également leur propre cabinet fantôme, même s'ils ne forment pas l'opposition officielle et même s'ils n'ont aucune chance de prendre le pouvoir. En plus de transmettre une image de discipline et de professionalisme au public, cela permet de coordonner leurs efforts d'opposition et de critique du gouvernement.

L'inconvénient, c'est qu'un tel cabinet ne peut être confié à des amateurs. Mais il reste encore suffisamment de talents au MoDem pour pouvoir mettre en place quelque chose qui tienne à peu près la route. 

Finalement, ce pourrait être un bon procédé pour installer ce que j'appelle de mes voeux dans MoDem reloaded et Fabuleuse UDF : un mouvement politique ouvert, constructif et à la pointe de l'innovation démocratique.

Fabuleuse UDF...

A l'heure où il est de bon ton de taper à bras raccourcis sur l'UDF chez un certains nombres d'individus au sein de la blogosphère MoDem, ou encore, de tenter de la récupérer pour mieux l'étouffer de la part de ceux qui en ont trahi l'esprit pour aller chez d'autres, que ce fût en 2002 ou 2007, je voudrais rappeler le remarquable élan qu'a su susciter l'UDF 2002-2007, c'est à dire, en fait, la Nouvelle UDF.

Que j'ai aimé cette époque où l'UDF était le laboratoire d'idées nouvelles,  le lieu de formidables effervescences intellectuelles, dont, au final, les produits les plus aboutis ont marqué durablement la politique française.

La dette, l'économie de l'innovation, l'ouverture, autant de sujets qu'ont tenté de maladroitement récupérer la droite et la gauche traditionnelles. 

En ce temps-là, l'UDF était le lieu de toutes les audaces. Jeudis de l'UDF, commissions d'experts, colloques riches en couleurs et en idées. 

Je crois que cela a été cela la force de l'UDF : de générer de véritables débats d'idées, qui ont au final abouti sur le programme présidentiel de François Bayrou. 

Pour moi qui ai adhéré en février 2006, je me souviens d'un temps où c'était Gilles Artigues qui accueillait les nouveaux adhérents, et, où à l'issue d'un débat sur l'Europe, on allait tranquillement deviser avec Marielle de Sarnez. 

Un temps où on pouvait même écrire à François Bayrou et obtenir une réponse. Où les députés réagissaient aux courriels. Où les commissions tournaient, et où les contributions étaient publiées sur le site de l'UDF.

Pour que le MoDem remplace l'UDF, il va lui falloir retrouver l'essence de cette ferveur et de ce bouillonnement intellectuel.

Pour l'heure, une chose est certaine : il va falloir se retrousser les manches. Songeons, par exemple, que le site du MoDem n'indique même pas quels sont nos élus, si bien qu'il faut se référer à Wikipedia pour espérer y voir clair !

Plus un blog d'élus ou de personnalité majeure pour échanger des idées, en dehors du blog de Jean Arthuis, qui publie et réagit rarement, et de celui de Corine Lepage, dont les analyses sont intéressantes, mais qui ne répond plus, comme par le passé, aux lecteurs. 

Il y a bien eu des blogs de campagne, mais qu'en reste-t-il, maintenant ? Du fait de ce silence impressionnant au sommet, de cette coupure entre les élites du MoDem et de sa base, coupure qui n'existait absolument pas du temps de l'UDF, et cela, je peux le certifier, la base militante est condamnée à ressasser  échecs et rancoeurs, et ronger son frein sans relâche faute de trouver des interlocuteurs.

Un comble, pour un mouvement politique qui a choisi de simplifier son nom en MoDem ! C'est d'abord à cette rupture profonde qu'il a falloir s'attaquer, car elle est immensément anxiogène, et cette angoisse, cette solitude, souvent, qui étreint la base militante,  nos derniers élus au MoDem la sous-estiment quand ils ne l'ignorent pas purement et simplement.

A l'UDF, il y avait une équipe, et même des équipes, mais aujourd'hui, le MoDem donne le sentiment d'être un patchwork de personnalités dont on ne voit pas clairement le patron. 

J'ai écrit, récemment, à 6 sénateurs, pour leur demander de se manifester publiquement, au sein de la base militante, de prendre les choses en mains, et de générer de vrais débats d'idées, à partir des travaux et rapports très remarquables qu'ils ont réalisé, dans le cadre de leur mandat. J'espère une réponse de leur part, que ce que j'écris ne sera pas une amère bouteille  à la mer.

Députés européens, sénateurs, figures emblématiques, ce sont eux, désormais, qui doivent reprendre les choses en main, et animer, en partenariat avec les militants, la vie du MoDem et générer les idées de demain. 

Pour retrouver l'esprit de la Nouvelle UDF, celle-là même dont le MoDem est le rejeton, il faudra cela au moins, faute de quoi, le Modem sera condamné à un long dépérissement et finira par s'amuir jusqu'à l'entropie après une agonie interminable.

 

 

07:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : udf, modem, bayrou |  Facebook | | |

lundi, 17 mars 2008

L'Europe et l'aide humanitaire

Les municipales sont finies, et franchement, je commençais à en avoir un peu ma claque. J'ai envie de changer de sujet et de me diversifier un peu plus, tout de même, que ces dernières semaines.

Notamment, en farfouillant à droite et à gauche (euh, non, au centre, en fait :-) ) sur la Toile, j'ai trouvé un rapport très intéressant qui date d'octobre 2007, réalisé par Thierry Cornillet, député européen UDF-MoDem.

Il porte sur les conditions dans lesquelles l'Europe peut mener une politique humanitaire. Thierryr Cornillet définit trois défis que l'Europe doit désormais relever :

Les défis à relever par l'Union européenne

L'Union européenne est confrontée à trois défis auxquels le Consensus européen sur l'aide humanitaire doit apporter des réponses. Premièrement, l'Union européenne doit définir ce qui est pour elle le nouveau périmètre de l'action humanitaire (quand commence-t-elle et quand finit-elle), ainsi que réaffirmer son engagement à respecter et à faire respecter les principes de base dans son action humanitaire (humanité, neutralité, impartialité et indépendance), adapter ses propres systèmes et dispositifs afin de tenir compte de la nature changeante des conflits armés, de l'augmentation des catastrophes naturelles et de l'apparition de nouveaux acteurs. Deuxièmement, l'Union européenne doit définir sa position à l'égard des nouvelles initiatives internationales et du processus de réforme initié au sein des Nations unies. Troisièmement, l'Union européenne doit préciser de quelle manière les différents moyens de la Communauté et des États membres peuvent être combinés et coordonnés au mieux afin d'améliorer leur efficacité et leur efficience. Au-delà, l'Union européenne doit renforcer son rôle politique sur la scène humanitaire internationale de façon à ce qu'il corresponde à son statut de premier donateur international.

J'ai relevé  des points tout à fait essentiels dans les modalités pratiques ; notamment, le rapport insiste sur les idées suivantes, aux points 6 et 7 de la résolution :

il souligne en particulier que la distribution de l'aide alimentaire doit s'efforcer d'éviter, par tous les moyens, de causer tout effet néfaste sur les marchés locaux ou d'entraîner une dépendance et qu'elle devrait contribuer à la sécurité alimentaire à long terme; il  soutient les efforts internationaux destinés à réformer la convention relative à l'aide alimentaire en vue de garantir le respect de ces principes

 il souligne que l'objectif de l'aide humanitaire doit être l'autodéveloppement et l'auto-approvisionnement et non pas le fait de rendre les pays ou les régions bénéficiant de l'aide trop dépendantes à l'égard d'aide ou d'assistance externe supplémentaires;

Le point 18 est non moins essentiel. Constatant que les premières 48 heures sont les plus importantes, la résolution propose de créer une force de réaction humanitaire rapide. Autant d'idées qui me semblent aller dans le bon sens.

Je suis également très sensible à l'objectif exposé au point 23 :

il considère que l'aide humanitaire de l'Union européenne doit être mise en œuvre par le biais d'organisations humanitaires qui adhèrent pleinement aux bonnes pratiques et s'engagent à promouvoir responsabilité, efficience et efficacité dans la mise en œuvre de l'action humanitaire;

Ce qui est encourageant, c'est que le projet a finalement été adopté en commission à l'unanimité. 

mercredi, 05 mars 2008

Paris 10ème : Géraldine Martiano (MoDem) écrit aux commerçants

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De son propre aveu, Géraldine Martiano, tête de liste MoDem dans le 10ème arrondissement de Paris,  « est tombée toute petite dans la politique ». Cette parisienne « centriste et européenne » souligne que le 10ème, ouvert vers l’Europe, avec les deux gares du Nord et de l’Est, occupe aussi une position centrale dans Paris, dont il est « à la fois le cœur et la porte ». Pourtant l’arrondissement concentre les difficultés propres à la capitale, avec l’absence d’espaces verts de la capitale, le taux de pollution le plus élevé, un plan de circulation insensé, de nombreux logements insalubres, la toxicomanie, les clandestins…

Elle a récemment écrit une lettre aux commerçants du 10ème arrondissement, que nous publions ici. 

Le commerce fait vivre la ville, le rôle des élus est de le protéger. Depuis les Parisii, premiers habitants de notre capitale, l’activité marchande est demeurée le fer de lance de l’essor de notre ville. L’ample courbe de la Seine constituait au Moyen Age une série de ports naturels favorisant l’attractivité. La rive droite devint le débouché des grandes routes commerciales. De nos jours, à l’évocation de Paris, les étrangers ne se contentent pas de rappeler la « ville lumière », ses musées, ses monuments. Ils évoquent nos boutiques, Ils soulignent la qualité de l’accueil, la disponibilité, la cordialité, mais aussi la diversité et l’efficacité de nos commerçants. Vous êtes, commerçants, la vitrine de notre culture.
 

Les élections municipales sont l’occasion de faire le point sur l’évolution de votre présence dans notre ville, mais aussi et surtout au coeur de l’arrondissement et de nos quartiers. Selon les rapports de la Chambre de commerce, les craintes d’une dévitalisation de la capitale se confirment.

Le constat demeure inquiétant :

· Une baisse de chiffre d’affaires est constatée par la majorité des commerçants de notre arrondissement. Ils déplorent une  perte de leur clientèle à la suite de travaux permanents et de difficultés croissantes de stationnement et de circulation.

· Une atteinte aux moyens de livraison dans certains secteurs, dont les conséquences peuvent s’avérer déstabilisatrices sur le plan économique.

· Un renchérissement des baux commerciaux, susceptible d’appauvrir le tissu commercial du quartier et de constituer une atteinte au commerce de proximité.

En conséquence de ces évolutions, la dynamique économique de notre arrondissement est menacée tandis que nous rencontrons dans le même temps une hausse continue des prix de l’immobilier (+100.8 % depuis 2001 en moyenne).

Peut-on imaginer les rues du 10è sans commerce proche des habitants ? Nos boutiques et nos cafés demeurent un point de rencontre et de rendez-vous incontournable, où tout le monde se connaît, où nous parlons et consommons dans une heureuse convivialité. Celle-ci tend désormais à disparaître petit à petit, risquant alors de rendre nos quartiers sans visage et sans âme. Préserver l’esprit de quartier et de village est devenu essentiel pour conserver notre identité..

Tout ceci nous oblige à constater les distances prises par la municipalité sortante avec nos commerçants.

Soyons simples ! Pour permettre l’intégration et le développement des commerces, il faut d’a bord pouvoir…y entrer ! Pour toute modification de l’environnement, il sera indispensable de prendre en compte les questions d’accessibilité, de stationnement, de plan de circulation, d’a ménagement urbain et de sécurité. Les commerçants ont toute leur place dans les évolutions urbaines. Ils doivent rester au coeur des projets de changements

Dans chaque quartier, les commerçants doivent être associés à un comité de pilotage garantissant la prise en compte de leurs souhaits.

Le 10è arrondissement est riche de sa capacité d’avoir su conserver un véritable équilibre entre les habitations, les commerces, et les bureaux. Mais il subsiste un risque de « mono-activité ». L’offre commerçante doit rester diverse et adaptée aux besoins des habitants. Je reste persuadée qu’au-delà de leur activité économique et de leur rôle dans l’animation de la cité, les commerçants demeurent les créateurs du lien social. Vous apparaissez à juste titre comme les vecteurs, les animateurs du « vivre ensemble ».

Il faut que les élus valorisent et soutiennent leurs commerces. Il faut encourager et soutenir les associations et fédérations de commerçants et leur permettre de siéger dans les commissions qui les concernent. Il faut assouplir certains contrôles et revoir les sanctions qui tuent le commerce. Certaines mesures de soutien sont facilement réalisables. Au moyen d’une politique de préemption, et de facilités accrues dans les transmissions, nos commerces familiaux seront protégés.

Je déplore vivement qu’il n’existe pas à ce jour de la part de la Mairie d’arrondissement une démarche vous impliquant concrètement dans les choix et les prises de décisions.

Je veux soutenir le commerce de proximité dans le 10è arrondissement, encourager le maintien et la création des commerces traditionnels dans notre quartier.

Si la Ville et l’arrondissement avaient pris à bras le corps cet enjeu d’une politique urbanistique commerciale, notre capitale serait tellement plus humaine…

Le commerce fait vivre la ville, le rôle des élus est de le protéger.

Ces quelques réflexions sont le fruit des nombreuses conversations que j'ai eues avec les commerçants du 10ème. Afin que ce dialogue soit fructueux, je serais heureuse que vous nous fassiez part de vos remarques.

mardi, 04 mars 2008

Paris 15ème : de Monte-Carlo à Saint-Lambert

1885297925.jpgLe saviez-vous ? Elisabeth de Fresquet, la tête de liste UDF-MoDem dans le 15ème arrondissement de Paris pour les municipales 2008, recèle des talents cachés qui font d'elle plus que d'autres, une personnalité particulièrement autorisée à donner son avis sur la circulation parisienne. La lecture de cet entretien réalisée par L'Hérétique va vous permettre, lecteurs de passage ou réguliers, de comprendre pourquoi :-) 

Elisabeth de Fresquet, vous avez deux particularités : la première, c'est d'être la tête de liste MoDem dans le 15ème arrondissement de Paris, et...la seconde, c'est d'être une ancienne championne de rallye !
Denis Baupin, en 2001 a écrit : "nous allons faire vivre l'enfer aux automobilistes".
Alors : le plus difficile, c'est Monte-Carlo ou Paris ?

Il y a beaucoup de points communs, en fait ! La politique est aussi une compétition, même si ce n'est pas la partie la plus noble de l'activité... Ensuite, c'est un travail d'équipe où chaque maillon est aussi important que celui qui personnifie le projet. Un simple écrou mal fixé par un mécanicien peut causer un drame dans un lacet de l'Esterel, comme une phrase mal interprétée ou une initiative malheureuse de l'un des co-listiers peut gâcher vos chances dans une campagne. Et c'est valable dans la victoire comme dans la défaite : derrière les apparences, le rôle de chacun est déterminant. Après, concernant Paris, la question de l'automobile et de la circulation doivent y être traitées avec courage mais aussi pragmatisme. S'il est de notre devoir à tous de peser pour changer les comportements, de promouvoir toutes les solutions de développement durable, il ne sert à rien de créer des divisions et de dresser les uns contre les autres. Automobilistes, piétons ou cycliste nous sommes tous victimes de la pollution. Il faut donc trouver les meilleures solutions pour réduire le poids de la voiture, augmenter la qualité et le nombre des transports en commun, et développer les possibilités de stationnement résidentiel et souterrain. Il ne suffit pas de supprimer des places de stationnement et d'engorger certaines grandes artères avec des chantiers pharaoniques. Et de ce point de vue, il en va aussi du développement économique de Paris.

A ce sujet, que pensez-vous du projet autolib de Bertrand ?

De la même manière que nous étions favorables au Vélib, nous sommes d'autant plus favorables à autolib qu'il figure dans notre projet.  

Le stationnement dans le 15ème arrondissement est devenu très difficile, tout particulièrement dans le quartier Saint-Lambert où le nombre de places en 5 ans a été divisé par trois. Que préconisez-vous pour trouver des solutions ? 

Le 15ème est l'arrondissement de Paris où il y a le plus de propriétaires de voitures et le stationnement y est d'autant plus un problème que, comme vous le dites,  les places y sont de plus en plus rares. C'est encore le fruit d'une politique qui met la charrue avant les boeufs. Il fallait d'abord inciter les habitants à pouvoir se passer de leur voiture par une meilleure offre de transports en commun et développer le stationnement souterrain. Je propose de ce point de vue la construction d'un deuxième grand parc souterrain dans le 15ème, en plus de celui de Frémicourt, (ce que la majorité actuelle a refusé), et la création de plusieurs lignes de minibus pour les courtes liaisons. Pour le reste, les habitants du 15ème, comme les autres dépendent de notre politique à l'échelle parisienne. La plupart se servant de leur voiture pour travailler dans les autres arrondissements, il faut développer l'offre de transport alternative pour les amener à reconsidérer la question de l'automobile. De la même manière, si pour donner un nouveau souffle à la vie des quartiers, il faut développer les axes piétonniers, cela ne doit pas se faire au détriment du stationnement et nécessite donc, de s'orienter davantage vers le semi-pietonniers qui autorise le stationnement.

Entre moteur hybride et moteurs électrique, qui ont le vent en poupe, quel est à votre avis l'avenir ? On sait que Carlos Ghosn, le PDG de Renault mise sur le second.

Dans un premier temps, et même si la France accuse un grand retard en la matière au regard des Japonais ou des Américains, le moteur hybride présente l'avantage d'être déjà opérationnel et d'avoir fait ses preuves, notamment avec la Prius. Le moteur électrique représente sans doute la solution d'avenir, mais sa généralisation sera extrêmement complexes en terme d'infrastructures et de coûts. Nous avons l'avantage que les industriels français travaillent dessus depuis longtemps et notre pays peut jouer un rôle pionnier en la matière. La priorité est sans doute  dans l'adoption du moteur électrique pour l'ensemble du parc de véhicules publics, mais cela sera long, sans compter qu'il faudra prendre en compte la question d'une éventuelle pollution ultérieure dûe aux accumulateurs.

Que pensez-vous du transfert du Paris-Dakar en Amérique latine ?

En dehors d'un certain ridicule, notamment en terme d'appellation, je ne suis pas certaine que cette compétition aille encore vraiment dans le sens de l'histoire. Même si le rallye représente une manne pour les pays traversés, il flotte dans son sillage un déplaisant parfum d'indécence. Après, je comprends la décision d'ASO, dans la mesure où le sport ne peut pas accepter être l'otage des conflits géopolitiques, ni ajouter aux dangers déjà encouru par les compétiteurs.

Seriez-vous prête à concourir à nouveau sur un véhicule vert, à énergie solaire, ou hybride, dans une grande compétition ? Ou, à défaut, si l'on vous sollicitait, à organiser celle-ci ?
 

L'organiser, sans doute pas. C'est une affaire de professionnels et chacun doit oeuvrer dans sa spécialité. Piloter ? Mais oui, un volant ne se refuse pas ! Avec plaisir !

En conclusion, quel mot de la fin adresseriez-vous aux automobilistes parisiens ?

La question qui se pose n'est pas de revenir en arrière et de supprimer l'automobile, qu'ils se rassurent. L'enjeu consiste à concilier plusieurs réalités paradoxales en faisant appel à l'innovation autant qu'à la responsabilité individuelle et des collectivités. L'innovation, ce sont les énergies moins polluantes, les véhicules hybrides, électriques et la recherche sur les bio-carburants. La responsabilité individuelle, c'est de cesser de prendre constamment sa voiture sur les plus petits trajets, vélib proposant une véritable alternative en la matière, d'acheter en priorité des véhicules moins polluants, de développer l'auto-partage et les comportements vertueux. La responsabilité des collectivités, en dehors d'un soutien massif à l'innovation, c'est de mener une politique intelligente qui n'ait pas pour seule conséquence d'opposer les parisiens... Une politique qui mise sur un développement de nouveaux modes de transports en commun, que ce soit de proximité, comme le minibus, ou sur les grands axes comme le tramway ainsi sur que l'augmentation des lignes et l'amélioration du  confort, de la sécurité et des horaires du métro et du RER. Mais c'est aussi le désenclavement de la banlieue et un maillage de transports qui facilite la vie des franciliens et les dissuade positivement d'emprunter leur véhicule pour se rendre dans Paris.




jeudi, 28 février 2008

Service minimum à l'école, l'arnaque...

3e073d043dd2c2c226dc58e035a34eb4.jpgLe sénateur Détraigne a récemment écrit à Xavier Darcos, ministre de l'Education Nationale, au sujet de l'instauration du service minimum dans l'enseignement. Il a notamment observé qu'il était facile de se vanter de la mise en place d'un tel système auprès des familles alors qu'en réalité le gouvernement "refile" simplement la gestion du problème aux collectivités locales. En effet, dans les communes volontaires, les agents des communes (surveillants de cantines, animateurs de centres de loisirs… ) devront assurer l’accueil des enfants en lieu et place des enseignants. Cette situation ne manquera pas d'entraîner des tensions entre les différents intervenants en milieu scolaire.
En outre, en déchargeant les enseignants du problème de l'accueil des enfants pendant qu'ils font grève, le système proposé risque de faciliter la multiplication des grèves et aller dans le sens inverse de ce qui serait souhaitable pour la continuité du service public. Il a donc demandé au ministre de l'Education qu'il revienne sur cette étrange idée de sous-traiter à une commune sa responsabilité légale en matière de service minimum.

Ben oui, faut pas prendre non plus les maires et les municipalités pour des andouilles... 

samedi, 23 février 2008

Gifle, Yves Détraigne s'indigne

7ff2bf2fa303abda996d8d96d211cef2.jpgDans une question écrite, n° 03326, publiée dans le JO Sénat du 07/02/2008 en page 218, Yves Détraigne, sénateur UDF-MoDem, interpelle le Ministre de l'Education Nationale en ces termes :

Yves Détraigne attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'incident qui s'est produit au collège Gilles-de-Chin à Berlaimont, le 28 janvier dernier, incident au cours duquel un professeur a giflé un de ses élèves âgé de 11 ans qui venait de l'insulter.
Le père de l'élève ayant déposé plainte, l'enseignant a été placé en garde à vue durant 24 heures et il comparaîtra le 27 mars prochain devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe pour "violence aggravée sur mineur". En outre, le rectorat a suspendu ce professeur.
S'il reconnaît que le geste est blâmable, il s'étonne d'une telle réponse judiciaire qu'il juge disproportionnée envers un professeur qui, âgé de 49 ans, se consacre pleinement à son métier et sans histoire depuis 30 ans.
Considérant que l'École est un lieu d'apprentissage des valeurs et notamment du respect de l'autorité, il s'inquiète d'une dérive telle que des enseignants se retrouvent empêchés de réagir comme il le faudrait aux comportements inadmissibles de certains de ces élèves et ne sont pas soutenus par leur hiérarchie.
Cet incident démontre également une dérive de notre société où il est conseillé aux adultes de faire profil bas devant les actes d’incivilité des enfants et des adolescents.
Il lui demande donc s'il entend permettre que l'école continue à apprendre aux enfants à respecter les adultes et l'interroge sur ses intentions pour que – suite à cette "affaire" – il n'y ait pas crise des vocations et que les difficultés du métier d'enseignant et la tension nerveuse qu'il suppose sans cesse soient prises en compte.

La question demeure, à l'heure actuelle, sans réponse... 

lundi, 18 février 2008

Féminin au singulier - l'Amitié

0e94f7c02832e242e3e02c418ab5cf38.jpgJ'ai lu le journal de Marielle de Sarnez, Féminin au singulier. J'ai beaucoup aimé.Comme il est très riche de réflexions, je le commenterai en plusieurs billets.

Et je voudrais commencer par les réflexions que sa première note m'a inspirées.

Marielle y parle non de l'amitié en politique, mais de l'amitié ET de la politique. Et c'est l'incompréhension qui domine dans un premier temps. Non l'incoompréhension politique, mais l'incompréhension humaine.

Songeant aux députés UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, Marielle de Sarnez se souvient que ce sont des personnes avec qui elle a échangé des coups de fil tous les jours ; avec qui elle a passé des vacances en Grèce ou ailleurs. Qui ont refusé des postes ministériels avec elle.

Et du jour au lendemain, plus rien. On ne lui adresse plus la parole. Plus un appel téléphonique, mais des regards gênés de temps à autre et du silence. 

Je me suis souvenu alors de l'ampleur de ma déception aux mois de mai et juin. Moi aussi, je les aimais bien ces députés, et j'avais confiance en eux. Alors j'imagine ce que peut être la désillusion de quelqu'un qui les considéra comme des amis sincères si longtemps.

Et pourtant, Marielle ne leur en veut pas... 

En lisant ces lignes, j'ai repensé avec mélancolie aux traités de Cicéron et de Sénèque qui ont en commun de parler de l'Amitié.

De amicitia, comme on écrit le titre en latin. De l'amitié. Car il y a matière à disserter longuement sur l'amitié. On aurait du écrire un traité qui se serait appelé "Des amitiés  brisées"...