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mercredi, 27 février 2008

Féminin au singulier - Nicolas Sarkozy

b75027b14de5343188d897f63ea66d40.jpgParmi les moments forts qui m'ont marqué, à la lecture du livre de Marielle de Sarnez, il y a un portrait édifiant de Nicolas Sarkozy, à la page 55.  Marielle de Sarnez évoque les conventions RPR-UDf du début des années 90, à l'occasion desquelles elle a été amenée à le rencontrer plusieurs fois.

« Il arrivait dans les bureaux, les bras chargés de dizaines de parapheurs qu'il signait, un à un, sans même jeter unregard au contenu des lettres. Assez speedé. Ne tenant jamais en place. Il pouvait être très sympathique. Mais jamais trop longtemps. Comme s'il redoutait de se laisser aller. Ou de perdre le contrôle. Il lui arrivait aussi de s'énerver. En particulier sur ses collaborateurs les plus proches. Qui résistaient avec une impavidité qui faisait mon admiration.»

Voilà, je crois que c'est du Sarko condensé, et pourtant, cela date du début des années 90...Marielle raconte quelques lignes plus loin un authentique accrochage entre elle et lui : agacé pour une raison qu'elle ne précise pas, il monte le ton et s'adresse à elle avec conddescendance (un truc à ne pas faire avec Marielle....). Elle lui réplique net «de ne pas lui parler sur ce ton ».

Eh bien après cet éclat, il n'y a plus jamais eu de problèmes entre eux...

Le drame, c'est que Sarko, en soi, ce n'est pas un individu antipathique. Il a en effet des côtés sympas, et j'ai lu un témoignage sur un tout autre sujet que politique où quelqu'un le décrit comme un ami qui ne vous lâche pas dans les moments durs. Mais, dans le domaine politique : cela n'en reste pas moins un agité du bocal, une girouette changeante au gré de ses humeurs, et quand il l'anticipe, du vent des sondages, et que ce n'est pas ainsi que l'on gouverne un pays. 

lundi, 18 février 2008

Féminin au singulier - l'Amitié

0e94f7c02832e242e3e02c418ab5cf38.jpgJ'ai lu le journal de Marielle de Sarnez, Féminin au singulier. J'ai beaucoup aimé.Comme il est très riche de réflexions, je le commenterai en plusieurs billets.

Et je voudrais commencer par les réflexions que sa première note m'a inspirées.

Marielle y parle non de l'amitié en politique, mais de l'amitié ET de la politique. Et c'est l'incompréhension qui domine dans un premier temps. Non l'incoompréhension politique, mais l'incompréhension humaine.

Songeant aux députés UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, Marielle de Sarnez se souvient que ce sont des personnes avec qui elle a échangé des coups de fil tous les jours ; avec qui elle a passé des vacances en Grèce ou ailleurs. Qui ont refusé des postes ministériels avec elle.

Et du jour au lendemain, plus rien. On ne lui adresse plus la parole. Plus un appel téléphonique, mais des regards gênés de temps à autre et du silence. 

Je me suis souvenu alors de l'ampleur de ma déception aux mois de mai et juin. Moi aussi, je les aimais bien ces députés, et j'avais confiance en eux. Alors j'imagine ce que peut être la désillusion de quelqu'un qui les considéra comme des amis sincères si longtemps.

Et pourtant, Marielle ne leur en veut pas... 

En lisant ces lignes, j'ai repensé avec mélancolie aux traités de Cicéron et de Sénèque qui ont en commun de parler de l'Amitié.

De amicitia, comme on écrit le titre en latin. De l'amitié. Car il y a matière à disserter longuement sur l'amitié. On aurait du écrire un traité qui se serait appelé "Des amitiés  brisées"...