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mardi, 11 mars 2008

François Bayrou condamne le sectarisme de Bertrand Delanoë

François Bayrou estime que Bertrand Delanoë a "fermé la porte" à un accord électoral avec la candidate du MoDem Marielle de Sarnez à Paris avant le second tour des municipales pour des "raisons internes au Parti socialiste".

"Je suis absolument certain que les électeurs de Paris, majoritairement, avaient envie qu’il y ait cette nouvelle majorité plus ouverte. Et puis, Bertrand Delanoë, pour des raisons internes au Parti socialiste a fermé cette porte, montrant ainsi qu’il se plaçait du côté de la fermeture", a déclaré sur Europe 1 le président du MoDem. "Je pense que beaucoup d’électeurs parisiens ne seront pas satisfaits de cette fermeture", a ajouté le candidat à la mairie de Pau. Le maire PS de Paris a décliné le partenariat de second tour que lui proposait Mme de Sarnez préférant un accord de fusion des listes avec les Verts, ses alliés traditionnels
.

C'est marrant, tout de même : je me rends compte que je me suis époumonné dans le désert pendant des mois à propos de Bertrand Delanoë et ses amis. J'ai toujours pensé que cet homme-là n'était pas un social-démocrate, mais un homme d'appareil, et sur le fond un idéologue sans grand génie. 

Bertrand Delanoë est un homme qui ne prend pas de risques. Il se garde bien de critiquer Nicolas Sarkozy, afin de préserver sa popularité, et il table sur l'esppoir de prendre le contrôle du PS en ralliant les franges les plus radicales, mais aussi, en vue de la présidentielle, sur l'élimination du centre.

Mais c'est un calcul à court-terme, car il n'aura aucune légitimité dans l'avenir, pour appeler le centre à le rejoindre. Ségolène Royal a eu cette intelligence, elle au moins, de comprendre que l'avenir ne se préparait pas entre les deux tours d'une élection présidentielle, mais de longue date. 

J'espère que ceux qui ont approuvé le positionnement de François Bayrou en 2007, c'est à dire d'un côté en dehors des grands systèmes, mais de l'autre, sur des positions à la fois courageuses et modérées, ce qui est aussi original qu'atypique, auront à coeur de préserver cet esprit en votant pour ce qu'il reste de candidats MoDem à Paris au second tour des élections municipales.

Paris 14ème : solution du MoDem pour réduire la pollution

581821186.jpgLe 1er tour des municipales s'est achevé, et il a donné à Paris les résultats que l'on connaît. Il demeure toutefois trois listes MoDem en lice, dont l'une, conduite par Marielle de Sarnez, dans le 14ème arrondissement de Paris.

Marielle de Sarnez a développé un programme original afin de lutter contre une pollution endémique dans nombre de secteurs du 14ème arrondissement. Marielle de Sarnez souhaite entre autres que l'espace public soit partagé et sécurisé, pour cela elle propose les mesures suivantes :

- Favoriser le stationnement de courte durée dans les rues commerçantes.
- Réaménager la place Victor et Hélène Basch – la place la plus polluée de Paris – et la place du 25 août 1944, en concertation avec les riverains, en se fixant pour objectif la réduction d'un tiers de la pollution liée aux flux de circulation.
- Sécuriser les espaces cyclables et piétons.
- Développer un plan de stationnement des deux-roues.
- Établir une charte de sécurisation des trottoirs et mieux éclairer les petites rues.
- Prévoir la construction de nouveaux parkings en sous-sol si le besoin se fait sentir.
- Mettre à l'étude le réaménagement du quartier Montparnasse : réorganiser les voies de communication rues du Départ et de l'Arrivée et restructurer l'intermodalité entre la gare et les bus.

Une observation, sur la méthode : réaménager des zones polluées, la majorité sortante l'a fait à de nombreuses reprises au cours des années passées, mais sans jamais consulter les riverains, estimant sans doute qu'un vote tous les six ans lui donnait un blang-sein. J'ai quelques doutes sur l'efficacité d'une telle méthode. Sans concertation et donc sans adhésion, on aboutit au contraire à  alourdir la circulation en générant des goulots d'étranglement. Pour ma part, j'ai vécu cela dans le 15ème arrondissement de Paris, et je puis dire qu'avec les travaux de voiries et la disparition des places de stationnement, d'un côté, j'ai utilisé bien plus mon automobile parce que je devais tourner sans cesse, et en outre, j'ai constaté que mes enfants étaient de plus en plus atteints par des affections des voies respiratoires. 

Je ne crois pas au passage en force pour de tels réaménagements, faits de manière brutale et sauvage. En revanche, des mesures additionnelles de bon sens peuvent s'avérer fort efficaces, sans pour autant nuire à la qualité de vie des riverains. Voici ce que propose Marielle de Sarnez :

- Diviser par deux le nombre de camions entrant dans l'arrondissement grâce à la mise en place de plateformes multimodales et de système de livraisons mutualisées.
- Rendre gratuit le stationnement résidentiel des voitures électriques.
- Lancer une offre de scooters électriques, comparable dans ses modalités de fonctionnement, à l'offre Vélib'.
- Équiper toutes les voitures neuves, roulant au diesel, de filtres à particules.

L'idée du scooter électrique est intéressante. Avec son idée d'autolib, Delanoë n'a pas songé à la place que prendrait un tel dispositif. Un scooter est plus aisé à entretenir, et on doit certainement pouvoir le décliner dans une version side-car utilisable par des familles. 

Cela dit, si l'on veut vraiment pousser les automobilistes parisiens à laisser leurs véhicules chez eux, il faut leur offrir une alternative crédible, et notamment des transports en commun plus nombreux et plus accessibles :

 - Désengorger la ligne 13 en prolongeant la ligne 14.
- Renforcer la fréquence des lignes de bus - 28, 38, 58, 62, 68, 88 - en journée, en soirée et le week-end.
- Créer un accès spécifique pour les habitants du quartier de la Sibelle à la station RER Cité universitaire.
- Rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite les transports en commun.
- Développer l’offre de transports de proximité : mini-bus de quartier, taxis de proximité propres adaptés aux petits parcours.

Quelques informations additionnelles qui permettront de mieux comprendre l'ampleur et la gravité de la situation :

La ligne 13, c'est plus de 4 personnes au mètre carré aux heures de pointe et 555 000 passagers par jour. Le capteur d'Airparif de la place d'Alésia a mesuré en 2007 des taux de dioxyde d'azote de deux fois supérieurs à la valeur limite...

 Restent les déchets et déjections de toute sorte qui nous empoisonnent l'existence. Clairement, la gestion de la propreté devrait revenir au maire d'arrondissement, ce que propose Marielle de Sarnez, mais elle ajoute à cette suggestion d'autres mesures :

- Créer des “brigades vertes“, par redéploiement des services de la propreté, placées sous l’autorité du maire d’arrondissement, chargées d’intervenir immédiatement en cas de pollution ou de nuisance constatées (tags, bris de vitres, objets encombrants sur les trottoirs,…).
- Renouer avec le nettoyage systématique des espaces publics, particulièrement aux abords des écoles.
- Interdire les sacs en plastique gratuits dans la grande distribution à Paris dès 2010.
- Généraliser les poubelles avec tri sélectif sur la voie publique.

 Que des mesures de bon sens. Certaines figurent chez les Verts et même au PS, mais pas toutes, et, en tout cas, pas la méthode. Le 14ème a besoin d'un rééquilibrage plus harmonieux des pouvoirs, afin que l'avis de tous puisse être pris en compte. C'est un bonus que Marielle de Sarnez pourrait apporter à ses habitants le 16 mars prochain, à condition qu'ils lui fassent confiance.

lundi, 10 mars 2008

Magnifique victoire à Ville d'Avray pour le MoDem !

1683375875.jpgAlors là, bravo et mille fois bravo : Denis BADRE, sénateur - maire sortant de Ville d'Avray (Hauts de Seine) a été brillamment réélu hier avec 52,7 % des voix, il était opposé à une liste UMP et à une liste PS.

Une triangulaire remporté de haute lutte. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de parler de ce sénateur MoDem sur mon blog : il a notamment réalisé un excellent rapport sur le budget européen au sujet duquel j'ai publié une première note. Mais j'aurai l'occasion de revenir sur ce rapport et de poursuivre son analyse tout en le commentant.

Paris : ne rejetons pas d'office une alliance avec l'UMP

Le score du MoDem à Paris, sans être une réussite n'est pas non plus un échec sanglant. En fait, paradoxalement, il souffre tout simplement de son homogénéïté ! Personne en-dessous de 6.5%, mais du coup, très peu au-dessus de 10% ! On peut pester en songeant que Corine Lepage rate le second tour à 28 voix près, et surtout, qu'il n'y ait pas eu moyen de faire un tocket Pernin-Lepage dans le 12ème.

Certains de nos candidats frôlent les 10%, mais...ne les dépassent pas. Ne nous leurrons pas : nous ne sommes pas incontournables à Paris, tout du moins pour monsieur Delanoë et ses amis. Monsieur Delanoë nous méprise de longue date. Depuis le mois de septembre, il nous considère comme le parti le moins clair de Paris. Il cherche à nous humilier.

Bien des aspects me font tiquer dans le programme de Madame de Panafieu, mais elle tend la main au MoDem et est prête à négocier sans conditions avec nous. Nous devrions en tenir compte.

Il y a toutefois deux cas très douloureux : Tibéri et Cavada. Il ne me paraît pas pensable de soutenir le 1er, sous quelque forme que cela soit, et le second a tellement craché sur nous que je ne me vois pas travailler avec lui.

Mais pour tous les autres, nous devrions ouvrir des discussions sans tabou, car, après tout, nous pourrions aussi amener la droite parsienne à évoluer, et, de ce fait, être en mesure de présenter une véritable alternative au programme socialiste et vert.

Il est vrai que l'UMp propose un programme plus éloigné du nôtre que le programme socialiste, mais nous pouvons certainement parvenir à des accords. 

En tout cas, si finalement nous choisissons l'indépendance (ce qui est à mon avis le pire des choix pour nous, car nous aurons, d'après mon calcul, entre 0 et 1 élu et nous ne pourrons pas faire valoir nos idées) pour moi qui n'ait jamais voté pour l'UMP, à titre personnel, je ferai le choix d'un rééquilibrage à Paris.

Je pense que l'arrogance socialiste, qui ne connaît plus de limites, sa sérieusement besoin d'être secouée. 

dimanche, 09 mars 2008

Le combat des rats et des belettes

J'ai bien aimé la fable de La fontaine qui suit, et je vous laisse en tirer les conclusions et réflexions que vous voulez, en ce beau jour de municipales :-)

 

LE COMBAT DES RATS ET DES BELETTES 

La nation des belettes,
Non plus que celle des chats,
Ne veut aucun bien aux rats ;
Et sans les portes étrètes
De leurs habitations,
L'animal à longue échine
En ferait, je m'imagine,
De grandes destructions.
Or une certaine année
Qu'il en était à foison,
Leur roi, nommé Ratapon,
Mit en campagne une armée.
Les belettes, de leur part,
Déployèrent l'étendard.

Si l'on croit la renommée,
La victoire balança:
Plus d'un guéret (1) s'engraissa
Du sang de plus d'une bande.
Mais la perte la plus grande
Tomba presque en tous endroits
Sur le peuple souriquois.
Sa déroute fut entière,
Quoi que pût faire Artapax,
Psicarpax, Méridarpax,
Qui, tout couverts de poussière,
Soutinrent assez longtemps
Les efforts des combattants.
Leur résistance fut vaine ;
Il fallut céder au sort :
Chacun s'enfuit au plus fort,
Tant soldat que capitaine.
Les princes périrent tous.
La racaille, dans des trous
Trouvant sa retraite prête,
Se sauva sans grand travail ;
Mais les seigneurs sur leur tête
Ayant chacun un plumail (3),
Des cornes ou des aigrettes,
Soit comme marques d'honneur,
Soit afin que les belettes
En conçussent plus de peur,
Cela causa leur malheur.
Trou, ni fente, ni crevasse
Ne fut large assez pour eux ;
Au lieu que la populace
Entrait dans les moindres creux.
La principale jonchée
Fut donc des principaux rats.

Une tête empanachée
N'est pas petit embarras.

Le trop superbe équipage
Peut souvent en un passage
Causer du retardement.
Les petits, en toute affaire,
Esquivent fort aisément:
Les grands ne le peuvent faire
.

Ah, un petit détail, La fontaine s'est largement inspiré...d'Homère pour écrire cette sympathique petite fable : la Batrachomyomachie .

samedi, 08 mars 2008

Munciapales 2008 à Paris, comique de situation à l'UMP et au PS

Les électeurs parisiens vont avoir le tournis, à écouter les Socialistes et l'UMP : selon les uns, voter MoDem c'est voter à droite, selon les autres, voter MoDem, c'est voter à gauche. Alors : droite ou gauche ?

En analyse littéraire, on appelle cela du comique de  situation ; ici, il s'appuie sur un quiproquo.

En fait, le MoDem n'est ni à droite, ni à gauche, tout simplement, mais libre et indépendant des étiquettes partisanes. 

10:47 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ps, ump, modem, municipales 2008 |  Facebook | | |

Paris 5ème : plus de 6% de procurations !

Dans le 5ème arrondissement de Paris, où sont en lice Philippe Meyer pour le MoDem, Jean Tibéri pour l'UMp et Lyne Choen-Solal pour le PS, le taux de procuration croît significativement.

Aux dernières nouvelles, selon le journal Libération, il serait de l'ordre de 6% !!! C'est à dire deux à trois fois plus qu'ailleurs !

vendredi, 07 mars 2008

Issy : les Santinistes mentent en se réclamant de l'UDF

Alors on va le rappeler une bonne fois pour toutes à Monsieur Santini et à ses amis : le dépositaire des intérêts moraux de l'UDF, c'est le MoDem et aucun autre mouvement. D'ailleurs, le nomenregistré en préfecture pour le MoDem, c'est UDF-Mouvement Démocrate.

Les amis de Monsieur Santini, Santini lui-même et le Nouveau Centre n'ont absolument aucune légitimé pour se réclamer de l'UDF. A fortiori André Santini qui en a été radié dès janvier 2007.

Pour comprendre de quoi il retourne, j'invite le lecteur à écouter l'enregistrement que Christophe Ginisty, la tête de liste MoDem a Issy les Moulineaux, a réalisé en appelant la permance de monsieur Santini. C'est édifiant.

Pour que les choses soient claires : Christophe Ginisty, c'est le MoDem ET l'UDF.

André Santini, ce n'est personne, ou si cela peut lui faire plaisir, le Nouveau centre, et rien d'autre. Absolument rien d'autre. 

 

Paris 5ème : nombre anormal de procurations

Le nombre de procurations dans le 5ème arrondissement serait de loin le plus élevé de Paris, dépassant les 4% d'électeurs. Mais pourquoi y-a-t-il donc tant de procurations dans cet arrondissement ?

Franchement, je me pose vraiment la question. Cet arrondissement exhale à vrai dire un parfum de souffre, puisque les deux adversaires principaux, Jean Tibéri et Lyne Cohen-Solal ont exhumé respectivement des dossiers fâcheux pour l'un et pour l'autre. Jean Tibéri est sous le coup d'une plainte de Lyne Cohen-Solal pour radiations et inscriptions douteuses sur les listes électorales du 5ème arrondissement.

Lyne Cohen-Solal, de son côté est mise en cause pour détournement de fonds publics et recel d'abus de confiance, sur une affaire d'emploi fictif à Lille, semble-t-il.

Bref, ces histoires ternissent la campagne des municipales 2008. Heureusement, il y a une lumière sympathique qui est venu éclairer en chansons le 5ème en se présentant en tête de liste du MoDem :

172031337.jpg On le connaîtde longue date, Philippe Meyer est un individu haut en couleur. En lisant son blog, j'ai trouvé un billet intéressant. Il relate une rencontre avec un couple de quadragénaires qui lui a demandé pourquoi il briguait le poste de maire d'arrondissement alors que ces derniers ont si peu de pouvoirs. J'ai trouvé sa réponse très intéressante, et la copie ici :

Parce que je crois qu’un maire d’arrondissement peut et doit jouer et faire jouer à son conseil un rôle décisif dans le Paris d’aujourd’hui, celui d’animateur social. Un exemple : le logement. Le maire du 5ème attribue, après avis d’une commission, la moitié des logements sociaux (HLM ou « intermédiaires ») de son arrondissement. J’entends que cette attribution se fasse selon des critères publics et connus de tous. Parmi les demandeurs prioritaires, je compte annoncer que figureront celles et ceux qui exercent les métiers dits de service à la personne, c'est-à-dire ceux qui s’occupent des enfants, (puéricultrices et éducateurs), des malades (infirmières et infirmiers), et des personnes âgées. Aujourd’hui, un tiers de celles et ceux qui ont en charge la petite enfance habitent en grande banlieue voire au-delà, et un tiers en banlieue. Leur temps journalier de transport oscille entre une heure et demie et 3 heures 30. Pour satisfaire la demande des parents, les horaires de ces puéricultrices ont été « adaptés », c'est-à-dire avancés le matin et retardés le soir. Comment s’étonner, quand il leur faut faire sonner le réveil à 4h30 ou 5h pour être au travail à 7h30, que ces métiers soient ceux parmi lesquels on compte le plus d’arrêts maladie et que 15% démissionnent chaque année ? Il en va de même pour celles et ceux qui s’occupent des anciens et des malades. La généralisation du travail des mères et l’allongement constant de la durée de la vie fait que ces métiers de service sont et seront de plus en plus indispensables. Ne se soucier que de leur nombre et pas de leurs conditions de vie, et d’abord de logement c’est se payer de chiffres comme on se paie de mots. Si un arrondissement de Paris –et de surcroît aussi en vue que le 5ème - adopte cette politique et le fait savoir qui peut douter de son influence sur le comportement des autres maires et de la mairie centrale ?

Autre exemple : c’est dans le 5ème arrondissement que les salles d’art et d’essai sont les plus nombreuses. Chacune d’entre elles, vaille que vaille, maintient la flamme d’un cinéma pour qui le box office n’est ni l’alpha, ni l’oméga. Mettre au service de la connaissance et de l’amour du 7ème art les moyens de la mairie d’arrondissement, ce n’est pas une question de budget, c’est une question de volonté, d’imagination, de mise en réseau des écoles, des lycées, des facultés (et Dieu sait si ces établissements sont nombreux dans le 5ème), des amateurs, des professionnels et des salles. C’est un travail de longue haleine et qui ne doit pas se satisfaire d’une fête annuelle ou d’un festival organisé à grands coups de trompes médiatiques. Qui ne se rend pas compte que l’éducation à l’image et à ses langages est, aujourd’hui, d’une importance et d’une urgence décisive ? Le maire du 5ème peut et doit en être un acteur de premier plan.

Pau : l'appel d'un Palois pour Bayrou

Plutôt que de donner l'avis d'un Parisien, ce qui intéresse peu les Palois, j'ai préféré faire d'un commentaire en forme d'appel d'un Palois le billet de ce matin. Je remercie Romain Clertan pour son appel et en donne copie intégrale sur ce blog :

Paloises, Palois,

Demain et sans doute samedi prochain vous aurez à choisir votre nouveau maire. Vous engagerez ainsi l'avenir de votre ville mais aussi celle de notre agglomération toute entière (14 communes) car comme chacun sait le maire de Pau est en toute logique celui qui préside la communauté d'agglomération. Autrement dit 80.000 personnes vont décider pour la gestion qui concernera au final plus de 140.000 personnes. Votre responsabilité est donc accrue et il convient que votre vote se fasse en conscience des enjeux collectifs de demain et non pas en considération de questions politiciennes et de jugements de valeur de telles ou tels.

Pau a indéniablement des atouts que chacun d'entre nous se plait à répéter (A une heure de la mer...). Pau n'est pas une ville sinistrée, des entreprises pérènes s'y développent, la jeunesse y grandit, y apprend au sein d'écoles, collèges, lycées, universités qui n'ont rien à envier à nos ceux de nos voisins. Les commerces palois sont variés et l'on y trouve tout ce dont on a besoin. Pau n'a pas vraiment de quartier dit sensible, la vie y est paisible et ses habitants globalement heureux.

Mais à y regarder de plus près la vie n'est pas si rêvée que cela à Pau. L'entreprise emblématique de la ville Total est en pleine restructuration localement, d'autres ferment laissant des ouvriers à la peine, l'Université de Pau et des Pays de l'Adour perd des étudiants quand Bayonne construit une infrastructure pouvant en accueillir plus de 20.000, des postes d'enseignants dans les lycées sont constamment supprimés et des classes voire des écoles primaires tout entières sont ça et là fermées en Béarn. Quant à la douceur de la vie elle concerne majoritairement nos aînés qui trouvent ici un lieu serein pour couler une retraite heureuse; les jeunes et les actifs en général doivent pour la plupart se résoudre à partir sous d'autres cieux pour trouver un emploi.

Certes la politique menée ces trente derniers années a su parfois faire oublier le déficit d'image de Pau et du Béarn comparé au Pays Basque et ses villes emblématiques comme Bayonne et Biarritz, certes les politiques locaux ont su jouer des coudes pour que la suprématie de Bordeaux et la concurrence de Toulouse ne se fassent pas trop sentir en Béarn, certes chacun d'entre nous a pu bénéficier un jour de largesses clientélistes dont nos élites politiques locales ne se privaient pas pour faire oublier que leurs bilans étaient parfois peu glorieux.

La fibre optique a un moment fait présager que Pau se reconvertirait dans les nouvelles technologies; il n'en a rien été, tous les foyers d'agglomérations en france ont désormais accès au très haut débit fourni par des opérateurs privés et ce à moindre coût. La construction ou la rénovation de batiments destinés à redynamiser la vie culturelle locale et a lui donner une aura nationale (le Zénith, le Palais des congrés) n'ont pas atteind leur but, exception faite de l'orchestre de Pau Pays de Béarn. Pau n'a pas vu depuis longtemps s'installer sur son territoire d'entreprises grandes pourvoyeuses d'emplois et perd chaque année plus d'habitants qu'elle n'en gagne (à titre de comparaison Montpellier gagne 1.000 habitants par mois). Pau patit d'un déficit d'image qu'elle ne se décide pas à enrayer comme l'ont fait nos voisins basques depuis plus de 30 ans. Pau n'a rien fait pour collaborer avec l'une des villes les plus dynamiques d'Espagne, Saragosse, pourtant sa jumelle. L'expo 2008 qui s'y déroulera fait se réveiller certains qui y voient - sur le tard - l'occasion de tirer a minima profit d'une expérience depuis longtemps ficelée sans l'aide de la capitale du Béarn.

Il suffit d'arpenter ses rues le soir pour se rendre compte que Pau dort d'un sommeil paisible, se repose sur ses lauriers... mais quels lauriers? un gisement gazier épuisé ? Une économie réduite aux commerces traditionnels, aux emplois de service de publics et aux professions libérales classiques, au taux de chomage élevé ? une réputation de ville anglaise datant de plus de 150 ans ? la naissance d'un bon Roi qui n'y aura passé que trois semaines ? Mais les références historiques de la cité, aussi glorieuses soient elles doivent toujours être mises en perspective avec les enjeux futurs.

Alors, pour le que TGV Bordeaux/ Pau roule sur une ligne à grande vitesse un jour, pour que l'autoroute A65 soit complétée par la liaison Pau/Oloron nous rapprochant ainsi du Somport et de l'Espagne, pour que Pau ne soit pas le parent pauvre des agglomérations françaises moyennes, pour qu'elle accède à une renommée nationale comme ont su y parvenir Nice, Cannes, Nantes, La Rochelle, Angers, Lille, pour que Pau devienne cette ville où il fera toujours bon vivre et mais où il fera bientôt bon travailler, créer, partager, rayonner; Pour tout cela un seul pari, un seul défi, un seul changement, une seule démocratie au delà des clivages politiques traditionnels, des luttes d'influence, des combats de personnes, des héritages supposés, du clientélisme dégradant, de la continuité attristante, de l'inertie alarmante, du nombrilisme et des sursauts d'orgueil dépassés, un Vote, un Homme, une Confiance, un Pari, Le vote démocrate ouvert, plein d'espoir et de renouveau.

Accordez Paloises et Palois votre confiance à François Bayrou et à son équipe, à l'homme qui a recueilli sur ses idées plus de 7 millions de voix lors des élections présidentielles et qui aujourd'hui propose de mettre les mêmes idées au service de notre ville, de notre agglomération c'est parier avec lui sur l'ouverture, le changement, c'est faire prendre à Pau le tournant du millénaire. Loin de prôner une quelconque idôlatrie pour un homme qui a parfois su prêter le flan à la critique, il semble que le temps soit venu pour Pau, avec raison, avec les femmes et les hommes qui y vivent, dans le respect des règles écologiques que notre planète en danger nous impose, de se réinventer, d'écrire un nouveau chapitre de son épopée.

Paloises, Palois, oubliez vos peurs et votre septicisme, oubliez vos jugements de valeurs et apportez votre soutien le 9 et 16 mars prochains à François Bayrou et à son équipe, le candidat de loin le plus vertueux qui se présente devant vous et qui saura donner à Pau une dimension nationale. D'autres ailleurs en France vous envient cette candidature, ne laissez pas passer votre chance. Si vous ne faites pas cela pour vous faites le au moins pour vos enfants et petits enfants nés ou à naître; ils vous seront reconnaissants pour cette page de l'histoire de Pau que vous avez su tourner.