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mardi, 11 mars 2008

François Bayrou condamne le sectarisme de Bertrand Delanoë

François Bayrou estime que Bertrand Delanoë a "fermé la porte" à un accord électoral avec la candidate du MoDem Marielle de Sarnez à Paris avant le second tour des municipales pour des "raisons internes au Parti socialiste".

"Je suis absolument certain que les électeurs de Paris, majoritairement, avaient envie qu’il y ait cette nouvelle majorité plus ouverte. Et puis, Bertrand Delanoë, pour des raisons internes au Parti socialiste a fermé cette porte, montrant ainsi qu’il se plaçait du côté de la fermeture", a déclaré sur Europe 1 le président du MoDem. "Je pense que beaucoup d’électeurs parisiens ne seront pas satisfaits de cette fermeture", a ajouté le candidat à la mairie de Pau. Le maire PS de Paris a décliné le partenariat de second tour que lui proposait Mme de Sarnez préférant un accord de fusion des listes avec les Verts, ses alliés traditionnels
.

C'est marrant, tout de même : je me rends compte que je me suis époumonné dans le désert pendant des mois à propos de Bertrand Delanoë et ses amis. J'ai toujours pensé que cet homme-là n'était pas un social-démocrate, mais un homme d'appareil, et sur le fond un idéologue sans grand génie. 

Bertrand Delanoë est un homme qui ne prend pas de risques. Il se garde bien de critiquer Nicolas Sarkozy, afin de préserver sa popularité, et il table sur l'esppoir de prendre le contrôle du PS en ralliant les franges les plus radicales, mais aussi, en vue de la présidentielle, sur l'élimination du centre.

Mais c'est un calcul à court-terme, car il n'aura aucune légitimité dans l'avenir, pour appeler le centre à le rejoindre. Ségolène Royal a eu cette intelligence, elle au moins, de comprendre que l'avenir ne se préparait pas entre les deux tours d'une élection présidentielle, mais de longue date. 

J'espère que ceux qui ont approuvé le positionnement de François Bayrou en 2007, c'est à dire d'un côté en dehors des grands systèmes, mais de l'autre, sur des positions à la fois courageuses et modérées, ce qui est aussi original qu'atypique, auront à coeur de préserver cet esprit en votant pour ce qu'il reste de candidats MoDem à Paris au second tour des élections municipales.

Commentaires

OK B.Delanoe n'a pas voulu prendre de risque; il a gardé ses éternels alliés pour l'avenir...mais n'oublions pas qu'après les élections il propose un partenariat avec le MoDem .Ne le refusons pas sous prétexte d'independance.
Je crois que son attitude dépend plus d'une tactique que d'un refus de coopérer avec le MoDem. Pourquoi refuserions nous cette main tendue, d'autant qu'on aura peu de conseillers.
Force est de constater qu'après ces éléctions, dernier rendez-vous avant les présidentielles, il reste encore beaucoup de chemin avant que les gens comprennent notre démarche et ceci après avoir parcouru les marchés. L'engagement ne s'arrête pas après les éléctions.

Écrit par : Jane | mercredi, 12 mars 2008

Mais Jane,

Vous ne comprenez pas que c'est un piège ? Nous avons de fortes chances de n'avoir AUCUN élu après le second tour. C'est une proposition de dupe qui ne vise qu'à récupérer l'électorat centriste, tout simplement !
Il ne se passera rien après le second tour, rien, absolument rien, il est temps de le comprendre !

Écrit par : L'Hérétique | mercredi, 12 mars 2008

Décidément, je n'arrête plus de commenter aujourd'hui...

Encore une fois, en répétant quelque peu ce que je disais sous un précédent billet, c'est quoi le Modem à Paris : Didier Bariani, Michel Bulté ou Quitterie Delmas ? Il y a un moment où il faut être sérieux.

C'est la raison pour laquelle je n'ai pas pu voter pour Mme Véronique Delvolvé dans mon arrondissement. Le Modem sera de centre-gauche ou ne sera pas. Tant qu'il s'agira de cet assemblage totalement hétéroclite et sans aucune cohérence (à Aubagne, on s'allie même avec le PCF...), il continuera à perdre des électeurs.

A Paris, je comprends que M. Delanoë n'ait eu aucune envie de travailler avec d'anciens piliers du système Chirac-Tibéri qui a fait tant de mal à Paris, même si tout n'est pas parfait sous la précédente mandature. Pas plus que dans le VIIème, je n'arrive à comprendre comment on pourrait faire confiance à une personne, ex-Adjointe au Maire et ex-UMP pour défendre le pluralisme ! Elle connait déjà tout le monde ! Et en plus, je l'ai déjà dit, la candidate socialiste tient totalement la route, ce qui n'est pas toujours le cas...

Écrit par : Hubert | mercredi, 12 mars 2008

Si le MoDem, c'est un parti de gauche, je ne vois plus son intérêt : ce qui m'intéresse, c'est un parti capable de dépasser ces clivages-là pour faire travailler des gens compétents ensemble.
Vous raisonnez sur des étiquettes.
Quant à delanoë, ne me dites pas que c'est par vertu qu'il refuse de s'allier avec le MoDem...Il ne faut pas me prendre pour un andouille non plus.
Il adopte une posture en vue de la conquête du PS, c'est tout.
Je n'ai pas d'avis sur la candidate socialiste en tant que telle, mais j'en ai un sur le chef de file et son programme, en revanche, que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer à maintes reprises.

Écrit par : L'Hérétique | mercredi, 12 mars 2008

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