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vendredi, 30 octobre 2015

Transports et environnement : Bartolone-Pécresse

J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai essayé de parcourir plus longtemps les programmes de Valérie Pécresse et de Claude Bartolone pour la Région île de France. Je me suis arrêté aux transports et à l'environnement, les deux éléments les plus déterminants pour moi.

TRANSPORTS

Programme de Valérie Pécresse

Programme de Claude Bartolone

ENVIRONNEMENT

Mesures de Claude Bartolone

Mesures de Valérie Pécresse

Il y a une différence vraiment majeure entre les deux séries de mesure : Valérie Pécresse a un projet pour la circulation routière, pas Claude Bartolone  (au contraire, même, si l'on parcourt son programme de campagne). La première prévoit de mettre fin aux dix points noirs en termes d'embouteillages de la région parisienne en améliorant le réseau routier au moins à ces endroits là, le second ne prévoit tout simplement rien ! Le mot "route" ne figure pas dans les propositions du Socialiste. Et à vrai dire, ce souci se ressent dans la partie environnement puisque la candidate des Républicains, de l'UDI et du MoDem compte engager la Région aux côtés des constructeurs du Pôle de compétitivité Movéo dont l'objet est de concevoir des véhicules particuliers propres. Je constate également son souci de multiplier les bornes de recharge pour les véhicules électriques. Il n'y a rien sur l'automobile (propre ou non) dans le projet du candidat du PS. Rien non plus sur les embouteillages. 

Valérie Pécresse est également la seule à se préoccuper de la pollution à l'intérieur des métros et RER (ce en quoi je reconnais la griffe du MoDem, c'était déjà dans le pré-projet municipales 2014 de Marielle de Sarnez). Elle prévoit d'installer des assainisseurs d'air pour dépolluer les principaux tunnels. Je me demande si cela sera efficace et s'il est techniquement possible de capter les particules produites par les rames de métro. A voir.

Je lis que Bartolone vante son TTME Évry-Massy-Versailles qui devrait entrer en service en 2020. L'idée de départ est de concevoir un tramway capable de fonctionner comme tel mais aussi d'utiliser le réseau ferré. Le coût global du projet, entre matériel roulant et construction des voies, est estimé à près de 100 millions d'euros. C'est une bonne chose que ce projet arrive à son terme très prochainement mais, en matière de transports en île de France, il faut considérer deux aspects : l'urgence et le long terme. Le projet date de 2007. Quelles sont les mesures à court-terme du candidat socialiste ? La vie est courte et 13 ans d'embouteillages ou d'entassement dans une rame surchargée, c'est long.

Les deux candidats sont d'accord pour automatiser plusieurs lignes de métro et RER afin d'augmenter les rotations. C'est une mesure de bon sens. L'un et l'autre sont également d'accord pour mettre en place une police des transports. Sauf qu'en parcourant les projets, on se rend compte que Bartolone est fort peu disert, vantant surtout la campagne de prévention que la région finance contre le harcèlement. Valérie Pécresse est plus concrète mais exige des mesures qui dépendent de l'État et du Parlement bien plus que de la Région puisqu'il faut modifier des lois existantes. En pratique, il y a assez peu de différences de fond entre les deux projets mais davantage des divergences de forme. Je retiens l'idée de Valérie Pécresse d'un système d'alerte discret dans tous les transports franciliens en cas d'agression mais je demande à voir son application concrète.

J'ai lu les propositions faites dans le domaine de l'énergie propre par les deux candidats. Il n'y a rien de concret de la part de Bartolone. Des déclarations d'intentions uniquement. A l'inverse, Valérie Pécresse s'appuie sur des études chiffrées assurant que la géothermie peut dégager 22 terawattheures sur le territoire de l'île de France alors que la consommation actuelle de la région n'est que de 16.6 TWh par an. J'aimerais toutefois savoir ce que Valérie Pécresse entend faire exactement pour relancer la géothermie. 

Dernier point traité ici : l'alimentation. Je suis très attaché au développement d'une agriculture biologique. Là-dessus, net avantage à Bartolone qui en fait clairement une priorité. Il n'est pas suffisant de promouvoir l'agriculture locale. Il faut aussi se préoccuper des risques sanitaires que peuvent receler nos assiettes. Je crois vraiment qu'il faut pousser l'agriculture à aller vers une production raisonnée et biologique. Jouer du marché que constituent les cantines des lycées comme le propose Valérie Pécresse me paraît notoirement insuffisant.

L'examen des programmes de ces deux candidats n'est pas exhaustif. J'y au pioché ce qui m'intéressait le plus, et, bien entendu, c'est subjectif.

vendredi, 16 octobre 2015

Régionales en île de France : vous y comprenez quelque chose, vous ?

A chaque élection régionale, j'ai toujours le même problème : je n'arrive jamais à cerner clairement le périmètre d'intervention de la Région. Je lis et relis la fiche wikipedia, m'informe sur quelques sites plus techniques, mais rien n'y fait, j'ai toujours la sensation, après lecture, que son rôle est négligeable au regard de celui de l'État.

J'ai également du mal à déterminer dans quelle mesure on peut mener ou non des politiques fondamentalement différentes, quelle que soit l'orientation politique. Si j'en crois LCP, il n'y a guère de différences entre Valérie Pécresse et Claude Bartolone sur les transports en île de France. De toutes façons, c'est une politique au long cours dont les effets peuvent mettre près de dix années à se faire sentir. 

Il y a beaucoup d'effets d'annonce si bien que je peine à m'y retrouver. 

Il y a quelques idées intéressantes que j'ai toutefois retenues dans tout ce capharnaüm. Par exemple, la proposition de Valérie Pécresse de permettre aux élèves de lycée professionnel de passer le code de la route dans leur établissement, ça, je souscris tout à fait. Si d'ailleurs le principe pouvait être étendu à tous les lycées, pas les établissements professionnels et les CFA, ce serait encore mieux.

De manière générale, j'aime bien les choses concrètes. J'aime bien le plan de Marielle de Sarnez et Yann Wehrling (du MoDem, en somme) pour cette raison. Il annonce des mesures très précises. Par exemple, pour les transports, les deux candidats démocrates énoncent leurs priorités :  

- la désaturation en 2019 de la ligne 13 par la prolongation au nord de la ligne 14 jusqu'à Saint Denis -Pleyel et même jusqu'au Bourget en cas de JO2024 

- la prolongation d’Eole jusqu'à la Défense en 2020 pour doubler le tronçon central du RER A

- le lancement des travaux de la ligne 15 entre cité Descartes à Noisy et la Défense en commençant par les sections les plus utiles aux liaisons de banlieue à banlieue avec ouverture progressive à partir de 2020

- l’extension du métro en banlieue proche de Paris. Les lignes de métro 4, 11,12 etc. seront prolongées en banlieue et les lignes les plus chargées seront progressivement transformées en lignes automatiques. Le système actuel de pilotage automatique sera modernisé pour devenir numérique ce qui aura comme conséquence de diminuer les intervalles de rames et de traiter ainsi certaines sections très utilisées. 

Là, c'est clair. On ne parle pas dans le vide mais avec des mesures concrètes. Ils font d'ailleurs valoir une autre idée d'un bon sens élémentaire à propos des trains de banlieue : en passant sur de nombreuses rames à des wagons à étage, on résorberait leur congestion et on offrirait un minimum de confort à tout le monde.

Le programme est à vrai dire assez dense et justifie de nombreux billets. Bien qu'habitué à vulgariser les idées, je ne peux pas le présenter en un seul billet parce qu'il contient de nombreux éléments de réflexion. J'essaierai de les amener au fil des semaines prochaines parce qu'ils méritent d'être connus.

samedi, 03 octobre 2015

Haro sur le baudet Morano

Je suis toujours stupéfié par l'effet de meute du landernau médiatique chaque fois que se profile une bonne occasion de s'indigner chez les gens d'entre-soi. Le problème c'est que tous ces individus ne perçoivent pas à quel point l'opinion se contrefiche, au fond, de leurs ridicules polémiques.

Contrairement à ce que dit Bruno Roger-Petit Nadine Morano évoquait le Général de Gaulle pour faire valoir à peu près la même opinion que ce dernier.

Il est évidemment absurde d'évoquer une race alors que les biologistes ont désormais établi qu'il n'en reste plus qu'une dans l'espèce humaine, c'est un point incontestable.

En revanche, ce que voulait poser Nadine Morano sur la table avec sa maladresse coutumière, c'est la question de la composition de la France et de son identité.

Dans de nombreux pays la présence de communautés très différentes aboutit à de fortes tensions ou même des guerres civiles sauf quand ces communautés ont construit ensemble et volontairement leur nation comme c'est le cas des USA.

Compte-tenu de la structure de nos soldes migratoires il est donc pertinent de s'interroger sur l'origine culturelle, religieuse, sociale et géographique de ceux qui veulent s'établir chez nous.

Si l'accueil de réfugiés ne souffre pas de distinction (nous avons signé une convention sur les réfugiés politiques), d'autant que NKM a très brillamment démontré que c'étaient ceux qui s'intégraient le mieux, il n'est pas anodin de s'interroger sur les autres et le faire en amont me semble essentiel. Ce n'est pas à la première génération mais souvent à la deuxième ou la troisième que ceux qui sont issus des migrations se posent la question de leurs origines.

Nous sommes un pays judéo-chrétien, c'est vrai, Nadine Morano a raison, et j'ajouterai que le socialisme avec ses rêves d'égalité  est l'avatar laïc le plus direct du christianisme. Nous sommes de culture européenne, et, plus largement occidentale et démocratique, encore un fait évident.

Quand nous absorbons des populations, nous avons tout intérêt à avoir présentes à l'esprit ces données au lieu de chercher à les occulter comme le fait actuellement la gauche et une très large partie de l'intelligentsia, sous prétexte que les valeurs démocratiques et laïques s'imposeraient par génération spontanée (donc sans histoire) et comme une évidence culturelle et morale.

 

samedi, 05 septembre 2015

En 2017, seul Bayrou pourrait sauver la France d'un grand danger

Nul n'est prophète en son pays, je me le dis souvent. Malgré tout, je me risque à à la parole oraculaire.

 Tout comme Bayrou, je pense que Sarkozy éliminera Juppé à la primaire des Républicains, et je fais la même analyse que le Béarnais. Il s'appuiera sur l'aile dure, qui sera la plus motivée, pour assurer son succès. Par ailleurs, Juppé est certes apprécié à gauche et au centre mais pour gagner, il faut d'abord rassembler son camp. Sarkozy et Chirac ont toujours appliqué cette tactique, tout comme Mitterrand. Jospin n'y est pas parvenu en 2002 et cela lui a coûté cher.

Je crois que la classe politique et la sphère médiatique ne mesurent pas suffisamment le degré d'exaspération d'une large partie des Français. Les cotes de popularité n'en rendent pas compte. Ce que je pense, c'est que Marine Le pen sera au second tour, et ça, cela ne surprendra personne, mais également qu'elle gagnera contre Hollande ou Sarkozy s'ils représentent la gauche et la droite. Sarkozy mesure mal la déception qu'il a engendrée dans les classes populaires qui votent à droite, et à gauche, les plus modestes sont de plus en plus près à passer avec armes et bagages du côté de Marine Le pen, qui tient à cet effet un discours très habile.

En 2017, seul un candidat centriste ou proche du centre peut battre Marine Le pen, et encore, il faudra qu'il ait une vraie notoriété. Le seul homme qui pourrait être en position d'y parvenir, c'est Bayrou.

Ce n'est pas un hasard si des députés frondeurs socialistes commencent à exprimer à voix haute ce qu'ils se disaient à voix basse. Il ne s'agit pas de proximité idéologique, mais d'honnêteté, d'idées et de compétence.

On sait Bayrou honnête, juste, proche des classes populaires et des petits. C'est un homme droit qui dit par avance ce qu'il va faire. On le sait attaché aux choses fortes, à l'école, à la solidarité nationale sans assistanat, et à l'union plus que tout. Il rejette avec force ce qui divise et s'est toujours gardé de toutes formes de stigmatisation envers qui que ce soit, pauvres, migrants, enseignants, riches ou banquiers. 

Il s'en est toujours gardé car plus que tout, il juge qu'il n'est pire poison que la division. Et franchement, quand on constate les effets des guerres civiles dans les régions ou le chaos s'est installé, on ne peut que lui donner raison. Quand on commence à monter les gens les uns contre les autres, à jeter l'opprobre contre quelques uns en raison de leurs croyances, appartenance ethnique ou profession, on injecte le plus mortel des poisons.

Bayrou est le seul à penser et agir ainsi en France. Pas de mépris ni de double discours chez lui. Il est attentif aux craintes de chacun qu'il ne réduit pas à du populisme ou du corporatisme.

C'est à mon avis le seul candidat qui pourra réaliser l'union. Ceci ne signifiera pas que tout le monde sera d'accord avec lui, mais on aura confiance en lui.

 Bayrou est, je le pense sincèrement, la dernière chance de la démocratie dans notre pays.

13:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : bayrou, 2017 |  Facebook | | |

samedi, 29 août 2015

Bayrou face aux cervelles viciées de la sphère médiatique

J'ai observé avec satisfaction que Bayrou a critiqué l'absence de projet éducatif d'Alain Juppé, ou, plus exactement, son imitation servile de celui de la gauche.


François Bayrou : la tentation d'une... par Lopinionfr

Ce qui est triste, c'est que la sphère médiatique et ses journalistes sont incapables de s'imaginer qu'un individu puisse avoir des convictions. Je connais bien Bayrou et je sais très bien qu'il est sincèrement horripilé par les épouvantables réformes de la gauche depuis qu'elle est au pouvoir, particulièrement la dernière. Chez les journalistes, on y voit immédiatement une quasi-déclaration de candidature pour 2017. Ces gens-là sont incapables de penser la politique autrement qu'à l'aune de la soif de pouvoir et ils projettent leur vision du monde constamment sur Bayrou.

C'est insupportable parce que cela rend le débat d'idées impossible et entache chaque déclaration de soupçons et de procès d'intention. La sphère médiatique tue le débat chaque fois qu'il est possible à de très rares exceptions près.

Bravo François Bayrou, vous, au moins, de garder vos convictions et d'élever le débat.

12:26 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : bayrou, médias |  Facebook | | |

jeudi, 27 août 2015

El Khazzani avait un titre de séjour ? J'hallucine.

Attendons patiemment l'heure où un djihadiste, racaille de banlieue multi-récidiviste, venu d'un quelconque pays d'Afrique ou du Proche-Orient, s'introduira dans l'enceinte de l'Assemblée Nationale avec quelques armes de guerre et fera un carnage.

On pourra alors espérer une réaction de notre classe politique complètement anesthésiée dans son système de droits de toutes sortes et de bonne conscience généralisée.

Ouch, ça fait un peu mal d'observer que seule Marine Le pen s'est offusquée de ce que la raclure du Thalys ait disposé d'une carte de résident en Espagne lui permettant ainsi de voyager tranquillou-bilou à travers toute l'Europe de Schengen.

On ne parle pas d'un individu intégré, ou, du moins, qui ne se serait jamais fait remarquer par la justice. Pas du tout. Non, on parle d'une racaille qui avait déjà braqué, volé et trempé dans du trafic de drogue.

Et ce gars-là avait une carte de résident...

La logique, ça aurait été de le chasser d'Espagne à grands coups de pied au c.. et de le balancer dans la Méditerranée pour lui faire regagner son pays d'origine à la nage. On aurait évidemment pris soin d'avertir les forces de l'ordre du Maroc qui se seraient alors chargées de lui faire un sort.

Et en plus, on savait qu'il s'était rendu en Syrie et en Turquie, destinations naturelles des voleurs, violeurs et trafiquants ne jurant que par l'Islam se réclamant, toute honte vue, du Prophète.

On a vraiment des minables. Pas qu'en France. Partout en Europe, sauf peut-être chez les Anglais. 

Si on avait la détermination d'un pays comme Israël, pas un djihadiste ne lèverait le petit doigt. D'ailleurs, les mêmes qui leur chient à la gueule en public envoient leurs forces militaires et policières chez eux pour prendre des leçons. Là-bas, les terroristes, ils leur ont latté la gueule à coup de drones intelligents, de renseignement efficace, de détermination et d'entraînement.

Regardez le Valls qui propose un numéro de téléphone d'urgence. Une sorte de SOS-amitié pour train en perdition.

C'est pitoyable de devoir son salut à trois militaires américains en permission et deux civils, un Français et un Anglais, tous désarmés. 

Ce n'est pas compliqué : si nos lois permettent à la racaille djihadiste d'investir en toute quiétude notre territoire, il faut changer nos lois. Et si des accords autorisent la même chose, il faut dénoncer ces accords ou amener nos partenaires à appliquer des principes sans concession et sans états d'âme.

Je suis quand même scié par les réactions de l'intelligentsia bobo-gaucho. Vidalies propose des contrôles préventifs sur tout individu suspect et on trouve quelques imbéciles pour craindre le contrôle au faciès. Primo, quand on n'a rien à se reprocher, le contrôle n'est pas un problème, et secundo, le souci, à l'heure actuelle, il est tout autre que celui du faciès. 

Je pense que Bayrou a réagi avec sagesse en notant qu'il faut aider les forces de l'ordre au lieu de les emm...(façon SOS-Racisme). Le principe est connu dans notre pays : on ne contrôle pas quelqu'un en raison de son physique mais si on le trouve louche. On peut faire confiance aux forces de l'ordre, qui sont formées, pour faire preuve de bon sens sans pour autant devoir se sentir obligées de se plier aux injonctions du sieur Galut. 

mercredi, 22 juillet 2015

Plus de dames-pipi dans le Paris tout beau d'Hidalgo et 2theloo

Il y a eu un «Paris d'avant». C'était celui qui existait avant le Paris bobo tout beau de Bertrand Delanoë puis d'Anne Hidalgo.

Comme rien n'est trop beau pour la fête et le touriste, j'imagine que la dame-pipi de notre enfance fait tache après des dizaines d'années de loyaux services.

La Mairie de Paris a donc décidé il y a quelques temps de confier la gestion des toilettes publiques à un prestataire grand luxe spécialisé dans les toilettes design propres sur elles et implantées dans les hauts lieux de tourisme.

Une société hollandaise qui n'en a rien à f... du droit français a décroché le jambonneau du mât de misaine et la voilà à congédier sans tambours ni trompettes les dames-pipi qui étaient dans la place depuis trente ans.

Avec une belle hypocrisie, la Mairie de Paris fait semblant de s'étonner alors même qu'on sait que cette société procède ainsi puisqu'elle a agi de même avec les toilettes de la SNCF qui l'avait pressenti pour un service similaire.

Je vomis cette municipalité de la gauche caviar hypocrite qui lâche en rase-campagne à peu près toujours les mêmes : ceux qui bossent et sont modestes. Les autres, soit elle les assiste, soit elle leur déroule force tapis rouges à coups de velib, d'extension de Roland Garros, de Paris-plages et de Jeux olympiques.

Je n'ai plus tellement envie d'écrire sur mon blogue depuis un moment tant la politique devient ennuyeuse, mais tout de même, la bien-pensance insupportable de la gauche parisienne me contraindra toujours à réagir à intervalles réguliers.

Notez que j'attaque la gauche, mais j'ai de sérieux doutes sur la droite locale. J'ai bien noté qu'elle a bêtement approuvé la candidature parisienne aux jeux olympiques et je la soupçonne de partager les rêves de grandeur et de boboïtude de l'actuelle maire de Paris et de ses amis.

16:30 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : dame-pipi, 2theloo |  Facebook | | |

mercredi, 29 avril 2015

Une Alternative indépendante ?

Mon ami démocrate Olivier m'invite à signer une pétition dont il est le promoteur. Pour l'essentiel, elle invite l'UDI et le MoDem à se constituer en alliance indépendante de l'UMP.

Je vais répondre à Olivier avec un cas pratique. En île de France, Valérie Pécresse a appelé les centres à la rejoindre dès le premier tour sans pour autant leur forcer la main. Chantal Jouanno pour l'UDI souhaite construire une liste indépendante pour le premier tour puis, fusionner au second. Marielle de Sarnez pour le MoDem se montre toute prête à saisir la main tendue de l'UMP puisqu'elle considère Valérie Pécresse compatible avec le MoDem.

J'ai déjà discuté l'année précédente de la question des alliances avec Marielle, il s'agissait alors de l'élection municipale. J'avais alors bien entendu ses arguments et en somme, je vais les donner à Olivier car je les avais trouvés convaincants. 

On ne doit pas perdre de vue la finalité d'une élection : il ne s'agit pas de compter ses forces ou de montrer son poids mais de faire valoir des idées originales avec l'objectif final de les appliquer une fois la magistrature politique visée obtenue.

En somme, à quoi bon monter une liste indépendante en île de France au premier tour si, en définitive, on fusionne de toutes façons au second tour, mais, plus encore, si on négocie un accord programmatique acceptable au premier tour avec la force principale ?

Si nous parvenons à nous mettre d'accord avec Valérie Pécresse autour d'une plate-forme programmatique pertinente pour la région île de France, tout le monde sera gagnant. Nous aurons plus d'élus pour faire valoir les solutions que nous voudrons proposer, les discussions ne se feront pas à la va-vite entre deux tours mais auront le temps d'être mûries, et, d'un point de vue politique, nous serons en ordre de marche.

Nous avons vocation à rassembler, mais aussi à participer aux rassemblements. C'est de la vanité inutile que de vouloir être les initiateurs exclusifs de ces derniers. 

Olivier me paraît donc très sévère de qualifier d'alliances de circonstance les accords que le MoDem pourrait passer. Le centre ne saurait constituer un objectif politique en soi. Si je soutiens François Bayrou depuis si longtemps, ce n'est pas parce qu'il est centriste mais bien parce que sa voix originale n'est similaire à aucune autre en France. J'aimais l'UDF parce qu'elle participait de ce projet particulier et je me suis défié assez vite du MoDem (tout en y adhérant) parce que ses discours ressemblaient par trop à ceux du PS.

Aujourd'hui, nous nous recentrons. Tant mieux. 

Pour le reste de ce que propose Olivier, j'aimerais comme lui préférer des alliances MoDem-UDI, mais quand c'est pertinent et possible seulement, pas pour chercher à se compter.

Enfin, je soutiens à 200% la création d'un shadow-cabinet mixte et actif. L'idée a plusieurs fois été voulue par nos deux formations politiques mais l'une et l'autre ne se sont pas montrées capables de la tenir sur la durée. Nous devrions avoir présent à l'esprit l'exemple des libéraux-démocrates anglais avant leur alliance avec les Tories. Leur shadow-cabinet avait tenu et avait généré un programme politique très complet. 

Même si j'approuve plusieurs des points développés par Olivier, je ne signerai pas pour autant sa pétition. Son centre indépendant est un mirage. Non pas parce qu'il n'est pas possible, mais parce qu'il n'est pas un objectif pertinent en soi pour la France et qu'il nous détourne de nos véritables priorités.

En revanche, si Olivier construit un jour une plate-forme programmatique et que je m'y retrouve, je m'y associerai très volontiers. J'observe d'ailleurs que c'est souvent ainsi que s'y prennent les associations. Elles présentent des chartes ou une liste de mesures aux partis politiques et elles leur demandent de signer des engagements. Nous serions certainement plus efficaces ainsi, et je pense d'ailleurs que le MoDem dans son ensemble pourrait toujours procéder ainsi, validant un nouveau fonctionnement, plus sincère, pour un parti politique.

 

11:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : modem, udi, alternative |  Facebook | | |

mardi, 28 avril 2015

Régionales en île de France : quel projet pour le MoDem ?

J'ai pris connaissance de l'entretien que Marielle de Sarnez a accordé au Figaro. Je suis bien évidemment en accord total avec la priorité qu'elle a évoquée pour la région île de France : le transport. On n'en mesure pas le gaspillage généré. La perte de temps associée aux transports déficients, parfois dangereux et lents est phénoménale. Avec 1h20 en moyenne de déplacement par jour pour un Francilien (statistiques INSEE), au bout du compte, c'est près d'une journée de travail supplémentaire qui s'ajoute aux horaires déjà chargés de beaucoup de travailleurs. Il ne faut donc pas s'ingénier à pourrir l'existence de ceux qui ont besoin de se déplacer mais au contraire de leur permettre de réduire autant que faire se peut ce temps mangé sur leur existence.

Il y a un petit point sur lequel je tique dans ce que réclame Marielle. Elle désire une autorité unique pour les transports. Je suppose qu'elle parle des transports en commun. Je crois que cela n'est pas suffisant. Il faudrait aussi une conseil supérieur de la circulation, qui inclurait bien sûr un représentant de chaque municipalité afin de bien considérer les aménagements de voirie et leur impact sur l'ensemble du trafic francilien. Je ne sais pas comment cela pourrait être fait.

Un autre aspect éveille ma défiance. Pendant longtemps j'ai été favorable au Grand Paris, mais, tout bien considéré, l'aspect peu démocratique de la chose métropolitaine ne me plaît guère et je crains les passages en force à venir, a fortiori quand on connaît la nature centralisatrice de la capitale. J'ai en outre le sentiment que le "big is beautiful" est incompatible avec un projet bien plus respectueux des petites communes, les smart cities chères à Yann Wehrling. S'il fallait imaginer le Grand Paris, il faudrait imaginer à mon sens une sorte de réseau de communes plutôt qu'un grosse planète avec en orbite une multitude de satellites. Je m'inquiète aussi de la place de l'individu dans une énorme métropole. Les dénis de démocratie locale dont j'ai eu connaissance çà et là (bel exemple avec les Serres d'Auteuil) ne laissent pas de m'inquiéter. Le projet démocratique du Mouvement Démocrate s'honorerait de comporter un volet très solide sur ce terrain en friches au sein de toutes les autres formations politiques.

Reste la question des alliances. Premier tour, deuxième tour, peu importe au fond. Ce qui compte, c'est le projet qui sera porté et, bien naturellement, sa faisabilité (la lettre au Père Noël et le concours de "à qui aura la proposition la plus bobo", non merci).

dimanche, 19 avril 2015

Régionales : reconduire l'Alternative en île de France ?

Je ne connais pas suffisamment les situations spécifiques à chaque région pour exprimer un avis, tout du moins, pour l'instant. En revanche, j'ai une assez bonne vision de l'île de France. Je ne pense pas que les divergences soient très grandes entre Chantal Jouanno et Yann Wehrling, têtes de file respectifs et potentiels de l'UDI et du MoDem. Les deux ont la fibre verte, les deux sont modérés et pondérés. Un sondage confidentiel (enfin, il était censé l'être...) donne 10% à l'UDI et 5% au MoDem lors des prochaines régionales en île de France. Compte-tenu du profil des têtes de liste et des électorats, cette fois, je crois que les scores doivent pouvoir à peu près s'additionner, au moins au premier tour, en tout cas.

Il me semble qu'on doit aussi pouvoir discuter avec Valérie Pécresse. Il reste à savoir si cela doit se faire au premier ou au second tour.

J'avoue que j'ignore, à l'heure actuelle, ce que les deux candidats centristes concoctent du côté de leur programme. Quoi qu'ils produisent au final, je ne saurais trop leur rappeler que l'île de France, ce n'est pas que Paris et sa petite couronne, pas davantage ses cités mal en point, mais qu'il y a aussi une foultitude de petits territoires ruraux ou semi-ruraux oubliés de la sphère médiatique et de l'action politique.

Les compétences de la région se sont accrues cette dernière décennie avec notamment plus d'influence en économie et en développement durable.

Ce qui est regrettable c'est qu'on ne trouve pas trace de débats et de propositions à l'heure actuelle sur les politiques régionales. Il existe quelques documents d'experts, qu'il faudrait prendre le temps de lire et d'analyser, mais aucun parti politique ne semble avoir mis en route de groupes de réflexion.

Il y a, me semble-t-il, d'ores et déjà, deux visions qui vont s'opposer à propos de l'île de France. D'un côté, on trouvera les «big i beautiful» qui rêvent d'une gigantesque mégalopole aux projets architecturaux d'autant plus titanesques qu'ils écraseront de leur masse les individus et la démocratie locale avec. Et de l'autre, il y a une autre vision de l'île de France et plus généralement des communautés urbaines. C'est ce que Yann Wehrling appelle les «smart cities». Il vient juste de rendre compte d'une intervention à ce sujet sur son blog. On y trouve des idées très intéressantes qui pourraient être adaptées à un programme régional. J'apprécie dans son projet quelques points forts pertinents. En voici quelques uns :

- les petites et moyennes communes ont des besoins souvent similaires. Elles pourraient mutualiser leurs commandes et faire des achats groupés afin de constituer une force de frappe plus conséquente pour négocier prix et conditions auprès des fournisseurs.

- les petits acteurs privés sont des relais efficaces de la ville intelligente, notamment pour communiquer. Par exemple, chaque conducteur particulier est potentiellement un mini-transport en commun par le développement de services de co-voiturage. On pense toujours les transports sous l'angle de la route ou sous celui d'investissements massifs et lourds de gros transports. Il existe pourtant des voies médianes. 

- une commune, mais pourquoi pas la région, peut devenir un médiateur intelligent entre entreprise et salarié pour faire gagner du temps et de l'argent à l'une et à l'autre. Dans les emplois de bureau du type assurances ou banques, est-ce qu'une connexion à très haut-débit ne serait pas aussi efficace que plusieurs aller et retour dans des bureaux d'entreprise au centre de Paris ? Une commune pourrait recenser les CSP de ses habitants et développer un stratégie d'investissements publics ciblés et finalement peu coûteux adaptée, d'autant qu'un projet de ce type offre également l'avantage de réduire la pollution.

Il serait long de reprendre tout l'article de Yann, mais il regorge d'idées très intéressantes et mon intuition me dit qu'on pourrait assez facilement en faire l'ossature d'un beau projet régional, astucieux, peu coûteux et fort différent des lettres aux Père Noël que ne manqueront pas de proposer nos concurrents.