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jeudi, 10 janvier 2008

Têtes de liste MoDem à Paris

1er arrondissement: Paule Champetier de Ribes
Cette ancienne infirmière habite le 1er depuis 1981. Après la naissance de ses enfants (17 et 23 ans), elle se consacre au studio d'enregistrement de son compagnon. Elle est aujourd'hui responsable logistique dans l'immobilier.
Présidente d'association, membre du conseil d'établissement du Conservatoire du Centre, déléguée départementale de l'Education nationale, elle est l'une des représentantes du conseil de quartier Saint-Germain-l'Auxerrois et membre du comité de concertation des Halles.

2e arrondissement: François Guliana
François Guliana est né à Paris en août 1981. Après le lycée Saint-Louis, il intègre HEC, où il fera un premier échange en Norvège et un second en Autriche. Son diplôme en poche, il s'investit comme bénévole dans une association dont il devient président, et où il mène des actions pédagogiques sur les thèmes de la citoyenneté et de l'Europe. Convaincu que Paris a besoin d'une majorité renouvelée, incluant davantage d'acteurs de la société civile, il s'engage auprès de Marielle de Sarnez.

3e arrondissement: Raphaële Bidault-Waddington
Née en 1971, Raphaële Bidault-Waddington est diplômée de finance et de gestion du patrimoine des organisations. Elle a travaillé pendant plus de cinq ans sur les marchés financiers avant de se consacrer à son travail artistique qu'elle expose régulièrement depuis 2000. Parallèlement, elle intervient comme artiste-conseil pour imaginer des visions stratégiques innovantes pour des entreprises et des villes en Europe.

4e arrondissement: Fadila Mehal
Titulaire d'un DEA du CELSA, Fadila Mehal est présidente-fondatrice de l'association les "Marianne de la diversité", et milite activement depuis de nombreuses années pour la parité et la représentation de la diversité de la France.
Directrice de la culture et de l'information dans un établissement public national, elle a été par deux fois membre de la section des affaires sociales du Conseil économique et social. Ancienne conseillère ministérielle, elle co-anime le réseau européen pour le dialogue judéo-musulman. Elle est mère de trois enfants.

5e arrondissement: Philippe Meyer
Docteur en sociologie, Philippe Meyer aborde aux débuts de sa vie professionnelle les sciences sociales appliquées avant d'enseigner la sociologie et les sciences humaines dans différentes universités, puis l'histoire contemporaine à l'Institut d'études politiques de Paris.
Editorialiste, puis rédacteur en chef à L'Express, il présente sur France Inter un magazine satirique de 1982 à 1989, puis une chronique matinale de 1989 à 2000. Chaque dimanche matin, il anime l'émission La prochaine fois, je vous le chanterai.
Tour à tour journaliste, animateur, producteur, réalisateur, à l'occasion interprète, il est aussi l'auteur de nombreux ouvrages.

6e arrondissement: Anne-Sophie Godfroy-Genin
Anne-Sophie Godfroy-Genin a 37 ans. Elle s'est installée dans le 6e
arrondissement il y a vingt ans pour y faire ses études et y habite toujours. Elle participe activement à la vie politique et associative de l'arrondissement. Ancienne élève de l'école Normale Supérieure, agrégée de philosophie, elle est maître de conférences à l'Université Paris-XII. Elle est aussi mère de deux enfants, scolarisés dans le 6e.

7e arrondissement: Véronique Delvolvé-Rosset
Véronique Delvolvé-Rosset est diplômée de Sciences Po Paris et docteur en droit. Elle travaille actuellement pour un laboratoire pharmaceutique.
Elle est adjointe divers-droite au Maire du 7e arrondissement depuis 2001, chargée des affaires scolaires.

8e arrondissement: Monique Luanghy Baruti
Septième d'une famille de huit enfants, Monique Luanghy Baruti a fait ses études universitaires à Paris. Elle est titulaire du CAPA, d'un DESS, d'un DEA et d'une maîtrise de droit.
Durant son année à l'Ecole de formation du barreau (EFB) de Paris en 2001, elle a été présidente de l'Association des élèves avocats de Paris (AEA).
Mariée, mère de deux enfants, elle exerce aujourd'hui la profession d'avocate. Elle est également est membre de l'association Innocence en danger à Paris.
Elle s'est engagée en politique lors de la dernière élection présidentielle.

9e arrondissement: Grégory Perrin
Grégory Perrin, 35 ans, est "trader et tétraplégique", comme il se définit lui-même. A 17 ans, il est victime d'un accident de moto. Plutôt que de se laisser abattre, il réalise l'impossible et décide d'aller au bout de son rêve : réussir dans la finance. Depuis, il travaille dans la salle des marchés d'une grande banque située à la Défense. Auteur du livre Debout !, il se bat pour la défense des handicapés.

10e arrondissement: Géraldine Martiano
Géraldine Martiano a grandi entre Ménilmontant et les Grands Boulevards au rythme des déménagements de la famille...
Adhérente de l'UDF depuis 1980, du MoDem depuis sa création, elle a été élue au Conseil de Paris en 2001, où elle est en charge des questions relatives au développement durable et à la petite enfance.

11e arrondissement: Olivier Pagès
Photographe, Olivier Pagès est conseiller de Paris, élu du 11e. Il est fortement impliqué dans la vie locale de son arrondissement.
Il a quitté les Verts pour rejoindre le MoDem, après l'élection présidentielle, à l'instar d'autres élus écologistes, comme François Florès, Violette Barandra ou Danièle Auffray.

12e arrondissement: Corinne Lepage
Corinne Lepage est mariée et mère de deux enfants.
Avocate depuis 1975, elle mène de front une vie professionnelle, une vie universitaire -elle enseigne notamment à Sciences Po-, une vie associative -elle est membre de la CRII-GEN et de Transparency international- et une vie politique très active.
Elle a été ministre de l'Environnement d'Alain Juppé entre 1995 et 1997 et candidate à l'élection présidentielle de 2002. Elle a rallié François Bayrou en 2007. Elle préside CAP 21 depuis 1996.

13e arrondissement: Eric Azière
Habitant à Paris depuis plus de quarante ans, marié à une infirmière et père de trois enfants de 14, 13 et 11 ans. Engagé dans la vie associative très jeune, il est élu à la fac de Paris-II, devient le président des "Jeunes démocrates sociaux" (Jeunes centristes) de Paris, puis national. Parallèlement, il devient un animateur régulier des premières radios privées parisiennes dans les années 80.
Élu Conseiller de Paris en 2001 (UDF), il est membre du groupe MoDem en charge du dossier du logement. Il est également conseiller régional d'Ile-de-France depuis 2004.

14e arrondissement: Marielle de Sarnez
Marielle de Sarnez est l'une des fondatrices du Mouvement Démocrate. Figure de l'UDF, bras droit de François Bayrou au ministère de l'Education nationale, elle est élue députée européenne en 1999. Elle est l'auteur de deux rapports au Parlement européen, la création d'Erasmus Mundus pour les échanges d'étudiants entre l'Europe et le reste du monde, et le rapport sur la protection de l'enfance sur Internet.
Parisienne depuis sa naissance, elle vit dans le 14e arrondissement et est mère de deux enfants.
Elue au Conseil de Paris (UDF) depuis les dernières élections, elle est la candidate du MoDem à la mairie de Paris.

15e arrondissement: Elisabeth de Fresquet
Elisabeth de Fresquet est mère de deux enfants. Elle est attachée de direction. Ancienne élève de l'Ecole du Louvre et de l'Académie Julian, elle a suivi des études de dessin et de peinture.
Sportive de haut niveau, ancienne championne de France de rallyes, elle a participé à de nombreuses compétitions automobiles européennes et mondiales.
Elle a été élue conseillère de Paris (UDF) en 2001 dans le 15ème arrondissement, intervenant pour le groupe sur les dossiers culturels, et conseillère régionale d'Ile-de-France en 2004.

16e arrondissement: Jean Peyrelevade
Jean Peyrelevade est ancien élève de l'Ecole Polytechnique (X 58) et diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris (1963).
Il a été directeur-adjoint du cabinet de Pierre Mauroy, alors Premier ministre (1981-1983). Il a ensuite présidé certaines des plus grandes institutions financières de France (Suez, UAP, Crédit Lyonnais).
Longtemps professeur d'économie à l'Ecole Polytechnique, il a écrit plusieurs ouvrages sur l'évolution du capitalisme contemporain, dont Pour un capitalisme intelligent (1993), Changer l'Etat (2001) et La République Silencieuse (2002).

17e arrondissement: Pierre-Emmanuel Portheret
Pierre-Emmanuel Portheret a 37 ans, il est marié et a 3 enfants de 10, 8 et 4 ans.
Collaborateur de François Bayrou depuis 1997, il l'a suivi au parti comme à l'Assemblée nationale. Il a participé à toutes les campagnes depuis 1999, européennes, législatives, présidentielle.
Depuis 2001, il est adjoint d'arrondissement (16e), chargé de la vie scolaire.

18e arrondissement: Syrine Catahier
Née à Alep (Syrie) en 1972, d'un père syrano-libanais et d'une mère française, elle a grandi à Livry-Gargan (93). Diplômée d'un Master 2 en Droit privé (Paris I, 1997) et d'un mastère en management urbain à l'Essec (2006), elle est conseillère juridique dans un cabinet d'avocats spécialisé en immobilier. Militante des Verts (1999), elle a été élue en 2001 dans le 18e arrondissement, maire-adjointe en charge de l'accès au droit et de la médiation. Elle a rejoint le MoDem en 2007.

19e arrondissement: Violette Baranda
Agée de 56 ans, mère de deux enfants, elle habite le 19e depuis 50 ans.
Elue dans cet arrondissement (ex-Verte), elle est chargée de l'égalité homme et femme et de l'innovation sociale. Ecologiste depuis 30 ans, militante dans de nombreuses associations locales. Au Conseil de Paris depuis 2001, elle siège à la commission des affaires sociales.

20e arrondissement: Didier Bariani
Didier Bariani est diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et licencié ès-Lettres. Après avoir assumé les fonctions de chef de cabinet de différents membres du gouvernement, il est nommé secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères de 1986 à 1988. Il fut également Vice-Président de l'Assemblée Nationale et juge à la haute cour de justice de 1995 à 1997.
Didier Bariani a été maire du 20e arrondissement en 1983 et réélu en 1989.
Il est actuellement président du groupe MoDem au Conseil de Paris et membre de la commission permanente du Conseil régional d'Ile de France. Il est en outre administrateur du Syndicat des Transports d'Ile de France (Stif).

 

mardi, 08 janvier 2008

Automobiles en libre service à Paris ?

Mettre en place des automobiles en libre-service, à Paris, voilà une idée qui fait son chemin au sein de la classe politique parisienne. L'idée est d'installer des véhicules électriques dans des stations, un peu sur le même modèle que le velib parisien. Un autolib, en somme. Il existe bien un autolib à Lyon, mais le nombre de stations et de véhicules est très insuffisant.

Bertrand Delanoë songe à un projet de ce type pour 2008, et très précisément, envisage 2000 véhicules. Pas en reste, Françoise de Panafieu pense, elle, à 2500 véhicules. Les Verts y avaient pensé dès 2003, mais n'avaient finalement pas fait aboutir le projet (et ô combien c'eût été bien plus intelligent, pour faire baisser la circulation automobile plutôt que d'empoisonner l'existence des automobilistes par des méthodes coercitives et souvent injustes à tout point de vue).

L'UDF-MoDem de Marielle de Sarnez y réfléchit également depuis un moment, puisque l'idée est en discussion depuis deux ans au sein des groupes de réflexion qui ont travaillé sur le projet déplacement à Paris. On trouve d'ailleurs dans les pistes évoqués sur son blog de travail pour les municipales 2008, au chapitre transports de personne, cette idée :

- Développer les Plans de Déplacements d’Entreprises pour augmenter l’utilisation des transports en commun, le co-voiturage, les flottes de véhicules propres, etc.

C'est donc une bonne idée qui fait consensus, apparemment, au sein de la classe politique parisienne. Il ne reste plus qu'à passer de l'intention à l'action.

Outre les véhicules électriques pressentis, nous attirons aussi l'attention, ici, sur Démocratie et Hérésie économique, sur la One Cats à air comprimé de Guy Nègre et de son entreprise, MDI-Energy.Nous avons déjà eu l'occasion de parler ici de leur implantation en Inde et en Australie. Ce pourrait être une solution alternative.

lundi, 07 janvier 2008

Enjeux économiques à Paris

1acd6499b959163de7281fa140e999e6.jpgJ'ai jusqu'ici publié les analyses du groupe de réflexion de Valérie Sachs, mais, au sein de l'UDF-MoDem, un second groupe a réfléchi sur des thèmes voisins : Lionel Corre dont je publie ici une analyse a été durant toute l'année 2007 le coordinateur de ce dernier. 

Ingénieur financier de profession, il réfléchit, dans cette note, après avoir établi un bilan décevant de la mandature Delanoë, mais également de l'ère chiraco-tibériste, à ce que pourrait être les enjeux d'un projet économique ambitieux pour Paris. Bien évidemment, on observe de nombreuses convergences avec les premières propositions de Marielle de Sarnez

 

Force est de constater que la politique économique, cela n’a pas été la priorité des majorités successives aux commandes à Paris. Après une absence quasi-complète de politique municipale en la matière pendant les ères Chirac et Tiberi, l’équipe de l’actuel maire a affiché sa volonté de faire quelque-chose. Mais malgré quelques initiatives heureuses, cette action a manqué à la fois de cohérence et de moyens.
Car bâtir une politique économique à l’échelle de la ville reste un exercice difficile. Tout d’abord parce que la plupart des compétences en la matière sont régionales et nationales. Mais aussi parce que l’action économique apparaît souvent peu rentable au plan politique à court terme et beaucoup moins visible que la construction d’un tramway, l’ensablement des voies sur berge l’été ou des happenings artistiques nocturnes chaque année.
C’est pourtant une urgence pour Paris. Depuis 2001, le chômage a décroché de la moyenne parisienne et son taux de 8,3 % à mi-2007 reste supérieur aux chiffres national (8,0 %) et surtout régional (7,5 %). Si les créations d’entreprises sont plus dynamiques qu’ailleurs (près de 2 créations sur 5 en Île-de-France ont eu lieu à Paris en 2007), les défaillances aussi et les départs vers des banlieues plus attractives, mais surtout aujourd’hui vers la province et l’étranger , se poursuivent – Paris a encore perdu près de 1000 entreprises en 2006 . Le secteur financier, crucial pour l’économie de la capitale, se restructure en permanence, en détruisant beaucoup plus d’emplois qu’à Londres par exemple, qui reste de très loin la place de référence en Europe.
Or mener une politique économique à l’échelle de la ville, c’est possible, et cela a sa pertinence. Toutes les grandes réussites économiques récentes autour de Paris ne sont pas le fruit du hasard mais de politiques déterminées en la matière. Car l’échelle municipale permet une cohérence de l’action et une proximité avec les acteurs qui n’existe pas pour les échelons supérieurs, même mieux armés.
Une action économique efficace au niveau de Paris, cela suppose tout d’abord une vision claire et un projet d’ensemble cohérent. Les villes qui réussissent ont généralement un positionnement assumé et intelligible pour les acteurs économiques. À Paris, cela ne peut se résumer à faire le choix d’un secteur-cible, comme le font des communes de taille moyenne. Paris, locomotive et emblème de l’agglomération, ne peut pas se permettre de fragiliser son économie en la faisant reposer sur un trop petit nombre de secteurs. Son projet doit être un projet de diversité, pourtant menacée par l’évolution naturelle du tissu industriel local. Une diversité qui passe notamment par un soutien à l’offre commerciale et artisanale, en particulier dans les quartiers aujourd’hui les moins attractifs, par une nouvelle place donnée aux professions libérales et aux travailleurs indépendants, ou encore par une attention portée aux entrepreneurs qui dépasse le seul cadre de la création.
La nécessaire diversité du tissu entrepreneurial parisien ne doit pas faire obstacle à une politique simultanée d’excellence. Paris, terre d’investissements étrangers, jouit d’une excellente image, qui nourrit notamment le luxe et le tourisme. Cette image, ce label « Paris », ce peut être la clef d’un positionnement clair pour promouvoir le développement et l’innovation de tous les secteurs présents sur Paris, du textile à la finance. Plus que privilégier certains secteurs au détriment des autres, il apparaît fructueux de privilégier des directions, des stratégies de développement pour l’avenir.
La seconde exigence pour une politique efficace, c’est évidemment de s’en donner les moyens. Avec moins de 1 % des investissements consacrés à l’économie dans le budget de Paris, il n’est pas étonnant que l’action reste anecdotique malgré la bonne volonté affichée par Christian Sautter, l’adjoint au maire en charge des questions de développement économique. Et au-delà des moyens financiers, ce sont les outils utilisés qui sont aussi à revoir. Paris, qui dispose non seulement des moyens de la ville mais aussi de ceux du département, peut mener une action d’ampleur, à condition d’innover. Sur un dossier pourtant aussi emblématique que l’emploi, quel gâchis que d’allouer l’essentiel des moyens à une politique qui fait double-emploi avec celle de la région ! Alors que des complémentarités sont possibles, à l’instar de ce que font d’autres départements. S’il était certainement judicieux de ne pas se priver du pouvoir de préemption de la ville en matière de locaux commerciaux, pourquoi se limiter à cet outil et réduire cette action à l’épouvantail de la « monoactivité » ? Sans réel projet alternatif là où la question se pose, ni d’analyse des vrais problèmes pour la plupart des quartiers – car les enjeux pour le commerce sont le plus souvent ailleurs – tout cela ne mène nulle part.

Se doter, enfin, d’une réelle politique économique, ambitieuse, assumée et innovante, tel est précisément le projet démocrate de Marielle de Sarnez pour Paris. Une telle action, nécessairement difficile, et dont les fruits ne sont vraiment visibles qu’à moyen et long termes, cela nécessite de pouvoir dépasser les clivages partisans et trop souvent démagogiques. C’est bien lorsque tous les acteurs se sentent impliqués qu’on peut mener une aventure à bien. Et l’aventure n’est pas des moindres lorsqu’il s’agit de bâtir l’avenir de Paris.

dimanche, 06 janvier 2008

Baupin veut punir les automobilistes à Paris

Fidèle à son habitude, une nouvelle idée de "génie" pour l'ayatollah vert de l'hôtel de ville : estimant que les automobilistes parisiens ne sont pas assez punis par les mesures prises par l'équipe Delanoë sous la dernière mandature, il suggère désormais de leur faire payer le périphérique et toutes les autoroutes franciliennes.

Baupin n'ignore pourtant pas qu'aucun moyen de transport collectif n'est pour l'instant capable d'être aussi rapide que l'automobile en île de France. Son but n'est nullement de les améliorer, mais au contraire de rendre l'automobile plus lente que les transports collectifs, et autant que faire se peut, le plus cher possible pour tous les Parisiens et les Franciliens.

Plutôt que de partir d'une réalité économique et de chercher à s'adapter à cette réalité, Baupin et sa clique de khmers verts tapent une fois de plus sur ceux qui ont le plus besoin de pouvoir se déplacer. L'intelligence eût été de promouvoir des automobiles vertes, par exemple, mais Baupin préfère par dessus tout taper à coups redoublés sur les automobilistes.

Baupin confond systématiquement écologie et idéologie, et est le premier comptable avec ses madrasas vertes  qui se veulent écolo des difficultés de circulation à Paris.

L'écologie, oui, mais pas comme ça. 

15:40 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Baupin, écologie, Paris, vert, Delanoë |  Facebook | | |

vendredi, 04 janvier 2008

érotique et sexy, le stade Jean Bouin ?

8b9245cc429bda4f8ec1513209f0bfa6.jpgC'est cette interrogation en forme de boutade (2h26mn sur la vidéo), énoncée par Didier Bariani, président du groupe UDF-MoDem, lors du dernier Conseil de Paris, que j'ai reprise en titre de mon billet. La mairie de Paris a pour objectif de rénover le stade Jean Bouin en le détruisant de fond en comble, puis en le reconstruisant. C'était donc l'un des thèmes abordés lors de cette séance.

Didier Bariani a évoqué tout d'abord l'hippodrome d'Auteuil (1h51mn50s) :

Il a relevé  que conformément aux recommandations passées de l'UDF, il y aura finalement un terrain de hockey. Il a demandé qu'une aire de saut à la perche soit maintenue, et s'est inquiété de la qualité des vestiaires pour les scolaires. Il a également insisté sur le fait que l'aménagement de de l'hippodorme d'Auteuil  doit être un préalable à la rénovation du Stade Jean Bouin. Pascal Cherki s'est engagé sur ce point pour la Ville de Paris.

Le conseil d'arrondissement a par ailleurs voté en faveur de ces travaux.

Didier Bariani (2h23mn05s)a évoqué les informations reçcues de la part du Collectif  Jean Bouin ainsi que celles du Président du Stade Français, remerciant les uns et les autres pour la qualité des documents fournis. 

Abordant le vif du sujet, membre du club Jean Bouin depuis 30 ans, lors de cette séance, Didier Bariani a laissé percer son scepticisme quant au refus par la majorité municipale de Delanoë des autres solutions proposées pour que le Stade Français puisse disposer d'un stade digne de ce nom. Evoquant le stade Charléty, s'il a bien voulu bien admettre la réalité des courants d'air, il a noté que des travaux sur les vestiaires auraient permis de trouver la place nécessaire pour réguler cet inconvénient. Il a observé que sa recommandation précédente de placer le stade dans l'est parisien n'avait pas été suivie d'effets. 

Rappelant les adjectifs que l'architecte du projet de nouveau stade aurait apposé à sa création (érotique et sexy) Didier Bariani a remarqué avec humour que de tels qualificatifs le mettaient de bonne humeur, nonobstant un obstacle de taille : ce genre de choses relève de l'initimité, or, le projet de stade prévoit d'accueillir 20 000 personnes... 

Il pose trois préalables à l'approbation par le MoDem du projet de rénovation

1.Hippodrome doit être complètement prêt avant la rénovation de Jean Bouin : Didier Bariani veut pouvoir continuer à faire un 5000 mètres...

2.Pas de concerts ou spectacles de ce type : prière de ne pas assourdir atmosphère de quartier.

3. Il veut savoir s'il s'agit d'une zone d'activités ou d'une zone commerciale qui est prévue ?

Didier Bariani a reçu finalement des assurances de la part de Pascal Cherki sur ses inquiétudes. 

De manière générale, j'ai apprécié ces débats, souvent hauts en couleur sous l'effet d'individus eux-mêmes hauts en couleur, et au premier chef Didier Bariani. Il n'est d'ailleurs pas le seul, et les passes d'armes de Jean-Pierre Caffet, sénateur PS de Paris valent leur pesant d'or, surtout lorsqu'elles ciblent le maire UMP du 6ème arrondissement, M.Lecoq. C'est clair, il l'a dans le pif.

Au final, le MoDem a voté le projet de rénovation, estimant que le besoin d'un stade de rugby, les valeurs de ce sport, et les assurances données sur la nature des activités et le maintien d'équipements avaient finalement amené le groupe à donner son accord

 

 

jeudi, 03 janvier 2008

Des milliers d'emplois pour Paris ?

Après avoir évoqué un Paris rêvé, retour à la réalité dans cette nouvelle section de l'analyse de Valérie Sachs,animatrice du groupe de réflexion UDF puis MoDem consacré à l'attractivité de Paris pendant les années 2006 et 2007. Elle y évoque notamment la place de la finance à Paris en étudiant la situation particulière de New-York. Bien sûr, Valérie Sachs se garde bien de chiffrer le nombre d'emplois que pourrait gagner ou perdre Paris, mais l'exemple de la ville américaine est symptômatique des ordres de grandeur et de ce à quoi l'on peut s'attendre en termes de gains ou de pertes à Paris, selon la politique qui sera menée ou non. Dans les prochains billets, j'exposerai point par point les différentes propositions que le groupe de travail qu'elle animait a décliné.

Paris, place financière 

L’industrie financière française représente 4,5 % du PIB et 700 000 emplois presque tous localisés à « Paris ». Sa capacité de financement est « un levier déterminant pour le développement des entreprises et de l’économie française, en même temps que le moyen de préserver le contrôle de nos centres de décision1 ». 40% des emplois financiers seront renouvelés dans les dix ans.

Les propositions retenues ont l’ambition de créer un environnement propice à l’activité financière, par la mise en place d’outils adaptés et faciles d’accès qui aideront à une meilleure compétitivité et à la création d’emplois.

Benchmarking de rigueur : New York, Londres 

Nous saluons la démarche du Maire de New York Michael R. Bloomberg, qui est à l’initiative du rapport « Sustaining New York’s and the US’ Global Financial Services Leadership » (Annexe 1) pour relancer la place financière new-yorkaise. M. Bloomberg fait effectivement partie du métier, ce qui le différencie et l’avantage par rapport aux maires des autres capitales financières mondiales.

Un groupe d’experts britanniques réfléchit actuellement à des mesures notamment réglementaires et fiscales pour améliorer la compétitivité de la City. La démarche et le contenu de ces deux rapports vont nous servir de guide dans l’élaboration de quelques-unes de nos propositions pour Paris.

Il s’agit pour New York d’une initiative conjointe de la Ville et de l’administration américaine. Il est révélateur de constater qu’en France l’initiative new-yorkaise est perçue comme une initiative fédérale (sous impulsion du Secrétaire d’Etat au Trésor, Henry Paulson) ou dans le cas de Londres comme une initiative de Gordon Brown, tant il est dur pour nous français d’imaginer « Ken le rouge » s’intéresser à la City et pourtant… Derrière le côté anecdotique du propos, on saisit mieux pourquoi, à la lecture du projet français Finance Innovation, la Ville de Paris ne semble qu’un simple co-contractant. Le projet (page 8) précise de façon laconique que des contacts avec le Conseil Régional d’Ile de France et la Ville de Paris sont en cours.

Si New York ou Londres cherchent à réagir face à la concurrence des autres places financières mondiales afin de se maintenir au rang de leader mondial dans une économie globalisée, il est impératif pour Paris d’être proactif et de repenser le développement de sa place financière.

La question de la législation fiscale française

La législation fiscale est une arme économique de compétitivité or en France sa complexité est stupéfiante. Elle engendre une visibilité réduite pour les investisseurs, sur le poids exact de la fiscalité par exemple et une instabilité dissuasive due notamment aux alternances politiques (source : Centre de Recherches pour l’Expansion de l’Economie et le Développement des Entreprises). Cette question dépasse les compétences de la Ville de Paris et de notre groupe de travail, seule la fiscalité strictement parisienne sera traitée dans ce rapport. Elle reste néanmoins un élément incontournable de toute réflexion pertinente. 

Lancement du pôle de compétitivité mondial FINANCE INNOVATION

Le pôle de compétitivité mondial FINANCE INNOVATION vient d’être labellisé (4 juillet 2007) par le gouvernement français lors d’un comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires (Ciact) parallèlement aux Rencontres Financières Internationales de Paris EUROPLACE.

Christine Lagarde, nouvellement nommée ministre des Finances2, s’est immédiatement emparée du sujet. Elle a annoncé le 5 juillet la création d’un Haut comité3chargé de renforcer l’attractivité de la place financière de Paris qui se réunira à partir du mois de septembre 2007, et a déjà tracé quelques pistes parmi lesquelles la possible suppression de l’impôt de bourse4. Il y a un an, son prédécesseur s’engageait lui aussi à faire de Paris LA place financière leader…

Ne pas agir face à la concurrence internationale a un coût que New York a chiffré. Dans l’hypothèse probable où le marché américain risquait de perdre entre 4 et 7% de part de marché au cours des cinq prochaines années (avec une croissance globale du secteur comprise entre 8 et 10%), enrayer seulement le mouvement rapporterait entre $15 et 30 milliards de revenus pour l’année 2011. Compte tenu du lien constant entre revenus et emplois, cela se traduirait par la création de 30 000 à 60 000 emplois directs garantis, sans compter la stimulation vers les autres secteurs, et les emplois indirects (immobilier, infrastructure, etc.).

 

Quel rôle peut jouer la Ville pour promouvoir la compétitivité du secteur financier ? Quel agenda pour Paris ?

1p. 5 du rapport FINANCE INNOVATION joint en Annexe 2.

2« Enrichissez-vous ! » a t-elle lancé en référence à Guizot… Entrepreneurial ou furieusement déplacé?

3Accélérer la simplification administrative et réglementaire.

4L’impôt de bourse est une taxe proportionnelle à la valeur des transactions.

samedi, 29 décembre 2007

Wi-fi à Paris, la menace fantôme

Il est dans les projets de Betrand Delanoë de couvrir Paris en entier de bornes wi-fi. Je ne suis pas un expert de la chose, mais j'ai tout de même une certaine défiance à imaginer des centaines de bornes balançant des ondes à tire-larigot dans ma direction quand je me promène tranquillement dans Paris. Je diras même que je ne me sens pas vraiment tranquille à cette idée...

En fait, on ne sait aps trop quel effet cela peut produire, mais en revanche, le personnel d'une bibliothèque parisienne s'est plaint de bourdonnements, de maux de tête et de malaises juste après qu'une borne ait été installée dans leurs locaux. Bref, appliquer le principe de précaution ne me paraît pas du luxe.

0a909ccc4efb83ad90c4186b410fcaef.jpgJ'ai cru comprendre à la lecture du projet "Nouvelles technologies" du MoDem et de Marielle de Sarnez à Paris, que ces derniers étaient plutôt favorables à la fibre optique qu'au Wi-fi. Pour d'autres raisons que celle que j'évoque-ci-dessus, mais je crois que je vais aller leur faire état de ma remarque pour apporter ma pierre à l'édifice. Accessoirement, la fibre optique permet un transpert d'informations bien plus rapide, et est sans danger. Je trouve d'ailleurs, que la manière dont  Marielle de Sarnez et  Bruno Gas (qui est en large partie co-responsable de ce projet) conçoivent le développement du haut-débit à Paris est plus sensé : les pouvoirs publics n'ont pas vocation à se substituer aux opérateurs, mais plutôt à leur faciliter la tâche, notamment en permettant des mutualisations qui permettraient de diminuer les coûts (la fibre optique coûte très cher).

vendredi, 28 décembre 2007

Le label Grand Paris

Voici le troisième et dernier billet directement issu des travaux de recherche de Denis Barras et Catherine Mouradian, deux membres du groupe Attractivité de Paris de l'UDF pendant les années 2006 et 2007. Nous avons vu dans un précédent billet quel rôle Catherine et Denis attribuaient aux CCI dans l'idée d'une nouvelle gouvernance économique de Paris, et leur insertion dans une sorte de hub dont l'objet était de regrouper et classer l'information à destination des entreprises souhaitant s'implanter à Paris.

 Ce projet ne serait pas complet sans le développement d'une opération de communication de grande envergure : c'est ce que Catherine Mouradian et Denis Barras ont imaginé, et cela, bien avant que le concept n'aboutisse dans la presse. Pour mémoire, rappelons que Didier Bariani et Marielle de Sarnez ont promu au Conseil de Paris, cette idée de longue date au sein de l'UDF. Mais c'est le travail de ces deux acteurs du groupe Attractivité de Paris qui a donné corps à l'idée. Gageons que nombre des développements que l'on trouve dans cette analyse figureront au final dans le projet parisien du MoDem.

L’utilité du Label

Aujourd’hui, il existe plusieurs labels qualité garantissant la qualité d’un produit ou d’un service.
Voici quelques exemples :
· « Label Tourisme et Handicap », sous l’impulsion du Ministère en charge du Tourisme
· « Label Bienvenue en France », initiative gouvernementale visant à regrouper sous un référentiel
national les divers labels existant pour accroître la visibilité et la qualité de l’offre touristique…
· « Label UBIFrance » décerné par l’agence française pour le développement les entreprises françaises
à l’International (subventions, promotion…).
· Et en vrac, divers labels sectoriels ou locaux ; « Label CNIL », « Label CNRS », « Label ville Internet », « Label du Commerce équitable », etc…

Ces labels sont nécessaires à la classification de l’ensemble des offres. Pourtant l’on constate que certains labels visent le même objectif tout en étant attribué par des organismes différents.
Par exemple, nous pourrions nous étonner de la différenciation du label Bienvenue en France de celui de Tourisme et Handicap ou de celui des entreprises françaises à l’Internationale alors que tous visent à promouvoir la qualité Française, celle d’un pays très moderne et convivial !
Au niveau régional, nous devons travailler à une présentation d’ensemble de l’offre ; tous les jours des initiatives locales créatrices d’activité économique ou visant à l’amélioration de la qualité de la vie voient le jour et restent limitées à une maigre promotion locale alors que certaines pourraient incitées à des implantations d’entreprises si seulement l’information était plus largement diffusée.
Ainsi il paraîtrait judicieux de créer un Label Grand Paris qui aurait l’avantage de limiter naturellement la multiplication pléthorique de micro labels afin de véritablement rendre plus visible l’identité et les spécificités franciliennes. Ce Label offrira une ouverture promotionnelle concrète aux initiatives locales et permettra aussi, indirectement, de rationaliser plus facilement l’octroi de certaines subventions et ainsi de mieux gérer une part de l’argent public.

Un Label, une Charte en liaison avec le HUB

Constituer un HUB tel que nous l’avons décrit précédemment implique que nous présentions une offre claire des diverses opportunités régionales économiques et sociales et la mise en réseau des acteurs locaux afin de faciliter la vie de chacun. Le Label garantit à la fois l’accompagnement et le contrôle des initiatives.

  • Création d’un Comité Indépendant éventuellement au sein de la CCI du Grand Paris, constitué de citoyens et de représentants des principales institutions de l’IDF, de l’entreprise et du tourisme qui sera chargé de la rédaction d’une Charte et l’attribution du Label.
  • La Charte et l’octroi du Label devra permettre la mise en valeur de toutes initiatives visant à la promotion du Grand Paris tant vis-à-vis de l’étranger que vis-à-vis de toutes personnes souhaitant vivre ou travailler en IDF, faciliter l’accès à l’information.
  • Le Label devra favoriser tant le respect de la qualité de la vie (accueil, handicap, aide à la personne…) que la qualité et la valeur économique des activités à promouvoir en IDF ; faciliter l’implantation économique et préserver la diversité de l’offre de service étant des spécificités parisiennes à valoriser.
  • L’attribution du Label sera matérialisée par l’affichage d’un logo chez le bénéficiaire
  • Présence d’un relais local dans chaque Mairie ou au sein du guichet local de la CCI Grand Paris, chargé de l’information, auprès du Comité, des initiatives locales afin qu’elles soient éventuellement labellisées puis enregistrées au sein du HUB et apparaître sur le site Internet de ce dernier.
  • Le Label Grand Paris concernera essentiellement l’activité économique liée à la promotion de l’Ile de France mais le HUB reprendra toutes les informations touristiques et celles concernant la vie du citoyen (sociale et administrative).

Conclusion

Certes, l’on pourrait considérer comme impossible un tel projet « Concept du Grand Paris + portail unique + label » pour des raisons politiques ; nous avons tous constaté la difficulté de faire travailler ensemble des élus de partis différents ou des organismes souvent frileux ou démotivés préoccupés seulement par l’immédiateté d’une obligation professionnelle.
Pourtant la concurrence des grandes agglomérations étrangères est réelle et même certaines agglomérations françaises commencent à avoir vraie image de marque à l’international faisant passer Paris au second plan sur bien des domaines ; un comble pour la grande capitale culturelle et économique qu’est Paris !
Notons que sur bien des projets, l’idée du Grand Paris émerge (changement du nom de l’aéroport de Roissy, extension de la notion « Université de Paris » et de bien d’autres initiatives citées tout au long de notre analyse « Attractivité de Paris » (Paris place financière, etc...).
Pour toutes ces raisons, il paraît indispensable de travailler à construire l’image du Grand Paris, mettre en valeur tout son potentiel sans attendre que tout un ensemble d’initiatives locales, non valorisées, ne voient automatiquement le jour face à l’évolution naturelle des exigences économiques et sociales pour finir par complètement opacifier l’intérêt de notre région.
Nous pensons que bon nombre de Franciliens sont conscient de la nécessité de motiver l’activité économique en facilitant son accès et en généralisant son information cela passe autant par l’augmentation des transports en commun, par l’animation de la vie locale que par la valorisation de l’ensemble des opportunités afin de soutenir le rayonnement de notre région en France et à l’étranger.
Les outils promotionnels que sont le concept du Grand Paris et la création du portail unique nous paraissent indispensables à la réalisation d’une stratégie marketing active et ouverte au bénéfice de notre région.

vendredi, 21 décembre 2007

Crèches à Paris, les solutions du MoDem

Il y a une vraie difficulté avec l'accueil de la petite enfance à Paris. Depuis l'an 2000, la démographie a rebondi dans la capitale, et les familles de deux à trois enfants sont de plus en plus nombreuses. Le programme de crèches de la municipalité n'est pas suffisant, et, parfois, l'équipe de Bertrand Delanoë a usé de subterfuges, en tentant de faire fermer des jardins d'enfants pour les transformer en crèches. Du coup, en apparence, c'est une crèche supplémentaire qui ouvre, mais dans la réalité, c'est un jardin d'enfants de la ville de Paris qui ferme et donc, moins d'enfants accueillis.

f5181cdd56e673355b20e2302de17baf.jpgChristelle de Crémiers, conseillère municipale MoDem dans le 17ème arrondissement, a pris en charge le dossier social au sein des commissions de travail du MoDem. Avec Marielle de Sarnez , et face à l'urgence, elles ont tenté de proposer des solutions novatrices afin de répondre au défi.

Notamment, le MoDem a pris acte qu'en raison de l'exiguité de Paris et le prix du foncier, il ne serait pas possible de proposer suffisamment de crèches pour satisfaire à la demande, et ce, même avec un effort financier significatif.

 

Mais, elles ont eu à la place une idée très intéressante : développer un lieu d'accueil intermédiaire entre la crèche associative, la crèche familiale et la demeure de l'assistante maternelle.

79fdfe3c11c7c76facb11334094ba1cc.jpgMarielle de Sarnez propose  un certain nombre de pistes sur son blog, afin d'améliorer autant que faire se peut l'existant. L'accueil à domicile est l'une des pierres angulaires de ces nouvelles pistes. 

« Repenser l’accueil à domicile et le rôle de la mairie comme garant de la sécurité et de la qualité. En effet, il ne sera pas possible de financer l’ensemble des besoins des familles à coup d’ouverture de places en crèche collective. Le métier d’assistante maternelle doit être fortement valorisé et le mode d’accueil en crèche familiale, délaissé par la mandature, développé» 

 

L'idée est de travailler avec ces dernières de manière à mettre en place un système où les assistantes maternelles recevraient très régulièrement la visite de professionnels de l'enfance : directrices de crèche, psychologues, infirmière, éducatrices de jeunes enfants, seraient amener à rendre visite régulièrement aux assistantes maternelles, afin de la conseiller, de contrôler la qualité du service rendu, et, le cas échéant de la former.

 Cette offre ne serait bien sûr pas exclusive et s'ajouterait à celles qui existent déjà. Ce pourrait être une opportunité pour un certain nombre de femmes qui ont choisi de demeurer chez elles de trouver un emploi rémunéré et tout à fait essentiel compte-tenu de l'urgence à Paris dans ce domaine.

Cela aurait l'avantage d'être moins coûteux que le système de subventions assez peu contrôlé dont use et abuse l'équipe socialiste, et, mécaniquement, de dégager plus de solutions d'accueil pour les jeunes enfants. De plus, cela revient à remettre l'individu au coeur du projet social, et à en faire un acteur responsable

jeudi, 20 décembre 2007

La version UMPS du droit au logement

C'est révélé par le Canard enchaîné, le directeur de cabinet de Christine Boutin, Monsieur Bolufer, dispose d'un magnifique logement de 190 m2 boulevard Port-Royal pour la modique somme de 1190 euros par mois. Le logement en question fait partie du parc HLM.

Quand je pense que l'UMP et Nicolas Sarkozy ont promu la notion (démagogique) de droit au logement opposable, et que Christine Boutin, il y a peu, enguirlandait des "mal-logés" de ce qu'ils ne devaient pas se plaindre, parce qu'eux, au moins, avait un logement... 

Si le MoDem accède à des reponsabilités, à Paris, j'espère qu'il mettra fin à ces abus inacceptables, d'autant que la société qui gère l'immeuble où loge notre SDF du ministère du logement est une société partiellement municipale. Il est vrai que la Mairie de Paris, dès 2001 a tenté de prendre le contrôle de la société, plutôt dubitative sur les attributions de logement, mais, ce n'est qu'en 2006 qu'elle a enfin pris les choses en mains.

Evidemment, quand l'on sait que Lang, Assouline, ou encore Chevènement bénéficient d'une manne de cette espèce à Paris, on comprend que la Mairie de Paris ne soit pas trop pressée de nettoyer les écuries d'Augias...

 

16:50 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Bolufer, Boutin, HLM, Paris, Assouline, Lang, MoDem |  Facebook | | |