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mercredi, 06 février 2008

Pari MoDem, Paris plus humain

b89666d37577bbd39d9bbc810b541f98.jpgMarielle de Sarnez entourée des 19 têtes de listes était, mardi 5 février, au Gymnase Japy, dans le XIème arrondissement, devant un millier de personnes. Candidat pour la mairie du XIème arrondissement, Olivier Pagès a accueilli chaleureusement les militants et sympathisants venus nombreux soutenir le Modem à Paris. Après la prise de parole remarquée de Philippe Meyer, candidat dans le Vème arrondissement, accées sur la politique culturelle et le tourisme, Jean Peyrelevade qui se présente dans le XVIème arrondissement, a mis en perspective l'ambition économique du Modem pour la ville de Paris dont il a dressé un bilan très insatisfaisant en la matière, exprimant sa conviction que le retour du dynamisme économique de la capitale est l'une des priorités d'un "Paris plus humain". Corinne Lepage, candidate dans le XIIème arrondissement a ensuite défendu avec succès la très haute exigence environnementale du projet du Mouvement démocrate pour Paris.

1c6d6c2714e97e53781f86be0c2f5c9f.jpgMarielle de Sarnez, saluant l'engagement et la qualité de l'équipe du Modem à Paris a réaffirmé avec force sa volonté de "changer durablement la vie politique à Paris". "Paris a un immense besoin de cette approche nouvelle" a souligné Marielle de Sarnez : "Avec nous, il n'y aura pas, à l'Hôtel de Ville, une équipe qui ne se préoccupera que de la moitié des habitants de Paris, uniquement ceux qui auraient voté, à quelques milliers de voix près, pour le camp majoritaire. Lorsqu'on est élu, on est l'élu de tous les Parisiens". Logement social, transport, logement, aménagement de la ville, urbanisme et lien social furent ensuite très largement abordés par Marielle de Sarnez, dessinant les grandes lignes du projet "pour une ville plus humaine."

Marielle de Sarnez a récapitulé dans un discours substantiel les grands enjeux parisiens et les solutions du MoDem. 

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mardi, 05 février 2008

Un Paris plus humain

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Marielle de Sarnez et l’ensemble des têtes de listes parisiennes vous invitent à participer à la réunion publique de présentation de notre projet, “Pour un Paris plus humain”.

mardi 5 février à partir de 19 heures
Gymnase Japy
2 rue Japy 75011 Paris - M° Voltaire ou Charonne

Pour tout renseignement complémentaire appelez le 01 53 59 20 00

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mercredi, 30 janvier 2008

Le projet de Marielle de Sarnez pour Paris

6f45ce511eb031a40137308f091b9864.jpgAprès deux longues années d'études, de réflexions et d'analyses, puis trois mois de propositions sur un blog de travail, Marielle de Sarnez et toute l'équipe du MoDem présentent aux Parisiens la version définitive et totale de son projet pour Paris.

Il est disponible en téléchargement libre. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de dire à quel point je trouvais l'avant-projet déjà très bon. Mais le projet définitif est encore meilleur.

Il est par ailleurs également disponible sur le blog de campagne de Marielle de Sarnez. 

J'aime par ailleurs beaucoup l'introduction de Marielle de Sarnez, qui est en fait une lettre aux Parisiens, et je la copie ici :

Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Je suis heureuse de vous présenter notre Projet pour les Parisiens, « Pour une ville plus humaine ». Un projet, c’est d’abord une vision, une ambition, l’idée que l’on se fait d’un destin partagé. Et c’est ensemble qu’il se construit. Voilà pourquoi j’ai souhaité associer les Parisiens à son élaboration. Des dizaines de réunions de travail se sont tenues depuis l’été dernier, des milliers d’hommes et de femmes ont contribué, chacun avec leur histoire, leur expérience, leurs idées, à l’écriture du document que vous avez entre les mains.
Toutes et tous aiment profondément Paris. Chacun d’entre eux a donné le meilleur de lui-même pour vous proposer les grandes lignes des décisions que nous prendrons durant les cinq années qui viennent.
Je veux ici leur dire ma gratitude.
Naturellement, le maire de Paris et les élus ne peuvent pas tout. Mais j’ai la conviction qu’à notre échelle, nous pourrons malgré tout changer la vie des Parisiens, pour qu’ils puissent mieux se loger, mieux se déplacer, vivre dans une ville plus agréable, plus propre, plus sûre, plus humaine.
Je vous remets notre projet : il constitue notre engagement. Il s’adresse à tous les Parisiens, et en particulier aux classes moyennes, dont on sait bien qu’elles ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.
Ce projet sera entièrement financé, sans que la pression fiscale que vous subissez n’augmente, sans endetter davantage la ville. Toutes nos propositions seront financées soit par redéploiement de la fiscalité existante, soit par un effort mesuré d’investissement.
Chaque candidat portera également un projet d’arrondissement, qui déclinera concrètement, dans votre quartier, nos propositions globales.
Notre volonté, enfin, est de rassembler toutes les bonnes volontés au service des Parisiens. La vie politique parisienne repose sur une fracture, un clivage entre la majorité et l’opposition qui nuit à l’efficacité de l’action publique. C’est vrai entre les arrondissements qui ne sont pas de la couleur politique du maire de Paris, et qui subissent plus qu’ils n’agissent sur les grands choix, c’est vrai au sein même du Conseil de Paris, où la majorité n’a que le droit d’approuver quand l’opposition ne fait que s’opposer.
Ce n’est pas ma vision d’une démocratie moderne. À mes yeux, elle doit au contraire s’appuyer sur tous ceux qui veulent améliorer la vie des habitants, et ceux-là n’appartiennent pas qu’au camp de la majorité. Personne n’a raison tout seul, mais on a souvent raison ensemble. Je veux une vie politique apaisée et uniquement orientée vers le seul objectif que nous poursuivons tous : l’intérêt général et le service des Parisiens.

Applaudissements... 

Par ailleurs, si les lecteurs de ce blog veulent en discuter ici et le commenter, je suis tout prêt à en débattre et à publier la synthèse d'éventuels débats et commentaires. Tant que j'y suis, petite information-bonus : selon un sondage IFOp récent, le MoDem serait à 10% à Paris. Et dans le 12ème, Cavada serait plus que très largement battu.

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lundi, 28 janvier 2008

MoDem, PS, mode d'emploi

Pour ma part, je ne suis pas radicalement opposé à un partenariat entre le MoDem et Delanoë à Paris, mais il va falloir que les Socialistes reviennent à plus d'humilité et de modération, et que l'on discute sérieusement.

Sur la philosophie du projet, tout d'abord : j'ai évoqué l'optique du MoDem à Paris dans un billet précédent, et, très clairement, nous sommes opposés à une municipalisation à outrance pour relever les grands défis qui s'annoncent. Ce sont les Parisiens qui doivent relever ces défis, et la municipalité doit simplement leur faciliter le terrain, notamment dans le domaine économique.

De même, nous sommes dans le refus de toute forme d'idéologie dans la prise de décision : je l'ai évoqué également dans un autre billet précédent. 

Le coeur de l'action politique, de notre point de vue, c'est l'Individu Socialement Responsable c'est à dire un parisien acteur des décisions qui le concernent.

Nous sommes encore loin du compte. Une chose est certaine : si les Socialistes obtiennent une majorité écrasante, ils ne risquent pas de faire varier d'un iota leurs positions. Si les Verts actuels sont en position de force, Baupin et ses amis n'auront plus de limites, et ils ont fait tout de même capoter beaucoup de projets, y compris au sein de la majorité municipale. 

Le fait est, en tout cas, que Delanoë a mis de l'eau dans son vin et commence à revenir sur son attitude très arrogante du débaut du mois d'octobre où il qualifait le MoDem de parti le moins clair de France... 

Marielle de Sarnez n'est heureusement ni dogmatique ni rancunière. 

 

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samedi, 26 janvier 2008

Chapeau, les JAF !

Bon, les JAF, c'est qui ? eh bien les JAF , ce sont les Jeunes Actifs Franciliens, l'une des listes qui s'est présentée aux élections internes du MoDem en île de France. Or, cette liste, constituée de jeunes gens (30 ans et quelques de moyenne d'âge) sans poids loursd ni élus, avec un réseau fort peu développé sur la Toile, mais avec beaucoup de présence sur le terrain et une énorme volonté, est parvenue à se hisser en 3ème position, sur 14 listes, en île de France, récoltant 3 sièges. Il faut en particulier saluer Christelle Carcone, la tête de liste, dont j'ai déjà eu l'occasion de parler (Sexy centriste, c'était elle).

Joli score, donc, pour cette aile du MoDem qui ne fait pas forcément d'esbrouffe et n'est pas indroduite dans la structure, mais qui est très efficace sur le terrain et prône démocratie interne et pragmatisme modéré à l'écoute des Français. 

L'apparition de Christelle sur la Toile a été saluée et remarquée, puisque l'influent blog Page 2007 lui consacre pas moins de deux billets, et que le Post, filiale du Monde, lui consacre également un article. Axel, l'auteur du blog présente Christelle mais aussi la liste des JAF dans un premier billet, et dans un second, une présentation du blog de Christelle.

Il faut bien sûr le préciser, Christelle a ouvert un blog : Oréade. Je suggère d'ailleurs la lecture de son premier billet sur l'actualité internationale, consacré à Romano Prodi.

jeudi, 24 janvier 2008

Connaissez-vous le Delanopolis ?

Les ralliés à l'UMP ne sont pas toujours des plus affriolants, mais j'avoue que cet élu socialiste, Serge Federbsuch a un sens de l'humour qu'il faut savoir sportivement saluer.

Il a mis au point un jeu des plus sympas, gratuitement téléchargeable sur un site mis aimablement à disposition : Delanopolis, le jeu de massacre des rues de Paris.

Plutôt que d'épiloguer, je préfère de loin faire copie des principes et règles de jeu, qui m'ont bien fait rigoler :-D

1 - Vous venez d'être élu maire de Paris.

Votre objectif est double. Au mieux, vous servir de la mairie comme d'un marchepied pour devenir président de la République ; au pis, être reconduit dans vos fonctions aux prochaines municipales.

Pour cela, il vous faut apparaître, tout à la fois, altermondialiste pour l'extrême gauche, écologiste pour les Verts, apôtre de la solidarité larmoyante pour les socialistes, gestionnaire prêt de ses sous pour les bourgeois, grand protecteur des bobos-riverains et DJ de la fiesta urbaine permanente pour les « djeunzes »…

2- Vous disposez, au départ, d'atouts : la direction de la communication et les caisses de la ville notamment.

Les quartiers de Paris vont vous servir de zones cobayes. Vous développerez parallèlement une politique événementielle : Jeux Olymputschs, Nuit Flanche, Paris Plonge, qui sont autant de jokers. Vous abuserez les médias et intoxiquerez l'opinion…

Règles (extraits du DELANOPOLIS)
Principes et règles

Le nombre de joueurs peut varier de trois à six.

Un des joueurs est tiré au sort : il devient maire de Paris.

Pour ne pas trop solliciter vos portefeuilles, qui seront fortement ponctionnés lorsqu'il s'agira de régler les ardoises de la mandature Delanoë, l'auteur vous autorise à vous servir de n'importe quel type de dés et de pions pour figurer les champignons de Paris, à dessiner vous-mêmes les cases, ainsi qu'à utiliser toute sorte de monnaie (euros, fèves de galette des rois, vignettes Yu-Gi-Oh, cartes de membre de l'Association amicale des amateurs d'andouillette authentique (A.A.A.A.A.) ou d'adhérent par internet du Parti socialiste (Ah Ah Ah Ah Ah !), pour vos points « COM'S » et vos points « VOT'S ». Plus simplement, vous pourrez télécharger tout ce matériel sur « Delanopolis.fr » ainsi que les photographies illustrant ces errements muncipaux.

Chaque joueur dispose de 1200 points VOT'S.

Le maire dispose d'autant de points COM'S que tous ses concurrents réunis ont de points VOT'S. Par exemple, s'il y a 4 joueurs hors le maire, ce dernier aura 1200 x 4 = 4800 points COM'S…. »

79dd8208700492ff0d825db72ef8cb75.jpgVoilà, cela me paraît assez édifiant, et j'escompte bien faire une partie de Delanopolis prochainement, même si j'avoue qu'après 7 années, j'ai déjà donné... 

Les pions-champignons valent leur pesant d'or, comme vous pouvez le constater... 

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vendredi, 18 janvier 2008

Logement modulaire pour les travailleurs pauvres ?

0ad439b063ba8133ed2be4c88835945c.jpgDéambulant au fil des billets et des contributions sur le blog de Marielle de Sarnez, j'y ai lu dans sa dernière synthèse des réactions des internautes, la reprise d'une idée extrêmement intéressante. Plus qu'intéressante : astucieuse. Elle cite un internaute, Jean-Luc Mateesco, qui a longtemps été actif au SAMU social et au sein du Secours Catholique : ce dernier propose des constructions modulaires (un peu comme les cabines de chantier, si j'ai bien compris de quoi il s'agit) pour les travailleurs pauvres sans domicile, contre un loyer symbolique.

Cela me paraît bien pensé, car c'est très peu coûteux, relativement aisé à installer, et cela peut, pour un temps, permettre de parer au plus pressé.

J'aime bien cette idée, parce qu'elle me paraît aller à l'encontre de l'assistanat, que je crois très néfaste, et peut permettre à des Parisiens de rebondir dans l'existence, au moment où ils traversent une passe difficile. 

Marielle de Sarnez réagit à ce commentaire avec intérêt évoquant un type de logement «très social» pour les personnes touchant le RMI. Mais nul doute que la réaction de cet internaute va suivre son chemin au sein de la commission sociale du MoDem parisien.

Pour lire l'intégralité de la synthèse, il suffit de cliquer sur ce lien

 

jeudi, 17 janvier 2008

Pourquoi voter MoDem à Paris ?

b21c4a57299dc50fa7ca91d46b250d36.jpgJ'ai évoqué hier, dans un billet assez long, les fondamentaux du programme parisien du MoDem, en faisant notamment émerger les lignes de force philosophiques et politiques qui constituent sa particularité.

De manière générale, être représenté par un élu MoDem, c'est disposer de la certitude de ne pas être confronté à des décisions et des votes idéologiques ou partisans.

Exemple de la circulation : comme on le sait, elle est très difficile à Paris, et le stationnement est devenu un vrai cauchemar. Partout, les Parisiens ont été confrontées à des suppressions  de places de parking du jour au lendemain, avec parfois des mises en fourrière sans avis préalable. Le MoDem parisien ne s'oppose pas à l'idée de rendre Paris aux piétions, bien au contraire, mais  il demande simplement que Paris offre aux automobilistes la possibilité de se garer sous terre. Ainsi, dans le 15ème, il a fait à plusieurs reprises une proposition, par la voix d'Elizabeth de Fresquet, pour que soit construit un grand parking souterrain afin de combler le déficit de places généré par l'aménagement de la rue du Commerce.

Eh bien cette proposition n'a jamais été retenue, non en raison d'impossibilités techniques, mais simplement par pure idéologie des Verts et des Socialistes. Baupin avait juré, avec l'assentiment de Delanoë, de faire de Paris un enfer pour les automobilistes, je le cite texto, et il l'a fait. Lors des séances du Conseil de Paris, mais aussi de conseils d'arrondissements, la préfecture de Paris a reconnu avoir eu des consignes pour empoisonner, sous couvert de faire respecter strictement la loi, au maximum les automobilistes mal garés.

Côté UMP, ce n'est pas mieux : objectivement, le tramway est une bonne idée, et là où il a été aménagé, les boulevards des maréchaux ont pris un tout autre aspect bien plus agréable. Mais voilà, par esprit partisans et haine aveugle des Socialistes, l'UMP a voté systématiquement contre. Et chaque fois qu'un aménagement de bon sens a été proposé, la réaction a été similaire.

Les groupes UDF, puis MoDem, au contraire, ont toujours fait preuve d'ouverture d'esprit sur tous les sujets, et, par exemple, pour le tramway, ont voté en sa faveur dès le départ. 

e1370807333ce15de129315685cfa459.jpgLa qualité du MoDem parisien, c'est celle-là, c'est cette capacité à n'envisager que l'intérêt de la ville et des Parisiens, et sa propension naturelle, car c'est l'essence même du MoDem et des propos tenus par François Bayrou puis Marielle de Sarnez, à ne pas se laisser guider par motivations partisanes dans les votes de ses conseillers. 

Signe de cette ouverture, Marielle de Sarnez est la seule candidate à proposer un blog ouvert où les Parisiens peuvent venir discuter les propositions du MoDem à Paris

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mercredi, 16 janvier 2008

Au coeur du programme politique du MoDem parisien

cc81f67bfb31538ab3ea613dd0b7022c.jpgSi j'ai choisi de me retrouver dans le MoDem, et notamment son programme parisien, c'est que parmi les forces politiques actuelles, l'idée qui sous-tend l'esprit et la construction du MoDem n'est à nulle autre semblable.

Tandis que les Socialistes favorisent systématiquement l'intervention des pouvoirs publics pour répondre aux nouveaux défis de notre société moderne, l'UMP, elle, célèbrent l'individu triomphant.

A la croisée des chemins, il y a une autre idée, différente, et fondamentalement novatrice : l'Individu socialement responsable. Or, tout le programme du MoDem parisien est centré sur cet individu-là, qui n'a pas grand chose avec l'égoïsme sanctifié comme force économique propulsante par un certain ultra-libéralisme.

Centrer son programme politique autour de l'action de l'individu, c'est nécessairement construire une idée politique de la cité d'obédience libérale. Le MoDem est un mouvement politique libéral, c'est indiscutable, mais, libéral au sens de Montesquieu ou de Tocqueville, avec une mise en avant des corps intermédiaires et des individus, dont l'association et les réseaux sont  la plus belle expression.

Ce n'est pas le pouvoir politique qui modèle l'individu, comme on le trouve souvent chez les Socialistes et les Verts idéologiques, mais bien l'individu qui modèlera la Société et en sera la pierre angulaire, dans le programme du MoDem. 

L'individu Socialement Responsable est aussi un individu économiquement responsable : la plus belle illustration de cet individu, c'est l'entrepreneur. Typiquement, le chef de TPE ou de PME : il assume ses décisions, très loin des grands monopoles où la responsabilité est diluée (comme d'ailleurs dans les entreprises publiques), ou encore dans les entreprises sous le joug de fonds instables à la recherche de rendements forts et de profits immédiats. Ses choix ont un impact direct sur l'emploi et les salaires. Il est à la tête d'une entreprise à taille humaine où chaque individu se connaît et remplit une fonction qui lui est spécifique. Dans la PME, pas d'anonymat.

Ce modèle se décline aussi dans la finance : l'investissement financier responsable ne récuse pas le profit, mais a l'intelligence de le penser à moyen-terme, voire à long-terme. Les opportunités économiques qu'offre le développement durable s'inscrivent dans cette logique. Ce n'est donc pas étonnant que Corine Lepage insiste sur la nécessité d'innovations financières (car l'innovation n'est pas réservée à la technologie) qui permettent aux jeunes entreprises de croître. Il n'est pas étonnant non plus que Marielle de Sarnez veuille faire de Paris la 1ère place forte financière du monde dans le domaine de l'investissement socialement responsable.

Dans les projets de société, cela se décline également d'une manière très différente du programme de Delanoë ou de l'UMP :

Par exemple, les crèches : le MoDem parisien propose de s'appuyer sur les assistantes maternelles secondées par des professionnels de la petite enfance : chacun passerait tour à tour chaque semaine chez les assistantes maternelles. C'est sécurisant pour les parents, formateur pour les assistantes maternelles, techniquement réalisable, et financièrement bien moins coûteux que le système de crèches municipales qui ne parvient pas à répondre à la demande. Bien sûr, ce n'est pas une solution qui a vocation à remplacer ces crèches, mais à venir en complément afin de faire face à la croissance démographique à Paris.

Autre exemple :  les Seniors. Le MoDem propose avant toutes choses de favoriser le maintien à domicile (notamment en développant les solidarités inter-générationnelles, comme le partage de logements entre étudiants et pertsonnes âgées)  et d'adapter l'environnement parisien afin de le rendre agréable et plaisant pour le 3ème âge.

Dans un cas comme dans l'autre, c'est bien autour de l'individu qu'est centrée l'idée du MoDem, et sur l'idée que les individus sont les acteurs du projet social. 

Cette vision touche évidemment la gouvernance de Paris :  la mairie n'est pas conçue comme le Grand ordonnateur, mais comme un facilitateur. L'individu MoDem est hostile à la méthode coercitive dans le domaine social (que les Verts affectionnent particulièrement pour l'environnement) mais préfèrent plutôt la méthode incitative. On s'accorde au MoDem (dont la coloration verte est patente) pour rendre la ville aux piétons, mais il y a une contrepartie : on accepte de créer à Paris les parkings souterrains nécessaires pour y garer les véhicules, ce que se refusent à faire les Socialistes et les Verts fanatiques, par pure idéologie. Marielle de Sarnez l'a encore tout récemment souligné.

Une belle illustration avec le Plan de Déplacements (citation directe issue du blog de travail de Marielle de Sarnez) :  

Les mesures ont été choisies sans réelle concertation avec l’agglomération parisienne (réduction des voies automobiles dans la capitale sans créer des parc de stationnement aux portes de Paris ou des modes de transport alternatifs) et entrainant des difficultés pour les riverains et les communes limitrophes (congestion, stationnement sauvage…). Le Plan de Déplacement de Paris (PDP), qui a été élaboré en vase clos, n’a pas permis de dépasser les limites du périphérique pour initier une politique de déplacements commune au coeur d’agglomération. La concertation avec le Syndicat des Transports d’Ile de France (STIF), dont Paris finance un tiers du budget, demeure insuffisante compte tenu de ses priorités sur ls liaisons inter-banlieues et banlieue-paris, mettant de côté les demandes d’amélioration intramuros.

Ce rôle de facilitateur, la ville entend l'être aussi dans le domaine économique en favorisant les rapprochements entre entreprises, universités et investisseurs, et en assurant la promotion, par de véritables opérations de marketing,  du dynamisme des entreprises parisiennes. Evidemment, cela suppose de renoncer à l'a priori socialiste que le profit, c'est mal, et l'argent c'est sale. 

 
On retrouve toujours, dans le projet du MoDem, quel que soit le thème retenu, une volonté de concertation plutôt que de coercition, et le désir de travailler avec les individus, notamment quand ils se constituent en réseaux, en particulier associatifs.

La confiance en l'associatif est la marque de la confiance dans la responsabilité des individus, puisque l'association est l'émanation par excellence de l'individu responsable. La mairie, le pouvoir public, ne fait pas les choses à la place des individus, mais leur confie des tâches. Cette relation de confiance et de partenariat, c'est l'essence-même du projet du MoDem en termes de gouvernance.

Le MoDem, au final, est dans une logique d'innovation sociale, économique et politique. Liberté, responsabilité et innovation, voilà, finalement, les trois pierres angulaires de son programme politique pour Paris. 

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mardi, 15 janvier 2008

Tiberi/Cohen-Solal, l'alternative, c'est Meyer

Pauvres électeurs du 5ème arrondissement : ils vont pour l'essentiel devoir retrouver le sempiternel duo de choc du 5ème arrondissement à chaque élection : l'expert en népotisme Jean Tibéri, qui essaie de placer son fils Jean, et de l'autre, Lyne Cohen-Solal, l'ex-présidente de la FCPE qui a toujours porté la double casquette apparatchick du PS/apparatchick de la FCPE, au point d'avoir sous le ministère Lang un bureau personnel au Ministère de l'Education Nationale. Cela en dit long sur l'indépendance des décisions de la FCPE en matière d'éducation, et sur Lyne Cohen-Solal en particulier. Quant à Jean Tibéri, une instruction est toujours en cours à propos d'inscriptions de radiations douteuses lors d'élections municipales et législatives en 1997 et 1995. C'est en tout cas ce que l'on trouve sur Wikipedia quand on consulte l'article qui concerne Jean Tibéri.

Bref. On n'a vraiment pas envie de voter ni pour l'un, ni pour l'autre. Ils sont là maintenant depuis 20 ans ou presque et on ne peut pas dire qu'ils soient très raffraîchissants et l'un et l'autre.

c6d812ca69de8162f2ca31cbfa85bea1.jpgHeureusement, le MoDem a eu une idée de génie ! Il a pressenti avec réussite le sociologue et journaliste Philippe Meyer. Il faut dire que le bonhomme est un sacré phénomène. Il sera donc tête de liste pour le MoDem dans le 5ème arrondissement de Paris. Je me suis dit qu'il serait plus amusant de le présenter par quelques uns de ses bons mots, qui m'ont particuièrement plu :

«Le patriotisme n'a pas de frontières.»

«C'est quand il se retrouve pensif que l'on doit observer le technocrate.» 

«Le Français se distingue des autres peuples en ce qu'il s'élève constamment au-dessus de lui-même, ce qui est un exploit stupéfiant si l'on considère qu'il est déjà très haut.» 

«L'homme est le seul animal que la prise de poids inquiète.»

(ça ce n'est pas politiquement correct, en ces temps de lutte contre l'obésité infantile, mais en revanche, c'est marrant :-D ) 

«Un touriste se reconnaît au premier coup d'oeil. C'est un individu habillé d'une manière telle que, s'il se trouvait dans son propre pays, il se retournerait dans la rue en se voyant passer.» 

«La vie a un bon côté, même s'il est plus court que les autres.» 

Philippe Meyer anime l'émission l'Esprit Public sur France Culture ainsi que l'émission "la prochaine fois je vous chanterai" sur France Inter.