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mercredi, 05 septembre 2012

Déconfiture socialiste

Les cotes de popularité des Socialistes commencent à chuter. Ce n'est que le début. D'un côté, c'est bien fait pour eux, parce que cela leur apprendra à promettre des choses qu'ils savaient très bien ne pas pouvoir tenir, mais de l'autre, cela m'attriste parce que leurs ennuis sont d'abord liés à la crise économique et ça, les Français vont la payer cash.

Les Socialistes seront contraints d'augmenter CSG et TVA. Ils étudient déjà la piste de la première et la seconde va venir. Comme dit Marianno Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, quand il y a le mur de la réalité, on aimerait pouvoir faire une autre politique, mais on n'a pas le choix. C'est ce qui va arriver aux Socialistes. Ils ne créeront pas leurs 60 000 postes dans l'Éducation Nationale car ils ne pourront pas le faire. Au mieux, 20 000, c'est à dire ce que prévoyait Bayrou, et encore, ce seront surtout des postes d'assistants d'éducation car ce sont les moins coûteux bien que très utiles. Ils feront un tour de passe-passe pour comptabiliser leurs emplois avenir pour les jeunes dans le tas, ce qui permettra de faire d'une pierre deux limitations de dépenses.

L'État n'a plus la puissance de relever une économie à lui seul, les Socialistes doivent le comprendre et agir en conséquence. En revanche, il peut encore espérer établir un environnement propice au développement économique avec des lois, des infrastructures et du lobbying dans les grandes organisations politiques et commerciales (OMC, UE, FMI) et utiliser son soft-power culturel dans les autres pays, ce que la France semble avoir délaissé.

Il faut faciliter les choix des consommateurs, faciliter le développement des entreprises sur notre sol. Cela suppose de ne plus faire reposer sur les seuls salariés et entreprises toute notre protection sociale. Cela suppose aussi d'imaginer un contrat de travail à droits progressifs avec en même temps de vrais filets de sécurité. En somme ce que Bayrou a proposé aussi bien en 2007 qu'en 2012, ce que fait le Danmark et ce qu'a mis en place l'Autriche. Des pays avec des taux de chômage des jeunes deux fois moindres que les nôtres...Est-ce un hasard ?

On sait que les Français sont sensibles à leurs propres productions, c'est le fameux argument du Made in France qu'avait développé Bayrou pendant la campagne présidentielle. C'est une piste totalement abandonnée par la gauche, gauche qui délaisse d'ailleurs toute promotion de la qualité française alors même que le luxe, le made in France avec ses gages de qualité et la culture francophone devraient participer d'un triptyque gagnant que nous devrions avoir vocation à porter partout dans le monde.

Tout commence par la culture écrivait Bayrou en 2007 dans son Projet d'Espoir. Cette pensée forte est plus que jamais d'actualité. La culture ne se limite pas aux savoirs savants, elle s'exprime dans quelque chose de beaucoup plus large qui imprègne également la société et son économie.

Au final, je suis navré de l'impuissance socialiste. En fait de programme, on peut voir que leur principale mesure économique, puisqu'ils admettent tout de même que l'équilibrage du budget et des déficits est nécessaire, cela va être le matraquage fiscal. Je ne nie pas que des hausses d'impôts sont nécessaires, ou, tout du moins, une répartition différente de l'impôt, mais ce ne devrait pas être l'unique horizon d'une politique économique. Or, je crois qu'on en est à peu près là chez les Socialistes en dépit des rodomondades de Monsieur Montebourg...

01:17 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : socialiste, crise |  Facebook | | |

samedi, 01 septembre 2012

Fournitures d'école en mode Made in France...

Cette fois, j'ai fait attention et je m'y suis pris à l'avance : la plupart des fournitures que j'ai choisies ont été conçues et fabriquées en France !

Classeurs, j'ai pris des souples exacompta et les intercalaires de la même marque ; cahiers et feuilles ? C'est clairefontaine : au passage, je ne veux pas dire, mais essayer de gommer sur une feuille made in China puis sur une clairefontaine, vous allez voir tout de suite la différence. Sur la première, déchirure assurée à brève échéance, et sur la seconde, vous pouvez y aller sauf à gommer comme une brute, et encore !

La pub des crayons de couleur bic Kids m'a bien fait rigoler : ils veulent faire valoir que leurs crayons sont hyper-résistants et insèrent une icône  cet effet sur le paquet qui représente un marteau échouant à casser la mine d'un crayon. Ne rigolez pas : les crayons de vos enfants tombent certainement des dizaines et des dizaines de fois au sol. J'ai remarqué à l'usage que la mine se fractionne alors de l'intérieur au fil du temps, particulièrement quand on achète un crayon de m... Là, avec mon crayon bic made in France, je pense qu'ils peuvent tomber, ils attendent les chutes d'un pied ferme :-)

Évidemment, j'ai aussi pris les stylos dans la même marque. Idem pour les feutres. Côté stylo-plume, j'ai fait confiance à Waterman : plus cher qu'un plume made in ailleurs, certes, mais ils annoncent trois ans de garantie et des plumes en acier hyper-résistantes. Quand je vois l'état des plumes (que j'ai dû changer trois fois tout de même) de mes fistons, l'année passée, je pense que j'ai fait un bon investissement. On verra à l'usage de toutes façons. Trois stylos-plume à bas prix, c'est en gros ce que vaut un waterman.

Les outils mathématiques ensuite : pour l'instant, je n'ai rien trouvé de français pour le compas, les règles, les équerres, les rapporteurs et cetera, mais je ne désespère pas d'y arriver. La Fabrique hexagonale n'a pas l'air très optimiste sur le sujet : l'Empire du Milieu y règne en maître. L'article date de 2009 : des compas maped made in France, pas vu. En, fait, tout ce que j'ai vu en maped était systématiquement produit en Chine, toutes fournitures confondues.

Après, les arts plastiques : j'ai réussi à trouver de la peinture italienne en pastille. C'est toujours mieux que du made in China, les Italiens sont nos cousins.

Ce qui est bien, c'est que mes fistons commencent à regarder l'origine géographique des produits, maintenant, parce qu'évidemment je les emmène, et ils commencent à prendre l'habitude de ne sélectionner que du Made in France.

Comme quoi, c'est une question d'habitude et...d'éducation :-)

 

lundi, 27 août 2012

Et l'hydrogène, au fait ?

Tiens, puisqu'on parle du prix du carburant et si l'on regardait du côté des combustibles alternatifs ? J'avais déjà évoqué il y a presque 4 ans une berline japonaise fonctionnant entièrement à l'hydrogène, la Honda Clarity. Elle devait être commercialisée à partir de 2008 et la suite...plus de dates sur l'agenda...Tout ce que j'ai compris, pour l'instant, c'est qu'on ne la trouvait qu'à Torrance, Santa Monica et Irvine dans le sud de la Californie...Elle figure pourtant bien en première page du site de honda avec les autres véhicules. La formule de leasing proposée aux USA était de 600 dollars par mois pendant trois ans, maintenance incluse. Cela fait 21600 dollars au bout de trois ans, un prix très acceptable pour une berline de ce type. En plus, à partir de 2010, Honda a proposé des stations de production d'hydrogène à domicile utilisant l'énergie solaire ! La marque japonaise s'est donnée dix ans pour développer une commercialisation de masse de ce type de véhicules.

J'imagine que nous autres Français, comme d'hab, nous sommes en retard sur cette technologie d'avenir...

L'hydrogène, c'est chouette, la Terre en est truffée, avec l'eau. Le vrai problème, au fond, c'est de parvenir à le produire en cassant une molécule d'eau : là, il y a toujours un composant supplémentaire qui va coincer.

Il y en a eu des tentatives, pourtant, pour arriver à quelque chose de viable. Je ne sais pas ce qu'est devenu le Kenderv un prototype breton semblant prometteur il y a quatre ans. Il y a une vidéo à laquelle je n'entends rien qui a été partagée une année après sur la Toile mais je n'en sais pas plus.

Je sais que le principal problème, c'est la catalyse : comment casser la molécule d'eau sans devoir mettre en oeuvre une importante énergie ?

Mais voilà, je viens de tomber sur une information intéressante : une équipe britannique aurait trouvé le moyen de produire de l'hydrogène à bas coût. Il y a tout de même un hic : il faut du cobalt pour réaliser la séparation de l'oxygène et de l'hydrogène. Je veux bien que ce métal soit actuellement disponible mais c'est sans doute qu'il reste assez peu utilisé dans l'industrie. La production mondiale est de 55 000 tonnes par an. Quelle quantité de cobalt est nécessaire pour réaliser la catalyse ? Et pour produire quelle quantité d'hydrogène ? Il y a bien une explication scientifique mais en allemand dans une revue allemande.

Si un lecteur a les compétences linguistiques et scientifique pour pouvoir donner un avis, je suis preneur...

Les parlementaires européens voulaient favoriser l'utilisation de l'hydrogène il y a 4 ans et demi : où en sommes-nous ?

mercredi, 01 août 2012

Mauvais marché...

On s'imagine toujours le marché comme la quintessence de la tradition française, la garantie d'une qualité révolue : raté, caramba. Il n'en est rien.

Disposant de plus de temps depuis peu, je m'y rends régulièrement. Et je peste. Les marchands ignorent absolument tout de ce qu'ils vendent, et, pire encore, vous bonimentent absolument n'importe quoi.

Fruits et légumes ? Ils viennent de gros centres et se ressemblent tous. On peut avoir un coup de chance de temps à autre mais c'est rare. Rien qu'hier, j'ai été heureux :-) Un marchand de légumes vendant de vraies variétés de tomates, avec du goût, et pas seulement : des fraises si sucrées (et en plus sans traitement) et gouteuses que je n'avais pas souvenir d'en avoir goinffré de semblables par le passé. J'ai fait une razzia et me suis renseigné sur ses marchés de prédilection.

Deux jours avant, j'avais trouvé un étal avec une certification AB. C'est une garantie de pouvoir laisser mes petits manger les fruits avec la peau sans ingérer un délirant cocktail de produits chimiques, mais pas de goût.

Au moins le producteur bio savait-il qu'il vendait des variétés ordinaires. En règle générale, le maître des lieux vous explique doctement que sa bretonne, sa corse ou toute région est excellente. Ceci ne signifie strictement rien et parfois, ils ignorent purement et simplement l'existence de variétés, constant simplement des différences de goût.

Côté textile, malheureux, n'achetez jamais sur les marchés : soit votre interlocuteur vous garantit française une pièce qui ne l'est plus depuis longtemps ou ne l'a jamais été, soit il vous regarde fièrement vous invitant à lire l'étiquette. Hier, il y en avait une prête à me vendre sa magnifique collection "certification européenne" en me regardant d'un oeil torve.

Je vais oser un raccourci : plus le temps s'accélère, plus on demande à ceux qui travaillent de faire vite plutôt que bien, plus la qualité de ce qu'ils font s'en ressent. 

Les artisans disent et font n'importe quoi à quelques exceptions près désormais. Il en va de même pour les garagistes. Les enfants à l'école écrivent n'importe comment, n'importe quoi et généralement comme des cochons. Ils disent aussi n'importe quoi dans les cours avec une somme d'approximations extraordinaire.

C'est le fonctionnement même de notre société : tout ce qui la constitue s'y adapte. Toujours plus de consumérisme, donc, plus vite, et, du coup, toujours moins de qualité. Point d'orgue du consumérisme, le low-cost, le discount, derniers-nés des experts en marketing.

La gauche tout en écrasant d'impôts le citoyen s'accomode d'un monde qui n'est ni libéral ni socialiste. Partout les forces vivent des marchés s'y concentrent, et partout les procédures sont toujours plus d'obstacles à la libre-entreprise. 

Les libéraux ne songent qu'à mettre à terre le droit du travail et ne se préoccupent que des taxes ou une société hyper-indivualiste au lieu de repenser un monde libre dans sa globalité.

Et tout ce monde-là au nom du progrès pousse au changement incessant au prix d'une pression de plus en plus écrasante sur ceux qui travaillent.

Les cadres français en particulier, plus encore que dans les autres pays, par imitation servile et imbécile d'un modèle qui n'est pas le nôtre, sont pressurisés au-delà de toute mesure. Leurs 35 heures ne sont qu'une illusion. L'émergence d'internet permet de les contacter à toute heure tout au long de l'année.

Tout cela va mal finir. La gauche de la gauche rêve d'une révolution pour remplacer le rêve consumériste par la "qualité" soviétique. 

Il est très difficile pour le citoyen de résister à l'énorme pression consumériste. Et pourtant, chacun, à son échelle, doit le faire autant qu'il le peut. C'est la seule issue.

Achetez local, équitable, bio avec certification, dans des AMAP, made in France ou à défaut fabriqué par nos voisins autant que cela vous est possible. Exigez la qualité plutôt que la rapidité (d'ailleurs, au final, très souvent, on finit par avoir de la m... dans un temps qui s'étire, je pense particulièrement à l'artisannat, parce que votre interlocuteur a voulu satisfaire trop de "marchés" en même temps...). Soutenons les Max Havelaar, les AB, les origines France garantie, les coopératives agricoles, les Class actions autant que nous le pouvons. Favorisons les filières courtes.

Bref imposons le monde que vous voulons avec notre argent car in fine, le bout de la chaîne, c'est le consommateur, et sans lui, rien n'est possible.

17:07 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : travail, marché |  Facebook | | |

samedi, 28 juillet 2012

Saleté de bottes...

Toujours motivé par la volonté d'acheter le plus local possible, j'ai observé que la marque Moussaillon que je subodore être bretonne, vendait des bottes pour enfants. Bon, eh bien celles-là, je ne les conseille pas. J'en ai acheté une paire pour mon second fiston, et, résultat des courses, il s'est retrouvé avec une série de plaies à hauteur de la bordure des bottes en question.

Franchement, faut être nul pour ne pas être fichus d'anticiper ce genre de défauts et en arriver à réaliser des bordures tranchantes. Dommages, car l'idée de départ, réaliser des bottes marinières est plutôt futée et le résultat esthétiquement appréciable, mais le reste est calamiteux.

J'ai réussi à trouver (avec du mal) que Le Moussaillon était une marque de Bretagne-Diffusion. Pas moyen de savoir où ils produisent, ceux-là. Pas trace chez HexaConso, et encore moins du côté de la Fabrique Hexagonale. Rien non plus chez madeinfrance.Ça sent le made in ailleurs ; cela ne m'étonnerait pas vu la qualité de m... des bottes en question. Je n'aime pas trop, d'ailleurs, le principe qui consiste à se donner un air local tout en important de Petaouchnok des produits mal conçus et mal finis. Mauvais pour l'image de la Bretagne, ça, alors qu'elle n'y est pour rien.

En règle générale, quand je cherche à savoir si quelque chose est produit en Bretagne ou non, je m'adresse à David, mais là, il a du abuser du taffia pendant les Tonnerres de Brest et il est aux abonnés absents :-)

Ça reste compliqué, au final, de savoir où est fabriqué ce qu'on achète. Je parlais d'Armor Lux, précédemment, mais la lecture de l'avis de la Fabrique Hexagonale sur le sujet m'a un tantinet douché. Cela reste une marque plutôt française, mais une bonne partie de la production vient aussi d'ailleurs.

Et puis il y a beaucoup d'entreprises qui se créent puis ferment faute de parvenir à percer. Cliquez sur les liens de la Fabrique Hexagonale, vous allez voir lesquels sont encore valides...

Allez, je finis sur une note heureuse : j'ai eu la joie de retrouver la trace d'Alma Mater qui avait réalisé les tee-shirts de l'exposition sur les dragons du Muséum d'Histoire Naturelle à Paris, il y a quelques années ! J'en ai quelques exemplaires que j'avais alors achetés que je conserve avec émotion en dépit de l'augmentation de mon tour de taille depuis (snif) :-)

mardi, 24 juillet 2012

Habillé en Armor Lux, habillé à Quimper ?

J'ai fait mes petites soldes tout récemment : j'avais entendu parler d'Armor Lux à la suite de la monumentale commande de tee-shirts  réalisée par Bayrou pour le MoDem pendant la campagne présidentielle. Je savais donc que ce fabricant produit en France.

Je me suis donc empressé d'aller faire un tour dans un entrepôt de vente directe d'Armor Lux. A vrai dire, j'y ai trouvé mon bonheur. Armor Lux réalise des bermudas long (peut-être devrais-je parler de pantacourt) d'une qualité remarquable. Je me suis tout de suite senti bien dedans.

Très belle chaussures-bateau également avec un cuir extraordinairement souple et doux. 

Tout content de faire travailler les équipes de Quimper, je me suis également jeté sur les marinières et j'en suis venu à discuter avec la vendeuse.

En fait, les choses ne sont pas si simples : tous les produits Armor Lux passent par la case Quimper et c'est là-bas qu'il s'y réalise les plus fortes valeurs ajoutées. Mais seuls quelques produits phrare sont intégralement produits en France. C'est le cas des marinières. Le reste fait un détour par la Méditerranée avant de revenir en Bretagne.

Très simplement, Armor Lux ne dispose pas de toutes les machines nécessaires pour tout produire en terre celtique. 

Cela ne l'empêche pas pour autant de commencer à exporter son savoir-faire. J'ai cru comprendre qu'une boutique nouvellement ouverte à New-York faisait fureur.

En fait, ils sont bons sur les vêtements adultes ou dans leur spécialité, mais côté enfants, on voit qu'ils ont plus de mal : les pyjamas, par exemple, jolis pour les motifs, mais pantalons bien trop larges par rapport à l'âge. Une vendeuse m'a dit qu'il y avait peu de demandes en vêtements enfants chez Armor Lux. L'entreprise a tout de même quelques gammes, mais ce n'est pas son domaine de prédilection.

Si des couturiers ou des couturières s'en sentent l'humeur, l'usine de Quimper commence à s'inquiéter de la succession de ses actuelles ouvrières. Une industrie qui recrute ce n'est pas si fréquent, alors, avis aux amateurs...

00:28 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : industrie, armor lux |  Facebook | | |

lundi, 23 juillet 2012

Oh non, Hollande ne fait pas du Bayrou !

C'est très tendance chez les militants MoDem de se consoler en faisant valoir que Hollande commence à appliquer le programme de Bayrou. Vade Retro Batavicas, malheureux ! Et puis quoi encore ? N'importe quoi. Non, Hollande, une fois élu, applique ce qu'il annonçait sur son blogue bien avant de concourrir pour les primaires socialistes : accroître les impôts pour résorber la dette.

C'est son unique horizon, ou presque. Il a bien sûr compris qu'il ne pourrait éviter de tailler dans la dépense publique et a construit une réthorique ad hoc pour emberlificoter ses interlocuteurs, mais, à côté de ces deux antiennes, aucune idée n'émerge du côté des Socialistes. Les gesticulations de Montebourg vont juste achever de réduire l'individu à ce qu'il est vraiment : un guignolo.

En réalité, il est trop tard pour empêcher les entreprises qui s'apprêtent à le faire de licencier. La question à se poser c'est celle des mesures qu'il conviendrait de trouver pour tenter d'empêcher la reproduction du phénomène. Et là, ce n'est pas gagné, loin de là.

Les Socialistes, la gauche en général, sont mondialistes. Ils sont  incapables d'avoir une réflexion à l'échelle nationale dans le domaine industriel (ce qui ne signifie pas pour autant qu'il faut verser dans le souverainisme).

Évidemment, les Socialistes n'ont pas hérité d'une situation facile. Il y a eu quelques idées intéressantes sous le gouvernement Fillon (l'auto-entreprise, le fond stratégique d'investissement, par exemple) mais nous demeurons dans un cercle  vicieux dont nous ne parvenons à briser le cycle infernal.

Mon sentiment est que beaucoup de choses vont se jouer au niveau de l'Europe et des forces politiques que les Européens vont envoyer dans leur Parlement.

Ce n'est pas seulement un programme pour la France qu'il faudra, mais une vision de l'Europe toute entière susceptible de redresser le continent. La France me paraît particulièrement malade, mais certains pays européens sont à l'agonie (la Grèce), rongés par la corruption (la Bulgarie, la Roumanie) en sus de voir leurs productions nationales s'écrouler.

Il faudra donc raisonner non seulement pour notre pays mais pour les autres aussi : favoriser des filières courtes en Europe en règle générale. Ce devrait être un objectif de notre gouvernement qui n'y songe pas.

Pour nous autres Démocrates, même si nous divergeons par bien des aspects des Écologistes, je pense néanmoins que nous pourrons trouver en eux des alliés objectifs au Parlement si nous travaillons dans cette direction. 

Il reste à mener la réflexion et ce n'est pas une mince afffaire : il s'agit ni plus ni moins que de trouver la pierre philosophale...

 

mercredi, 27 juin 2012

Gonflé Hollande : il fait ce que Bayrou proposait après l'avoir critiqué

C'est tout de même fort du collier. Je lis la presse, ce matin, et, que vois-je ? Les Socialistes ont décidé de geler la dépense publique en valeur absolue. C'est tout de même bien la peine d'avoir hurlé au loup libéral et à la rigueur contre Bayrou pour en arriver à faire exactement ce qu'il proposait.

Évidemment, je ne vais pas critiquer la mesure, je pense qu'elle est nécessaire. En revanche, j'espère bien pouvoir prendre part aux arbitrages, la seule marge de manoeuvre qui existe, au final.

Je l'ai quand même mauvaise : qui disait que Bayrou avait un programme de droite en économie ? En citant notamment ses positions sur la dépense publique ? 

Électeur socialiste, songe-s-y la prochaine fois (s'il y en a une) et vote directement pour Bayrou. L'original vaut mieux que la copie, et, au moins, avec Bayrou, tu aurais le reste des idées : le label, la relocalisation et un projet vraiment différent pour l'école.

mardi, 26 juin 2012

Eh oui : les promesses socialistes comme les feuilles d'automne...

Caramba : l'ami Yves m'a pris de vitesse ! Il s'est dit, tiens, m... alors, il se produit pile ce que Bayrou avait dit : les Socialistes, rattrapés par le principe de réalité se trouvent dans l'impossibilité de tenir 90% de leurs promesses...

Au fond, d'une certaine manière, c'est rassurant : encore heureux qu'ils n'essaient pas de les tenir, en effet. Ouf, on va au moins éviter le syndrome de 1981. 

J'approuve aussi leur priorité qui est d'épargner éducation, justice et sécurité. On est d'accord. En revanche, j'attends avec gourmandise les arbitrages qui vont être faits dans les autres domaines.

En revanche, copier Bayrou, hélas, il ne faut pas y compter, bien que l'ami Yves l'espère : cela supposerait une telle révolution intellectuelle à gauche que ce n'est pas pensable.

Réfléchir sur les productions locales, imaginer faire un pont en or au capital-risque investi dans l'industrie, ne rêvons pas, c'est hors de portée de la pensée socialiste ordinaire...

D'ailleurs, attendons le grand matraquage fiscal qui s'annonce : préparez les pansements, les amis, parce que là, ça ne pas être de la matraque, cela va être du taser, et à grande échelle. 

Et pendant ce temps, les Delanoë et consorts vont poursuivre leurs dépenses somptuaires à Paris, par exemple...

Certes, les Socialistes ne vont pas faire n'importe quoi, et je m'en réjouis : mais cela ne signifie pas qu'il existe un contre-programme astucieux et inventif qui n'offrirait pas mieux qu'une simple gestion ordinaire de crise, ambition désormais avouée de François Hollande.

Espérons que nous y viendrons vite, et, comme la crise est d'ores et déjà européenne, gageons que les prochaines échéances électorales qui verront l'occasion de renouveler nos euro-députés seront aussi, au centre, l'occasion de proposer un projet alternatif de grande envergure pour l'Europe et pour la France.

vendredi, 22 juin 2012

Class Actions : Taubira remonte dans mon estime !

Je viens d'entendre que Christine Taubira veut autoriser les Class Actions en France.

Rappel : les Actions de groupe permettent à des consommateurs lésés par une entreprise de s'associer en une seule procédure et donc un seul avocat quand ils vont devant les tribunaux. Moins de paperasses, procès bien plus court, action en justice des consommateurs bien plus puissante car disposant de plus de moyens par mutualisation.

Je jugerai sur pièces. Qu'elle le fasse ! Le précédent gouvernement avait fait une annonce similaire avant de reculer dans le texte final.

Si Taubira va jusqu'au bout et que la loi est votée, elle aura droit à mon estime pour de longues années.

10:38 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : taubira, class actions |  Facebook | | |