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vendredi, 15 février 2008

Echos d'un conseil municipal à Nantes

C'est encore une fois à l'excellent Bertrand (que mon blog a l'honneur de compter parmi ses lecteurs) que je dois le témoignage suivant. Je l'ai repris d'une réponse au billet les reconstructeurs à un commentaire d'un autre lecteur, Gérard. Je trouve que c'est édifiant quant au fonctionnement de la démocratie locale et aux pratiques de Monsieur Ayrault, à Nantes.

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 J'invite par ailleurs les lecteurs de ce blog, en particulier les Nantais (ma ville natale, à ce propos), à consulter le site du candidat MoDem à Nantes, Benoît Blineau, et notamment, à y consulter les observations de la commission de travail MoDem nantaise sur la démocratie locale à Nantes. C'est édifiant, parce que l'on y retrouve nombre de choses qui accréditent les remarques de Bertrand, simple citoyen sympathisant du MoDem.

Et quand l'on lit les premier axes du projet municipal du MoDem à Nantes, on comprend mieux...

 

  • que l’on ose, enfin, pratiquer une véritable démocratie locale directe
  • que l’on mette à disposition des équipements de proximité décidés et gérés avec la

population

  • que l’on maintienne, dans chaque quartier, tous les services publics et privés
  • que l’on développe un urbanisme à visage humain
  • que l’on construise Nantes comme un modèle de ville éco-citoyenne !
Et, maintenant, comparons avec le témoignage de Bertrand...


« personnellement, je n'ai jamais entendu Bayrou évoquer la possibilité de donner des postes d'adjoints à l'opposition dans une équipe municipale. Les seuls que j'ai entendu tenir ce type de discours sont des candidats UMP !

Par contre, il est un fait dans beaucoup de Conseils Municipaux, c'est que l'information des élus y est souvent réduite à la portion congrue, quand elle n'est pas totalement inexistante, et que le débat n'y a pas sa place. J'ai par exemple assisté au dernier Conseil Municipal à Nantes. Le matin, le Conseil vote les propositions. En 3 heures, ils ont ainsi voté "à la chaîne" plus de 40 propositions, soit une toutes les 4 minutes. Ce jour là, rien qu'en subventions diverses, c'est plus de 6 millions d'euros qui on été répartis. 4 minute c'est le temps nécessaire à l'adjoint chargé du dossier d'exposer la proposition, puis on passe au vote. Les élus de l'opposition interviennent très peu, l'une des raisons étant qu'ils ne disposent pas des éléments d'information nécessaires. L'ordre du jour du Conseil leur est remis moins d'une semaine avant, sans les pièces nécessaires à une analyse sérieuse, et est des plus succinct.

Résultat : la majorité vote Oui comme un seul homme, et l'opposition s'abstient ou vote Non.

Je connais bien un conseiller municipal (Verts), donc de la majorité de JM Ayrault. Que j'ai donc interrogé. Lui même affirme ignorer totalement dans 70% des cas ce pour quoi il vote véritablement. C'est quand même d'une absurdité totale !

Si on passe à l'échelon de la Communauté Urbaine, les Conseils ont lieu 2 fois/trimestre. Le dernier ordre du jour comprenait près de 80 propositions mises au vote... Comment les conseillers peuvent-ils faire un travail sérieux dans ces conditions ?

J'ai travaillé pour la campagne sur les finances de la ville. Enfin, essayé de travailler plus exactement. Car impossible d'obtenir les budgets détaillés. Même les conseillers municipaux n'y ont pas accès. Le budget annuel publié est traité par grandes masses, sans aucun détail.
Sur ce sujet, le contre exemple (et là, chapeau à Juppé), c'est le budget de la ville de Bordeaux. Non seulement il est hyper détaillé, mais accessible à tous sur papier ou par Internet. Transparence totale et information pour tous. Mais c'est je crois un cas presque unique en France à ce point.

Dans 90% des grandes villes, ça se passe plutôt comme à Nantes.

D'où l'urgence d'associer beaucoup plus les élus d'opposition à la gestion quotidienne, sans remettre en question les choix majoritaires.

mercredi, 13 février 2008

Delanoë versus Royal, une popularité un peu trop facile

On me dira, je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais, c'est plus fort que moi, cela m'agace : on le sait, Bertrand Delanoë est devenu l'homme le plus populaire de France, et, à gauche, Ségolène Royal ne le devance que d'une courte tête.

Betrand Delanoë a la partie quelque peu facile : est-ce quelqu'un peut me dire quand il l'a vu s'exposer politiquement pour la dernière fois ? Tout comme Dominique Strauss-Kahn, d'ailleurs.

Ni l'un, ni l'autre ne prennent le dixième des risques que prennent Ségolène Royal (ou François Bayrou d'ailleurs). Ils sont populaires, certes, mais ils ne sont en aucun cas des leaders d'opposition, se gardant bien de critiques de fond pour préserver leurs popularités respectives.

A mes yeux, c'est une des raisons qui font qu'ils ne sont pas des leaders politiques crédibles, et d'ailleurs, il faut bien se dire que s'ils commençaient à prendre des risques, ils n'auraient pas la même popularité.

J'ajoute qu'à droite, si Borloo est populaire, c'est qu'il dirige un ministère sans enjeux à confrontation sociale avec l'opinion, qui a le vent en poupe, et qu'il ne prend pas davantage de positions politiques. D'ailleurs, la seule fois où il s'est retrouvé dans un ministère à enjeux forts, et qu'il a pris une position, la majorité présidentielle l'a payée cash aux élections législatives...

Alors, il faut rendre à César ce qui appartient à César et aux vrais leaders ce qui appartient auux vrais leaders.

Les Français ne s'y sont pas trompés en voyant en Ségolène Royal et François Bayrou les deux principaux opposants à Nicolas Sarkozy. 

mardi, 12 février 2008

Martinon, non, non, non...et Néron !

Ce n'est pas de moi, ce slogan, c'est de l'UMP local à Neuilly :-) Il faut dire que ce pauvre Martinon rime étrangement avec paillasson depuis un moment. Après avoir été traité en public devant des dizaines de millions de téléspectateurs d'imbécile par son "maître" en octobre dernier, le voilà non moins publiquement désavoué pour cause de mauvais sondage à un peu plus d'un mois du premier tour de scrutin.

Dommage, pour une fois, il y aurait eu deux tours de scrutin, et, qui sait ? Martinon aurait pu demander au facteur de la LCR de le soutenir au nom de Guy Môcquet...

Il aurait présenté sa démission à Nicolas Sarkozy, mais elle aurait été refusée. Le problème, voyez-vous, c'est qu'il y a des précédents de ce type assez funestes : Sénèque le philosophe, sentant son impérial disciple tourner de plus en plus mal, voulut quitter sa cour, mais Néron lui interdit de s'exiler et l'engagea à rester à ses côtés. Quelques termps plus tard, Sénèque dut choisir entre les jeux du cirque avec les lions ou le suicide...

J'espère qu'à la lueur de cet exmeple, "l'imbécile de Neuilly" a bien compris ce qui l'attend...Je ne vous parle évidemment pas des affaires de famille de l'empereur, car je ne doute pas que l'on trouve des Agripine et des Poppée qui conviendraient pour jouer le rôle... 

Eh, au fait, il y a un candidat MoDem, à Neuilly : Alexandre Harmand

dimanche, 10 février 2008

François Bayrou en appelle aux Reconstructeurs

La convention municipale du Mouvement démocrate a été l'occasion, pendant toute la matinée du dimanche 10 février, de mettre en exergue le renouvellement des générations et la grande diversité qui caractérise les candidats du MoDem aux élections municipales. Les nombreuses prises de parôles de candidats et de responsables politiques se sont succédées, confortant les valeurs du Mouvement Démocrate et le projet commun porté lors des prochaines élections. François Bayrou a clos cette Convention par un discours au cours duquel il a rappelé la double "révolution" du Mouvement démocrate réaffirmant d'une part que"les élections sont des élections locales" tout en rappelant que " nous sommes favorables aux majorités d'idées". Le président du Mouvement démocrate a ainsi affirmé : "Dans une commune, dans un quartier, que l'on puisse en être encore à croire qu'il faut tout le pouvoir aux uns et rien aux autres, tout le pouvoir à la gauche, rien à la droite, ou tout le pouvoir à la droite et rien à la gauche, c'est débile, c'est se comporter collectivement comme des imbéciles" ajoutant " Nous portons donc ces deux révolutions : nous voulons que ces élections locales se jouent sur des enjeux locaux ! Et pour la vie locale, nous voulons du pluralisme, parce que nous considérons que les citoyens ont un droit égal à être représentés, même s'ils ne sont pas majoritaires, dans la gestion de la vie locale. Et donc nous défendons des majorités d'idées."

 

 

Mais l'analyse du président du Mouvement démocrate a également porté sur des temps plus longs : "Le temps viendra donc, assez vite je le crains, où la question sera celle de la reconstruction d’un projet national.  La question sera celle de la mobilisation de la volonté du pays, et de la direction à prendre. Si je ne me trompe pas, il faudra une alliance des démocrates et des républicains, une alliance des reconstructeurs."

Ce temps de la reconstruction comportera plusieurs défis pour François Bayrou : "regarder en face la question des finances publiques" mais également "réconcilier les Français avec les deux piliers de son avenir, l’école et l’entreprise. Il faudra qu’elles le fassent pour que l’État retrouve la sérénité et devienne créateur de confiance."
La manière de conduire la réforme est aussi en question : " inventer une méthode de réforme crédible, moins agitée, qui intervienne sur les sujets clés et sur eux seulement, en choisissant de ne pas déstabiliser la société française, et en agissant activement pour qu’elle adapte ses qualités et qu’elle corrige ses blocages."
Bien entendu, la question de nos institutions est cruciale pour François Bayrou qui a notamment estimé : "ce sont les institutions de la cinquième République elles-mêmes qui se trouveront en cause !" Évoquant longuement la question de la construction européenne à travers sa crise d'inspiration et la signature du traité de Lisbonne, François Bayrou a par ailleurs conduit la réflexion en direction de la crise financière que nous traversons : " le monde financier, bien entendu nécessaire, a dérapé parce qu’il n’existe pas de régulation raisonnable en face de ses excès."

Fin des chaînes publiques ? Philippe Meyer livre son analyse

Philippe Meyer, candidat MoDem dans le 5ème arrondissement de Paris,  journaliste, écrivain, homme de culture et de média nous livre sa réaction et son analyse suite à la proposition du président de la République de supprimer la publicité dans l'audiovisuel public. Après avoir souligné les disfonctionnements méthodologiques dans cette annonce, Philippe Meyer a estimé : " On aurait pu ou dû faire quelque chose au moment des privatisations de 1986, maintenant il est trop tard et c'est même affaiblir le service public" ajoutant :"Les actionnaires des chaînes privées n'ont pas respecté le cahier des charges, les engagements convenus lors de l'obtention de leur réseau hertzien. On peut donc compter sur eux pour tourner les réglementations qu'ils n'auront pas prises eux-mêmes quand on voit comment ils tournent celles qu'ils ont choisi." Pour autant, la question de la télévision publique "est extrêmement importante compte tenu du temps que les Français passent devant la télévision et du fait que les enfants passent plus de temps devant la télé qu'à l'école. Il s'agit donc de la traiter autrement qu'avec ce mélange d'agitation puérile et d'enthousiasme auto-nourrit avec lequel le président de la République l'a traité."

Mais Philippe Meyer constate aussi que "la radio de service public à été en bonne partie épargnée par cette évolution de l’audiovisuel, en partie aussi parce que les hommes politique n’ont tendance à s’intéresser qu ‘à la télévision et ce même s’il n’y a personne derrière la caméra."

samedi, 09 février 2008

Bayrou Dassault, la vérité sur Corbeil

Rétablissons la vérité : un candidat communiste à Crobeil a laissé entendre que François Bayrou avait menti en direct en déclarant ne pas soutenir Serge Dassault, parce que le Mouvement Démocrate avait investi Nathalie Boulay.

Certes, le MoDem a investi Nathalie Boulay, mais le MoDem ignorait alors que Nathalie Boulay rejoindrait par la suite Serge Dassault, et elle n'avait pas fait part de ses intentions en la matière.

François Bayrou veut, je le crois, éviter d'exclure des cadres du MoDem, désormais, ce qui explique sans doute que cette histoire n'ait d'abord pas fait grand bruit, et puis aussi, il lui faut composer avec le reste de la commission d'investiture du MoDem. Mais il ne faut pas non plus compter sur lui pour cautionner ce qu'il n'escompte en aucun cas cautionner.

Il y a eu certainement des tractations pour la faire revenir sur sa décision, et probablement un certain flottement, ce qui est compréhensible, mais, au bout du compte, les choses sont revenues  dans l'ordre. Par ailleurs, François Bayrou a fait le choix aussi de faire confiance aux équipes locales, et il essaie d'éviter de s'ingérer dans leurs affaires, sauf quand les choses vont trop loin. Cela peut également expliquer qu'il n'ait pas immédiatement réagi. C'est en tout cas chose faite, désormais, et Serge Dassault ne pourra plus revendiquer le soutien de François Bayrou.

 

François Bayrou ne soutient pas Nathalie Boulay à Corbeil-Essonnes

Le président du Mouvement démocrate, François Bayrou, s'est désolidarisé samedi de la chef de file locale de son mouvement à Corbeil-Essonnes, dans la banlieue parisienne, qui figure sur la liste UMP pour les élections municipales des 9 et 16 mars.

Nathalie Boulay-Laurent se retrouve ainsi colistière du maire sortant Serge Dassault, par ailleurs sénateur UMP, grand industriel et propriétaire du quotidien Le Figaro.

"Je n'entre pas dans ce genre de collusion-là", a déclaré François Bayrou sur France-Info. "Le mouvement démocrate a sa propre vision, elle n'est pas résumable à une liste UMP dans cette ville". Prié de dire, en conclusion, s'il ne soutenait pas la liste UMP, il a répondu : "Vous avez bien compris".

"Je crois au centre indépendant, (...) je ne veux pas du centre qui soit dépendant, qui soit une roue de secours, qui soit un strapontin, je déteste cette idée qu'il faille constamment aller dans la servilité pour se faire entendre dans la politique ou pour faire son chemin", a ajouté le président du Modem, pour qui "il n'est pas vrai que le XXIe siècle va se dérouler avec les mêmes repères que le XXe siècle qui est fini depuis bientôt dix ans".

Voilà, c'est dit, et tant mieux ! Merci François ! On ne peut pas faire n'importe quoi en se réclamant du MoDem.

mercredi, 06 février 2008

Lyon a enfin une liste MoDem indépendante !

9ab1873aaf828791f3b716b639391c46.jpgEric Lafond portera donc sur les fonds baptismaux les couleurs oranges à Lyon : il a été investi par la Commission d'investiture du Modem . "Une réunion téléphonique de la commission d'investitures du MoDem a été organisée sous la présidence de François Bayrou, et sur sa proposition la commission a décidé à la majorité de donner l'investiture à l'équipe qui sera conduite par Eric Lafond" a ainsi précisé Eric Azière, en charge des élections au Mouvement Démocrate.

Eric Lafond a 35 ans, 2 enfants de 2 et 4 ans, et exerce 3 métiers (coordination des travaux d'un club de dirigeants d'entreprises, activité de conseils en libéral, enseignant à l'Université). Cette pluriactivité est le fruit d'une nécessité et d'une conviction : la certitude d'avoir plusieurs vies professionnelles au cours d'une existence.

Dans le même temps, et depuis 10 ans, il milite pour l'émergence d'une nouvel espace politique, libéré du carcan du clivage. En co-dirigeant les listes "Civisme à Lyon et Participation Citoyenne"(5%) en 2001 il a montré combien les lyonnais pouvaient être réceptifs à l'idée d'une révolution démocratique, aux projets élaborés sur la base d'une nouvelle gouvernance.
Adhérent du Mouvement Démocrate depuis le mois de mai, délégué CAP21 dans le Rhône, il a décidé de mettre ses convictions et son énergie au service des Lyonnais et du Mouvement Démocrate pour les élections municipales de mars 2008.

 

mardi, 05 février 2008

Traité de Lisbonne, oui , mais sans enthousiasme

Le président du Mouvement démocrate, François Bayrou, a réaffirmé qu'il voterait "oui, sans enthousiasme" au traité Européen de Lisbonne, lundi, avant le vote préalable du Congrès sur la révision de la Constitution : "Je vais voter oui sans enthousiasme. On aurait voulu que cela soit un grand pas en avant pour l'Europe. C'est très loin de cette ambition" a souligné François Bayrou avant la réunion des députés et des sénateurs en Congrès à Versailles, le 4 février 2007. "Mais on a tellement besoin d'Europe que, si on peut la débloquer, cela sera mieux que rien" a estimé le leader du Mouvement démocrate qui a par ailleurs précisé, au sujet du mode de ratification parlementaire : "J'ai pendant toute la campagne défendu l'idée qu'il faudrait un référendum". "La vérité oblige à dire que Nicolas Sarkozy s'était clairement engagé sur ce point et qu'il avait dit qu'il ne ferait pas de référendum. Sur ce point, il peut soutenir l'idée qu'il a un mandat". "C'est effrayant de voir à quel point, dans le monde, ce besoin d'une voix politique pour l'Europe est fort et à quel point en fait elle est peu présente. Tout ce qui peut débloquer l'Europe, aussi peu que cela soit, je l'accepte et je le soutiens" a conclu François Bayrou.

lundi, 04 février 2008

Une liste MoDem indépendante à Lyon !

Les adhérents du MoDem la demandaient depuis les débuts : une liste indépendante à Lyon.  François Bayrou a officialisé l'intention  du MoDem d'accorder l'investiture à cette liste.

Cette liste existera. On ne sait pas encore qui en sera la tête liste, mais, Eric Lafond avec la liste Lyon est une chance tient clairement la corde.

Par ailleurs, François Bayrou a assuré que Michel Mercier et lui demeuraient amis (ouf : je l'aime bien, moi, Mercier, même si je n'étais pas du tout d'accord avec sa tactique) et que Michel Mercier demeurait dans sa famille politique. Michel Mercier en a également donné la confirmation dans un entretien avec le journal Libération, même si, manifestement, il est très vexé de la tournure qu'ont pris les choses...(c'est tout de même un tantinet de sa faute, sans vouloir en rajouter une couche...)