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mardi, 11 mars 2008

François Bayrou condamne le sectarisme de Bertrand Delanoë

François Bayrou estime que Bertrand Delanoë a "fermé la porte" à un accord électoral avec la candidate du MoDem Marielle de Sarnez à Paris avant le second tour des municipales pour des "raisons internes au Parti socialiste".

"Je suis absolument certain que les électeurs de Paris, majoritairement, avaient envie qu’il y ait cette nouvelle majorité plus ouverte. Et puis, Bertrand Delanoë, pour des raisons internes au Parti socialiste a fermé cette porte, montrant ainsi qu’il se plaçait du côté de la fermeture", a déclaré sur Europe 1 le président du MoDem. "Je pense que beaucoup d’électeurs parisiens ne seront pas satisfaits de cette fermeture", a ajouté le candidat à la mairie de Pau. Le maire PS de Paris a décliné le partenariat de second tour que lui proposait Mme de Sarnez préférant un accord de fusion des listes avec les Verts, ses alliés traditionnels
.

C'est marrant, tout de même : je me rends compte que je me suis époumonné dans le désert pendant des mois à propos de Bertrand Delanoë et ses amis. J'ai toujours pensé que cet homme-là n'était pas un social-démocrate, mais un homme d'appareil, et sur le fond un idéologue sans grand génie. 

Bertrand Delanoë est un homme qui ne prend pas de risques. Il se garde bien de critiquer Nicolas Sarkozy, afin de préserver sa popularité, et il table sur l'esppoir de prendre le contrôle du PS en ralliant les franges les plus radicales, mais aussi, en vue de la présidentielle, sur l'élimination du centre.

Mais c'est un calcul à court-terme, car il n'aura aucune légitimité dans l'avenir, pour appeler le centre à le rejoindre. Ségolène Royal a eu cette intelligence, elle au moins, de comprendre que l'avenir ne se préparait pas entre les deux tours d'une élection présidentielle, mais de longue date. 

J'espère que ceux qui ont approuvé le positionnement de François Bayrou en 2007, c'est à dire d'un côté en dehors des grands systèmes, mais de l'autre, sur des positions à la fois courageuses et modérées, ce qui est aussi original qu'atypique, auront à coeur de préserver cet esprit en votant pour ce qu'il reste de candidats MoDem à Paris au second tour des élections municipales.

lundi, 10 mars 2008

Magnifique victoire à Ville d'Avray pour le MoDem !

1683375875.jpgAlors là, bravo et mille fois bravo : Denis BADRE, sénateur - maire sortant de Ville d'Avray (Hauts de Seine) a été brillamment réélu hier avec 52,7 % des voix, il était opposé à une liste UMP et à une liste PS.

Une triangulaire remporté de haute lutte. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de parler de ce sénateur MoDem sur mon blog : il a notamment réalisé un excellent rapport sur le budget européen au sujet duquel j'ai publié une première note. Mais j'aurai l'occasion de revenir sur ce rapport et de poursuivre son analyse tout en le commentant.

Electeurs et électrices du MoDem, merci, merci à vous !

Electeurs et électrices du MoDem, c'est à vous que je veux rendre un hommage vibrant. C'est par vous que nous existons, et c'est par vous que passe une alternative au sempiternel duel gauche-droite. C'est grâce à vous que nous pouvons envisager une autre manière de faire de la politique.

Il est vrai que nous autres démocrates, sommes encore en construction, et demeurons très imparfaits. Nous avons encore un long travail à faire, notamment dans le domaine intellectuel pour nous construire un corpus philosophique et idéologique. Mais nous avons une ligne directrice, et grâce à vous, un avenir, même si ce dernier est encore parsemé d'obstacles.

Merci pour votre confiance, et comptez sur nous pour vous défendre de toutes nos forces, et plus généralement, servir les intérêts de la France et de la démocratie.

Merci à tous et à toutes ! 

09:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : modem, municipales |  Facebook | | |

samedi, 08 mars 2008

PS, MoDem, deux cultures différentes

J'ai déjà eu l'occasion d'écrire un billet sur la philosophie du programme parisien du MoDem . Clairement, la méfiance réciproque qui existe entre les socialistes et le MoDem, c'est que eux sont des socialistes, et nous, nous sommes des libéraux. Des libéraux qui se penchent sans doute actuellement davantage sur leur côté gauche, mais des libéraux avant toutes choses.

Ceci signifie que l'individu est au coeur du projet du MoDem, mais aussi de ses solutions. Toutefois, comme les Démocrates sont des libéraux pragmatiques, ils ne sont pas hostiles par principe aux interventions des pouvoirs publics. Par exemple, Marielle de Sarnez n'est pas hostile a priori à une municipalisation de la distribution de l'eau. Mais contrairement à Bertrand Delanoë, elle demande à ce qu'un cahier des charges soit établi et proposé aux entreprises privées, afin d'obtenir le meilleur service à meilleur coût. De l'efficacité avant toutes choses, dans la gestion de la ville, voilà le maître mot des initiatives MoDem. 

Ceci fait que socialistes et démocrates tendent tout de même à se regarder en chien de faïence, l'esprit d'entreprise et d'initiative étant tout de même passablement étranger à la pensée socialiste... 

vendredi, 07 mars 2008

Issy : les Santinistes mentent en se réclamant de l'UDF

Alors on va le rappeler une bonne fois pour toutes à Monsieur Santini et à ses amis : le dépositaire des intérêts moraux de l'UDF, c'est le MoDem et aucun autre mouvement. D'ailleurs, le nomenregistré en préfecture pour le MoDem, c'est UDF-Mouvement Démocrate.

Les amis de Monsieur Santini, Santini lui-même et le Nouveau Centre n'ont absolument aucune légitimé pour se réclamer de l'UDF. A fortiori André Santini qui en a été radié dès janvier 2007.

Pour comprendre de quoi il retourne, j'invite le lecteur à écouter l'enregistrement que Christophe Ginisty, la tête de liste MoDem a Issy les Moulineaux, a réalisé en appelant la permance de monsieur Santini. C'est édifiant.

Pour que les choses soient claires : Christophe Ginisty, c'est le MoDem ET l'UDF.

André Santini, ce n'est personne, ou si cela peut lui faire plaisir, le Nouveau centre, et rien d'autre. Absolument rien d'autre. 

 

Pau : l'appel d'un Palois pour Bayrou

Plutôt que de donner l'avis d'un Parisien, ce qui intéresse peu les Palois, j'ai préféré faire d'un commentaire en forme d'appel d'un Palois le billet de ce matin. Je remercie Romain Clertan pour son appel et en donne copie intégrale sur ce blog :

Paloises, Palois,

Demain et sans doute samedi prochain vous aurez à choisir votre nouveau maire. Vous engagerez ainsi l'avenir de votre ville mais aussi celle de notre agglomération toute entière (14 communes) car comme chacun sait le maire de Pau est en toute logique celui qui préside la communauté d'agglomération. Autrement dit 80.000 personnes vont décider pour la gestion qui concernera au final plus de 140.000 personnes. Votre responsabilité est donc accrue et il convient que votre vote se fasse en conscience des enjeux collectifs de demain et non pas en considération de questions politiciennes et de jugements de valeur de telles ou tels.

Pau a indéniablement des atouts que chacun d'entre nous se plait à répéter (A une heure de la mer...). Pau n'est pas une ville sinistrée, des entreprises pérènes s'y développent, la jeunesse y grandit, y apprend au sein d'écoles, collèges, lycées, universités qui n'ont rien à envier à nos ceux de nos voisins. Les commerces palois sont variés et l'on y trouve tout ce dont on a besoin. Pau n'a pas vraiment de quartier dit sensible, la vie y est paisible et ses habitants globalement heureux.

Mais à y regarder de plus près la vie n'est pas si rêvée que cela à Pau. L'entreprise emblématique de la ville Total est en pleine restructuration localement, d'autres ferment laissant des ouvriers à la peine, l'Université de Pau et des Pays de l'Adour perd des étudiants quand Bayonne construit une infrastructure pouvant en accueillir plus de 20.000, des postes d'enseignants dans les lycées sont constamment supprimés et des classes voire des écoles primaires tout entières sont ça et là fermées en Béarn. Quant à la douceur de la vie elle concerne majoritairement nos aînés qui trouvent ici un lieu serein pour couler une retraite heureuse; les jeunes et les actifs en général doivent pour la plupart se résoudre à partir sous d'autres cieux pour trouver un emploi.

Certes la politique menée ces trente derniers années a su parfois faire oublier le déficit d'image de Pau et du Béarn comparé au Pays Basque et ses villes emblématiques comme Bayonne et Biarritz, certes les politiques locaux ont su jouer des coudes pour que la suprématie de Bordeaux et la concurrence de Toulouse ne se fassent pas trop sentir en Béarn, certes chacun d'entre nous a pu bénéficier un jour de largesses clientélistes dont nos élites politiques locales ne se privaient pas pour faire oublier que leurs bilans étaient parfois peu glorieux.

La fibre optique a un moment fait présager que Pau se reconvertirait dans les nouvelles technologies; il n'en a rien été, tous les foyers d'agglomérations en france ont désormais accès au très haut débit fourni par des opérateurs privés et ce à moindre coût. La construction ou la rénovation de batiments destinés à redynamiser la vie culturelle locale et a lui donner une aura nationale (le Zénith, le Palais des congrés) n'ont pas atteind leur but, exception faite de l'orchestre de Pau Pays de Béarn. Pau n'a pas vu depuis longtemps s'installer sur son territoire d'entreprises grandes pourvoyeuses d'emplois et perd chaque année plus d'habitants qu'elle n'en gagne (à titre de comparaison Montpellier gagne 1.000 habitants par mois). Pau patit d'un déficit d'image qu'elle ne se décide pas à enrayer comme l'ont fait nos voisins basques depuis plus de 30 ans. Pau n'a rien fait pour collaborer avec l'une des villes les plus dynamiques d'Espagne, Saragosse, pourtant sa jumelle. L'expo 2008 qui s'y déroulera fait se réveiller certains qui y voient - sur le tard - l'occasion de tirer a minima profit d'une expérience depuis longtemps ficelée sans l'aide de la capitale du Béarn.

Il suffit d'arpenter ses rues le soir pour se rendre compte que Pau dort d'un sommeil paisible, se repose sur ses lauriers... mais quels lauriers? un gisement gazier épuisé ? Une économie réduite aux commerces traditionnels, aux emplois de service de publics et aux professions libérales classiques, au taux de chomage élevé ? une réputation de ville anglaise datant de plus de 150 ans ? la naissance d'un bon Roi qui n'y aura passé que trois semaines ? Mais les références historiques de la cité, aussi glorieuses soient elles doivent toujours être mises en perspective avec les enjeux futurs.

Alors, pour le que TGV Bordeaux/ Pau roule sur une ligne à grande vitesse un jour, pour que l'autoroute A65 soit complétée par la liaison Pau/Oloron nous rapprochant ainsi du Somport et de l'Espagne, pour que Pau ne soit pas le parent pauvre des agglomérations françaises moyennes, pour qu'elle accède à une renommée nationale comme ont su y parvenir Nice, Cannes, Nantes, La Rochelle, Angers, Lille, pour que Pau devienne cette ville où il fera toujours bon vivre et mais où il fera bientôt bon travailler, créer, partager, rayonner; Pour tout cela un seul pari, un seul défi, un seul changement, une seule démocratie au delà des clivages politiques traditionnels, des luttes d'influence, des combats de personnes, des héritages supposés, du clientélisme dégradant, de la continuité attristante, de l'inertie alarmante, du nombrilisme et des sursauts d'orgueil dépassés, un Vote, un Homme, une Confiance, un Pari, Le vote démocrate ouvert, plein d'espoir et de renouveau.

Accordez Paloises et Palois votre confiance à François Bayrou et à son équipe, à l'homme qui a recueilli sur ses idées plus de 7 millions de voix lors des élections présidentielles et qui aujourd'hui propose de mettre les mêmes idées au service de notre ville, de notre agglomération c'est parier avec lui sur l'ouverture, le changement, c'est faire prendre à Pau le tournant du millénaire. Loin de prôner une quelconque idôlatrie pour un homme qui a parfois su prêter le flan à la critique, il semble que le temps soit venu pour Pau, avec raison, avec les femmes et les hommes qui y vivent, dans le respect des règles écologiques que notre planète en danger nous impose, de se réinventer, d'écrire un nouveau chapitre de son épopée.

Paloises, Palois, oubliez vos peurs et votre septicisme, oubliez vos jugements de valeurs et apportez votre soutien le 9 et 16 mars prochains à François Bayrou et à son équipe, le candidat de loin le plus vertueux qui se présente devant vous et qui saura donner à Pau une dimension nationale. D'autres ailleurs en France vous envient cette candidature, ne laissez pas passer votre chance. Si vous ne faites pas cela pour vous faites le au moins pour vos enfants et petits enfants nés ou à naître; ils vous seront reconnaissants pour cette page de l'histoire de Pau que vous avez su tourner.

jeudi, 06 mars 2008

Qui veut la peau de Bayrou à Pau ?

Ce qui est bien avec le Canard enchaîné, c'est que c'est toujours instructif...

En page 2 dans les minimares, c'est de Sarkozy :

Bayrou ? On ne lui fera pas de cadeau à Pau.

Royal ? Il faut organiser son élection à la tête du PS. C'est pour nous une bénédiction même si elle a fait des progrès (NDLR : heureusement que l'on ne rejoue pas la présidentielle maintenant, hein ? 

mercredi, 05 mars 2008

Malhonnêteté du MRAP

1746416888.JPGDes chacals, il n'y a pas d'autres mots. Tout le monde se souvient avec quel bruit médiatique ils ont fait savoir qu'ils portaient plainte contre Jean-Luc Forget pour des propos prétendûment racistes. J'ai d'ailleurs écrit il y a peu un billet pour mettre en pièces cette accusation.

Comme par hasard, le MRAP, à deux jours du premier tour, retire sa plainte sous des prétextes fallacieux. La réalité, c'est que ce mouvement a constaté qu'il s'était planté en beauté, et ne veut pas l'admettre. Peut-être y-a-t-il même une manipulation politique, ce qui serait pire que tout.

Honte sur le MRAP pour avoir attaqué l'individu droit et clair qu'est Jean-Luc Forget. Pour mémoire, je rappelle qu'il est tête de liste aux municipales 2008 à Toulouse.

Pour info, je donne copie de son communiqué de presse  à la suite de cette sale histoire :

 

Grâce à la presse, j’ai pu avoir communication ce vendredi 29 février de la plainte qui a été déposée à mon encontre par le MRAP, le 21 février dernier. Cette plainte vise des propos rapportés par un journaliste de MARIANNE dans son édition du 2 au 8 février 2008 : “tout le monde veut avoir son arabe ou ses arabes sur sa liste, moi compris“.

Je regrette simplement que mon entretien d’une heure avec le journaliste n’ait pas été enregistré car j’ai une seule certitude : dans l’entretien je condamnais des comportements que j’ai ressenti. Le journaliste lui-même le mentionne dans la même phrase en indiquant que je soulignais “amèrement” une telle situation, ce qui signifie combien elle me désole.

 J’affirme que l’on a décidé de me faire dire ce que je ne peux pas avoir dit.

Ainsi, on vient à me reprocher ce que je condamne. Triste amalgame, tristes pratiques, pour de tristes objectifs.

 Instrumentaliser à quelques jours des élections municipales, une plainte que l’on sait infondée est un comportement absolument indigne.

 Tous les moyens seraient donc bons pour salir un homme et pour nuire à la démarche d’une équipe nouvelle qui doit décidément déranger.

En cette fin de campagne municipale, je n’aurai qu’un objectif : poursuivre avec cette équipe la proposition d’une nouvelle offre politique pour ma ville. Celle-ci en a bien besoin.
Passés les scrutins, il sera temps de laver mon honneur et je n’oublierai pas ceux qui, sans aucune retenue, ont décidé de me salir. Il sera alors temps d’engager les procédures. Nous ne serons plus dans la détestable instrumentalisation.

mardi, 04 mars 2008

Saint-Etienne : programme économique de Gilles Artigues et du MoDem

J'ai déjà eu l'occasion de souligner sur ce blog à quel point Gilles Artigues, candidat UDF-MoDem à Saint-Etienne, était un homme de coeur. Mais, sur son site, la Voix des Stéphanois, je me suis aussi intéressé à son programme économique. Il y a de grandes lignes de force que j'ai jugé très pertinentes, notamment l"idée que c'est le dynamisme économique de la ville qui permet sa restructuration et son développement culturel, et non l'inverse. C''est l'idée que j'ai eu maintes fois l'occasion d'exposer ici, et que je trouve édictée aussi bien chez Schumpeter que chez Christian Blanc. C'est aussi ce qu'évoque Jean Peyrelevade à l'échelle nationale lorsqu'il réclame de donner la priorité à l'offre. J'ai bien aimé également l'idée d'associer les principaux acteurs économiques, et notamment le département, la région et les CCI.  Somme toute, je trouve que ce programme est un exemple de ce qu'il convient de faire pour une ville régionale de taille, mais également un concentré de ce que l'on devrait appliquer dans chaque région.

Dans une ville où le plein emploi était de mise depuis des décennies, la crise des années 80 a frappé très durement la population locale. Cette situation de grande difficulté est ressentie d’autant plus vivement que la main d-oeuvre stéphanoise avait la réputation d’offrir un travail de qualité. Double peine si l’on peut dire.
Actuellement le taux de chômage reste toujours plus élevé que dans d’autres villes comparables, et de toute façon plus élevé que celui des villes des 3 premiers départements de Rhône Alpes.

A l’intérieur du bassin Loire Sud, la communauté d’agglomération de Saint-Etienne Métropole est plus en difficulté que le reste du territoire et la démographie y est moins favorable puisque un grand nombre d’activités économiques ont progressivement migré vers la plaine du Forez. La structuration indispensable de ce grand territoire Loire Sud est très en retard, du majoritairement au retard des politiques.
Quant à la relation avec LYON pour constituer une Région Urbaine de taille européenne favorable aux deux villes, il ne se passe rien de déterminant dans les initiatives de ces dix dernières années.
Quant à la pression exercée pour faire la A 45, malheureusement indispensable avant d’ouvrir une nouvelle ère incertaine à l’horizon de 30 ans, c’est l’arbre qui cache la forêt des relations incertaines entre les deux villes malgré les efforts apparents. Le fiasco de la concurrence entre les deux villes pour être capitale européenne de la culture 2013 démontre que l’on ne peut plus se contenter de relations superficielles. Une réelle volonté politique portée au plus haut niveau et une stratégie partagée par les deux collectivités est possible. Elle n’a pas réellement commencée.
Au niveau national, la récente création de l’Etablissement Public d’Aménagement, l’EPASE, initiative intéressante de l’état, démontre clairement que notre ville n’a pas encore les moyens de financer son renouvellement avec un endettement élevé.
Dans ce contexte la ville est confrontée en même temps à la nécessité d’une restructuration urbaine profonde. La réussite de cette entreprise vitale impose aux décideurs locaux à faire de l’économie la première composante du projet urbain. Ce n’est pas le cas depuis plus de 10 ans. Saint-Etienne vit encore trop à l’ère de la gestion de son patrimoine industriel et tertiaire acquis lors des grandes décisions des années 80 avec la restructuration des friches industrielles.
On vit une « confusion doctrinale » et idéologique sur l’équilibre du projet de la ville : culture et urbanisme doivent reprendre leur vraie place actuellement surévaluée au détriment de l’économie et du social, indissociables, qui doivent retrouver leur prééminence. C’est le dynamisme économique de la ville qui permet la restructuration urbaine , pas l’inverse. La ville se développe parce qu’il y a du travail en son lieu. On ne régénère pas une ville à partir d’un grand équipement culturel ; au mieux, il peut produire un effet déclencheur, d’ailleurs sans effet assuré à long terme sur le développement économique, et même soumis aux effets de mode. Il peut aussi produire de l’économie résidentielle et touristique. En aucun cas il ne substitue à la création de richesse de l’industrie et des services.


Voilà dans quel contexte s’inscrit le projet de la Cité du Design, équipement utile et pertinent pour participer à l’attractivité de la ville, mais qui ne résout en rien la question du développement économique de la Ville et n’exonère pas les acteurs économiques locaux, dont les élus municipaux et communautaires de faire leur job. Le musée Guggenheim n’a pas sauvé BILBAO, il a accompagné le redéveloppement économique initié avant sa création et boosté durablement l’économie touristique.
Compte-tenu du contexte général décrit, notre objectif est donc de remettre le développement économique, et par là même l’emploi, au coeur de l’action des 6 prochaines années après une longue période de confusion sur les priorités , d’hésitation, même si de nombreuses initiatives ont été prises ici et là. Il y a donc une vision à préciser et partager, puis à mettre en action en réglant les questions de méthode et d’ingénierie à mettre en place.
La gouvernance de ce territoire n’est actuellement pas lisible. Le développement économique n’est pas traité à la bonne échelle : ou les services de Saint-Etienne Métropole traitent le territoire dans son ensemble mais sans associer les communes, ou les communes s’assument mais sans les services de l’agglomération. On assiste d’autre part à un empilement de structures et de concurrence des politiques menées.


Nous proposons de mettre en harmonie l’ensemble des acteurs Ville, Agglomération, Conseil général, Conseil régional, EPASE, CCI, Chambre des Métiers, CEEI, clubs par une mise en place de séminaires réguliers impliquant d’abord les élus pour assurer un réel portage politique, puis les services , avec une mesure permanente de la réalisation des objectifs.
La ville de Saint-Etienne transfère l’ensemble de ses moyens opérationnels à l’agglomération qui se restructure en créant une antenne qui prend en compte la spécificité de la ville centre et son développement : si la ville centre boîte, c’est l’ensemble qui se fragilise. l n’est pas acceptable que le développement économique du territoire puisse s’envisager sans donner à la ville de Saint-Etienne la première place. C’est un fait.
La Ville et les chambres consulaires se répartissent les rôles et les missions sur le commerce, l’industrie et les services. Elles produisent des actions collectives de communication et de prospection ce qui est encore très insuffisamment exploité.

Nous nous engageons à régler la question du traitement de l’échelle du territoire : nous sommes favorables à considérer que la couronne stéphanoise dépasse les limites de l’agglomération et que nous avons à poser les termes d’une collaboration efficace et sincère avec Andrézieux, un « bout deplaine » à définir et même avec nos voisins de Haute Loire.

Nous engagerons une collaboration avec la ville de LYON pour accélérer la constitution de la Région Urbaine de LYON qui ne peut se résumer à la construction de la A 45 . Toutes les synergies possibles seront à encourager et des projets à mutualiser.

Nous engagerons les équipes opérationnelles des villes à se rencontrer pour penser un territoire économique commun à horizon de 10 ans, à travailler à donner à l’extérieur l’image d’une métropole européenne.
Le développement universitaire et économique de Saint-Etienne passe par une mise en commun des spécificités des deux villes : pas de concurrence, de la complémentarité. L’innovation qui représente l’avenir économique de nos entreprises , que ce soit en recherche pure comme en valorisation des découvertes, sera pensé à l’échelle de la Région Urbaine.

Pour redonner à l’économie toute sa place dans le projet urbain, nous proposons que la ville prenne en compte les vrais besoins structurants de notre territoire :
- en plus des pôles et des filières existants ( mécanique, textile, optique, design,…) à développer et soutenir, accompagner les grands projets économiques privés structurants sur lesquels on a des atouts reconnus : projets de Rand D, plates-formes technologiques à fort potentiel , voire projet de pôle automobile. Anticiper plus, être plus réactif aux besoins locaux.
- donner aux entreprises une place réfléchie et suffisante, notamment dans l’évolution du Plan Local d’Urbanisme qui a été pensé sans concertation suffisante avec les acteurs de l’économie.

Nous nous engageons à accompagner les relocalisations d’entreprises chaque fois que c’est possible sur la Ville : le départ d’une entreprise, même à quelques kilomètres entraîne systématiquement des déménagements de salariés ce qui ne contribue pas à stabiliser la population stéphanoise. Aussi après un inventaire serré ds possibilités, nous faciliterons la création de villages d’entreprises, raisonnablement consommateurs de foncier mais au service de nos PME/PMI locales, premières créatrices d’emploi et pourvoyeuses d’emploi dans les services.


Nous évaluerons avec les CCI et syndicats professionnels les bases d’une politique industrielle locale prospective. Il n’est pas sérieux de vouloir développer Plusieurs centaines de milliers de mètres carré de bureaux pour des activités tertiaires à CHATEAUCREUX si l’on n’a pas une vision de l’avenir de l’essentiel du tissu de nos PME/PMI susceptibles de créer des services. Le démarrage de cette zone d’activités de CHATEAUCREUX par la construction d’un bâtiment regroupant des administrations ou des bureaux de collectivités publiques locales n’est pas un bon signal pour l’activité économique privée à laquelle cette zone est destinée. De plus en regroupant ces structures publiques toutes à la même adresse, on a privé des opérateurs immobiliers privés de cette clientèle que l’on aurait pu « offrir» pour démarrer des opérations.

Nous remettrons dans nos priorités la question de l’accessibilité et des transports : outre l’incontournable A 45, nous engagerons les bases d’un vrai partenariat avec Saint-Exupéry, et le redémarrage du trafic comme l’ont réussi CHAMBERY et GRENOBLE. La gestion de cet aéroport devra être partagée entre les différents financeurs mais surtout avec un projet accepté.
Bien évidemment nous entendons accorder une attention particulière au développement de l’artisanat si présent sur notre vile, par tradition et par dynamisme.

lundi, 03 mars 2008

Lyon : liste MoDem invalidée, dangereux précédent

Je crois que le commentaire à faire n'est pas long : s'il suffit de s'inscrire sur deux listes de deux partis différents pour faire invalider celle que l'on souhaite torpiller, nous allons au devant d'abus très graves, d'autant que les têtes de listes et leurs équipes n'ont pas les moyens de vérifier ce que font d'éventuels sous-marins. Cette affaire est grave : il faut impérativement modifier la loi pour que plus jamais un tel cas de figure ne se produise.

Rappel des faits : A Lyon, Albert Roman, adhérent du Front National, s'est inscrit sur une liste du MoDem car il avait été adhérent UDF en 1998 et en même temps sur une liste FN. La première liste ayant été déposée avant la seconde, la liste MoDem est invalidée. Et le comble de l'histoire c'est qu'Albert Roman va en plus pouvoir se présenter.

Il y a là une faille juridique et éthique grave. Comme par hasard, ce sinistre individu s'est bien gardé de s'expliquer. Je suis écoeuré pour Eric Lafond et la tête de liste invalidée, Karim Smaoui-Hamraoui ainsi que pour ses co-listiers.

Dans le meilleur des cas, Albert Roman est au moins un imbécile. Dans le pire un salaud. Et s'il a agi avec l'accord tacite ou non de sa liste d'origine, les électeurs aui accordent un minimum d'importance à l'honnêteté, au-delà des convictions, devraient en tirer les conséquences...