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mercredi, 19 mars 2008

Christian Blanc nommé, mais...

Bon, Christian Blanc, qui est un homme que j'apprécie beaucoup pour sa compétence, est présent dans le gouvernement Fillon remanié, mais le poste qu'on lui attribue est une fumisterie.

Il est chargé en gros de faire le Grand Paris. Le Grand Paris, tout le monde en parle, mais personne ne s'accorde à son sujet. Delanoë et Huchon sont du même parti, du même courant au sein du PS, et sont au pouvoir depuis 4 ans, l'un à Paris, l'autre à la Région, et pourtant rien ne bouge. Ajouter un interlocuteur supplémentaire ne risque pas d'améliorer les choses, et d'ailleurs, depuis quand un ministère ne concerne qu'une partie spécifique du territoire ? 

Je ne comprends pas : Sarkozy et Fillon ont avec Christian Blanc un homme compétent, qui a fait ses preuves dans l'entreprise. Il a écrit un rapport que tout le monde reconnaît comme fondateur. Son livre démontre qu'il a voyagé, et pas seulement en Amérique, et observé d'autres pratiques, et que donc, il sait de quoi il parle. Il propose des solutions concrètes dans son livre la Croissance et le Chaos.

Pourquoi donc, ne le colle-t-on pas au minimum à l'industrie, à l'innovation et au commerce, et, mieux, là où il faudrait qu'il soit, c'est à dire à Bercy avec un maximum de lattitude pour agir. 

Je vois encore une occasion manquée de faire avancer les choses, et j'avoue que je perds patience. Je suis vraiment très déçu, alors qu'en entendant son nom, j'avais eu un espoir, moi qui me définis parfois comme un « blanchiste » du MoDem (pas sur tous les sujets, mais tout de même sur beaucoup).

Commentaires

La scandaleuse nomination de Christian Blanc… ou, le gouvernement prit les mains dans la confiture… (ER, 18 mars 2008)

Huit mois après sa réélection dans la 3ème circonscription des Yvelines, le député Christian Blanc, qui s'était pourtant fait le chantre du « non cumul des mandats », a tenté de se transformer en « député-maire » au Chesnay (Yvelines)... vous connaissez l'adage... faites ce que je dis, pas ce que je... quel bel exemple pour un homme qui est censé représenter une partie de la France !

Malheureusement pour Christian Blanc, sa course municipale au Chesnay fut vaine, le maire sortant, Philippe Brillault, arrivant en tête avec une nette majorité des suffrages exprimés tandis que le député n'en regroupait qu'à peine plus du tiers !... comme lot de consolation, le gouvernement lui confie un portefeuille ministériel... drôle de démocratie !

Comment expliquer une telle déconfiture pour un homme qui pensait, il y a encore quelques jours, remporter les élections dès le premier tour ? « Je suis serein » quant à l'issu du scrutin aimait-il a répéter dans les colonnes du Parisien (23 février 2008)... il poussa même son abus de confiance jusqu'à ne pas juger utile de préparer une profession de foi pour un éventuel second tour (il du finalement utiliser celle du premier tour !!!)... Tant d'assurance lui fit perdre l'équilibre et tituber au lendemain du premier tour des municipales : « Je ne pensais pas qu'il y aurait un tel écart, mais plutôt une situation de coude-à-coude » fini par avouer Christian Blanc dans les colonnes du Parisien le 13 mars dernier... toujours loin de la réalité, il en oublie aussitôt le grand écart de voix qui le sépare de Philippe Brillault (maire sortant du Chesnay) et se prête à rêver dans le même quotidien que « maintenant, il va y avoir un potentiel de votes qui n'existait pas dimanche dernier. Ça va être très serré. »

Seul son score fut serré, trop serré, le conduisant immanquablement à un échec semblant avoir été favorisé par une campagne électorale décousue et à la limite du respectable. Rassemblant quelques épisodes des plus frappantes, je me suis fait du personnage un succin portrait de campagne:

Homme courageux. Il fallait en effet oser, en tant que parisien ne connaissant rien au Chesnay, s'y présenter et affubler à mainte reprise lors de réunions publiques, ses habitants de Chesnaysois (au lieu de Chesnaysiens !), se tromper sur la géographie de la ville, sur son économie et sa culture. La surprise fut grande devant de tels aveux de méconnaissance de la commune dans laquelle il se présentait !!! Devant un tel manque de sérieux, la majeure partie des Chesnaysiens considéra sa démarche de fantaisiste.

Homme plein de tact et intègre. N'étant pas souvent au Chesnay, ils n'avaient par remarqué que les Chesnaysiens y vivaient agréablement, s'y plaisaient, y travaillaient... il se cru certainement bien faire en qualifiant leur ville de dortoir bétonné... Il n'avait pas non plus compris que les Chesnaysiens saluaient le bon travail de l'équipe sortante et les bénéficies qu'ils en tirent : notamment des impôts plus bas que la moyenne, un taux de chômage (5.3%) très inférieur à la moyenne nationale, une grand nombre de services de proximité, ... et plutôt que d'observer, notre Blanc national préféra critiquer, menacer, calomnier et finalement se reprendre en avouant en réunion publique (le 7 mars dernier à la mairie) qu'il n'avait pas les preuves de ce que lui et son équipe venaient d'affirmer... Malgré tout, son mitage de calomnies s'est poursuivit jusqu'aux dernières heures de la campagne, ce qui n'a pas manqué de décevoir une population qui connait bien, et depuis de très nombreuses années, l'intégrité de son maire, Philippe Brillault, et de l'équipe qu'il a mené à une franche victoire.

« Démotocrateuil » joliment accompagné. Il ne faut pas oublier que notre candidat malheureux ne bénéficiait pas du soutient qu'il aurait pu souhaiter d'une équipe soudée, efficace, compétente et honnête. En effet, si l'on ne change pas une équipe qui gagne, on ne se lance pas non plus dans une telle course au côté de losers marginaux et affabulateurs multirécidivistes... une fois encore, Monsieur Blanc a fait les frais d'un manque de clairvoyance dans le choix de ses colistiers... et ça a fait « œil » !

Homme de parole. La suffisance n'exonère pas de dire la vérité... certains l'auraient-ils publiquement oublié en affirmant ne pas être intéressé par un poste de secrétaire d'état ou une quelconque fonction similaire ? J'ai l'impression et ça m'a choqué à plusieurs titres :

Comment faire encore confiance à un gouvernement qui donne du crédit à un homme politique capable de flagrants mensonges, mensonges qui d'ailleurs éclatent publiquement aujourd'hui : Il est incroyable que Christian Blanc soit nommé Secrétaire d'Etat au « Grand Paris » quelques jours seulement après avoir dénigré un tel poste sous prétexte qu'il était en pleine campagne pour les municipales... Finalement, ce secrétariat d'état tombe à pic pour celui qui voulait s'emparer du Grand Parly !... c'est aussi une revanche prise par Christian Blanc qui, en plus d'avoir été désavoué par les électeurs du Chesnay par deux fois les 9 et 15 mars derniers, avait également perdu les élections législatives à Paris en 2002 avec à peine 9% de voix ! Ni les Parlysiens, ni les Parisiens n'en voulaient, alors on a préféré leur imposer ! Quel bel exemple de démocratie !!!

Comment faire confiance à un gouvernement qui écoute si peu le suffrage universel... finalement rien ne change vraiment... et je comprends désormais tout le sens du fameux leitmotiv : « Ensemble tout devient possible »... surtout l'invraisemblable !

Écrit par : ER | mercredi, 19 mars 2008

Un poste comme ministre de l'industrie, de la recherche et des universités aurait été une bonne idée pour C Blanc en juin 2007. Malheureusement pour notre pays, Sarkozy et Fillon n'ont pas fait ce choix: inutile de revenir en arrière!

Le projet de grand Paris n'a de sens que comme un outil de développement
On verra ce qui pourra être fait
Il est vrai que la tâche est très difficile

Écrit par : gerard | mercredi, 19 mars 2008

Poste éminemment politique que ce secrétariat d'Etat, a défaut d'y mettre un de la clique du 92, on y met un du 78.
Rappelons nous que l'objectif du Pdt est d'exercer un contre-poids à la Région IDF et au SDRIF qui ne lui plait pas, alors que sa majorité régionale y a contribué.
Volonté finale: veiller aux intérêts des Hauts de Seine. Rappelons nous le vote en catimini par le Sénat l'an dernier d'un décret porté par Roger Karoutchi (Pdt du groupe Majo Présidentielle à la Région, et cacique du 92), et qui donne un statut dérogatoire à l'établissement Public de la Défense. EPAD qui n'est plus sous la tutelle de la Région en terme d'aménagement et qui as donc les mains libres pour construire autant qu'il veut, quitte à exacerber les déséquilibres locaux en terme de développement économique régionaux. Une illustration de la volonté de l'Etat/Hauts de Seine d'user de tous les positionnements institutionnels pour assoir une stratégie de développement contestable.
http://fredbadina.hautetfort.com/archive/2007/07/17/quand-l-etat-haut-de-seine-sarko-met-son-nez-dans-le-dossier.html

Pour en revenir au poste de Secrétariat d'Etat, IDRAC est trop bien perçue par la Région IDF et ses élus pour occuper ce poste, ce qui ne plait pas au Pdt de la République. D'où la nomination de Blanc, certes ancien pdt de la RATP, mais moins proches des élus franciliens.

Le bras de fer va re-commencer entre la Région IDF et l'Etat, nous avions déjà été "braqués" par le Gouvernement, la décentralisation et le non transfert de la part de financement des transports publics censée revenir à l'Etat. L'opposition des visions sur le Grand Paris, paris Métropole, Région Capitale, appelons le comme on veut, risque de reporter la décision finale sur ce dossier.
Parions qu'il n'aboutira pas avant les régionales de 2010.

Écrit par : fred007 | mercredi, 19 mars 2008

Effectivement, cette nomination est pour le moins étrange.
Au delà de l'estime que j'ai (j'avais ?) pour Christian Blanc, elle est l'illustration d'une manière de gouverner pour le moins erratique :

1) C. Blanc vient de perdre effectivement au Chesnay. Ce qui n'est pas intrinsèquement déshonorant. Mais ce qui remet en question l'honnêteté supposée de l'homme qui, quelques semaines auparavant se faisait l'avocat du non cumul des mandats au point d'avoir défendu un projet de loi en ce sens.
"Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais"... Reproche systématique adressé aux politiques, et désormais avec raison à Blanc.

2) Comme le souligne Gérard, Blanc aurait bénéficié d’une vraie autorité comme ministre de l’Industrie et de la Recherche. On le place dans ce drôle de truc aux contours mal définis qu’est « le Grand Paris », sorte de secrétariat d’Etat sans administration et qui plus est sans compétences. Au moment où on ne cesse d’affirmer que l’Etat doit se concentrer sur ses fonctions régaliennes et mieux définir son périmètre d’action, on se demande à quoi sert ce machin qui n’aura de fait aucune autorité. Le projet du Grand Paris – dont à peu près tout le monde désormais est d’accord pour dire qu’il devient une nécessité – doit être mené par Paris et les communes environnantes, sous l’égide de le Région. Mais l’Etat ne peut avoir d’autre rôle que celui de facilitateur de dialogue.

3) S’agit-il de faire de Blanc une sorte de fédérateur des communes UMP face à Delanoë et Huchon ? Si c’est l’objectif, d’autres, élus des communes concernées auraient été nettement mieux à même de remplir ce rôle.

4) S’agit-il de le récompenser d’avoir « sali » son honneur en affrontant un maire UMP. Situation dès lors totalement surréaliste, mais l’UMP commence à nous habituer à ce genre de situation.

5) S’agit-il de la part de Sarkozy de préparer Blanc à être un potentiel futur candidat à la mairie de Paris, face à la déliquescence de l’UMP parisienne ? Si c’est le cas, on peut lui souhaiter bien du courage. On a vu le sort que l’UMP parisienne réserve à ses candidats « d’ouverture » !

Bref, quel est le véritable objectif de cette nomination ????

Écrit par : Bertrand | mercredi, 19 mars 2008

Blanc, Idrac, Jégo ou Falco sont des personnalités de qualité, mais je ne comprends pas le signal donné par le gouvernement avec ces nominations : pourquoi élargir encore le gouvernement, que Sarko avait promis "resseré" pendant la campagne ? Pourquoi ce petit jeu de chaises musicales? Pour le coup, c'est un peu obscur.
La seule chose positive, c'est le signal de stabilité pour les grands ministères, qui montre que pour une fois, les têtes ne tombent pas à cause des aléas de la vie politique locale.

Écrit par : le fond du bocal | mercredi, 19 mars 2008

Avant d'être élu il avait également promis un gouvernement restreint, résultat autant sinon plus de ministres qu'auparavant, une nuée de sous-ministres, de secretaires d'état, de sous-secretaires d'état.. Sarko il parle, il parle.. Sinon, je ne connais pas ce M Blanc, je lui souhaite bien du courage dans ce gouvernement fantôche.

Écrit par : Yann | mercredi, 19 mars 2008

Bon, de toutes façons, il faut juger sur pièces, mais j'avoue que je suis perplexe

Écrit par : L'Hérétique | jeudi, 20 mars 2008

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