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  • Crédit P2P, le cauchemar des banques

    On trouve de tout dans le journal de rue l'Itinérant. Vendu à Paris par des SDF, c'est la seule presse que j'achète très régulièrement (quasiment chaque semaine) avec mon bon vieux Canard. On y trouve toujours un billet particulier, un thème original, souvent à contre-temps, mais toujours passionnant. Dans son dernier numéro (788), l'hebdomadaire s'est intéressé à une forme très particulière de micro-crédit : le crédit peer to peer. Il existe de longue date, sous une forme très rudimentaire dans de nombreux pays, et consiste tout simplement à emprunter une somme d'argent à sa famille ou à son voisin en cas de nécessité. Sauf que rien qu'en France, cette pratique brasse tout de même pas loin de deux milliards d'euros par an ! Du coup, cela a donné des idées à pas mal de petits malins : des plate-formes de prêts entre particuliers apparaissent.

    Le taux de l'usure est à l'heure actuelle de 21.43%. Aucun taux d'intérêt ne peut lui être supérieur. 14.79% , c'est le taux moyen constaté en France pour un crédit de plus de 1524 euros , et de 16.09% pour un montant inférieur. Ne vous laissez pas emberlificoter par les annonces mirobolantes, c'est du flan, ça ne concerne qu'une minorité et quelques cas précis. La réalité moyenne, ce sont les taux moyens constatés.

    Imaginez maintenant que les particuliers qui touchent 1.25% avec leur livret A commencent à penser que ce n'est guère rémunérateur, comme taux : eh bien ils pourraient avoir l'idée de déposer des fonds sur une plate-forme de particuliers, et même, plus fûté encore, de mutualiser les risques en constituant des fonds de particulier. Voyons, si les banques font du 14 à 16%, les particuliers peuvent se contenter de 8 à 10%. En tout cas, moi, oui : à 8%, je suis prêteur d'une partie de mes économies à plusieurs acteurs particuliers (je ne parle pas de fonds spéculatifs, mais bien d'individus).

    Il y en a qui sont dans les starting-blocks pour permettre ces beaux scénarii. Caramba ! Raté, la loi française ne permet pas de telles ententes. Il ne reste plus qu'à convaincre des parlementaires de se lancer dans la bataille et de produire un projet de loi. Évidemment, les banques vont ruer dans les brancards...

  • Vaccins contre la grippe A et concert de hyènes...

    Quand j'entends les principaux responsables politiques hurler au loup et beugler à qui mieux qui beugle le plus fort contre le gouvernement pour avoir eu la sagesse d'appliquer un principe de précaution élémentaire, je sens de la moutarde très forte me monter aux narines. Qu'eussent-ils dit, les donneurs de leçons, si l'épidémie s'était avérée mortelle après une mutation du virus ? Le gouvernement fait bien de ne pas céder une once de terrain. Côté organisation, en revanche, je donne quitus à François Bayrou (que je salue pour ne pas avoir rejoint le choeur des hyènes) des critiques qu'il fait valoir sur la stratégie de diffusion du vaccin. Je rejoins à cet effet entièrement les réflexions d'Humeurs de Vache : les réactions les plus saines, dans cette histoire, sont venues du centre, avec celles de François Bayrou (MoDem) et Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre).  Sur la logistique et la distribution du vaccin, Jean-Jacques Jégou, trésorier du MoDem et Sénateur du Val de Marne, avait rendu pourtant un rapport aussi complet que prémonitoire.

    Je ne veux néanmoins pas jeter la pierre au gouvernement, qui a du gérer comme il a pu cette première alerte à la pandémie, car, il ne faut pas l'oublier, il y a eu pandémie. En revanche, il est légitime d'analyser les défaillances auxquelles a donné lieu la distribution des vaccins afin d'être mieux préparés une fois prochaine, si une situation analogue se présente.

    [EDIT] Excellente réflexion, en commentaire, de Laurent Grandsimon, un blogueur radical, je la publie :

    La question sur les Hyènes, cher Hérétique ce n'est pas "Qu'eussent-ils dit, si l'épidémie s'était avérée mortelle après une mutation du virus?"

    La question c'est « qu'ont ils dit quand l'annonce était faite de commander ces millions de doses? ». RIEN, pour la majorité d’entre eux ils n’ont RIEN dit il ya six mois. Ce sont les sportifs du lundi matin, les experts du 12 septembre etc.. A part les quelques individus qui ont publiquement questionné la possible démesure début 2009, le reste, ils n’ont RIEN à dire de crédible
    . [/EDIT]

  • 2009, l'hérétique dépasse le million de pages lues

    Quelques chiffres le temps d'un court bilan : le blog dépasse cette année le million de pages lues (données hautetfort) avec très exactement 1 182 800 pages lues du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2009. Il a également franchi la barre des 10 000 visiteurs uniques 8 mois sur 12, avec un pic à plus de 15 000 au mois de juin (données hautetfort).

    En données google analytics, j'obtiens 187 267 visites sur l'année et 97 134 visiteurs uniques absolus, c'est à dire différents les uns des autres sur douze mois. Toutefois, analytics omettant un certain nombre de visites et de visiteurs, comme j'ai pu le constater avec un compteur plus sophistiqué, je pense que ces chiffres sont à augmenter au moins de 20%.

    Il faut ajouter à cela l'audience spécifique des articles repris par Marianne2 : certains billets ont dépassé les dix mille lectures. Par exemple, à ce jour, mon billet sur l'Islam modéré a été lu là-bas 14 164 fois et a donné lieu à 1040 commentaires. J'ai vu que Nicolas avait publié un bilan mensuel. 20 081 visites (GA) pour lui en décembre 2009, 19 056 pour moi. Hautetfort me comptabilise 12784 visiteurs uniques absolus ce même mois, avec une baisse de fréquentation sérieuse dans la dernière semaine. J'étais à 38.9% d'accès directs le mois dernier (le chiffre est à peu près stable) ; Marianne2 et wikio m'ont amené respectivement 2.8 et 2.7% de mes visites. Parmi les blogueurs, ce sont désormais Hashtable (1.2% à lui tout seul !) et Connexion démocrate (0.8%) qui m'amènent clairement le plus de visites. : un libéral et un centriste de gauche. Tous les autres blogs sont en-dessous de 0.5%. Toutefois, la reprise d'un billet sur Ségolène Royal sur Segorama a généré un gros afflux de visiteurs, avec 0.9% de mes visites du mois. lesdemocrates.fr m'amène un flux de taille comparable : 0.9% également.

    Sur une année entière, ce sont mes amis de Demos et Christophe Ginisty, parmi les blogs et forums, qui m'ont amené le plus de visites ; les democrates viennent juste après, puis hautetfort, et enfin, Hashtable. Mais Hashtable a une particularité : là, où Connexion Démocrate n'envoie que 3.5% de nouveaux visiteurs, Démos 9% et Ginisty, environ 11%, Hashtable amène un plus de 42% de nouvelles visites ! Ceux qui arrivent donc des trois premiers blogs sont globalement des habitués qui viennent et qui reviennent. Une bonne partie de ceux qui proviennent d' Hashtable découvrent, en revanche, mon blog. C'est a fortiori le cas de Marianne2 pour lequel le pourcentage de nouvelles visites s'établit à plus de 68%. Wikio fait mieux encore, avec près de 74%...

    C'est intéressant d'analyser ces sources : par Hashtable, je pense que j'ai plutôt un lectorat de droite et/ou libéral. Par Marianne2, probablement un lectorat de gauche et/ou étatiste. Par wikio, difficile à établir.

    Sur une année, l'hérétique, avec plus de 10,5%, est le premier des mot-clefs recherchés. Bayrou vient ensuite, avec presque 6%, puis le MoDem avec 4.5. Suivent démocratie et hérésie à quasiment 4% et...Fatima Bhutto à 1.2%.

    J'ai eu la flemme de rechercher les articles les plus lus...Toutefois, en règle générale, ce sont plutôt des articles de société que des articles politiques.

  • Un collectif de blogueurs récuse la pertinence d'un No Sarkozy Day

    Le No Sarkozy Day est une initiative sincère et spontanée. Nous respectons la démarche et l’engagement qui ont amené les organisateurs à entreprendre cette action. Mais, nous blogueurs, nous ne pouvons nous y associer.

    En premier lieu, Nicolas Sarkozy a été élu. Certes la France de Nicolas Sarkozy n’est pas une république irréprochable mais nous sommes attachés au principe démocratique. En tant que Président de la République, il bénéficie de la légitimité des urnes. Réclamer sa démission, c’est ouvrir une boite de Pandore. Nous ne souhaitons pas jouer aux apprentis sorciers. Au contraire, Nicolas Sarkozy doit rester 5 ans au pouvoir, assumer ses erreurs jusqu'au bout. Le No Sarkozy Day doit avoir lieu le 7 mai 2012 et pas avant.

    Ensuite, nous estimons que l’initiative est biaisée dès le départ. Le problème du "No Sarkozy Day", c’est que le nom de Sarkozy soit l'unique vecteur de mobilisation. L’antisarkozysme primaire ne fera pas évoluer les mentalités, elle les confortera. Plutôt que de se focaliser sur l'homme, nous préférons nous concentrer sur le bilan désastreux de son action politique. Nous souhaitons bâtir une véritable alternative politique au sarkozysme qui soit à la fois construite et argumentée.

    Nous pensons que cette opération se révélera contre-productive. Nous ne souhaitons pas être associés à cette initiative lancée sans concertation et qui relève plus du buzz marketing que de l’action politique. Le risque d’une instrumentalisation et d’une récupération politique d’un futur fiasco existe…

    Les 24 premiers blogs signataires : Laure Leforestier, Le Volontaire, Partageons mon avis, Les jours et l'ennui de Seb Musset, Le Monolecte, Bah by CC, Peuples, Intox2007.info, Falcon Hill, Disparitus, Sarkofrance, , Neuromancien, Edelihan, l'hérétique, Marc Vasseur, Piratages(s), Yann Savidan, Le Pavé, Hypos, H16, De tout et de rien, Des pas perdusReversus

     

  • Entrevue n'aurait plus que deux mois à vivre

    Tiens tiens...J'évoquais ce pur produit du lumpen-journalisme qu'est Entrevue, et, en me renseignant, j'apprends que la société d'édition qui produit cette merde, dirigée par Gérard Ponson, est en redressement judiciaire...C'est la lettre spécialisée, Presse News, qui l'a révélé le 15 septembre dernier. En fait, depuis 2005, Entrevue a vu ses ventes baisser de moitié ( d'un peu plus de 500 000 à 225 000 environ). A vrai dire, ce torchon accumule les erreurs : il est également poursuivi par Richard Gasquet pour avoir insinué qu'il avait menti. Et comme je le disais précédemment, Kelly Bouchenko ne va pas lui faire de cadeau. Quand la hyène est aux abois, elle est prête à tout. Entrevue tente le tout pour le tout afin de survivre. Décidément, cette odeur de vomi qui caractérise le lumpen-journalisme me débectera toujours.

    Pour bien comprendre les enjeux, il faut considérer l'issue d'un redressement judiciaire, enfin, les issues, il y en a trois :

    - soit l'entreprise se redresse et parvient à rembourser tout ou partie de son passif

    - soit l'entreprise est cédée et liquidée, c'est à dire que quelqu'un d'autre la rachète

    - soit le tribunal de commerce procède à une liquidation judiciaire si l'activité n'est pas viable.

    J'imagine que la rédaction du journal, mais surtout la société éditrice, cherchent à montrer que la revue a du potentiel en faisant monter ses ventes par quelques coups fumant. Bon, je serais curieux de voir si ce journalisme-là est porteur...Combien de ventes aura réalisé Entrevue dans 6 mois ? Si ce magazine a fait 225 000 ventes en un an, en principe, s'il ne se redresse pas, et n'est donc définitivement pas viable, il devrait avoir fait au mieux 110 000 ventes d'ici le 15 février, puisque sa période de rogation est de 6 mois, après le jugement du Tribunal de Commerce. Wait and see, mais à mon avis, ceux qui y ont leurs billes feraient bien de les retirer si c'est encore possible...

    Et Tips, au fait, ça va devenir quoi ? Ça intéressera peut-être les lecteurs de ce magazine de savoir que le même individu qui se permet d'afficher une page vivre éthique là-bas s'assoie sans scrupules dessus dans ses publications les plus nauséabondes...Ça se voulait un magazine féminin, Tips : elles en pensent quoi, les femmes, de l'attitude du patron du magazine féminin, avec Kelly Bouchenko, dont la revue Enttrevue publie des photos nues contre sa volonté ?

    Il ne recule devant rien l'animal : rien ne l'arrête. Le 17 novembre dernier, il a été condamné pour avoir laissé son autre magazine, Choc, aussi intellectuel que le précédent, publier des photographies d'Ilan Halimi, ce jeune homme horriblement torturé, au mois de mai 2009.

    Il faut dire que l'homme est un manager de génie : souvenez-vous, c'était en juin 2008, un journaliste de Choc venait de se suicider ! L'intersyndicale du groupe Hachette dénonçait alors de véritables zones de non-droit au sein de ces publications. Bien sûr, s'il était douteux qu'il y eût un lien avéré avec le suicide, l'Intersyndicale faisait tout de même observer qu'elle avait souvent été sollicitée par des salariés poussés dehors afin qu'ils puissent toucher aux indemnités auxquelles ils avaient droit.

    Quand je pense que ce type a été proche de Jack Lang et a travaillé pour la MNEF...

     

  • Le sale coup fait à Kelly Bochenko

    Dans l'affaire qui touche Kelly Bochenko, l'ex-miss Paris 2009, il y a, à mon avis, deux trois éléments qui méritent une sanction exemplaire. Il y a d'abord ce connard de photographe auquel il serait plaisant de coller un bon coup de poing dans la gueule : ces types-là sont des charognards pervers, libidineux et sans scrupules. Ils font pression sur des gamines pour leur faire écarter les cuisses sous prétexte d'une séance de photo, "hot", comme ils disent. Elle avait quel âge, Kelly Bochenko, quand les fameuses photographies ont été prises ? Pas moyen de trouver une biographie sur internet, mais si elle débutait sa carrière de mannequin, elle ne devait pas être bien âgée...Elle indique avoir été encore vierge à ce moment-là. Si je m'en tiens à l'âge moyen des premiers rapports sexuels pour une femme, cela donne quelque chose aux alentours de 17 ans. J'imagine, et cela vaut mieux pour le photographe, qu'elle n'était sans doute pas mineure, mais à mon avis, sa majorité était récente. Quand fera-t-on le procès une bonne fois pour toutes de cette profession de hyènes ?

    Mais il n'y a pas que le photographe : il y a aussi cette merde de magazine, Entrevue, qui n'hésite pas à foutre en l'air la vie d'une gamine pour faire du fric. La seule manière d'en finir avec ces ordures, c'est que leurs saloperies ne soient pas rentables. Le jour où il y en aura qui devra déposer la clef sous la porte parce qu'il aura franchi une ligne rouge, à cause de la lourdeur de l'amende, cela fera réfléchir tous les autres. Un bon coup de torchon dans le tas, y'a que ça de vrai.

    Quant à la réaction de Geneviève de Fontenay, elle me paraît déplacée :  bien sûr, Kelly Bochenko avait pris un engagement, mais si ces photographies n'avaient pas vocation à être publiées, l'engagement a été tenu. Geneviève de Fontenay se comporte en Taliban fanatique : c'est la double-peine ! Elle punit Kelly Bochenko du viol de son intimité par une sanction supplémentaire. Comme en Afghanistan ou en Arabie Saoudite où l'on exécute les femmes violées pour leur apprendre à avoir été violées, «les salopes»...

    Cela fait ricaner de voir une dame fort peu honorable, qui vit de longue date de la mise en pâture du corps de jeunes beautés au grand public (Unhuman a bien raison, tiens...) venir geindre à la moindre alerte...

    En tout cas, cette gamine, elle a une marque au fer rouge pour longtemps, sur son histoire personnelle...

  • Et pendant ce temps, wikisource...

    moine_copiste-3-244d9.jpgAu Moyen-âge, alors que très peu d'individus savaient lire et écrire, a fortiori les langues grecques et latines, il existait une catégorie de religieux qui accomplissaient un nécessaire travail de fourmi, pour le plus grand bonheur de la postérité.

    On ne s'improvisait pas moine-copiste : on apprenait à écrire sous la dictée, sans fautes, et à veiller à ce que titres et chapitres soient cohérents. Devenus expérimentés, les moines pouvaient se relayer pour des travaux de longue haleine.

    On appelait Armarius le moine qui supervisait le travail: il répartissait les tâches, en contrôlait la réalisation, et procédait à la correction des fautes pour s'assurer de la fidélité des copies . Véritable bibliothécaire avant la lettre, il assurait la garde des livres et vérifiait leur utilisation.

    J'ai eu l'occasion, à l'heure où l'on parle beaucoup de la numérisation des livres par Google, d'assister au travail interne des petites mains qui s'agitent et déploient des trésors de patience et d'inventivité derrière la plate-forme Wikisource. Le travail accompli par ces copistes électroniques est phénoménal. Il ne s'agit pas seulement de numériser, mais de saisir des textes nombreux et variés, après, parfois d'âpres débats, loin d'être inutiles : convient-il de proposer une ou plusieurs éditions ? Faut-il faire de chaque note un hyperlien ou le laisser en bas de page, sachant que l'hyperlien tend à ralentir la lecture et à la rendre décousue ? Est-ce pertinent de renvoyer les oeuvres citées explicitement dans les textes aux liens ad hoc qui existent dans wikisource (idée très intéressante qui permettrait une lecture intertextuelle à l'heure actuelle très difficile) ? voire même directement aux extraits cités quand c'est le cas ? Toute cette petite communauté de bénévoles est organisée selon un modus operandi très rigoureux dont il ne convient pas de s'écarter, mais qui donne parfois lieu à des discussions animées, afin d'en améliorer la pertinence. Ce sont des administrateurs, sortes d'Amarii électroniques, qui chapeautent les principales catégories, avec des droits d'autant plus étendus que leur travail est reconnu par leurs pairs et les autres administrateurs.

    Je viens de faire ma petite donation à Wikipedia, je crois qu'ils le valent bien, avec tous leurs projets. Wikisource est l'un des plus utiles d'entre eux, et j'avoue que j'y pioche de plus en plus fréquemment.

  • Et si on relocalisait les jouets ?

    Je lisais le dernier Canard, il y a peu, et ce-faisant, je suis tombé sur un article où le volatile se gaussait des entreprises revenues penaudes de l'étranger, contraintes de relocaliser leur production en France. Délais dépassés, malfaçons, la liste des désillusions est longue pour nos valeureux capitaines d'industrie. Former décemment de bons ouvriers, c'est long, cela demande du savoir-faire, et cela coûte cher... Si les standards de qualité ne sont pas respectés, cela peut finir par coûter cher.

    Je juge symptomatique de cet état de fait l'industrie du jouet : on dit de la Chine qu'elle est le grenier à jouets du monde. Certes, mais je constate que les grandes marques produisent à tire-larigot des jouets toujours différents chaque année. Il n'existe quasiment aucun service après-vente dès que l'imprimatur "made in China" figure au verso de l'objet. De la même manière, il n'existe quasiment pas de gammes de qualité pour les jouets. De toutes façons, tout le monde s'en fout : ce qu'il faut, c'est consommer et surconsommer : offrir toujours plus, toujours plus nouveau, et peu importe que le jouet finisse cassé ou oublié dans les 48 heures. Et puis pour les gnards, pas la peine de se donner la peine de prévoir de la qualité. Dans 15 jours, ce sera à la poubelle, dans le fond du coffre, ou remplacé, alors...

    Personnellement, j'aimerais bien acheter français ou européen, sans être contraint de me coltiner les traditionnels jouets en bois et autres loisirs "créatifs", mais pas moyen de trouver l'objet recherché. Il y a évidemment des listes, mais comment je fais, moi, si je veux mon sabre-laser Dark Vador made in France ? Ou ma super 607 peugeot en métal avec toutes les portes qui s'ouvrent made in France ?

    Ouf, j'ai fini par trouver un site qui a l'air de détailler plusieurs produits, relativement variés, en principe produits en France. Tiens, à ce sujet, Kapla, outre le fait d'être français, fabriquerait ses planchettes de bois en France. Une confirmation d'un lecteur ? Ils n'ont tout de même pas du pin maritime, les Chinois ? C'est le bois utilisé pour produire les kaplas. Voyons voyons, on lit sous les boites de kaplas que la maison-mère se trouve à Saint-Louis de Montferrand, en Gironde. Ah, ça tombe bien, on trouve ces pins-là au bord de l'Atlantique, entre autres, et notamment dans la forêt de la Double ainsi que dans les Landes (là, ça tombe bien, c'est pour une large partie en Gironde !).

    Tant mieux si c'est vrai, je viens d'en offrir deux boîtes colorées à mes petits à l'occasion des fêtes de fin d'année (oui, je sais, ce sont des jouets en bois...).

  • 2010, Odyssée du MoDem

    Avant toutes choses, je désire présenter mes voeux de réussite et de bonheur aux différents lecteurs de ce blog. Mon premier billet de l'année est d'abord pour eux. Mais il est aussi pour le parti politique que j'ai choisi de soutenir jusqu'à présent, le Mouvement Démocrate.

    SARK 9000 débloque depuis un moment, dans notre petit monde étroit soumis aux lois de l'espace et du temps. Un petit groupe de courageux MoDemorateurs part en expédition pour tenter de trouver l'origine des défaillances qui frappent le super-ordinateur, euh...qu'est-ce que je raconte, moi ? Non, ce n'est pas ça, pardon :-)

    Sérieusement, j'espère que nous finirons par trouver notre Ithaque, nous autres militants, adhérents et sympathisants démocrates. Nous nous sommes embarqués, en mai 2007, dans la même galère que notre chef suprême et respecté, Ulysse Bayrou, certains ayant mené une longue guerre en sa compagnie de 1997 à 2007. Une guerre de dix ans. Seulement, voilà, dans le récit qu'Homère fait du périple d'Odysseus, ce dernier perd navires et équipage lors de son voyage de retour. De surcroît, il doit affronter la coalition d'infâmes prétendants qui croient pouvoir s'emparer de son épouse, la sage Pénélope, ainsi que de ses biens et du 133 bis rue de l'Université de son palais.

    J'espère que nous n'en viendrons pas à ces extrémités. Il n'en reste pas moins que nous devons affronter des vents contraires depuis un moment et que l'équipage grogne : certains se jettent à mer, d'autres passent à l'ennemi sans parler de ceux qui fomentent mutineries sur mutineries...

    Ulysse a mis dix années pour rentrer chez lui : le MoDem n'en est qu'à deux années et quelques d'existence. Ça va, on a encore le temps...