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  • Bayrou souhaite une fiscalité cohérente et juste

    François Bayrou évoquait la nécessaire réforme de la fiscalité dans ses voeux à la presse, il y a quelques jours. J'ai retrouvé une bonne part de ce qui m'avait attiré vers l'UDF et le Bayrou de 2007. J'apprécie notamment de le voir proposer la suspension de l'ISF (impôt débile). Il prône également une révision des niches fiscales afin d'en trier l'ivraie et le bon grain. J'apprécie le prgamatisme du discours à propos des impasses fiscales dans lesquelles notre pays est souvent plongé.

    «L’autre politique ne transigera pas sur la justice. Tout le monde sait, désormais, que l’effort est devant nous. Nous sommes un grand pays, nous sommes un grand peuple, avec beaucoup d’acquis. Donc, il y a une chose certaine, c’est que nous allons nous en sortir ! Mais pour en sortir, il va falloir de longs et durables efforts. Ces efforts ne seront acceptés que si chacun des Français, dans sa conscience, dans les discussions autour de la table de famille ou au travail, sait avec certitude, que les efforts sont répartis avec justice. Que l’on demande plus à ceux qui peuvent davantage, et que l’on épargne, autant que possible, ceux dont la vie est plus difficile. Et c’est en ce sens qu’une réforme en profondeur de notre fiscalité s’imposera comme condition nécessaire de l’autre politique. Il faudra que cette réforme en profondeur permette de sortir des injustices et des impasses : le labyrinthe des niches, le bouclier fiscal, l’ISF, les évasions fiscales. Sur tous ces points, il faudra qu’une réforme générale obéissant à des principes compréhensibles par tous, favorisant l’activant et garantissant la justice soit mise en place.»

  • Morin Candidat ?

    Il paraît qu'Hervé Morin escompte être candidat à la présidence de la République en 2012. Ah...big_5160-chien-mort-de-rire.jpg

    Vous vous souvenez de Médor Morin ?

  • Mais si François, il a raison, Schumpeter !

    J'ai lu les voeux à la presse de François Bayrou, et je suis tombé sur cet intéressant passage :

    La vieille loi de l’économie, la loi schumpétérienne de la destruction créatrice, je suis désolé de le dire aux économistes que je lis et respecte, cette loi ne marche plus. On nous disait : « Laissez partir sans regret les entreprises de main d’œuvre. Concentrez vous sur l’innovation, les nouveaux produits et les nouveaux services. Vous créerez plus de valeur ajoutée, vous gagnerez plus de nouveaux emplois que ceux que vous perdrez. », choisissez le haut de gamme contre le bas de gamme et ce sera un avenir heureux, nous disait-on. Peut-on le dire sans ruser ? En France, en tout cas, cela ne marche plus.

    Mais François, l'analyse de Schumpeter, ce n'est pas un remède, c'est juste un constat. Et justement, ce qu'il analyse se produit précisément en France : c'est faute d'innovation, d'une véritable révolution industrielle que les emplois se barrent ailleurs pour les secteurs vieillissant. Il faut changer de logiciel, comme le dit à juste titre parfois Corine Lepage. Je ne dis pas que son logiciel est exactement celui que je prendrais, mais elle a raison sur le principe.

    Nous vivons l'ouragan capitaliste, qui redistribue les cartes, à l'heure actuelle : simplement, pour l'instant, nous avons hissé les voiles en grande partie à contre-vent, et, nous risquons à tout moment d'être balayés.

    Cela dit, tu poses très bien le problème de l'industrie en France :

    La question qui se pose alors est celle de la dérive continue, de la véritable hémorragie, qui déplace notre outil industriel, nos unités de production et finalement nos emplois. Et il n’est pas vrai que ces emplois seront remplacés par d’autres si l’outil industriel est parti. Cela n’est pas vrai.

    Tout comme toi, je pense qu'il convient de mener une véritable politique de relocalisation, mais, en même temps, je ne sais pas si la solution est envisagée en de bons termes.

    Cette politique de relocalisation, elle doit être globale. Nous devons mettre l’Europe devant ses responsabilités dans la guerre des monnaies, banque centrale aussi bien que responsables politiques de l’Union. Ça, c’est l’Europe. Les questions environnementales, elles doivent être traitées au niveau de l’union. Mais beaucoup dépend de nous, Français : nous avons perdu des pans entiers de production, des secteurs industriels entiers qui ont déserté notre pays. Pourtant nous savons produire des avions qui sont les meilleurs du monde, des logiciels, de l’agro-alimentaire, de la chimie. Il n’y a aucune raison que notre nation d’ingénieurs se résigne. Nous croyons à la reconquête de secteurs entiers, grâce à l’automatisation, à la qualité des techniciens, à la proximité, aux process de production numérique, par exemple. Mais cela ne se fera pas tout seul. Il faut que l’État dirige la manœuvre de reconquête. Non pas pour rester, mais pour initier, pour faire essaimer. Et notamment en concentrant l’aide sur les PME naissantes ou en développement. En leur facilitant la vie, en protégeant les jeunes pousses. En allant les chercher ailleurs s’il le faut pour les transplanter sur le sol français dans les secteurs où nous avons abandonné le savoir-faire, le « know how » comme on dit.

    Moi, je doute que nous puissions reconquérir les secteurs perdus, ou, du moins, pas sous la forme sous laquelle nous les avons connus. Mais nous pouvons peut-être en implanter de nouveaux, en revanche...

    Toi, François, tu penses, comme Corinne Lepage, que c'est l'État qui doit promouvoir cela ; je n'en suis pas convaincu. A mon sens, c'est plutôt comme facilitateur que je vois le rôle de l'État. Et je reviens à cet effet à mes premières amours économiques, je pense que c'est Christian Blanc qui avait raison avec ses clusters. Les pôles de compétivité demeurent, à mon avis, l'option à privilégier pour tenter de relancer la mécanique. Sauf que nous n'avons plus beaucoup de temps, désormais, pour reprendre la main ; il ne suffira pas de laisser s'implanter des sociétés, des startup, des SSII et compagnie dans des zones ad hoc : il va falloir vraiment passer à la vitesse supérieure pour leur créer un environnement favorable. C'est, j'en ai l'impression, sur ce point qu'il y a encore un gros travail à faire. Tu voulais faire de la France un pays pro-entreprise, eh bien il y a du boulot. En France, le seul point positif pour les entreprises, ce sont les infrastructures. Le reste...

  • Les vacances de Gabriel Cohn-Bendit

    Je dois à Usbek qui a commenté mon billet (n°19) chez Marianne cette intéressantze biographie sur Gaby Cohn-Bendit, le donneur de leçons. Tous les faits incriminés se trouvent confirmés sur la page de Wikipedia. Il faut bien comprendre que l'individu qui trouve que les profs ont trop de vacances, est le même à avoir obtenu plus de dix années de détachement à voyager en Afrique...Le même à avoir pris parti pour le négationniste Faurisson et à avoir mis en doute les gazages à Auschwitz. Voilà quel est l'encombrant allié des Verts, à l'heure actuelle. Il y a eu de nombreux contacts entre lui et quelques militants MoDem de bonne foi, mais naïfs ; je crois qu'ils devraient surveiller leurs fréquentations...


    «[...] Ancien de la « Vieille Taupe », comme son ami Pierre Guillaume, il a publiquement, à la fin des années 70, soutenu Faurisson, qui aurait bien dû s’en tenir à Rimbaud et à Lautréamont.. Gaby défend les positions négationnistes de Faurisson dans Libération et, plus tard, au cours du procès que la LICRA a intenté à ce même individu. Citation d’époque et de style de notre Gaby : « Ce que je me refuse à faire, y compris aux néo-nazis, je ne suis pas prêt à accepter qu'on le fasse à des hommes comme Rassinier ou Faurisson dont je sais qu'ils n'ont rien à voir avec eux, et le procès intenté à ce dernier me rappelle plus l'Inquisition qu'une lutte contre le retour du pire. » Air bien connu dont la paternité revient à Voltaire ! 

    Certes, vingt ans plus part, Gaby fera une petite amende aussi peu honorable que peu convaincante. Cela dit, Gaby n’a pas mal mené sa barque "professionnelle", réussissant surtout, dans ses fumeux projets d’« éducation altenative », à ne pas faire grand chose, tout en gagnant, de façon assez inattendue, les faveurs successives de nombre de ministres de l’éducation nationale pourtant fort différents, de gauche comme de droite,ce qui tend à prouver une souplesse d’échine idéologique qui lui permettait de se montrer à eux sous des jours propres à leur plaire. Cela ne laisse pas d’étonner quand on sait que ce furent successivement Monory, Lang, Ferry et pour finir Darcos ! Quel talent ce Gaby ! 

    Toujours est-il que, dans les vingt dernières années de sa vie plus ou moins professionnelle, (surtout de 1987 à 1996, année où il a atteint l’âge officiel de la retraite, puisqu’il était, en principe du moins, professeur d’allemand), il fut toujours de ces enseignants qui ne sont pas devant des élèves, comme disait naguère Claude Allègre! 

    Il se fait détacher, en effet, de ci de là, par les ministères successifs, de gauche comme de droite! En 1987-1998, le voilà au Burkina Faso où, comme chacun le sait, l’enseignement de l’allemand est la priorité absolue ; il est ensuite, et tour à tour, « détaché » ( ou « mis à disposition », car je ne connais naturellement pas le détail précis d’une vie administrative fort mouvante) dans l’une ou l’autre des diverses associations qu’il imagine à cette fin ; il se fait également confier des missions, aussi vagues que diverses, toujours dans le style UNESCO du genre : l’éducation pour tous, instituteurs aux pieds nus ou éducation pour tous en Afrique. N’y manque que la contruction des villes à la campagne chère à Alphonse Allais ! 

    Gaby déclare depuis lors à qui veut l’entendre, à propos de l’Afrique, qu’il « est tombé amoureux du pays» (en fait, je ne suis pas tout à fait sûr que ce soit de l’Afrique elle-même mais passons…). Tout cela ne mange pas de pain, en tout cas pas le sien, puisque cela lui permet au contraire de le gagner, sans trop de mal et à sa fantaisie ! [...]

    La bonne nouvelle est que Gaby a enfin trouvé sa voie, puisque, à l’occasion de sa mission officielle auprès de Blaise Compaoré (NDLR, un grand démocrate, c'est connu) , en décembre 2009, il a pu présenter à ce chef d'Etat sa demande de naturalisation comme citoyen burkinabé (Burkina Faso, faut-il le préciser pour ceux et celles qui ne le sauraient pas ou qui l’auraient oublié, veut dire « pays des hommes intègres »). 

    Par le plus grand des hasards, juste avant de soumettre cette demande officielle, Gaby a démontré, une fois de plus, son attachement à la cause de l'enfance et du Burkina Faso, en offrant des béquilles à un jeune garçon burkinabé handicapé. Quand on pense qu’il y a eu, dans l’histoire, un roi qui a proposé son royaume pour un cheval, se procurer à la fois un brevet d’intégrité et la citoyenneté burkinabé pour une paire de béquilles, c’est une vraie affaire ! »

  • Droit de vote des étrangers, la juste position de Sarkozy

    Tiens, ce n'est pas souvent que je lui décerne des fleurs, à not' bon président. Mais, sur le droit de vote des étrangers, il me semble avoir exprimé en 2008 la seule position valable : pas d'opposition de principe pour un vote aux élections locales sous couvert de réciprocité dans le pays d'origine. Ça va éliminer un sacré paquet de pays donneurs de leçons.

    Bien entendu, il doit être entendu que les étrangers susceptibles de voter participent à la vie locale en réglant des impôts locaux, cela va de soi. Oui, parce que la gauche s'agite beaucoup, surtout le PS : Martine Aubry croit cela très malin, mais en réalité, elle pourrait se prendre un sacré retour de bâton. Je discute de temps à autre avec des électeurs de gauche de la vraie vie (pas celle d'internet et de la blogosphère) et chez une partie non négligeable d'entre eux, les positions du PS (et des Verts, bien plus radicaux !) sur l'immigration, le regroupement familial et le droit de vote des étrangers ne font pas franchement recette.

    Finalement, l'idée de Sarkozy, sur le sujet, elle est pas mal : sur le fond, c'est l'attachement aux moeurs démocratiques qui apparaît comme le plus sûr ciment entre individus. De ce fait, un pays qui accorde à des étrangers le droit de vote par convention avec la France me paraît insoupçonnable sur ce thème.

    Personnellement, pour moi, c'est très clair : j'ai exactement la même position que Sarkozy sur le sujet, et ça doit bien être une des rares choses que je partage avec lui.

    A ce que j'ai cru comprendre, au MoDem, la question n'est pas tranchée, parce que certains sont pour, et d'autres sont contre. C'est donc le statu quo.

  • Chine : bravo Google !

    Google est engagé, à l'heure actuelle, dans un bras de fer avec le régime chinois qui mérite le soutien de toute la communauté des internautes. Le régime chinois a tenté, via des attaques informatiques importantes sur les serveurs de Google, de récupérer les boites mail de militants des droits de l'homme en Chine.

    La réaction  ne s'est pas faite attendre : Google a immédiatement mis fin à toute forme de censure sur son moteur de recherche google.cn et envisage purement et simplement de se retirer du marché chinois.

    Ce n'est pas si fréquent qu'une très grosse entreprise fasse passer la protection des libertés individuelles et des droits avant de très gros intérêts commerciaux (il faut songer à la taille du marché chinois !).

    «Ces attaques et la surveillance qu'elles ont révélée - combinées avec les tentatives au cours de l'année écoulée de limiter la liberté de parole sur le web - nous ont conduits à la conclusion que nous devions réexaminer la possibilité de nos activités commerciales en Chine» déclarait tout récemment David Drumond, en charge du département juridique.

    Il paraît que le moteur chinois Baidu a tiré profit de cette lutte puisque sa valeur flambe sur les marchés financiers tandis que Google amorçait une décrue.Mauvais calcul : on ne peut pas se fier à un moteur de recherche qui ne respecte pas certaines règles de confidentialité et qui fait disparaître une partie des contenus. Il est évident que cela ne peut qu'avoir de lourdes conséquences dans le domaine commercial. Or, un moteur peu fiable a tôt fait de lasser les utilisateurs. Je n'investirai pas un kopeck dans Baidu ni dans ses titres. Internet ne peut fonctionner à plein rendement sans libre circulation de l'information et des données : c'est sa principale valeur ajoutée !

    Ce qu'il vient de se produire est très important, majeur pour le développement du net : Google doit bénéficier du soutien entier de tous ceux qui promeuvent un Internet sans frontières. Tiens, ça devrait intéresser Christophe, ça, en principe : si j'ai bon souvenir, il est le Président de l'association du même nom.

    En tout cas, encore une fois, bravo, Google !

  • Ah, ces feignasses d'enseignants ! (enseignants, voulez-vous encore voter écolo ?)

    J'espère que mes lecteurs qui exerceraient dans l'enseignement vont apprécier à leur juste mesure ces saillies de Gabriel Cohn-Bendit en juillet 2006, à propos des vacances :

    Les enseignants sont des gros fainéants, et d'ailleurs, leur métier ne génère aucune fatigue. Allez, au boulot, ce tas de bons à rien incapables :

    Les professeurs qui se plaignent de la fatigue, c’est scandaleux ! On n’entend pas un routier ou un type du bâtiment se plaindre avec seulement quatre semaines de vacances. Mais alors pour nous autres les professeurs ce serait l’épuisement total ? Les gosses sont fatigués ? C’est scandaleux ! Qui fatigue les gosses ? Qui leur donne du travail au point qu’au bout de 7 semaines ils ont besoin de souffler ? Il suffirait de leur donner moins de devoirs. L’école devrait comprendre qu’un enfant de 6 ans n’a pas le même rythme qu’un ado, qu’un pré-ado, etc. L’école ne réfléchit pas aux demandes des enfants. Ils doivent se soumettre au monde des adultes qui définit à quel rythme on doit apprendre. On leur impose un rythme fou contre nature.

    Les enseignants, fatigués ? Mais ils ont trop de vacances, voyons !

    Si les enseignants ont des vacances en été, c’est parce qu’à la fin du XIXe siècle, la France était à plus de 60% une société paysanne. Or jamais les paysans n’auraient accepté de laisser leurs enfants à l’école pendant les travaux des champs. Il fallait qu’ils les aident. Les enseignants étaient donc, durant cette période, au chômage technique. En 2006, 5% de la population est paysanne, 95% vit dans les villes. Il n' y a plus de travaux des champs mais les enseignants partent toujours en vacances ! Et l’été, les gosses restent dans les quartiers. Il y a un divorce complet entre les congés des enseignants et ce qui se passe pour les enfants. Les professeurs devraient se préoccuper un peu plus de ce que deviennent les enfants pendant ces deux mois.

    Je suis en verve, en ce moment, mais il est difficile de ne pas faire de relations avec les déclarations de Dominique Strauss-Khan, au mois de septembre de la même année, estimant que le métier d'enseignant n'était pas un métier difficile ni fatigant, ou encore de Ségolène Royal, toujours la même année, proposant de flanquer les enseignants 35 heures dans les établissements et conspuant ce tas d'incapables se contentant de faire leurs dix-sept heures (sic!) !

    Le problème, c'est que la gauche et les verts n'ont nullement renoncé à leur antienne. La preuve, lors du colloque organisé par Vincent Peillon, il était mis en avant de revoir les rythmes scolaires et le temps de travail des enseignants (temps d'ouverture des écoles).

    Plusieurs partis politiques sont désormais prêts à monter sans scrupules la population française contre ses enseignants, comme au temps de Claude Allègre. A côté, l'UMP, qui n'a jamais évoqué ces sujets, va passer pour modérée (à raison ?).

    Il est, une nouvelle fois, très regrettable de voir le MoDem joindre sa voix à ces balivernes. Je veux bien que le MoDem participe aux rencontres sur l'éducation organisées par l'Espoir à Gauche, mais si c'est pour se fondre dans la doxa ambiante sans faire entendre une voix originale, ce n'est pas la peine d'y aller.

    Je ne conçois pas que l'on puisse donner la moindre légitimité, dans de tels débats, à un individu comme Gabriel Cohn-Bendit, qui passe son temps à insulter les enseignants, quand, dans le même temps, Vincent Peillon renonce à offrir un ticket d'entrée à Brighelli. Gaby Cohn-Bendit ne semble pas gêner les huiles pédagogos invitées à ces colloques, et les protestations du MoDem, au colloque précédent, ont été bien molles, là où il eût fallu déclarer le casus belli.

    A la décharge de la gauche, il demeure toutefois quelques voix originales pour penser autrement : il n'est pas de mon camp, mais je rends ce satisfecit à Mélenchon pour s'être toujours abstenu de casser du prof, tout en prônant une éducation d'excellence. Espérons qu'il soit suivi sur ce point par le Front de Gauche.

    J'appelle une nouvelle fois le MoDem à clarifier ses positions.

  • L'excellence, des compagnons aux grandes écoles

    Je suis vraiment de mauvaise humeur, ce matin : je ne puis m'empêcher de ruminer sur le sort que la totalité des partis politiques, désormais, réserve aux parcours d'excellence dans notre système scolaire. Tout le monde (sauf Bayrou) s'accorde pour tirer à vue sur nos meilleures formations, à commence par les grandes écoles françaises (spécialité des Descoings, Sarkozy, Châtel and co...).

    Je trouve cela triste, parce que la tradition de l'excellence est forte, chez nous : plus forte que dans tous les autres pays. C'est une chose dont les classements PISA et ceux de l'Université de Shangaï ne rendent aucunement compte. Pour former des élites, nous sommes bons, voire très bons. Et pas seulement dans les études dites supérieures ; dans le domaine professionnel, nous avons les excellents Compagnons du Tour de France. Par intellectualisme imbécile et idéologie lénifiante, la classe politique et les enseignants (et cette fois, on peut les pointer du doigt) n'ont cessé de tirer à boulets rouges contre les professions manuelles. On voulait "éduquer" les ouvriers, et résultat, on est incapable de changer une ampoule chez soi aujourd'hui. D'ailleurs, au sein même des collèges, la "technologie" a remplacé l'utile éducation manuelle et technique. Une terminologie morale (seule concession que je ferai aux pédagogos) a, à vrai dire, fait des ravages conséquents : l'habitude idiote et humiliante de distinguer "bons" et "mauvais" élèves. Il y a des élèves qui sont en difficultés, d'autres noms. "bon", "mauvais", cela renvoie à un jugement moral qui me paraît insupportable. On a donc pris l'habitude d'orienter les "mauvais" élèves vers les voies professionnelles...

    Et pourtant, elles existent ces formations professionnelles de grande qualité, d'une exigence bien supérieure à ce que l'on demande aux glandus qui passent le bac de nos jours. Les écoles Boule, Ferrandi, les Compagnons, voilà des références qui font le tour de la planète et attirent une élite venue des quatre coins du monde.

    Prenons les Compagnons : en réalité, on pourrait envisager des conventions sérieuses entre l'Éducation Nationale et les Compagnons du Tour de France : seulement voilà, c'est une école exigeante s'accomodant très mal de l'égalitarisme forcené qui caractérise désormais les dernières réformes de notre système éducatif. Il ne s'agit plus de construire une école pour chacun, mais une école pour tous : le fameux "lycée pour tous" de Richard Descoings. D'ailleurs, "tous", à mes yeux, c'est nécessairement exclusif de "chacun".

    J'apprécie la philosophie qui accompagne la formation que dispensent les Compagnons, l'idée qu'il n'y a pas un nombre d'années de formation standard, mais que vient un moment où, chaque individu, selon ses rythmes, sa motivation, son parcours est prêt, et ce moment n'est pas nécessairement le même que celui du voisin. L'idée du Chef d'Oeuvre s'opppose radicalement à notre sacro-sainte moyenne dont on fait, désormais, l'alpha et l'oméga de l'évaluation :

    Mais il faut bien comprendre que chez les Compagnons, l'expérience est aussi importante que les diplômes. Les années de Compagnonnage permettent à chacun de progresser à son rythme. Un élève peut devenir Compagnon au bout de 2 ou de 5 ans. Il présente sa « Maquette » ou « Chef d'œuvre » lorsqu'il se sent prêt.

    Petit à petit, ce sont  les derniers pans de ce qui a fait notre grandeur qui s'effondrent petit à petit, sous les coups de boutoir répétés des idiots utiles, arrivistes et réformistes forcenés des couloirs des ministères.

  • Cap21 blackboulé par les Verts

    Tiens tiens tiens : témoignage intéressant au possible sur le blog d'un militant cap21. On y trouve un communiqué officiel de la direction régionale de Cap21 des plus instructifs.

    Voilà Cap21 là-bas gros Jean comme devant...Avoir lâché le MoDem, ils se retrouvent donc complètement marginalisés. Je juge, au demeurant, assez gonflé de revendiquer une large part du score du MoDem sur leur seul nom comme argumentation auprès d'Europe-écologie. Ces derniers n'ont d'ailleurs pas été dupes.

    En somme, si je résume bien ce que voulaient les représentants de Cap21 là-bas, c'est des places en surfant sur le succès d'Europe-écologie aux européennes...

  • Qu'est devenu Bohort ?

    bors.gifTiens, je me pose une question quasiment depuis ma plus tendre enfance : j'ai lu l'intégralité de la geste des chevaliers de la Table Ronde, et je sais à peu près comment ont fini mes héros favoris. Lancelot et Hector des Mares, par exemple, dans un monastère comme prêtres chantant. Arthus, emmené par la Dame du Lac après son dernier combat. Mais Bohor, le troisième meilleur chevalier du monde, après Galahad et Perceval, qu'est-il devenu, lui ?

    Je sais qu'il a récupéré les terres de Claudas, qu'il a vengé son frère Lionel, mais après, je ne sais pas ce qu'il devient et aucun des contes que je connais ne semble en parler.

    Si quelqu'un a une source, je suis preneur...