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  • Plan européen : prudence de Marielle de Sarnez

    Sarnez.jpgMarielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem a apprécié ainsi, lundi, le plan européen : « Quand l'Europe agit de façon coordonnée et concrète, c'est évidemment une bonne chose. On verra dans les jours prochains si cette mobilisation européenne sera de nature à mettre un terme aux désordres financiers».

    «Ensuite, il faut voir si ce plan est de nature à faire face aux problèmes de l'économie réelle: les prévisions de croissance sont extrêmement faibles pour 2009, les carnets de commandes des PME sont vides, on va avoir une augmentation du chômage, on aura la question des déficits à combler».

    «L'Europe a enfin commencé d'agir, sous la contrainte de la crise. Il va falloir que demain on continue de le faire et qu'on ne retombe pas dans le chacun pour soi».

    Marielle fait bien d'être prudente. Mais je crois tout de même que cette réaction est très salutaire. Il reste maintenant à gérer notre propre situation franco-française. Il y a tout de même une question qui me taraude, dans ce plan : d'où va sortir exactement l'argent, en France, qui va garantir le crédit inter-bancaire ?

  • Bayrou soutient le plan de relance des banques

    François Bayrou votera le plan de secours au secteur bancaire doté de 360 milliards d'euros, défini lundi lors d'un Conseil des ministres extraordinaire.

    Députés et Sénateurs débattront de ce plan demain, avec l'espoir qu'il soit adopté d'ici la fin de la semaine.

    «Oui je voterai ce texte qui permet cette aide», a déclaré François Bayrou sur RTL. «Je le voterai avec une certitude, c'est que quand la réponse est européenne, ça marche, quand la réponse est chacun pour soi ça ne marche pas», a-t-il précisé.

    «Je la vote parce qu'elle va dans le bons sens, je la vote parce qu'elle change les choses. Je suis dans cette attitude que j'ai définie depuis longtemps : intransigeant sur les principes et en même temps, quand les choses vont dans le bons sens, on est capable de le dire».

    Il a reconnu à Nicolas Sarkozy de la présence et de l'engagement comme Président de l'Union Européenne, pour faire face à la crise financière mondiale. «Il a fallu du temps, des semaines qui sans doute ont été des semaines perdues mais après tout la pédagogie, faire entrer dans les esprits des nécessités qui jusqu'alors n'y étaient pas, ça prend quelquefois du temps.»

    «On n'est pas dans une attitude aveugle et systématiquement antagoniste quelles que soient les choses», a précisé le président du MoDem.

    «Ce qui est frappant dans cette crise, c'est que c'est la ruine et l'échec de ce que l'on appelait le modèle américain qui servait de référence à Nicolas Sarkozy au moment de la dernière élection présidentielle, et c'est pour cette raison que j'ai été en confrontation avec lui», a-t-il toutefois tempéré.

    «Ma conviction profonde, c'est que les valeurs de la France sont différentes des valeurs de ce modèle de société qui vient de se crasher sous nos yeux», a-t-il enfin conclu.

    A titre personnel, je suis aussi tout à fait satisfait de ce plan qui correspond, en mieux, à ce que j'espérais. L'Europe sort grandie de cette crise, car ce ne sont pas les annonces américaines, mais bien l'action concerté des pays Européens, qui a ramené le calme sur les marchés financiers.

  • Octobre, halloween pour la finance !

    Tout le monde connaît Halloween : il s'agit d'une fête anglo-saxone d'origine celtique par laquelle on tente de repousser les esprits des morts, les fantômes, vampires, esprits frappeurs et cetera en imitant les esprits de la nuit par des déguisements similaires.

    Je repensais aux crises financières les plus importantes de l'histoire de la Bourse, et je me faisais la réflexion qu'elles avaient presque toujours débuté en octobre. Krach de 1929 , 24 et 25 octobre. Krach de 1987, le 19 octobre. Même l'Union Générale, en 1882 a commencé à tanguer vers ces dates-là (enfin, j'exagère un peu, en fait, c'est en janvier !) ; la banque d'Eugène Bontoux a inspiré d'ailleurs l'ouvrage l'Argent à Emile Zola. Et, au fait, au passage, un certain Crédit Lyonnais s'était à l'époque illustré en suivant avec bonne humeur et ardeur tous les mouvements spéculatifs les plus audacieux. Comme quoi, on ne se refait pas...

    Cela dit, pour en revenir à mon propos, j'ai cru entendre ou lire quelque part, qu'à cette date-là, les grands acteurs des marchés financiers cherchaient à se refaire en liquidités et que cela tendait évidemment à créer des tensions sur le crédit (quand ils empruntent) et sur les titres (quand il les revendent).

    Bon, quelqu'un a au moins son avis là-dessus à Libération. En ce qui me concerne, je suis presque sûr qu'il y a une thèse sur le sujet, mais je ne parviens pas à en retrouver la trace. Si un lecteur retrouve l'information, je suis preneur...

  • Femmes et déesses à l'Olympe

    Je m'étais mêlé récemment à une discussion sur le blog d'Olympe. Olympe est une femme, et, accessoirement, une blogueuse, de même que je suis un homme, et, accessoirement un blogueur (je tiens à donner cette précision afin d'éviter tout malentendu). Elle a évoqué à plusieurs reprises les classements de Wikio, s'étonnant de ce que très peu de femmes figurent en tête des classements. Elle y voit la résurgence, ou plutôt la pérennité d'une forme de sexisme.

    En fait, il me semble qu'il y a une explication rationnelle à cet état de fait, si l'on considère quels blogs arrivent principalement en tête : les blogs les plus fréquentés sont les blogs high-tech et les blogs politiques.

    Or, en high-tech, il y a une sur-représentation de la population masculine. Aussi, dans ce domaine, si on retrouve essentiellement des hommes, c'est tout simplement faute de combattants en face ! Il n'y a pas assez de femmes qui tiennent des blogs de ce type pour pouvoir générer des éléments susceptibles de se hisser dans le haut du tableau. J'avance peut-être un chiffre au pif, mais je ne crois pas me tromper, en estimant que sur 100 blogs high-tech, il y a peut-être un  à trois blogs féminins. Pas facile d'émerger dans ces conditions.

    Pour les blogs politiques, il y a tout de même quelques femmes qui figurent en position plus qu'honorable dans le classement wikio (Quitterie Delmas ou MIP, par exemple) mais, là encore, il y a bien moins de blogs de femmes que de blogs d'homme.

    Plus généralement, les femmes recherchent moins le conflit et la concurrence que les hommes, et jouent donc beaucoup moins le jeu des classements que les hommes. Commme elles n'ont pas à prouver que ce sont elles qui en ont "la plus grosse" (pardonnez l'image, mais elle me paraît adaptée), leur instinct ne les pousse pas à chercher la domination à tout prix.

    Une chose m'étonne : je crois que les femmes tendent plus facilement que les hommes à s'organiser en réseaux sociaux et pacifiques ; ceci devrait en principe les favoriser dans les classements, puisqu'elles échangent plus facilement des liens. Mais, là encore, elles se trouvent désavantagées par un second facteur : les hommes surfent plus facilement sur la Toile que les femmes, et tendent à se diriger davantage vers les sites masculins.

    Il y a donc plusieurs facteurs qui se superposent les uns aux autres pour contribuer à effacer les blogs féminins des classements.

  • Cantonale partielle à Sarcelles, les résultats...

    Bon, après une recherche assez longue, j'ai enfin trouvé les résultats du MoDem à Sarcelles. Je crois qu'on a du boulot avant de pouvoir s'implanter un jour là-bas. Hélas...

    Résultats du 1er tour :

    I : 13841 ; V : 2797 ; Exp : 270 ; Abst : 79,79%

    Mme Nathalie Bellity (DVG) 5,07 %  (137 voix)
    M Farid Berhal (PCF) 8,81% (238 voix)
    M Jean-Michel Cadiot  (MoDem) 3,48 % (94 voix)
    M Fabrice David (divers écologiste)
    M Rosan Hurtus (PRG) 2,52 % (68 voix)
    M Jacques Kas (UMP) 21,85 % (590 voix)           BAL
    M Youri Mazou-Sacko (PS) 40,33 % (1089 voix) BAL
    M Alexandre Simonot (FN) 7,78 % (590 voix)
    Mme Nathalie Ternus (DVG) 6,41 % (173 voix)

  • Guillaume Depardieu n'est plus !

    Guillaume Depardieu vient de succomber à une pneunomie foudroyante. Un talent prometteur s'éteint avec lui. J'avoue que la nouvelle m'a pris complètement de court. J'aimais bien cet acteur pour ce qu'il était, avec ses travers et ses moments de vérité.

  • C'est bénin, docteur ?

    Quand je pense à la médecine en France, c'est bizarre, mais je songe à l'Argentine ! Pendant longtemps, là-bas, les universités de médecine ont été florissantes, et les congrès organisés à Buenos Aires attiraient la fine fleur de la médecine mondiale. Et puis sont venus les premières crises économiques en Argentine, et la médecine a été le premier secteur balayé.

    En France, de lourdes menaces pèsent sur de nombreuses spécialisations : la pédiatrie est en voie d'extinction avancée, et l'on va bientôt pouvoir classer les pédiatres dans la liste des 1 000 mammifères condamnés à disparaître dans la prochaine décennie si rien n'est fait.

    Le sort de la chirurgie, à l'exception de la chirurgie plastique, n'est guère plus enviable. Les premiers procès faits aux chirurgiens pour erreurs médicales (qu'elles fussent fondées ou non) ont eu un effet pervers imprévu : les primes d'assurance que les chirurgiens payaient pour se garantir contre ce type de risques ont triplé, parfois quadruplé, jusqu'à décuplé même.

    Ainsi, ces frais incompressibles pour exercer ont-ils mangé une part très importante du bénéfice des chirurgiens. Il faut savoir que, selon les critères de la Sécurité Sociale, pour rembourser des frais médicaux, il existe deux secteurs : secteur 1, les tarifs sont fixes, secteurs 2, les tarifs sont libres et les praticiens peuvent pratiquer des dépassements d'honoraires.

    Or, Roselyne Bachelot, l'actuelle ministre de la santé veut créer un nouveau secteur "optionnel" intermédiaire entre secteur 1 et secteur 2. Dans ce secteur, le praticien s'engagerait à respecter des tarifs pour certains actes, les autres permettant un dépassement d'honoraires. L'objectif est bien sûr de comprimer la dépense publique.

    Or, ce que craignent les chirurgiens, c'est que non seulement ceux qui exercent dans le secteur 1 ne puissent pas bénéficier du secteur optionnel, mais qu'en plus, ceux du secteur 2 se voient rétrogradés de force dans ce même secteur.

    La chirurugie a longtemps été l'une des disciplines médicales les plus attractives, parce que les rénumérations et le prestige qui s'y attachaient payaient les chirurgiens des longues années d'étude et des contraintes qui étaient les leurs.

    La source commence à se tarir, et nombre d'internes arrivés en tête des classements choisissent d'autres champs d'exercice. De plus, le numerus clausus au concours de sortie s'est considérablement resserré.

    Dans le même temps, les pouvoirs publics n'hésitent pas à faire venir des universitaires étrangers dans à peu près toutes les disciplines médicales en les sous-payant sous prétexte que leurs diplômes ne valent pas les diplômes français. Bien entendu, les assurances, elles, coûtent le même prix, quels que soient les diplômes...

    La médecine est une discipline de pointe en France, et a fortiori la chirurgie par laquelle la France s'est rendue plusieurs fois célèbre.

    C'est l'avenir que l'on brade, en France, ainsi, depuis plusieurs années.

    Je conçois très bien que notre protection sociale demande à être financée, ce qui comprend bien sûr l'Assurance-Maladie. Mais, dans ce cas, je préfère que l'on me prélève plus d'impôts pour lui permettre d'exister, quitte à perdre en pouvoir d'achat, plutôt que l'on fasse disparaître nos meilleures spécialités pour faire des économies.

    Quel politique aura enfin le courage de poser cette équation simple aux Français ? En dehors des Bayrou, des Peyrelevade, des Christian Blanc ou des Charles de Courson, ils sont bien peu, en France, à avoir ce courage-là...

  • Fallait-il extrader Marina Petrella ?

    Voilà une affaire dans laquelle il est très difficile d'édicter un point de vue ferme et définitif tant des logiques différentes se téléscopent. Marina Petrella a assurément commis des crimes très graves, entre 1977 et 1982, et je me mets à la place des femmes ou des enfants qui termineront ou ont terminé leur existence sans père ni mari (ou compagnon). Comment faire un deuil si justice ne leur est pas rendue ? Je conçoisn très bien que ces familles considèrent la décision finale de Nicolas Sarkozy comme un déni de justice.

    Ensuite, l'Italie est un pays ami et démocratique. Nous savons très bien que Marina Petrella ne sera pas malmenée, et que les Italiens prendront soin de sa santé. De plus, toute la classe politique sans exception aucune réclame son extradition.

    Songeons, en France, aux crimes de Carlos pour bien comprendre comment l'Italie considère les Brigades Rouges.

    Mais, d'un autre côté, Marina Petrella s'est tenue à carreau depuis plus de 25 ans. Elle a refait son existence, et a montré une volonté claire de rompre avec les racines du terrorisme. Miterrand avait fait preuve d'un certain pragmatisme en échangeant l'asile politique contre la reconciation au terrorisme, excluant toutefois les crimes de sang du champ d'application de sa proposition.

    Je pense que Marina Petrella devrait au minimum présenter ses excuses aux familles de ses victimes, et leur parler pour leur expliquer la mécanique infernale qui l'a entraînée dans le terrorisme le plus meurtrier et sanglant.

    Maintenant, est-ce que le fait qu'elle finisse son existence en croupissant dans un cachot, en proie à un cancer qui la ronge, apporte un plus à la justice, je n'en suis pas convaincu.

    Je pense que Nicolas Sarkozy a longuement réfléchi pour prendre sa décision. Ce qui est regrettable, ce sont les tergiversations : il eût fallu éviter de prendre une décision trop tôt pour en changer ensuite. Mais, on ne peut tenir rigueur de ce changement à un homme qui prend le temps de la réflexion. J'avoue que je ne sais vraiment pas ce que j'aurais fait à sa place.

     

     

  • Nicolas Sarkozy : l'erreur historique (1)

    J'ai lu entièrement l'ouvrage de Jean Peyrelevade, Sarkozy, l'erreur historique.

    La ligne directrice en est claire : nous vivons au-dessus de nos moyens. Il nous faut assainir les comptes de la nation, favoriser les PME qui contribuent à la production de richesses, particulièrement l'industrie et les PME exportatrices.

    Notre appareil productif est vieilli : il faut le rénover et accroître pour cela les marges des entreprises afin qu'elles puissent réaliser des investissements, car elles sont actuellement les plus faibles d'Europe. Le poids de l'industrie dans le PIB doit être rééquilibré par rapport aux services de plus en plus hypertrophiés. En effet, l'industrie apporte bien plus de valeur ajoutée, donc de richesses, que les services.

    In fine, les perspectives ne sont pas réjouissantes, car seuls les ménages peuvent apurer les comptes de la nation (en tout cas, ceux qui les concernent directement, c'est à dire la protection sociale).

    Il est donc inutile, mensonger et démagogique de parler de hausse du pouvoir d'achat par les temps qui courent, tant il n'y a aucun espoir d'amélioration à court-terme. Nous ne pouvons consommer plus que nous produisons et créons de richesse, or, actuellement, la Demande est bien supérieure à l'Offre en France, ce qui explique, au passage, nos déficits commerciaux records.

    Je développerai plusieurs aspects du livre dans d'autres billets ; celui-ci n'a pour objet que d'en fixer les cadres généraux.